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Auteur/autrice : admin_lvdr
Chine : deux chantiers de lignes à grande vitesse arrêtés
Le ministère chinois de l’Environnement a ordonné l’arrêt de la construction de la ligne à grande vitesse de 261 km de long devant relier, à la vitesse de 350 km/h, les villes de Tianjin et Qinhuangdao, dans le Hebei. Cet ordre exceptionnel serait motivé par le fait que le chantier avait subi des modifications importantes sans que le ministère de l’Environnement soit consulté et donne son avis. Ledit ministère avait déjà, fin avril, exigé l’arrêt d’un autre chantier, visant la conversion de la ligne conventionnelle Qingdao – Jinan, dans la province du Shandong, en une ligne à grande vitesse (250 km/h) qui n’avait pas passé les tests d’impact sur l’environnement. On ne sait pas encore exactement si ces ordres sont définitifs ou temporaires. Adressés aux entreprises en charge des chantiers, et non directement au ministère des Chemins de fer (MOR), ils évitent de faire perdre la face à ce dernier, qui n’en est pas moins incontestablement le destinataire final. L’avenir dira si ces injonctions constituent les premiers éléments d’une véritable stratégie pour geler ou freiner le programme à grande vitesse chinois, passablement critiqué dans le pays depuis la mise à pied pour corruption de l’ancien patron du MOR, Liu Zhijun.
Colombie : le projet de métro gelé jusqu’à nouvel ordre
Maria Fernanda Campo, qui a remplacé le maire de Bogotá, Samuel Moreno, dont le mandat a été suspendu par le procureur général de la nation, a décidé de suspendre le processus en cours en vue d’attribuer le contrat d’ingénierie de base de la 1re ligne du métro de Bogotá. Les offres étaient examinées depuis plusieurs mois par la Banque mondiale qui, du coup, a annoncé qu’elle ne financera pas ce contrat tant que les autorités responsables du financement du projet dans son ensemble (gouvernement colombien et municipalité de Bogotá) n’auront pas clarifié leur position. Le point d’achoppement réside officiellement dans le tracé. La nouvelle maire de Bogotá, comme plusieurs responsables de la municipalité et des experts universitaires, estime que le tracé défini par l’étude préliminaire réalisée par un consortium espagnol (Sener et métro de Barcelone) n’est pas adapté à la demande de transport dans la capitale colombienne. Une étude de trafic, qui a été commandée il y a quelques mois au consultant Steer Davies Gleave, devrait être disponible en juin. Il semble de plus en plus certain qu’aucune décision majeure ne sera prise avant les élections municipales d’octobre et l’entrée en fonction du prochain maire, le 1er janvier 2012. Le problème de fond réside dans le fait que le métro ne fait pas l’unanimité parmi les candidats potentiels à la mairie et que de puissants intérêts liés au monde du transport par autobus essaient toujours de torpiller le projet.
Les plates-formes de transport combiné changent de mains
La mainmise de Novatrans et de Naviland Cargo sur les principales plates-formes de transport combiné en France est en train de voler en éclat. C’était une des conditions posées par l’Autorité de la concurrence pour donner son aval à la prise de contrôle par la SNCF de l’opérateur de transport combiné rail-route Novatrans. Le 1er mars, l’Autorité de la concurrence a accepté les nouveaux statuts proposés par SNCF Geodis en accord avec Réseau Ferré de France (RFF). Les nouveaux statuts doivent entrer en vigueur pour le futur service annuel 2012. Des sociétés simplifiées par actions (SAS) doivent être créées et devenir opérationnelles à la fin de l’année pour gérer les plates-formes. Le capital de ces plates-formes sera réparti entre les opérateurs de transport combiné présents sur le site à condition qu’ils dépassent un volume de 5 000 UTI/an (unités de transport intermodal). Il sera réparti en fonction du volume de chacun.

Fret : un nouveau trafic via le Mont-Cenis
SNCF Geodis produit depuis mars 2011 un trafic de poutrelles d’acier entre le site Lucchini de Fiorentina di Piombino (Italie) et l’usine AscoMetal du Cheylas (France). Deux fois par semaine, des convois de 1 150 t transitent par le tunnel du Mont-Cenis, la traction étant assurée en 36300 de Fiorentina à Saint-Jean-de-Maurienne et en 75000 au-delà. Normalement, les convois sont tracés directement, via le raccordement de Montmélian, vers l’EP du Cheylas situé sur la ligne Montmélian – Grenoble. Dans la pratique, il n’est néanmoins pas rare que les trains soient amenés à transiter par Chambéry. Le lancement de ce nouveau trafic constitue une sorte de consolation pour SNCF Geodis, qui a dû céder fin 2010 la desserte Ambrogio à Trenitalia en Italie et à ECR en France : « pour des raisons de tarifs et de fiabilité, consécutivement aux grèves », admet Philippe Bihouix de la direction Internationale du pôle Transports ferroviaires de marchandises de SNCF Geodis. Récemment, l’opérateur a décidé de confier « au moins pendant quelques mois » etd’entente avec Hupac la traction du trafic du combiné Busto Arsizio – Barcelone à Trenitalia sur son parcours italien. Cette desserte reste sous la maîtrise commerciale de SNCF Geodis mais est assurée de Busto à Modane par un tiers, pour des questions de robustesse technique. En effet, Captrain Italy, qui continue à se développer, peine encore à maîtriser sa croissance et à garantir une production suffisamment solide en toutes circonstances. Ce recentrage passager ne veut pas dire que SNCF Geodis « laisse la main » à Trenitalia qui est en train de se renforcer sensiblement en Maurienne, mais correspond au souci de rendre le meilleur service possible à son client. Du reste, Philippe Bihouix confirme l’ambition du groupe SNCF Geodis de garder l’initiative en Italie, via le Mont-Cenis où les volumes des trafics de céréales, métallurgie et automobiles progressent – de nouveaux trains apparaîtront en juillet et décembre 2011 – et via la Suisse. Après le trafic Scandfibre dont les résultats sont bons, Captrain Italy pourrait être impliqué par la reprise ou le lancement de trafics du combiné.
Sylvain MEILLASSON

Chine : la grande vitesse en question
A partir du mois de juillet, les trains à grande vitesse chinois seront limités à 300 km/h, alors qu’ils atteignent parfois 350 km/h, a déclaré le 14 avril le nouveau ministre des Chemins de fer, Sheng Guangzu, dans une interview au Quotidien du peuple. « Il y aura des trains directs, d’autres marqueront des arrêts dans chaque région, et il y aura le choix entre deux prix pour satisfaire les besoins de tous les usagers », a proclamé le ministre. Les travailleurs migrants ont du mal à s’offrir des TGV de plus en plus chers et sont obligés de se rabattre sur des trains lents de plus en plus rares. Cette mesure doit permettre aussi de renforcer la sécurité des trains. La Chine possède le premier réseau de lignes à grande et très grande vitesse au monde, long de 8 358 km. Le réseau doit être étendu à 13 000 km en 2012 et à 16 000 km en 2020. La ligne Pékin – Shanghaï, 1 300 km, qui doit ouvrir en juin, devait être circulée à 350 km/h, comme sur celle déjà ouverte entre Wuhan et Canton. Au total, la Chine va investir entre 2011 et 2015 quelque 2 800 milliards de yuans (296 milliards d’euros) pour construire environ 30 000 km de lignes de chemin de fer, selon le ministre.
(D’après AFP)

Le renouveau des gares en Aquitaine
En Aquitaine, on assiste à un véritable renouveau des gares TER. Les interventions visent à améliorer l’accessibilité, le stationnement, l’accueil, le confort, sans oublier l’insertion urbaine et la perception de la gare dans la ville. L’état du bâtiment, une certaine équité territoriale font partie des critères, au même titre que la forte implication d’Emmanuel Espanol, conseiller régional en charge de ce dossier. Deux des plus importantes opérations concernent des gares de Dordogne, Bergerac et Le Buisson, situées sur la ligne Bordeaux – Sarlat. À Bergerac, où la rénovation extérieure du bâtiment et des abords a été réalisée en 2009, les travaux intérieurs ont débuté, obligeant les voyageurs à contourner celui-ci. Une véritable restructuration qui va permettre l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (PMR) et comprend l’aménagement de quatre guichets de vente, la mise en place d’écrans diffusant des informations en temps réel, la pose de mobilier et de signalétique. À cela s’ajoute la rénovation et l’éclairage de la façade ainsi que la réfection de la marquise côté cour. Un projet de 687 600 euros hors taxes, financé à 75 % par la région et 25 % par la SNCF, laquelle assure la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. Au Buisson, où passent également les trains de la ligne Agen – Périgueux, on comptabilise une moyenne de 1 600 montées et descentes par semaine. La mise en chantier fin mai résulte d’une convention signée par la région, la communauté des communes du Cadouin, la ville du Buisson et la SNCF. Un avenant est en cours de validation afin de prendre en compte l’augmentation du coût du programme sous maîtrise d’ouvrage de la communauté de communes. La rénovation du bâtiment voyageurs va s’effectuer dans sa totalité : aménagement de la zone d’attente, du hall et de la zone de vente, nouvelle façade avec guichet adapté aux PMR. Le nettoyage et l’éclairage des façades, le remplacement des menuiseries, l’équipement des quais, l’aménagement du stationnement font partie des agencements prévus. La région prendra en charge 73 % de la dépense qui s’élève à 376 500 euros. La gare du Buisson devrait bénéficier ultérieurement d’une reconfiguration des voies et de l’utilisation des quais ainsi que d’une modernisation de la signalisation, opérations qui font l’objet d’études. Ces deux gares représentatives offriront ainsi un nouveau visage, en adéquation avec le devenir de cette ligne qui fait l’objet d’importants travaux de voie en quatre phases, étalées de 2008 à 2013.
François-Xavier POINT
Algérie : bientôt des études pour le métro d’Oran
Suite à l’appel d’offres lancé en septembre dernier, l’Entreprise du métro d’Alger (Ema) a annoncé le 23 mai avoir attribué les études de conception de la première ligne du métro d’Oran à l’espagnol Sener Ingeniería y Sistemas SA pour près de 13 millions d’euros. Ce bureau d’études aura 30 mois pour rendre sa copie, à compter de la signature du contrat qui interviendra après l’accord de la Commission nationale des marchés publics (CNMP). Le projet de première ligne compte 22 kilomètres. L’Ema compte ensuite lancer l’appel d’offres pour la réalisation du projet clés en main et le groupe public Cosider, qui a réalisé plusieurs tronçons du métro d’Alger, serait intéressé selon le site Tout sur l’Algérie. La deuxième ville du pays a également une ligne de tramway qui est en cours de réalisation par la filiale espagnole d’Alstom.

La DB relance sa ligne de fret entre la Chine et l’Allemagne
Transporter des marchandises entre la Chine et l’Allemagne par voie de chemin de fer : la DB est en passe de remettre sur les rails sa prestigieuse liaison Trans Eurasia Express, deux ans après avoir renoncé à cause de la crise. Début avril, un convoi test chargé d’une cinquantaine de conteneurs est arrivé à Duisbourg dans la Ruhr au terme d’un périple de 10300 km qui avait débuté 16 jours plus tôt à Chongquing dans le Sichuan.
Un trajet « deux fois plus rapide que la voie maritime et moins cher que l’avion », avance la Bahn qui vise l’industrie chimique et automobile ou les fabricants de produits électroniques grand public.
« Nous espérons mettre en place un service régulier entre les deux continents avant la fin de l’année », annonce Karl-Friedrich Rausch, le directeur des activités de fret et de logistique. Il y a deux ans, la compagnie espérait un aller-retour par semaine, avant d’être rattrapée par la crise et l’effondrement des commandes. Cette fois-ci et malgré la reprise soutenue des échanges, la DB se montre prudente et n’avance aucun objectif. Le rythme de croisière « dépendra de la demande », souffle-t-elle.
Au total, le convoi doit traverser sept pays dont le Kazakhstan ou la Biélorussie. Mais contrairement aux essais effectués avant la crise, l’itinéraire passe par le sud de la Mongolie et non plus par le nord. Résultat : un trajet plus long de 2 000 km. Un « détour » toutefois compensé par des contrôles douaniers moins nombreux. Ce nouveau parcours a même fait gagner un jour de voyage au convoi.

Inauguration du tramway de Rabat
Le roi du Maroc Mohammed VI a inauguré le 18 mai le tramway de Rabat-Salé, onze jours après l’ouverture technique de la ligne sur le pont Hassan-II (jusqu’alors appelé pont Moulay Hassan). Les deux lignes et 31 stations du premier tramway moderne du Maroc seront mises en service commercialement le lundi 23 mai.
Irak : Systra chargé des études du métro souterrain de Bagdad
Une délégation de la mairie de Bagdad vient de signer avec Systra, au siège du groupe à Paris, le contrat pour les études d’avant-projet sommaire du métro souterrain de Bagdad et la préparation des documents d’appels d’offres, en vue de sélectionner l’entreprise qui sera chargée de la conception et de la construction. Selon le communiqué publié le 18 mai par Systra, le réseau de métro souterrain de Bagdad comportera deux lignes, l’une d’environ 22 km, l’autre de 18 km, avec un intervalle entre stations d’un kilomètre environ. Ce projet de métro souterrain constituera l’ossature des futurs projets de transport de la capitale irakienne. Une vingtaine de personnes seront mobilisées sur ce projet et travailleront depuis Paris. Les prestations doivent commencer incessamment et dureront 18 mois. Rappelons que lors de la présentation des vœux pour l’année 2011, Pierre Mongin, président de Systra, avait annoncé la prochaine finalisation de ce contrat.