Brûlés vifs en 1933, un mécanicien du PLM contre le retour de flamme

(c) C. Lamming

le 5 juin 1933, assurant la remorque du train de voyageurs 417 reliant paris à montereau, direct jusqu’à melun, le mécanicien terroir et le chauffeur quence sont brûlés vifs à bord de leur machine-tender entre charenton et maisons-alfort. c’est le chef de train, troublé par une odeur bizarre et constatant la vitesse lentement déclinante du train, qui déclenchera le freinage, avant de comprendre, monté à bord de la cabine, l’horrible accident survenu. les commentaires à chaud de la presse le petit parisien du 6 juin traite de ce « drame hallucinant », de l’effroyable spectacle d’« une torche vivante ». la description de l’arrêt du train, roulant au pas, par le chef de train qui actionne le robinet de frein de son fourgon, est relatée de manière épique: « le chauffeur, dont les vêtements avaient pris feu également, était resté à son poste et avait pu alerter le chef de train qui avait réussi, en s’agrippant à son fourgon, à atteindre le tender puis la locomotive. grâce aux suprêmes indications fournies par le chauffeur qui se tordait dans d’atroces souffrances, il avait pu exécuter les manoeuvres nécessaires pour faire stopper…

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