Les mastodontes issus des JNR : Les chemins de fer au japon 2e partie

À Tokyo, entre les stations Ochanomizu et Awajichō de la ligne Marunouchi, les nouvelles rames de métro à six voitures de la série 2000, mises en service en 2019, traversent le viaduc au-dessus de la rivière Kanda alors que deux trains de banlieue de JR East arrivent à la gare d’Ochanomizu (à droite de la photo). Celui avec une bande jaune appartient à la série E231-500 de la ligne Chūō-Sōbu, celui avec une bande orange à la série E233 de la ligne Chūō (Rapide) (B. Kogut).

les chemins de fer au japon sont souvent perçus à travers le prisme du shinkansen. pourtant, ce dernier ne représente qu’une fraction d’un écosystème ferroviaire d’une complexité remarquable avec plus de 150 entreprises ferroviaires, dont celles issues de la privatisation des jnr, les grandes compagnies privées, les Ōte-shitetsu, et des petites compagnies locales, exploitant un réseau d’un peu plus de 27 000 km avec la même rigueur. dans cette deuxième partie, sont traitées les entreprises ferroviaires issues des jnr. les compagnies issues des jnr la privatisation des japan national railways (jnr), effective le 1ᵉʳ avril 1987, constitue une réforme majeure de l’histoire ferroviaire japonaise. l’entreprise publique, confrontée à une dette de plus de 25 000 milliards de yens, soit environ 175 milliards d’euros sur la base de la valeur du yen en 1987, a été scindée en sept opérateurs, six voyageurs répartis par zones géographiques, jr hokkaidō, jr east, jr central, jr west, jr shikoku, jr kyūshū, et un fret interrégional jr freight, réunies sous la marque japan railways group (jr). cette réorganisation, accompagnée d’une modernisation profonde des méthodes d’exploitation, permet à un réseau vieillissant de retrouver viabilité, ponctualité et…

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