confrontée à la perspective prochaine de l’ouverture à la concurrence, alors même qu’elle a entamé un vaste mouvement de réorientation de ses investissements en faveur des « trains du quotidien », la sncf est à la veille de profonds changements concernant son organisation, son statut juridique et celui de ses salariés. une réforme qui ne va pas sans soubresauts mais que l’exécutif actuel semble déterminé à mener à son terme. conformément aux annonces du président de la république en juillet 2017, le gouvernement avait lancé à l’automne les assises nationales de la mobilité car, comme l’indiquait Élisabeth borne, ministre chargée des transports, « la pause sur les grands projets d’infrastructures était une première étape indispensable en réaction immédiate aux 10 milliards d’écart entre les besoins d’investissements et les ressources disponibles sur le quinquennat. mais une pause seule ne fait pas une politique ». en trois mois de débats, les assises avaient pour but de penser collectivement la mobilité et les infrastructures autrement. le conseil d’orientation des infrastructures, présidé par philippe duron, a remis son rapport le 1er février après quatre mois de travail (voir rail passion n° 248). le parlement…