le tsunami financier n’y aura rien changé. le 4 novembre, lors d’un référendum local organisé en marge de l’élection présidentielle, les californiens ont approuvé à 52,3 % la construction de 1 280 km de lignes à grande vitesse. par ce vote, ils autorisent l’etat de californie à emprunter 9,95 milliards de dollars pour financer le projet. moteur de l’économie américaine, la californie a un besoin criant d’infrastructures. sa population ne cesse de s’accroître. ses autoroutes sont vieillissantes. « d’ici à 2020, il faudrait construire 3 000 miles [4 800 km, ndlr] d’autoroutes, 5 pistes d’aéroport et 90 portes d’embarquement pour déplacer autant de voyageurs qu’une ligne à grande vitesse », souligne sur son site internet la high-speed rail authority (hsra), l’autorité en charge du projet. il s’en est fallu de peu, cependant, pour que le destin bascule. après une campagne sans encombre, où les adversaires du projet ont été très vite ringardisés, la crise financière est venue subitement changer la donne. suivant les cours de la bourse, les 60 % d’opinions favorables des sondages ont fondu comme neige au soleil, confortant les adversaires du tgv dans leurs critiques sur son…