Ces trains qui ont changé la France

« crains qu’un jour un train ne t’émeuve plus », disait le poète guillaume apollinaire. serait-il de mauvais augure de ne plus ressentir en soi la magie du chemin de fer ? le train, c’est d’abord le mouvement. et le mouvement, c’est la vie. au xviiie siècle, lorsqu’il découvrit le ballet frénétique des voitures à chevaux dans les rues de la capitale britannique, l’écrivain anglais samuel johnson n’affirmait-il pas : « quand un homme est fatigué de londres, il est fatigué de la vie » ? c’est justement en angleterre que le chemin de fer est né. histoire de relever l’impossible défi, pour un voyageur, d’être maintenant ici, et déjà loin dans l’instant qui suit. si le chemin de fer cultive l’art de nous émouvoir, il cultive aussi celui de nous transporter d’enthousiasme. tous les sondages l’attestent : les français aiment le train. qu’un incident survienne en un point quelconque de l’hexagone, et l’opinion, par médias interposés, s’empresse aussitôt de vouer la sncf aux gémonies. qui aime bien, châtie bien. or l’étrange lien affectif de chacun avec le monde des trains se nourrit en partie de ces noms évocateurs qui,…

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