Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Rennes achète des métros pour répondre à la demande

    Vu la saturation de la ligne actuelle de métro, l’agglomération rennaise vient de voter l’acquisition de six nouvelles rames. L’offre est déjà passée de 1 641 000 km en 2003, première année pleine d’exploitation (avec 16 rames) à 2 249 000 km en 2009 (avec 24 rames), soit une croissance de 37 %. Mais, aujourd’hui les limites du parc de rames sont atteintes. La charge se situe autour de 5 000 personnes par heure de pointe et par direction sur le tronçon le plus chargé, ce chiffre s’élevant aux alentours de 6 000 aux périodes d’hyperpointe, alors que la capacité théorique actuelle est de 5 700. Cela signifie que la situation d’inconfort est atteinte lorsqu’il y a plus de 4 personnes/m2 et que le confort se dégrade donc progressivement aux heures de pointe. De plus, selon les études, la ligne a devrait voir sa fréquentation croître de l’ordre de 30 % lors de la mise en service de la ligne b.
    Pour faire face à cette croissance du trafic, l’acquisition de six nouvelles rames (+25 % de parc) doit permettre d’augmenter les fréquences. Elles ne rentreront en service qu’en 2012-2013 pour des raisons de rentabilisation des chaînes de montage. Dans chaque rame, il est prévu également de réorganiser l’espace pour augmenter la capacité. En cumulant ces deux mesures, le gain possible est de l’ordre de 30 %, soit 7 500 personnes par heure de pointe et par direction. Le coût estimé de ce projet est d’environ 35 millions d’euros.
    L’acquisition de nouvelles rames va nécessiter l’extension de l’atelier métro d’une surface de 1 290 m2 pour un coût avoisinant les 2,4 millions d’euros. L’agglomération réfléchit déjà à la mutualisation des ateliers de maintenance avec la seconde ligne de métro.
     

    Sylvie LUNEAU

  • Mise en service au Brésil du premier métro sans conducteur d’Amérique latine

    ViaQuatro, l’exploitant de la ligne 4 du métro de São Paulo, a mis en service fin mai la première section de cette ligne automatique. São Paulo devient la première ville latino-américaine équipée d’un métro sans conducteur. Le consortium ViaQuatro (Companhia de Concessões Rodoviárias, Mitsui, Montgomery Participações, Benito Roggio Transporte et RATP Dev) a obtenu de l’Etat de São Paulo, en novembre 2006, un contrat de partenariat public-privé d’une durée de 30 ans. Ce contrat comporte la fourniture du matériel roulant (Hyundai-Rotem) et les systèmes de signalisation et de contrôle (Siemens Transportation Systems). La section mise en service comprend deux stations distantes de 2,5 km et relie la ligne 4 au réseau de métro, via la ligne 2. D’une longueur de 12,8 km, la ligne 4 comptera onze stations. Les quais sont équipés de portes palières. A terme, 900 000 passagers par jour sont attendus sur cette ligne.

  • Les transports locaux menacés par le plan d’austérité en Italie

    Suite à la cure d’austérité de 24,9 milliards d’euros annoncée par le gouvernement Berlusconi, les transports locaux italiens risquent de trinquer. Selon la presse, 60 % des coupes budgétaires prévues concernent les collectivités locales – régions, provinces et communes –, qui vont perdre une grande partie des fonds qu’elles destinaient jusqu’ici à la mobilité urbaine. Bus, métros, trams : la baisse des investissements, estimée à un total de 3,5 milliards d’euros sur 2011 et 2012, risque d’avoir un impact significatif. Le prix des billets va grimper, les fréquences seront réduites, le renouvellement du matériel roulant devra attendre, tandis que les nouveaux projets de mobilité seront suspendus.

  • Les travaux du tramway Al Safooh interrompus à Dubaï

    Selon le site Meed, l’autorité des transports de Dubaï, RTA, a suspendu les travaux du tramway d’Al Safooh, premier tramway du Golfe. Alstom, mandataire du consortium, confirme l’information et précise avoir proposé avec son partenaire Besix une solution de refinancement pour permettre l’achèvement du tramway, dont la mise en service était prévue en 2011.

  • Les viticulteurs des Graves contre le tracé de la LGV Tours – Bordeaux

    Les viticulteurs des AOC Graves et Graves supérieures ont adopté une motion « rejetant fermement » le tracé de la Ligne à grande vitesse (LGV) touchant leur vignoble au sud de Bordeaux et validé par le comité de pilotage, selon un communiqué diffusé lundi 7 juin repris par l’AFP. Le fuseau de 1 000 mètres finalement retenu « coupe en deux un secteur particulièrement représentatif du terroir » des Graves, souligne le texte de la motion adoptée en assemblée générale le 3 juin. Les viticulteurs « manifestent vivement leur inquiétude pour le devenir de cette partie des Graves déjà fortement abîmé par une urbanisation débridée » et regrettent que leur proposition alternative, « pourtant jugée apte au ferroviaire par RFF (Réseau ferré de France), qui évitait le vignoble n’ait pas été prise en compte », selon le communiqué transmis par le syndicat viticole des Graves.

  • 100 milliards de dollars pour la grande vitesse chinoise en 2010

    La Chine va investir 700 milliards de yuans (85,5 milliards d’euros) en 2010 pour la construction de lignes à grande vitesse dans le cadre de son plan de développement du réseau ferroviaire, selon les médias officiels cités par l’AFP le 6 juin. D’ici la fin de l’année, la Chine devrait porter de 6 500 à quelque 11 000 le nombre de kilomètres de voies à grande vitesse, a indiqué à Chine Nouvelle He Huawu, ingénieur en chef au ministère des Chemins de fer. « L’objectif est d’achever 4 613 km de nouvelles voies », a-t-il précisé. Les lignes en construction sont notamment Harbin – Pékin et une ligne nord-sud reliant Harbin et la province du Fujian (côte sud-est). Le programme chinois prévoit de passer de 86 000 km de lignes actuellement à 120 000 km d’ici 2020, dont 50 000 dédiées voyageurs. Les pouvoirs publics veulent investir près de 300 milliards de dollars (250 milliards d’euros) dans la construction de 42 lignes à grande vitesse d’ici 2012.

  • Alstom livre les premières voitures rénovées du métro de Bucarest

    Les deux premières voitures rénovées du métro de Bucarest ont quitté le site d’Alstom Transport à Reichshoffen le 26 mai. Après un voyage de 5 jours à travers l’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie et le passage des cols des Carpates en Roumanie, elles seront livrées aux ateliers de Metrorex à Bucarest. Ce projet de rénovation concerne 15 des plus anciennes rames de la flotte du métro de Bucarest fabriquées par Astra en Roumanie, il y a une vingtaine d’années. La rénovation porte sur la chaîne de traction, le convertisseur auxiliaire, le remplacement du groupe de production d’air et des équipements de freinage. La modernisation de la série sera ensuite effectuée dans les ateliers d’Alstom à Bucarest, où se fait déjà la maintenance du métro de la ville et la première rame rénovée entrera en service en novembre.

  • Un métro pour rejoindre la cité olympique de Rio

    Le début de chantier est imminent : le ministre brésilien des Villes, Márcio Fortes, ayant annoncé il y a un mois que la construction du premier tronçon d’un métro pour relier la zone sud résidentielle de Rio aux installations des JO de 2016 dans la banlieue ouest, commencera en juin. Le tronçon Gávea – Barra da Tijuca, devrait être prêt en 2015 ; celui entre Ipanema et Gávea, zone très urbanisée, fait encore l’objet d’études. La plupart des installations sportives et le village se trouvent dans le quartier de Barra da Tijuca (ouest), à une quarantaine de kilomètres du centre-ville. Cette ligne de métro se transformera en BRT sur les derniers kilomètres. L’Etat brésilien doit investir 2,18 milliards d’euros pour améliorer le système de transport chaotique de cette métropole de 11 millions d’habitants.

  • Rungis double ses capacités ferroviaires

    Le marché international de Rungis, qui se présente comme le plus grand marché du monde, vient de se doter d’un nouveau terminal ferroviaire. Il devait être inauguré le 11 mai, mais la fête a été annulée en raison d’un appel à manifester de la CGT Cheminots de Paris-Rive-Gauche pour défendre le fret ferroviaire.
    Le nouveau site qui vient d’être mis en service devrait justement contribuer à améliorer la part ferroviaire des acheminements, en forte baisse ces dernières années. Lorsqu’il a ouvert ses portes en 1969, le marché de Rungis disposait d’un terminal ferroviaire comprenant sept quais. Ce terminal était conçu pour l’acheminement de wagons isolés vers des entrepôts embranchés. Mais, avec le temps, le mode routier a pris de plus en plus d’importance, assurant les livraisons terminales. Résultat, aujourd’hui les camions acheminent ici 75 % des produits alimentaires.
    Les trains, eux, desservent l’axe Paris – Perpignan. Chaque jour, l’équivalent de 70 semi-remorques arrive au terminal ferroviaire de Rungis. La moitié des arrivages est destinée aux grossistes, l’autre moitié aux GMS (grandes et moyennes surfaces) d’Ile-de-France. Les nouvelles installations ferroviaires permettent désormais de doubler les capacités de traitement grâce au transbordement de trains entiers : elles peuvent accueillir jusqu’à 400 000 tonnes de fruits et légumes contre 200 000 seulement jusqu’alors.
    « Aucun autre marché de gros ne dispose d’une telle installation en Europe », se félicitent ses promoteurs. En plus des gains de productivité réalisés, la société gestionnaire du Marché international de Rungis (la Semmaris) souhaite ainsi diversifier les modes d’approvisionnement et sécuriser les arrivages. Les récentes perturbations aériennes dues aux cendres volcaniques venues d’Islande la confortent dans cette stratégie. « Le ferroviaire vient en complément des transports routiers et aériens », souligne-t-elle en rappelant que le terminal ferroviaire proche de l’aéroport d’Orly « garantit les flux internationaux sud-nord, mais également la logistique de proximité et notamment celle de centre-ville ».
    Le nouveau terminal a été mis en place progressivement. Un premier quai est entré en service il y a tout juste un an, puis le second (situé à 50 mètres de distance du premier) a été ouvert en août 2009. L’électrification des voies a ensuite été réalisée.
    Le projet, d’un coût total de 19 millions d’euros, a été décidé en 2006 et financé par l’Île-de-France à hauteur de 6,65 millions d’euros, le conseil général du Val-de-Marne (6,25 millions), la SNCF (3,05 millions) et la Semmaris (3,05 millions). Reste à savoir si les chargeurs vont eux aussi faire le pari du rail. Utilisé à plein régime, le nouvel équipement doit permettre de retirer des routes quelque 10 000 poids lourds chaque année.
     

    Marie-Hélène POINGT

  • Thales retenu par le métro de Chongqing

    Thales fournira des systèmes de contrôle et de supervision intégrés pour centraliser la surveillance de la ligne 1 du métro de la ville de Chongqing. L’équipement concerne 23 stations et 13 sous-systèmes, incluant notamment l’alimentation électrique, les systèmes environnementaux, le réseau incendie, le système de contrôle d’accès, l’alarme intégrée. Thales va également installer un système de partage d’informations intégré commun aux quatre lignes de métro (les lignes 1, 2 et 3 ainsi que la future ligne 6) pour optimiser l’information et la sécurité des passagers.