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Auteur/autrice : admin_lvdr
Le tramway dAl Safooh repoussé à 2014
Le tramway d’Al Safooh, dont la construction a été gelée pour cause de crise financière, sera achevé en 2014, au lieu d’avril 2011 selon le calendrier initial. C’est ce qu’un représentant de RTA (Roads & Transport Authority), a annoncé fin septembre. La réalisation de la première phase du tramway a été confiée en avril 2008 au consortium ABS (Alstom, Besix et Serco). Cette phase qui comptait initialement 10 km, 13 stations, 11 rames, a été revue l’an dernier à la baisse, avec 9 stations et 8 rames. L’ensemble du système, phase 2 comprise, reviendra à 1,1 milliard d’euros.
Ouverture de cinq nouvelles stations de métro à Dubaï
Cinq stations de la ligne rouge du métro de Dubaï ont été ouvertes le 15 octobre : Nakheel, Jumeirah Lakes Towers, Sharaf DG, First Gulf Bank, Business Bay. Le métro dispose désormais de 26 stations sur un total de 29. Les trois dernières sont terminées, mais elles sont situées dans la zone sud de Jebel Ali, secteur industriel encore partiellement désertique et qui devait faire l’objet d’un développement important avant la crise. Rappelons que le métro de Dubaï a été inauguré le 9 septembre 2009 avec seulement 10 stations. L’ouverture de la ligne verte est prévue pour en août 2011 (elle était à l’origine programmée en janvier 2010). Ce calendrier révisé est respecté, et les essais des trains et des automatismes sont en cours.
A Marseille, Karim Zéribi réclame un référendum local
Pour ou contre une ligne de tramway entre le cours Saint-Louis (la Canebière) et la place Castellane ? Le président de la Régie des transports de Marseille (RTM), Karim Zéribi, demande que le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, inscrive à l’ordre du jour du prochain conseil municipal « l’organisation éventuelle d’un référendum local » sur cette question. Pour Karim Zéribi, qui rappelle au passage que « de nombreux élus de toutes tendances ne considéraient pas ce projet comme prioritaire » (50 à 80 millions d’euros pour 1,2 km), ce dossier « est avant tout porté par une équipe municipale qui considère, une nouvelle fois, que le tramway est avant tout un outil de rénovation urbaine plutôt qu’un mode de transport doux et efficace ».
Remise des offres en Arabie Saoudite le 18 octobre
Les dernières offres des consortiums pour le projet HHR (Haramein Highspeed Railway), la ligne à grande vitesse Médine – La Mecque, doivent être remises le 18 octobre. Le SRO (Saudi Railways Organization), qui avait demandé des dernières modifications aux deux groupements retenus, le consortium saoudien-espagnol Al-Shoula et le consortium saoudien-français Al Rajhi, avec Alstom, la SNCF, Arrab Contracting Company, attendait les réponses le 18 septembre mais a repoussé la date limite d’un mois.
Sept Citadis de plus pour Valenciennes
Pour sa deuxième ligne de tramway, le Syndicat intercommunal des transports urbains de la région de Valenciennes (Siturv) a passé à Alstom une commande ferme de 7 tramways Citadis de 32 m, du même design que les 21 rames du parc actuel mais avec des éléments de confort (climatisation, information voyageurs) et de sécurité (vidéosurveillance) améliorés. Une option à ce contrat d’environ 17 millions d’euros doit être levée d’ici fin novembre et portera sur une ou deux rames. La ligne qui recevra les nouvelles rames à partir de mars 2012, pour une mise en service en août suivant, reliera Valenciennes à Vieux-Condé d’une part et à Crespin / Quiévrechain d’autre part. Ces trams Citadis sont conçus et assemblés dans les sites Alstom de Valenciennes Petite-Forêt (gestion du projet et essais), La Rochelle (assemblage des rames), Ornans (moteurs), Le Creusot (bogies) et Villeurbanne (électronique embarquée).
Bouygues favori pour remporter le marché sur Le Mans-Rennes
Selon le quotidien La Tribune du 13 octobre, le groupe de BTP Bouygues est donné favori face à Eiffage et Vinci pour le marché de la future LGV Le Mans-Rennes. Le groupe Eiffage feraient figure de challenger et Vinci a déjà remporté en mars la concession de la future ligne Tours-Bordeaux. « Certains intervenants sur le marché avancent que les jeux sont faits », affirme le journal, alors que les trois groupes remettaient leurs offres finales à RFF le jour même. Argument : Vinci ne pourrait mener de front deux projets aussi importants. Ce à quoi le groupe rétorque que « s’il remet une offre, c’est qu’il est en capacité de l’assumer ». Ce tronçon de 182 km et 32 km de raccordements est estimé à 3,4 milliards d’euros et doit mettre Rennes à 1 h 26 de Paris d’ici à 2015, au lieu de 2 h 03 aujourd’hui. Il s’agit d’un partenariat et non d’une concession, le constructeur retenu recevant des loyers de RFF.
Le port de La Rochelle lance une entreprise ferroviaire avec la Deutsche Bahn
Coup de théâtre à La Rochelle : la SNCF devait créer avec le port le premier opérateur ferroviaire portuaire (OFP) au nom de NaviRail Atlantique. Finalement, un premier train a commencé son service le 8 octobre, mais lancé par un autre OFP, baptisé La Rochelle – Maritime Rail Services. Une société détenue à 75,1 % par le port et à 24,9 % par ECR, la filiale de la principale concurrente de la SNCF, la Deutsche Bahn. Le port l’explique par le désengagement de la SNCF, tandis que cette dernière avance d’autres explications : le port demandait que l’OFP maîtrise les flux commerciaux. Dont ceux du Fret SNCF. En outre, selon Pierre Blayau, l’OFP assurera des dessertes qui iront bien au-delà de son hinterland. Ce qui revient, estime-t-il, à créer une nouvelle entreprise ferroviaire concurrente de Fret SNCF. « Dans ces conditions, il n’était plus question de suivre », souligne le directeur général de SNCF Geodis.
Ouverture mi-décembre de LGV Madrid – Valence
La liaison ferroviaire à grande vitesse entre Madrid et Valence sera mise en service en décembre, a annoncé le ministère des Transports espagnols. La nouvelle ligne, de 438 km, réduira le trajet Madrid – Valence à 90 minutes environ, au lieu de 4 heures actuellement. Elle sera ouverte en deux étapes : la première section, de Madrid à Cuenca et Albacete, démarrera le 15 décembre, et la ligne de Cuenca à Valence trois jours plus tard Ce nouveau service permettra de relier aux lignes grande vitesse 21 villes espagnoles.
Fin de la concertation pour le prolongement de la ligne 11 du métro parisien
La procédure est originale et de plus en plus répandue en Ile-de-France : celle de la concertation menée sous l’égide d’un garant. En avril dernier, la Commission nationale du débat public (CNDP) pour le prolongement de la ligne 11 depuis Mairie-des-Lilas jusqu’à Rosny-sous-Bois a nommé Jean-Pierre Tiffon à ce poste. C’est en fait ce que peut proposer la CNDP quand un projet n’est pas de son ressort (soit parce qu’il n’est pas de caractère national, soit parce qu’il coûte moins de 300 millions d’euros), mais qu’il est suffisamment important pour ne pas pouvoir se contenter d’une concertation classique. « Impartial et neutre, le garant est là pour garantir que l’information donnée est complète et transparente ; pour faire en sorte que tous les publics puissent s’exprimer ; enfin, pour laisser une trace finale de tout ce qui s’est dit afin que le maître d’ouvrage, le Stif dans le cas présent, puisse prendre sa décision en ayant connaissance de tous les arguments », explique Jean-Pierre Tiffon, dont la mission avait commencé au printemps alors que la concertation n’a débuté que le 4 septembre (et se terminait le 7 octobre).
En tant que spécialiste de la procédure, il donne également « un crédit au maître d’ouvrage ». Bref, en cas de contestation par exemple, c’est lui qui assumerait la responsabilité. Une assistance bienvenue pour le Stif qui pilote la concertation. « C’est une méthode que nous avons été les premiers à employer depuis deux ans, assure Jean-François Hélas, directeur des projets d’investissements du Stif. Pour nous, la présence du garant permet de poser la concertation, de la positionner sur des débats objectivés, en particulier dans des dossiers lourds politiquement. » C’est ainsi que les consultations pour le prolongement du tram T1 de Noisy-le-Sec à Val-de-Fontenay, pour le tram-train Massy – Evry, pour de débranchement du T4 de Livry-Gargan jusqu’à Clichy-Montfermeil, ainsi que pour la désaturation de la ligne 13 par le prolongement de la ligne 14 se sont elles aussi déroulées sous l’égide d’un garant.
Dans le cas présent, le projet semble faire consensus. Bien que de couleurs politiques différentes, les cinq mairies des communes concernées (Les Lilas, Romainville, Montreuil, Noisy-le-Sec, Rosny-sous-Bois) sont d’accord. Elles attendent de pied ferme le prolongement de quelque 5,7 km et 5 ou 6 stations de métro selon les variantes et ont même signé, en mai dernier, une charte pour le développement d’un territoire durable avec la région, l’Iaurif, l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France, le Stif, la Ville de Paris et la Caisse des dépôts. « 60 000 riverains et 19 000 emplois se trouvent dans la zone d’attractivité de la future ligne, sans compter les patients de l’hôpital intercommunal qui viennent de toute la région », précise Cédric Genton, chef de projet ligne 11 au Stif. D’après les premières études, le prolongement drainerait quelque 10 000 voyageurs de plus à l’heure d’affluence : ils seraient 36 000 pendant la pointe du matin sur cette ligne qui transporte actuellement 227 000 personnes de 6h à 21h.
D’un point de vue pratique, l’information du public a été multiforme : site Internet, quatre réunions publiques, une demi-journée d’information dans un centre social et distribution de dépliants sur les marchés. « Une démocratie participative allant au-devant des habitants », estime Jean-François Hélas. Même en période de vaches maigres, l’intérêt de ce prolongement est tel que le risque d’abandon semble faible. Ce projet est d’ailleurs inscrit depuis deux ans au projet de Sdrif. Il est par ailleurs mentionné dans le plan de mobilisation des transports d’ici à 2020. Il coûte cependant cher : 820 millions d’euros d’infrastructures, et même 1 milliard d’euros en comptant le matériel roulant nécessaire. Sa rentabilité socio-économique ne sera calculée qu’au stade du schéma de principe. « Il n’est pas en concurrence spatiale avec un autre projet, notamment avec Arc Express, et il dispose d’un vrai portage politique », note optimiste Jean-François Hélas. Cependant, la région comme l’Etat ont déjà demandé si un phasage ne serait pas envisageable. Pour l’heure, l’objectif officiel reste une mise en service de l’ensemble à la fin 2019. « C’est un beau challenge à tenir », estime-t-on au Stif. Surtout pour un projet initié en… 1929 !
Cécile NANGERONI

16 % de parts modales pour le fret ferroviaire en 2020 serait déjà un beau succès
Le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) révise à la baisse ce que pourraient être les ambitions gouvernementales en matière de report modal : si le fret ferroviaire et fluvial, qui représentait 12,6 % de parts de marché en 2006, parvenait à en capter 16 à 17 % en 2020, « ce serait déjà un très beau succès », affirme-t-il dans un rapport sur « l’évolution du fret terrestre à l’horizon de dix ans », publié le 23 septembre. L’objectif fixé dans le cadre du Grenelle de l’environnement, qui évoque une part de 25 %, paraît quasiment impossible à tenir.
Cette révision à la baisse n’en demeure pas moins difficile à atteindre. Le CGEDD, placé sous l’autorité du ministre de l’Ecologie, avec la mission d’informer et de conseiller les pouvoirs publics, rappelle que Fret SNCF a fait le choix de réduire fortement le wagon isolé pour tenter de retrouver l’équilibre. Cette activité génère aujourd’hui l’essentiel de ses pertes. « Le plan actuel consiste à se replier sur 200-250 000 wagons, soit environ 40 % des 550 000 wagons (référence 2008), avec à la clé bien des inconnus », écrivent les deux auteurs du rapport, Alain Gille et René Genevois. D’où l’inquiétude des chargeurs, dont le système actuel de production est très dépendant du ferroviaire.
Actuellement, Fret SNCF met au point un nouveau produit, le « multilot/multiclient », basé sur une réorganisation dans l’acheminement des wagons, qui doivent représenter des flux suffisants pour constituer des trains. « Sans saut majeur » de productivité, le succès ne sera pas au rendez-vous, prévient le CGEDD. C’est l’un des points faibles de tous les opérateurs historiques, y compris en Allemagne, rappelle-t-il, en précisant que « les progrès réalisés par la DB sont bien supérieurs à ceux de la SNCF ». Le rapport estime que « l’amélioration de la productivité passe indubitablement par une recherche de polyvalence : tant que les trafics n’ont pas atteint un seuil suffisant, la spécialisation des emplois, qui présente d’autres avantages, ne peut permettre d’assurer la pleine occupation des équipes ». Selon eux, « une autonomie du fret par rapport aux voyageurs » permettrait aussi d’être plus compétitif.
Plusieurs tentatives pour aller dans ce sens ont échoué. Luc Nadal, l’ancien directeur du fret, avait ainsi essayé de mettre en place un pool de conducteurs fret. Sans succès. Au final, plusieurs plans fret et quatre directeurs successifs en sept ans ont rendu « la stratégie fret hésitante, peu lisible », juge le rapport.
Seule la stratégie fret/logistique de développement à l’international paraît claire. C’est par exemple l’acquisition de Veolia Cargo (hors activités France) en 2009. « Parallèlement, on observe une stratégie défensive ou préventive de consolidation des participations et positionnements en France pour mieux contrôler ou surveiller le marché et les initiatives nouvelles (contrôle de Novatrans, entrée souhaitée dans Lorry Rail ou dans des projets, même modestes, d’opérateurs ferroviaires de proximité…), et freiner autant que possible l’avancée de concurrents ferroviaires en France. »
Le CGEDD évoque plusieurs pistes pour enclencher une nouvelle dynamique, la plupart ayant déjà été retenues en 2009 par le gouvernement dans le cadre de l’engagement national pour le fret ferroviaire. Mais il ajoute quelques conditions, gages de leur réussite à ses yeux. La relance du transport combiné en fait partie, d’autant plus que cette activité a souffert de la refonte des plans de transport de la SNCF et de la réduction du nombre de terminaux ouverts. « A court terme, seul un allongement des trains par couplage devrait permettre une amélioration de compétitivité et ouvrir de nouveaux marchés », indique le rapport.
Quant aux autoroutes ferroviaires, souvent citées comme exemples de renouveau, elles doivent encore faire leurs preuves. « Leur développement sera sans doute limité dans les dix prochaines années », juge le CGEDD. « Mais il peut être prometteur à long terme, en particulier sur les grands itinéraires Nord – Sud et pour reporter sur le fer l’important transit routier provenant de la péninsule ibérique. » Pour améliorer l’efficacité, le rapport se prononce sur la mise en place de nouveaux terminaux et plates-formes multimodales. Il faudrait créer ou développer, explique-t-il, des « méga-hubs » ou des « villages de fret », ou encore des « villages multimodaux regroupant les trois fonctions : terminal ferroviaire multi-activité et triage, terminal multimodal et plateforme logistique ». Des études sur des projets de ce type sont menées en Allemagne (un près de Hanovre, un autre vers Ludwigshafen) et en Italie (Bologne). « Certains imaginent en France trois méga-hubs, un en Ile-de-France, un dans l’Est, un à Lyon ou à Dijon), accompagnés d’une douzaine de terminaux stricto sensu répartis au mieux sur le territoire pour assurer l’assemblage des trains ou coupons de wagons et l’interface avec la route », rappellent les auteurs, qui souhaitent que des études soient aussi lancées en France.