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Auteur/autrice : admin_lvdr
Turin : les secrets dun métro disponible à 99,9 %
Quelques jours avant le démarrage des Jeux olympiques d’hiver 2006 de Turin, un métro automatique – la première ligne de ce type en Italie – était inauguré dans cette ville entre Fermi et XVIII Dicembre, soit un trajet de 7,5 km comportant 11 stations. Engagé dans la construction et l’exploitation de cette infrastructure, le 5 octobre 2007, Gruppo Torinese Trasporti (GTT), le groupe de transport de Turin, ouvrait au public un prolongement de 2,1 km émaillé de 3 stations jusqu’à Porta Nuova, sous la gare centrale des chemins de fer italiens. La mise en service de 3,9 nouveaux kilomètres de ligne, avec 6 stations entre Porta Nuova et Lingotto, est d’ores et déjà programmée pour début 2011. Et d’autres prolongements sont en cours d’études vers Rivoli et Piazza Bengasi. Chaque jour, plus de 85 000 personnes empruntent ce mode de transport constitué d’un parc de 58 VAL (véhicule automatique léger) de technologie Siemens. Les rames longues de 52 m, en fait constituées de deux véhicules unitaires de 26 m couplés, peuvent transporter 440 passagers jusqu’à 80 km/h avec une fréquence de 2 minutes en heure de pointe. Pour que le trafic s’écoule normalement même si un incident est constaté sur une rame, le réseau a été « découpé » en sections indépendantes contrôlées de façon automatique. Cette situation permet de dévier un véhicule incriminé et aux techniciens d’intervenir pour effectuer les réparations. « Notre objectif principal étant de garantir le service aux passagers, résume Davide Sasia, coordinateur de la maintenance chez GTT. Les problématiques quotidiennes rencontrées consistent à respecter en particulier la planification prévue et à gérer les différentes pannes pouvant apparaître. Nous devons remettre les installations en état de fonctionnement le plus rapidement possible afin de ne pas interrompre le service. »
Sur ce projet, Siemens Transportation Systems a livré un système « clés en mains ». Le client a mis à sa disposition l’ensemble du génie civil, c’est-à-dire le tunnel et les stations. Siemens a fourni le reste : la voie, les équipements en stations comme les portes palières, les installations électriques, les automatismes, le poste de commande et de contrôle (PCC), l’atelier… « Lors de la construction du métro, nous avons choisi de livrer en même temps que les équipements un système de gestion de maintenance déjà chargé, indique Nicolas Chanclou, responsable chez Siemens du département VTS STS Integrated Services et notamment en charge des activités mise en service à Turin. L’élément important, c’est la notion de sécurité et de maintenance sécuritaire. Le VAL étant un système de transport sans conducteur, nous avons développé depuis vingt ans avec la première réalisation à Lille une logique de sécurité intrinsèque. A la différence d’un avion dont l’état de sécurité, c’est de continuer à voler, quand un train présente le moindre défaut, son état de sécurité, c’est l’arrêt. » A partir de ce principe, tous les équipements, de la voie aux automatismes et aux portes, en passant par l’ensemble des éléments rencontrés dans un tel système de transport, ont été conçus pour que la moindre panne entraîne l’arrêt du train et maintienne en permanence la sécurité des passagers. Et avec l’expérience capitalisée depuis Lille, le concept s’est révélé payant : aucun accident n’a été déploré. « Nous avons défini des procédures de maintenance dites de sécurité pour garantir sur certains organes un taux de fiabilité à 10-9. Ces maintenances sont enregistrées à l’intérieur du logiciel Carl comme étant particulières à exécuter sur certains pas de maintenance que l’on s’attache à respecter, des pas de cycles, des pas temporels. Nous sommes sur un système unique partagé par une centaine d’utilisateurs et il constitue un point d’échanges entre nous et GTT. Les exploitants signalent les événements, des techniciens les traitent. »
Le travail de chargement de la base de données a consisté à aligner l’aspect dossier de maintenance sécurité sur toutes les programmations de maintenance qui se trouvent dans la base, soit des milliers d’opérations à l’échelle du système. Les phases d’implantation, au départ sous forme d’une logique simple de maquette avec des exemples de fonctionnalités utiles au monde des transports, avaient débuté fin 2004. Elles ont été suivies d’une initialisation avec des données et leur chargement. Un an plus tard, après les formations dispensées au personnel de GTT, dont presque 12 mois sur les VAL de Lille et de Rennes pour les opérateurs du PCC turinois, le logiciel entrait en exploitation. Après la construction, pour accompagner GTT dans le démarrage de l’exploitation commerciale, Siemens a fourni un contrat de service d’une durée de sept ans (période 2006-2012) qui concerne l’ensemble du système, les automatismes, la voie, les portes, le PCC, les courants faibles et forts… Cegelec s’occupant pour sa part de la partie électronique. Au début du projet, Siemens exécutait la maintenance niveau 1 et 2, consistant à remplacer purement et simplement les composants en panne. Aujourd’hui, celle-ci est plus limitée et la tendance est à une décroissance progressive des activités terrain. L’actuel niveau 3 qui y fait suite consiste désormais à réparer ces éléments en atelier, puis à les retourner sur site. L’assistance technique menée sur place peut concerner la planification sur le matériel roulant, la voie, les automatismes, mais aussi sur l’organisation même de la gestion de maintenance, en prenant en compte l’outil. Après quatre années d’exploitation, ce dernier a évolué. Au-delà de son utilisation quotidienne d’enregistrement des possibles défauts, une maintenance préventive est réalisée et une évolution a eu lieu par accompagnement continu des fonctions du logiciel Carl. « Nous avons toujours tenu à cette évolution, poursuit Nicolas Chanclou. Quand on définit quelque chose six ans à l’avance, il y a forcément des ajustements à faire, une pratique, des organisations qui changent, des nouvelles normes. Donc, on fait évoluer le logiciel dans le temps, pas sur le plan informatique mais dans sa fonction, dans ses paramètres et dans la planification des procédures. » Tout est donc loin d’être figé. Certaines stratégies de maintenance ont déjà été modifiées en fonction du retour d’expérience des quatre années d’exploitation et des indications fournies par les multiples capteurs installés sur les véhicules ou la ligne qui indiquent aux techniciens comment se dégradent les fonctionnalités. A ce jour, les données prévues dans le projet de départ sont respectées : le taux de disponibilité pour le passager atteint les 99,9 % ! « Le système est extrêmement satisfaisant, très fiable. Les résultats sont au-delà de nos prévisions », se réjouit Piero La Scala, directeur d’exploitation du métro. A tel point que les responsables de GTT songent déjà à le mettre en œuvre pour la future ligne 2 du métro turinois.
Michel BARBERON
Premier roulage à Toulouse pour le Citadis au nez davion
Le Citadis 302 au nez d’avion dessiné par Airbus a roulé 3,5 kilomètres, entre son terminus près de l’usine de l’A380 Aéroconstellation et la patinoire de Blagnac, avec à son bord des élus, officiels et responsables du chantier et d’Alstom. Cette zone d’essais sera utilisée d’abord pour tester les voies, les apports d’énergie, la signalétique et les rames (19 sur 24 ont déjà été livrées). Ensuite, c’est la centaine de conducteurs dont la formation débute le 19 avril qui s’y essaiera. Ce sera aussi un test pour les habitants de Blagnac qui devront prendre l’habitude de ce long serpent gris et silencieux. « Les rames qui vont circuler sur ce tronçon vont nous permettre de tester les interactions entre le tramway, les piétons et les autres véhicules, a souligné le président de Tisséo et du Grand Toulouse, Pierre Cohen. Nous pourrons ainsi prendre les dispositions adéquates pour informer et sensibiliser les futurs utilisateurs ainsi que les riverains aux spécificités de la cohabitation avec un tramway. » Les travaux commencés il y a deux ans, pour un coût de 65,7 millions d’euros, seront achevés avant l’été pour le côté gros œuvre. Mi-juillet, une nouvelle zone sera testée entre Purpan et le terminus toulousain des Arènes, avant l’ensemble de la ligne fin septembre. La marche à blanc sur les 10,9 kilomètres et les 18 stations de la ligne aura lieu en novembre, avant le lancement officiel début décembre.
Catherine STERN
Un métro léger entre les gares centrale et de lEst à Pékin
Les autorités viennent d’annoncer qu’une ligne de métro léger reliera la gare centrale à la future gare de l’Est, à Pékin, dans le district de Tongzhou. La gare de l’Est desservira notamment la Mandchourie. Le tracé exact du métro léger reste encore à définir, la question de savoir s’il y aura ou non des arrêts intermédiaires entre les deux gares n’ayant pas été tranchée.
Une autoroute de la mer entre la Grande-Bretagne et Espagne, deux fois moins cher que la route
Le groupe Brittany Ferries met en place une autoroute de la mer entre la Grande-Bretagne et l’Espagne : soit cinq rotations hebdomadaires entre Portsmouth et Santander. Chaque ferry transporte 110 poids lourds. Grâce cette liaison, la compagnie maritime ambitionne de mettre à terme 40 000 camions par an sur ses navires, au lieu de 11 000 en 2009. Ainsi, la tonne-kilomètre (0,9 centimes d’euro par voie maritime) entre Londres et Madrid reviendrait-elle deux fois moins cher que par la route. Selon Christophe Mathieu, directeur de la stratégie du groupe Brittany Ferries, qui s’est exprimé dans un entretien à notre confrère La Tribune, le trafic annuel Madrid – Londres, estimé à 40 000 camions (à 25 tonnes l’unité), coûterait 59,2 millions d’euros, contre seulement 28,9 millions par la mer.
Le Sapsan subit la révolte des riverains
Jets de pierres, tirs de fusil, sabotage des caténaires… Vu par les riverains comme un « train pour les riches », le Sapsan, premier train à grande vitesse russe inauguré il y a quatre mois pour relier Moscou à Saint-Pétersbourg en 3 heures 45, est la cible d’actes de vandalisme. La compagnie RZD en a recensé 14. En janvier, un habitant d’un village de la région de Tver a jeté un bloc de glace, justifiant son geste comme une vengeance après avoir été renversé par le souffle du train qui roule à 250 km/h. Les riverains se disent excédés par les nuisances occasionnées et l’absence de règles de sécurité, alors que le train circule sur les voies traditionnelles, loin d’être adaptées à la grande vitesse. Ils sont également furieux de voir que plusieurs autres trains, dont l’omnibus bon marché, ont été supprimés avec la mise en circulation du Sapsan dont les billets coûtent de 115 dollars en 2de classe à 175 dollars en 1re classe.
Idom remporte les études de la LGV en Pologne
Un consortium créé par l’espagnol Ingenieria Idom a remporté l’appel d’offres sur une étude de faisabilité pour la construction de la première ligne de train à grande vitesse en Pologne, a annoncé jeudi 15 avril la compagnie PKP, citée par l’AFP. Une déception pour Systra, qui était bien placé dans la compétition. Cette étude de 49 millions de zlotys (12,7 millions d’euros) porte sur la construction d’une ligne ferroviaire en Y reliant Varsovie à Lodz (centre), puis à c (ouest) et à Wroclaw (sud-ouest), d’une longueur totale d’environ 450 km. La ligne doit permettre aux trains de rouler à 350 km/h. Sa mise en service est prévue en 2020 et son coût, estimé à 26 milliards de zlotys (6,75 milliards d’euros).
Des métros Kawasaki pour Washington
C’est le japonais Kawasaki qui fournira les prochaines voitures série 7000 du métro de Washington. Sur la commande totale de 748 voitures pour un montant de 1,48 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), la première série comprendra 364 voitures pour 765 millions de dollars (560 millions d’euros) à livrer avant mars 2016, dont 64 sont attendues pour le 1er avril 2014. Ces voitures circuleront par rame de quatre, voire huit caisses en heure de pointe.
Mise en service de la ligne rouge à Dubaï reportée à octobre
Après l’inauguration des premières stations, le 9 septembre 2009, et à la suite d’un premier report, la ligne rouge du métro de Dubaï devait être intégralement mise en service le 30 avril. Sept stations seulement ouvriront à cette date, et les 11 stations restantes ne seront desservies qu’en octobre, a annoncé le mardi 13 avril un responsable de Roads and Transport Authority (RTA), l’autorité organisatrice des transports de Dubaï, cité par Arabian Business. Soit plus d’un an après la date prévue.
Systra maître duvre des tramways du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais
Systra, avec Inexia, Eccta, Ilex et Urbanica, a été désigné maître d’œuvre de deux lignes de tramway totalisant 37 km par le syndicat mixte des transports en commun Artois-Gohelle (115 communes et 600 000 habitants). La première ligne (20 km, 30 stations) reliera les villes de Liévin, Lens et Hénin-Beaumont ; l’autre (17,4 km, 24 stations) ira de Bruay-la-Buissière à Béthune et Beuvry. Le syndicat mixte entend redynamiser ainsi l’ancien bassin minier. Le groupement a une mission de maîtrise d’œuvre générale. Systra assure la direction du projet et, avec Inexia, la partie ingénierie et système. Eccta est en charge des infrastructures et VRD, Ilex et Urbanica de la partie architecture, paysage et urbanisme. Le groupement devra définir le tracé d’ici l’automne 2010. Les travaux doivent commencer en 2011 pour une mise en service en 2014. Rappelons que Transamo a été désigné maître d’ouvrage.
Egis Rail remporte les études de faisabilité du métro léger dAmman
Egis Rail a remporté le contrat d’études de faisabilité du métro léger d’Amman, un projet de 1,2 milliard de dollars, selon Meed du 8 avril. Egis Rail va commencer les études de la première ligne, du centre d’Amman (Raghadan) à l’université de Jordan Street, pour laquelle il s’agira déjà de décider du choix d’un tramway ou d’un métro. Le projet doit être réalisé en BOT. Le ministère des Transports a invité les candidats à la concession à remettre leurs offres au troisième trimestre 2010, pour une attribution début 2011. La construction de ce réseau, qui devrait comporter trois lignes dont une pour l’aéroport, doit commencer à la fin de 2011. L’autre projet jordanien, une ligne à double voie entre Amman et Zarqa (28 km), pour un coût de 330 millions de dollars, est selon Meed retardé, le financement n’étant pas bouclé.