2011, l’année du Rhin-Rhône

si le premier ministre a tenu à se rendre sur place, cela ne doit rien au hasard. il cherchait l’événement lui permettant de mettre en lumière les perspectives du réseau à grande vitesse à venir, de louer « l’excellence française » en la matière, avec la volonté affirmée de faire fructifier « l’atout majeur dans la compétition internationale » légué par de gaulle et pompidou, précurseurs du programme tgv. un événement, donc, destiné à célébrer l’infrastructure plus que l’exploitation, rff plus que la sncf. d’où cette soudure de dernier rail, aussi photogénique que symbolique. avec cette ligne à grande vitesse qui, pour la première fois, va relier plusieurs régions sans passer par paris. une ligne à « très forte vocation européenne », susceptible d’ouvrir de nou- veaux horizons et de démontrer que les lgv sont « un formidable moyen de développement et d’aménagement du territoire ». alors que, pour les prolongements promis de ce rhin-rhône, un certain mystère demeure quant aux financements, le premier ministre sort sa carte des « grands projets », une bonne quinzaine à l’horizon 2020, du lyon - turin à la lgv paca en passant par…

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