les galeries d’égout véhiculent, outre les eaux usées, un certain nombre d’idées préconçues et néanmoins bien réelles : c’est labyrinthique, c’est noir, c’est plus que salissant car c’est franchement sale, et ça pue ! et pourtant, et pourtant… on peut y retrouver les empreintes du paris de la surface, jusqu’aux traces de ces voies ferrées disparues depuis bien longtemps et qui constituaient le plus grand réseau de tramway de france. l’histoire de paris incrustée sur les parois des égouts eugène belgrand écrivit à propos des « anciennes eaux de paris » : « les traditions se perdent : quand j’aurai disparu avec trois ou quatre collaborateurs et autant d’anciens serviteurs qui surveillent les tronçons d’aqueducs comme chose sacrée, qui en jaugent l’eau comme si elle était encore indispensable à paris, il ne restera pas même un souvenir de ces vieilles choses… c’est pour cela que j’ai considéré comme un devoir d’écrire ce livre ». loin de moi de me comparer à cet ingénieur, mais je reprends volontiers cette réflexion mise en exergue en changeant le mot aqueduc par celui d’égout. en effet, même les passionnés de l’histoire de paris n’osent…