il y eut des faits, des réalités qui constituèrent le cadre de nos états d’âme, de nos ébats, et qui en assurèrent les assises objectives : des grognements de compresseurs, des sifflets, des grincements de frein, des pompes à air et des éclairs quand le pantographe joint la caténaire, des numéros de train, des horaires, des correspondances, des baies vitrées carrées, arrondies ou ovales, des petites lampes jaunes, des grandes dames en dentelle, des ouvriers en salopette, des passerelles multicolores de signaux mécaniques, des cabanons d’aiguilleurs enjolivés de fleurs... ceux qui ont connu ces gares parisiennes dans les années cinquante s’en souviendront et pourront en témoigner : le monde ferroviaire a changé. vieilles revues, albums photos, films, catalogues et plaquettes anciennes le prouvent : il existait un certain climat qui aujourd’hui n’est plus ; l’électronique et la publicité, les matières plastiques et les relations publiques sont venues donner au chemin de fer une autre allure.