historiquement déficitaire, la sncf a vu sa dette se creuser au fil des ans, notamment en raison de l’ambitieux programme de création d’un réseau de lgv. l’annonce de la reprise d’une importante partie de cette dette par le gouvernement devrait améliorer la situation, mais cette décision ne suffira pas : des efforts de productivité et une modération des dépenses seront aussi nécessaires pour assainir durablement les comptes de l’entreprise. en cette période de réforme de sncf, il y a un sujet qui est sur toutes les lèvres mais dont personne ne veut parler : la dette. le mot, ou plutôt le chiffre astronomique qui y est associé, fait peur à tout le monde et notamment aux politiques qui se sont succédé aux affaires du pays depuis des décennies. car le sujet n’est pas nouveau. déjà à la création de la sncf en 1938, les anciennes compagnies laissent une ardoise de plus de 30 milliards de francs. l’équilibre ne sera jamais trouvé, avec la seconde guerre mondiale et l’extension du réseau. en 1991, alors que la dette atteint 38 milliards de francs (5,7 milliards d’euros), est créé le service annexe d’amortissement…