voici maintenant trois ans que la lgv est-européenne est en service. une ligne qui collectionne les « premières » techniques en france à différents points : circulations à 320 km/h sur certaines sections, gsm-r, ertms au sol (rbc, eurobalises), attaches fastclip sur toute la ligne… toutefois, comme les précédentes lignes nouvelles françaises, la lgv est-européenne reste pour l’essentiel fidèle à la pose sur ballast. mais deux sections s’y distinguent. la première, qui comprend deux voies parallèles de 1 800 m et des aiguillages de jonction, est le site d’un essai de voie sur dalle béton « à la française », relativement classique, avec un ferraillage important et une pose sur un socle en grave-ciment. l’autre section, longue de 3 km et située plus loin vers l’est, met quant à elle en œuvre une sous-couche de grave-bitume sous le ballast (voir vr&t n° 496, pages 60 et 61). cette réalisation signée colas, spécialiste des travaux routiers, offre comme avantage de permettre aux camions de circuler sur la plateforme de la future voie ferrée sans en détériorer la structure ou en compromettre les performances futures, l’objectif fondamental étant la meilleure durabilité de…