Lignes à grande vitesse : BPL, SEA, CNM, et après ?

Après une succession de lancements, la programmation de nouvelles LGV marque le pas, la priorité étant accordée désormais aux « transports du quotidien ». D’autres LGV devraient malgré tout voir le jour, mais, en fonction du scénario retenu parmi les trois proposés dans le rapport du COI, à des horizons plus ou moins lointains…

Par Marc Carémantrant, le 31 mai 2018

© M. Carémantrant

Après une succession de lancements, la programmation de nouvelles LGV marque le pas, la priorité étant accordée désormais aux « transports du quotidien ». D’autres LGV devraient malgré tout voir le jour, mais, en fonction du scénario retenu parmi les trois proposés dans le rapport du COI, à des horizons plus ou moins lointains… La mise en chantier de quatre lignes à grande vitesse en même temps était un événement en France. Cela concernait la seconde phase de la LGV Est-européenne, la LGV Bretagne - Pays de la Loire entre Connerré (Le Mans) et Rennes ou Sablé (BPL), la LGV Sud-Europe-Atlantique, devenue L’Océane, entre Tours et Bordeaux (SEA) et la LGV du contournement de Nîmes et Montpellier (CNM). Mais revenons un peu en arrière. Les cinq premières LGV ont été financées par la SNCF en quasi-totalité sur fonds propres ou par emprunts. Quelques subventions locales sont intervenues pour les gares. Après sa création en 1997, RFF assure pour la première fois avec la LGV Est-européenne son rôle de maîtrise d’ouvrage. Le projet global est estimé à 5,13 milliards d’euros. La SNCF, futur opérateur, prévoit une opération financière peu rentable, avec…

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