face à la sévérité de la crise sanitaire due à la pandémie de covid-19 et à la saturation des services hospitaliers d’urgence, des transferts de malades sont nécessaires, réalisés par tgv médicalisés. entre le 26 mars et le 10 avril, 10 tgv remplissent cette mission. la sncf, dont la mobilisation et la logistique sont saluées par le samu, se dit prête à faire circuler deux trains sanitaires tous les deux ou trois jours si nécessaire. on ne les a pas vus venir : ni l’épidémie, ni son ampleur, ni la saturation des services d’urgence, ni les besoins en transfert de malades et encore moins l’aide de rames tgv pour ces déplacements hors normes. l’idée n’est cependant pas complètement nouvelle. l’origine est à mettre au crédit du professeur pierre carli, directeur du samu de paris. il explique le concept à ses confrères urgentistes réunis en congrès à paris en juin 2019. la réflexion naît des attentats de 2015 : en présence de victimes en grand nombre, comment rejoindre les plateaux techniques des hôpitaux et notamment ceux d’Île-de-france, particulièrement bien dotés ? pour des questions de rapidité, de capacité et de confort,…