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Auteur/autrice : admin_lvdr
Ticketing sans contact Thales sur la Circle Line de Singapour
C’est Thales qui a livré les solutions de paiement automatique par carte sans contact pour la Circle Line de Singapour, devenue la plus longue ligne de métro automatisée au monde depuis l’inauguration de onze nouvelles stations, après les cinq premières en 2009. A terme, en 2011, la Circle Line, entièrement souterraine, comptera 29 stations sur une boucle de 33,3 km et pourra transporter 200 000 voyageurs par jour. Thales précise que l’autorité organisatrice des transports de Singapour (Land Transport Authority) a déjà retenu sa solution de ticketing pour la ligne nord-est.
Les Français favoris pour la LGV Médine – La Mecque
Coup de théâtre : le 3 juillet, le SRO (Saudi Railways Organization) faisait savoir que deux offres seulement lui avaient été remises pour la construction de la ligne à grande vitesse HHR (Haramein Highspeed Railway) de 444 km devant relier Médine à La Mecque via Djedda : la française et l’espagnole. Depuis plusieurs mois, les Chinois faisaient la course en tête. Mais ces derniers temps il se disait qu’ils avaient en fait été disqualifiés.
Les Chinois bénéficiaient d’un avantage en termes de coûts, qu’ils devaient concrétiser grâce au système de notation retenu pour l’évaluation des offres : grosso modo, 80 % aspect financier, 20 % aspect technique. Les Français – et les autres consortiums – étaient pénalisés par cette évaluation. D’où un lobbying pour repousser la date limite de l’appel d’offres, dans l’espoir qu’entretemps les critères seraient modifiés. La date a bien été repoussée, en plusieurs étapes, du 28 février au 3 juillet, et les Saoudiens ont précisé que le volet technique serait examiné avant le volet financier. Mais la contestation des critères n’a pas été du goût des autorités saoudiennes. Les Français seraient allés faire la paix début mai en Arabie saoudite. Les Echos évoquent une « délégation comprenant Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, et des dirigeants d’Alstom », ce que confirment nos sources. Surtout, il semble qu’une tentative de recomposition du consortium en cours d’appel d’offres ait valu aux Chinois cette déconvenue : on évoquait depuis plus de six mois des tentatives de regroupement de Saudi Binladen Group (SBG) et de Siemens Signalisation, initialement partenaires de la DB, avec les Chinois. Information à prendre avec prudence, tant la discrétion est de mise dans un dossier très politique géré, en France, par l’Elysée.
Les deux candidats ayant au bout du compte remis des offres sont d’un côté un consortium saoudien-espagnol, emmené par Al-Shoula, avec Talgo, la Renfe et Adif (le gestionnaire des infrastructures ferroviaires) et de l’autre le consortium Al Rajhi, avec Alstom, la SNCF, Arrab Contracting Company (filiale d’Al Rajhi), Thales et l’égyptien Orascom. Trois consortiums ont jeté l’éponge : l’alliance SBG, DB et Siemens, le consortium emmené par China South Locomotive & Rolling Stock, et celui où figuraient les sud-coréens Hyundai, Samsung et Korea Railroad Corporation.
Dans la bataille hispano-française, les Français font figure de favoris, le train Talgo à grande vitesse, à l’état de prototype, ne pouvant pas rivaliser avec le TGV Duplex, fleuron de la grande vitesse française. L’argument antichinois avancé par Guillaume Pepy aux Echos – « On ne peut pas comparer trente mois d’expérience avec trente ans d’expérience » – pourrait resservir… pour autant que le sujet soit technique, et non politique. En tout cas, politiquement, la présence à Paris du roi Abdallah d’Arabie saoudite, non comme on l’avait d’abord annoncé en tant qu’invité d’honneur du 14-Juillet, mais, semble-t-il, le 12 juillet, pour l’inauguration de l’exposition Routes d’Arabie au Louvre, est présentée comme un signe très positif dans la perspective d’un contrat majeur.
Philippe Mellier, président d’Alstom Transport, évoque un « contrat d’au moins 10 milliards d’euros », parlant de l’ensemble du projet, y compris la première phase, de génie civil, qui a déjà été remportée en février 2009 par Al Rajhi Alliance, consortium dans lequel figurent des entreprises comme Bouygues et China Railway Engineering Corp. Quant à Guillaume Pepy, le président de la SNCF, comme il l’a dit devant des cadres du groupe, le lundi 5 juillet, il considère qu’une victoire en Arabie saoudite serait beaucoup plus importante que celle du KTX en Corée ou de l’AVE en Espagne. Elle se traduirait par l’envoi rapide d’une centaine de cheminots sur place, sans doute sous la responsabilité d’Inexia, filiale d’ingénierie qui prend son essor à l’international.
François DUMONT
LGV sud-ouest : une plainte pour trafic dinfluence
Il y a des coïncidences trop heureuses pour être honnêtes. Ainsi, quand les habitants d’Uchacq-et-Parentis dans les Landes ont constaté qu’entre le comité de pilotage (Copil) du 11 janvier et celui du 31 mai le fuseau de 1 000 m de la LGV entre Bordeaux et l’Espagne avait été déplacé de 3 km au nord, presque en catimini, ils ont commencé à se poser des questions. Et quelle coïncidence, la propriété de famille d’un conseiller de la ministre de l’Economie Christine Lagarde, François-Gilles Egretier, en plein milieu du tracé initial, se trouvait miraculeusement épargnée dans la nouvelle mouture adoptée par RFF. « Nous avons été alertés fin janvier et début février car nous avons reçu des e-mails de ce monsieur par erreur », explique Robert Tauzia, secrétaire de l’association « Les voix du fuseau nord » montée autour d’une quarantaine d’habitants d’Uchacq-et-Parentis et de Geloux. Des messages explicites dans lesquels il explique « faire appel au cabinet de Fillon, lequel a transmis à Dominique Bussereau… Il y est aussi question d’un travail mené auprès de Jean-Marc Delion, directeur général délégué de RFF. La démarche s’est effectuée dans la clandestinité et l’opacité ! ». Ces e-mails (que nous avons pu lire) qui émanent de François-Gilles Egretier sont adressés à Jean-Claude Lalague, maire d’Uchacq, avec plusieurs destinataires en copie.
Bref, l’association est sûre de son fait : il y aurait eu « trafic d’influence ». Elle a donc déposé plainte début mai. Autre signe intriguant selon elle : alors que RFF aurait travaillé sur 3 fuseaux distincts, « on n’a jamais vu aucune trace d’études sur ce fuseau nord sur le site Internet des grands projets du Sud-Ouest (gpso.fr). D’ailleurs, ce fuseau sort carrément du périmètre d’études officiel », poursuit-il. L’avocat de l’association, Adrien Ville, paraît confiant : « Le conseiller a abusé de sa position pour faire en sorte que les autorités décisionnaires changent un tracé – qui était pourtant déjà validé par la communauté d’agglomération du Marsan. Le trafic d’influence est patent quand on en tire une rétribution personnelle ou un avantage quelconque. Dans le cas présent, c’est le fait que la future ligne ne traverse plus son jardin. »
Le juriste constate aussi que même les élus concernés par le nouveau tracé n’ont jamais été informés des travaux menés. « Tout s’est déroulé en catimini et RFF a adopté ce fuseau sans avoir eu matériellement le temps d’effectuer les études », estime-t-il. En effet, jusqu’à fin mars, des plaquettes officielles sont distribuées, présentant le projet arrêté en janvier sans mentionner le fuseau nord. Et c’est seulement deux mois plus tard qu’un nouveau tracé est adopté. « Pourquoi le Copil aurait-il bouleversé ses plans ? », poursuit l’avocat. Sans réponse de la part du procureur de la République à la mi-août, l’association envisage de se constituer partie civile. Parallèlement, elle a écrit au secrétaire d’Etat chargé des Transports. Fin juin, Dominique Bussereau a répondu que la dernière proposition « reposait sur des études de variantes détaillées initiées suite aux demandes des élus locaux et non de particuliers ». Et qu’elle « tenait compte des nombreux avantages mis en évidence par l’analyse multicritères ». Une chose est certaine : si la première version rayait de la carte 170 habitations situées dans le sud d’Uchacq, la dernière n’en impacte plus que 25 et cette fois au nord de la commune – une zone réputée moins aisée – ainsi que 25 autres sur la commune de Geloux. Qu’il y ait eu abus ou non, l’intérêt général semble sortir gagnant.
Cécile NANGERONI
Ermewa se désengage du secteur céréalier
Ermewa a cédé le 12 juillet ses 1 083 wagons céréaliers, ainsi que sa participation à hauteur de 75 % dans la société TMF S.A (commissionnaire de transport ferroviaire dans le secteur céréalier) à VTG société de location de wagons et de logistique ferroviaire basée à Hambourg. Acquise le 22 janvier dernier par SNCF Geodis, Ermewa se conforme ainsi à la réglementation européenne sur les concentrations en se désengageant du secteur céréalier. Rappelons que la filiale à 100 % de SNCF Geodis, spécialiste de la location, l’exploitation et la maintenance de wagons, dispose d’une flotte de 60 000 wagons, 23 000 conteneurs et 16 000 petits conteneurs.
Eurostar fermé plusieurs heures jeudi
Le trafic ferroviaire de l’Eurostar a été arrêté pendant plusieurs heures jeudi après la fermeture d’un tunnel en Grande-Bretagne pour raisons de sécurité, a annoncé la compagnie dans la nuit de jeudi à vendredi. Un porte-parole a déclaré à l’AFP que de la fumée avait été détectée dans un tunnel passant sous la Tamise à Londres et que le gestionnaire du réseau ferroviaire britannique avait décidé de suspendre le trafic. « Il y a eu des informations dans la soirée faisant état de fumée dans le tunnel. Pour de pures raisons de sécurité, le gestionnaire d’infrastructure Network Rail a pris la décision de suspendre le service sur cette ligne », a indiqué le porte-parole. Aucune fumée n’a par contre été enregistrée dans le tunnel passant sous la Manche, a-t-il ajouté. Les trafics ont repris vendredi matin.
CFF Cargo commande 30 locomotives hybrides à Stadler
CFF Cargo a commandé 30 locomotives hybrides d’une valeur de près de 88 millions de CHF chez Stadler à Winterthour. Le modèle conçu, pour les services de livraison et de manœuvre légers, se base sur la locomotive de manœuvre type Ee 922 qui est déjà utilisée par les CFF pour les manœuvres dans le trafic de voyageurs. La version hybride à deux essieux (type Eem 923 Hybrid) dispose de deux moteurs électriques ainsi qu’un moteur diesel complémentaire pour la desserte des voies de raccordement sans caténaire. La Eem 923 Hybrid atteint une vitesse maximale de 100 km/h. Les locomotives seront livrées en 2012/2013.
RATP : la ligne 14 se prolonge pour désaturer la ligne 13
Après l’approbation par le Stif de la concertation publique sur le projet de désaturation de la ligne 13 par le prolongement de 5,5 km de la ligne 14 et la création des trois nouvelles stations Porte-de-Clichy, Clichy-Saint-Ouen et Mairie-de-Saint-Ouen, une étude va être menée pour comparer les avantages et inconvénients liés à la réalisation d’une quatrième station à Rome ou à Pont-Cardinet. La mise en service de la prolongation interviendrait en 2017. Le Stif demande également à la RATP une étude sur la généralisation à l’ensemble de la ligne 13 de l’installation des portes palières, particulièrement au nord de Saint-Lazare.
Le premier TER équipé de panneaux photos photovoltaïques testé en Poitou-Charentes
Le 6 juillet 2010, la SNCF a présenté au centre de maintenance de Saintes le premier TER équipé de panneaux photovoltaïques. Il fera l’objet d’une expérimentation sur trois ans dans la région Poitou-Charentes. Cité par l’AFP, Claude Solard, directeur TER à la SNCF, déclare : « Cela permet d’avoir une autonomie énergétique sur tout ce qui est éclairage et ambiance lumineuse, et aussi de recharger les batteries pendant les arrêts, apportant une autonomie nouvelle qui évitera un certain nombre de pannes. » Le gain possible en termes de rejet de CO2 est d’environ 10 à 15 t par an pour un train de six voitures, selon Stéphane Poughon, responsable de l’activité photovoltaïque de la société Disatech. Pour optimiser l’utilisation des panneaux photovoltaïques, ce TER sera équipé de diodes peu gourmandes en énergie pour l’éclairage, et de films sur les vitres améliorant l’isolation. La région est déjà à l’origine des premiers TER roulant à l’agrocarburant.
Feu vert pour le débat public sur le prolongement dEole
La Commission nationale du débat public (CNDP), réunie mercredi 7 juillet sous la présidence du préfet Philippe Deslandes, a jugé le dossier du maître d’ouvrage sur le prolongement du RER E à l’ouest suffisamment complet pour être soumis au débat public. Le projet est conjointement porté au débat public par RFF, maître d’ouvrage, et par le Stif. La CNDP a également approuvé les modalités d’organisation du débat public proposées par la Commission particulière du débat public (CPDP), présidée par Michel Gaillard, ingénieur, ancien dirigeant d’entreprise. Ce débat public commencera début octobre, tout comme les débats publics sur Arc Express (CPDP présidée par Jean-Luc Mathieu, conseiller maître à la Cour des comptes), et la double boucle du Grand Paris (CPDP présidée par le préfet François Leblond). Les trois commissions organiseront une réunion commune sur le site de La Défense, concerné par les trois projets.
Le projet dune deuxième ligne de tram à Caen est repoussé
Mercredi 30 juin, les élus de Viacités, syndicat des transports en commun de l’agglomération caennaise, ont décidé de ne pas présenter de dossier au second appel à projets du Grenelle de l’environnement pour la construction d’une seconde ligne de tramway. Cité par Ouest France, Eric Vève, président de Viacité et élu de Caen, déclare : « Répondre à cet appel à projets est irréaliste pour des raisons financières, techniques et politiques. » Eric Vève et plusieurs élus ont rencontré, mardi 29 juin, le secrétaire d’État aux transports, Dominique Bussereau. Selon ce dernier, « il doit y avoir un troisième appel à projets, fin 2011-début 2012, pour des prestations à réaliser en 2014-2015. Là, nous pourrions y répondre », poursuit Eric Vève qui envisage à partir de septembre une concertation publique sur la mise en place d’une deuxième ligne de tramway.