la lutte contre le réchauffement climatique est enfin entrée dans une phase active, notamment dans le domaine ferroviaire. les lignes électrifiées sont déjà considérées comme « dans les clous » et le travail sur les trains du futur, comme ceux à batteries ou à hydrogène, a démarré depuis un bon moment. la mise en service commercial dès 2018 d’une rame ilint 54 (version à hydrogène du lint 54 d’alstom) entre buxtehude et cuxhaven, dans le nord de l’allemagne, avait constitué une grande première pour cette nouvelle technologie. un train peu bruyant qui se déplace hors caténaires, qui n’émet que de la vapeur d’eau, et, qui plus est, fiable, avait de quoi ravir les exploitants. dans l’éditorial de rail passion n° 304 (février 2023), avait été néanmoins pointé le problème du rendement « du puits à la roue » d’un train à hydrogène, et montré qu’il était nécessaire de consommer quatre fois plus d’électricité pour la traction d’un train à hydrogène que pour celle d’un train sous caténaire. avait aussi été pointée la difficulté d’acheminement de l’hydrogène sur le lieu de stockage qui nécessite 12 semi-remorques au lieu d’un seul dans…