après une longue période de disparition pure et simple, le train renaît au cambodge depuis quelques années. un train délicieusement désuet mais fonctionnel, encore réservé à des privilégiés en raison de son coût, à bord duquel nous prenons place entre kampot et sihanoukville. c’était une autre époque. celle de l’indochine française. et ses images d’Épinal : avec ses vélos qui confèrent une posture si spécifique à celles – principalement – et ceux qui les utilisent, avec les illustrations du petit journal, avec les français en casque colonial et les « indigènes » infatigables travailleurs des champs portant chapeau chinois ; avec ses immeubles belle Époque aux teintes douces, ses cafés pour « expats », ses relents de sueurs mêlées aux chants nasillards, simples et amusants aux oreilles occidentales ; avec ses maisons à l’atmosphère doucereusement dépravée (fumeries, filles…)… avec ses villes aux sonorités exotiques et, quelque part, proches à la fois – saigon, kep-sur-mer… avec, aussi, ses trains conçus par l’ingénierie française. au vietnam. et au cambodge. après avoir testé le roulis nocturne du chemin de fer entre hanoï et da nang (vietnam), j’ai voulu goûter au train que le…