la comparaison revient après chaque accident de train à l’étranger. le monde ferroviaire français ressort sa bonne vieille théorie de la rame articulée sécuritaire. « un train conventionnel, c’est un peu comme une file d’automobiles qui se suivent pare-chocs contre pare-chocs. si la première freine brutalement, les voitures se télescopent, montent les unes sur les autres et le convoi se disloque », nous expliquait – non sans satisfaction – un haut responsable industriel français après l’accident du transrapid en allemagne en 2006. en français, rame articulée rime avec sécurité. les voitures sont solidarisées par l’intercirculation et, même sorti des rails, le train trace son chemin à travers champs. imparable. d’ailleurs, les statistiques le confirment : « nous n’avons eu en trente ans que trois déraillements, tous trois à pleine vitesse : un à chaulnes (rame eurostar), un à mâcon (tgv sud-est) un près d’ablaincourt-pressoir (tgv réseau) et, à chaque fois, la rame est resté stable sur la voie », rappelle le président de la sncf, guillaume pepy. pour l’industrie française, la rame articulée, bien que plus complexe, ne présente que des avantages à l’exploitation : « comme il y a…