On n’arrête plus la grande vitesse en Turquie

jusque-là, la grande vitesse en turquie, c’était l’arlésienne. les gouvernements successifs en rêvaient, l’évoquaient, mais rien ne se passait. depuis le 13 mars dernier, le rêve est devenu réalité avec l’inauguration d’un premier tronçon de 206 km entre ankara – ou plus précisément esenkent – et eskisehir, sur la ligne qui atteindra bientôt istanbul. un coup d’accélérateur soudain à un projet d’envergure auquel l’etat envisage de consacrer 20 milliards de dollars, soit près de 15 millions d’euros en dix ans environ. « en 2003, le nouveau gouvernement mené par erdogan a véritablement décidé de mettre l’accent sur le ferroviaire et s’en est donné les moyens. en fait, c’est devenu une priorité nationale », note un observateur. il faut dire que le pays souffre d’un réseau incroyablement vétuste, faute d’investissements depuis soixante ans. résultat : ni les voyageurs ni les marchandises ne se déplacent en train, les premiers préférant la voiture à plus de 95 %. deux projets emblématiques de cette nouvelle politique : la grande vitesse avec pas moins de 2 000 km de réseau envisagé et le projet marmaray (voir p. 33). avec son tunnel sous le bosphore, qui…

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