c’est astrid qui, dès 1996, fut la première locomotive française à venir s’essayer sur le circuit de velim. déjà, l’intérêt du « locodrome » tchèque n’avait pas échappé aux ingénieurs de la sncf. et aujourd’hui encore, on ne reconnaît à velim qu’un seul défaut : celui d’être implanté dans un coin passablement giboyeux ! toute la journée, daims, biches, cerfs et autres gros lapins s’en donnent à cœur joie sur le terrain… et oublient parfois les plus élémentaires règles de prudence. notre tgv pos en sait quelque chose, lui qui, en quelques semaines, y avait laissé quatre étraves et deux nez ! pour éviter pareille mésaventure au prototype de l’agv, qui a tourné là-bas tout l’été dernier, d’aucuns ont donc cherché à lui bricoler, à l’avant, des sifflets produisant des ultrasons grâce au vent, ou bien encore un bien inélégant mais très efficace pare-buffles… désormais, on le sait : à velim, plus que des espions, c’est du gibier dont il faut se méfier. tous ces animaux sauvages étaient sans nul doute plus tranquilles avant que ne débute, en 1960, la construction du locodrome. c’était alors l’âge d’or pour l’industrie ferroviaire…