place forte de l’artère impériale, le noeud ferroviaire de laroche-migennes a connu une intense activité durant un siècle. son dépôt disposait de trois rotondes, avec une prédilection pour le trafic voyageurs. la fin de la traction vapeur puis l’ouverture intégrale de la lgv paris - lyon ont irrémédiablement affecté son activité de transit. de nos jours, la trame voyageurs exclut les relations à grand parcours et le trafic fret demeure modeste. véritable morceau d’anthologie que les voyageurs les plus jeunes habitués aux tgv ne peuvent soupçonner, la gare de laroche-migennes a connu une intense période d’activité un siècle durant. sur l’artère impériale entre paris et nice, le plm a transformé dès son origine en places fortes ferroviaires plusieurs noeuds faisant la fortune des localités, c’est le cas de villeneuve- saint-georges, laroche-migennes, les laumes-alésia, saint-germain-au-mont-d’or, portes, miramas et carnoules. À l’ouverture du premier tronçon de cette magistrale en 1849 de paris à tonnerre, c’est dans cette dernière localité qu’a d’abord été établi à titre provisoire un petit dépôt de locomotives. deux ans plus tard avec son prolongement jusqu’à dijon par le seuil de bourgogne à blaisy-bas, l’emploi de locomotives plus puissantes…