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Auteur/autrice : admin_lvdr

Mise en service de la ligne 2 du tram de Valenciennes
les habitants de la zone entre Valenciennes et Vieux Condé peuvent désormais profiter d’un tramway toutes les douze minutes, toute la semaine entre 5h et 22h. L’exploitation commerciale est assurée par Transvilles, la marque des transports valenciennois.
Pour présenter le nouveau réseau aux quelque 60.000 habitants potentiellement concernées par cette ligne, la première semaine d’exploitation est totalement gratuite. Des équipes stationnent aussi dans certaines gares pour répondre aux questions des voyageurs. Le week-end du 1er mars marquera la fin de cette semaine de gratuité avec une opération baptisée « Tram en fête ». Au programme : ateliers artistiques, concerts et sensibilisation à la sécurité de ces nouvelles installations.

Entretien avec Jérôme Lefebvre, directeur de la ligne B du RER
Ville, Rail & Transports. Le maire du Blanc-Mesnil, Didier Mignot porte plainte solidairement contre la SNCF, la RATP et RFF, pour discrimination territoriale, comment jugez-vous sa démarche ?
Jérôme Lefebvre. J’ai rencontré Monsieur le maire Didier Mignot il y a peu et je comprends sa démarche, il est dans son rôle. En tant que directeur de la ligne, je veux souligner les efforts qui ont été faits avec RER B Nord+, ceux qui sont faits actuellement et ceux qui sont lancés. Au Blanc-Mesnil, depuis septembre dernier, la desserte de la ville, comme celle de Drancy, a été multipliée par cinq. Avec un train toutes les trois minutes en heures de pointe. Quais rehaussés, accessibilité… la gare a été rééquipée. Et les travaux de rénovation du bâtiment voyageurs sont lancés. Ce matin (29 janvier) à l’occasion de chantier, je suis allé à la rencontre des voyageurs pour entendre ce qu’ils ont à dire.VR&T. Manifestement à la suite des derniers incidents, ils ont beaucoup à dire.
J. L. A la suite du problème survenu sur la caténaire à Aulnay le 15 janvier, et après l’enquête interne qui a permis d’en trouver la raison, une vérification caténaire de toute la partie nord de la ligne B a été réalisée. On a trouvé trois zones potentiellement fragiles, et les installations ont été modifiées. Le risque de voir se renouveler ce type de problème est éliminé. C’est un premier temps.VR&T. Que peut-on faire de plus au niveau des infrastructures ?
J. L. RER Nord B+ a consisté essentiellement à moderniser la signalisation pour renforcer la desserte. Mais concernant l’ensemble des infrastructures du nord de la ligne B, Réseau ferré de France a commencé depuis plusieurs années leur remise à niveau et nous allons continuer à le faire. Le « Plan de redressement des infrastructures en Ile-de-France » de RFF qui va démarrer en 2014 va permettre de balayer à nouveau toutes les installations caténaires de la ligne, de remplacer les composants fragiles, des isolateurs, etc. Et de renforcer sa maintenance. Côté voie, en août prochain, des travaux vont permettre un renouvellement d’une des voies en quatre semaines entre La Plaine-Stade-de-France et Aulnay.VR&T. Vous ne prévoyez pas de fermer complètement la ligne pour réaliser l’opération comme vient de le suggérer le président de la région Jean-Paul Huchon, pour des travaux plus rapides de grande ampleur ?
J. L. La programmation des grands chantiers se fait longtemps à l’avance. Le renouvellement dont je parle pour cet été est préparé depuis 2011. De même le schéma directeur du RER B Sud, qui comporte aussi des opérations sur la partie nord, a été voté par le Stif en juillet 2013. Les travaux sont déjà programmés, voire lancés comme le quai supplémentaire de Denfert qui permettra d’acheminer jusqu’à Paris (et d’emprunter les correspondances) les voyageurs en provenance du sud même si la ligne est interrompue dans Paris. On ne va pas arrêter la machine lancée. Certains travaux, comme le renouvellement de cet été peuvent d’ailleurs se faire sans avoir besoin de demander aux voyageurs de prendre des bus de remplacement, la ligne étant à quatre voies, deux restent disponibles pour les circulations quand on fait des travaux sur les deux autres. Evidemment avec des dispositions pour les voyageurs qui seront informés et guidés.VR&T. Les usagers se plaignent aussi beaucoup du matériel.
J. L. De ce côté-là, nous avons aussi deux grands chantiers en cours. D’une part, on a 120 rames MI 79 à rénover d’ici 2015 dont plus de 50 le sont déjà. On remet en service en ce moment une rame rénovée tous les 10 jours. D’autre part, on a des efforts à faire sur la maintenance. En ce moment à Massy, des personnels travaillent de nuit pour fiabiliser les matériels. Et il est planifié qu’à Mitry, un autre centre de maintenance monte en puissance et devienne une véritable annexe de l’atelier de Massy. Dans un premier temps, on va outiller Mitry pour des interventions en toiture sur les rames. Ce sera en 2015-2016. Dans un second temps, à l’horizon 2018-2020, un tour en fosse et des halls de maintenance seront créés.VR&T. Et pour la propreté des trains ?
J. L. Là aussi, on améliorera les choses à mesure de l’arrivée des matériels rénovés. Lorsque les rames sont neuves elles se salissent moins rapidement. C’est une sorte de cercle vertueux. Et pour le nettoyage intérieur, qui est confié à des sous-traitants, on est en train de changer leur cahier des charges et de renforcer le contrôle de la qualité de leurs prestations. On va aussi renforcer l’utilisation des machines à laver à Massy et Mitry-Mory.VR&T. Le percement souvent évoqué d’un second tunnel sous Paris pour supprimer le goulot d’étranglement à deux voies entre Châtelet et Gare-du-Nord épongerait 20 à 30 % de trafic.
J. L. Je n’ai pas d’élément précis mais ce que l’on peut dire, c’est que les travaux pour réaliser ce tunnel, sous Paris intra-muros, seront très longs, très chers et très compliqués. Et le raccordement à l’une des lignes RER à la sortie du tunnel nécessiterait pour le coup l’interruption totale du trafic de plusieurs mois voire d’une année complète ! De toute façon, même si on le décidait aujourd’hui on ne verra pas le bout des travaux avant 2030. Moi, mon objectif c’est d’améliorer les choses maintenant.Propos recueillis par Chantal BLANDIN

Le tram de Strasbourg s’affiche en Doré
A l’occasion de l’exposition Doré & Friends, au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg, consacrée à Gustave Doré (1832-1883), célèbre illustrateur de Strasbourg, la CTS a habillé 3 rames de tramway et la station Broglie aux couleurs de l’artiste.
Depuis 2011, la CTS utilise une partie de son parc de bus comme espaces d’expression mobiles afin de toucher un large public.Avec une trentaine de lignes de bus et 6 lignes de tramway, la CTS réalise 400 000 voyages par jour. Ce sont ainsi plus de 250 bus qui sillonnent l’agglomération.
La démarche artistique de la CTS a déjà profité à d’autres artistes : Tomi Ungerer, dessinateur et illustrateur en 2011, François Génot en 2012 et Théo van Doesburg en 2013.

Le T1 de Lyon mis en service jusqu’à Debourg
Depuis le 19 février, le tramway T1 de Lyon est prolongé jusqu’à la station Debourg . Le prolongement de 2,3 km, relie désormais le quartier Confluence à celui de Gerland en empruntant le nouveau pont Raymond Barre. Le pont réservé au tramway et ouvert aux modes doux.
Le prolongement entre Montrochet et Debourg a nécessité la création de 4 nouvelles stations : Musée des Confluences, Halle Tony Garnier, ENS Lyon et Debourg ( terminus).
Le tramway T1 de Lyon, qui s’étire sur 11,7km, compte désormais 27 stations, et accueille 94000 voyageurs par jour .

En Dordogne, la 6065 PO a retrouvé son tender
Ils sont enfin réunis ! Après dix ans de séparation forcée, l’ancienne locomotive 6065 PO et son tender se sont retrouvés grâce au travail patient des bénévoles de l’association périgourdine Meriller Vapeur 24. Le fruit de deux ans de reconstruction effectuée avec l’aide des cheminots du Technicentre SNCF et celle d’élèves d’un lycée technique de Périgueux.
C’est chose faite ! L’association Mériller Vapeur 24 (24, comme le département de la Dordogne) vient d’installer sur le rond-point de Mériller à Chamiers, à l’entrée de l’agglomération de Périgueux en Dordogne, le tender « au cul » de la loco 6065 PO, tender qui faisait défaut à cette dernière depuis une dizaine d’années. Cet indispensable complément transportait autrefois l’eau et le charbon (ou le fuel) nécessaires au fonctionnement de la locomotive à vapeur. Le 3 décembre, profitant d’une belle après-midi ensoleillée, une équipe de peintres, des bénévoles de l’association périgourdine, a entrepris de mettre en place, afin de renforcer la chaudière, les tôles préparées et préformées par le Technicentre SNCF, et d’effectuer les retouches de peinture nécessaires après la mise en place du tender. Cette opération, menée de main de maître par l’association, signe là un double anniversaire : à savoir les 100 ans de la machine à vapeur (la 6065 PO a été construite en 1913) et les dix ans de l’association Mériller Vapeur 24. Désormais, la loco a retrouvé tout son lustre d’antan, son immatriculation d’origine, 6065 PO, et son poids initial de… 116 tonnes ! Maintenant que le tender est en place sur le rond-point, les bénévoles de Mériller Vapeur 24 ont pratiquement achevé ce grand projet qui leur tenait à coeur depuis plus de dix ans. Restent les travaux d’embellissement et d’entretien qu’il faudra assurer dans l’avenir. Ce sera un nouveau chapitre de l’activité du club Mériller-Vapeur 24.
Un chantier de restauration qui a duré deux ans
La reconstruction du tender – un chantier qui a nécessité deux ans de travail – sous l’impulsion de Roger Marouby, président de l’association, a été assurée par de nombreux membres de Mériller Vapeur 24, sous la conduite technique de Serge Reix et d’Alain Gourguet. Son châssis provient d’un wagon racheté à l’association Model Rail de Saint-Étienne, tandis que sa caisse à eau a été récupérée chez un éleveur périgourdin qui s’en servait pour… abreuver ses bêtes.
Les marchepieds sont le fruit du travail des élèves du lycée technique Claveille de Périgueux.Mériller Vapeur 24 remercie vivement les nombreux donateurs de tous horizons qui ont permis cette reconstruction, ainsi que Michel Dasseux, maire de la commune, à l’origine du projet, et Jean-Pierre Roussarie, actuel maire de Coulounieix-Chamiers. Tous deux ont en effet pris une part prépondérante dans l’aboutissement du projet. L’inauguration officielle est annoncée pour le 26 avril prochain. Amateurs de patrimoine ferroviaire, c’est une date à noter sur votre agenda !Bernard CHUBILLEAU
Contact : Mériller Vapeur 24, Hôtel de Ville, avenue du Général- de-Gaulle, 24660 Coulounieix- Chamiers.
E-mail : [email protected]
Site Web : www.meriller-vapeur.frGroupement de commandes : Amiens et Caen se lancent
Le 4 février, le syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération caennaise (Viacités) et Amiens Métropole ont lancé leur première commande en commun dans la perspective de lancer un tramway en 2018 pour le premier, un an plus tard pour le second.
En mutualisant deux marchés (l’étude du design du matériel roulant d’une part, et une mission d’expertise relative à la sécurité des transports guidés d’autre part), les deux autorités organisatrices attentent des synergies et des économies.
Viacités envisage d’acheter 12 rames de 150 places et 20 rames de 210 places, tandis qu’Amiens Métropole compte acquérir 18 rames de 150 places.

RP196 : De Luxembourg à Troisvierges sur une 3000 des CFL (2de partie)
Situé au coeur de l’Europe ferroviaire, le grand-duché du Luxembourg a toujours vécu au rythme de l’interopérabilité, voyant depuis très longtemps circuler sur son réseau des matériels roulants belges, allemands et français. Nous vous emmenons aujourd’hui sur la ligne la plus longue des Chemins de fer luxembourgeois (CFL), en cabine de conduite de leurs locomotives électriques de la série 3000. Cet axe d’orientation nord-sud relie la capitale à Troisvierges, près de la frontière avec la Belgique. Vous découvrirez, en compagnie d’un mécanicien principal des CFL, les particularités de l’exploitation de ce réseau, sa signalisation spécifique, ainsi que l’itinéraire ferroviaire le plus pittoresque du pays.
Réalisation : Nello Giambi et Philippe Hérissé.
Durée : environ 25 min
Vossloh fournira 11 tramways à la ville de Gmunden en Autriche
Stern & Hafferl qui gère les tramways de Gmunden en Autriche vient de commander 11 tramways à Vossloh pour un montant de 30 millions d’euros.
Le tramway type V3 Tramlink de Vossloh, d’une longueur de 32 mètres, aura une capacité de 183 passagers .
La conception et l’assemblage de ces tramways bidirectionnels seront réalisés dans les usines Vossloh de Valence en Espagne.
Le premier tramway sera livré à Gmunden fin 2015.
Vossloh assurera également la maintenance de l’ensemble de la flotte pendant 16 ans .

La SNCF et RFF font circuler le plus long train d’Europe
L’après-midi du 18 janvier, dans le cadre du projet européen Marathon regroupant 16 partenaires, la SNCF et RFF ont fait circuler un train de 1 476 m et 3 489 tonnes entre le triage de Sibelin (au sud de Lyon) et Nîmes.
Pour cet essai, deux locomotives BB 37000 ont été mises en oeuvre, à la tête de chacun des deux trains de transport combiné qui ont été jumelés pour former le convoi record. Innovation technique : la locomotive qui se trouvait en milieu de ce double train était radiocommandée par la machine de tête en toute sécurité grâce à deux liaisons radio redondantes.
Au delà de cet essai, l’objectif est de passer à une exploitation commerciale de doubles trains de 1 050 m courant 2016. Outre l’économie de sillons, la circulation de trains plus longs doit permettre des gains de productivité et accroître ainsi l’attractivité du rail pour le fret.

Suède : deuxième jeunesse pour le SJ 2000
Face à la concurrence des nouveaux entrants, SJ, l’opérateur « historique » des chemins de fer suédois, va faire moderniser ses 36 trains pendulaires SJ 2000 pour 3,5 milliards de couronnes (400 millions d’euros).
Plus connus sous leur ancienne appellation X 2000, ces trains qui relient à 200 km/h maximum les principales villes suédoises depuis 1990 bénéficieront de nouveaux équipements techniques et aménagements intérieurs. En particulier, un contrat de 1,4 milliard de couronnes (160 millions d’euros) a été signé le 16 janvier avec ABB pour les nouveaux systèmes électriques (convertisseurs, transformateurs de traction, chargeurs, systèmes de protection des trains et d’information des voyageurs). Selon SJ, cette rénovation devrait accroître la fiabilité des trains tout en permettant des économies d’énergie de l’ordre de 10 %.
Les X 2000 ont été construits entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990 par ABB, qui venait de naître de la fusion entre le suédois Asea et le suisse Brown Boveri. Si l’ancienne activité matériel roulant d’ABB est aujourd’hui reprise par Bombardier, l’helvético-suédois continue de jouer un rôle important dans les systèmes électriques ferroviaires. En ce qui concerne le SJ 2000 rénové, la conception, l’ingénierie et la conduite de projet seront assurées par ABB Suisse à Turgi et Genève. Les principaux composants techniques seront également produits en Suisse, tandis que le montage des composants, la phase d’essai et la mise en service auront lieu chez ABB Suède. Montage et démontage seront effectués en Suède « avec un partenaire » indique ABB. Les premiers trains modernisés seront livrés en 2015. Au terme d’une phase d’essai et d’évaluation, les SJ 2000 rénovés devraient reprendre leur service entre 2016 et 2018… pour vingt ans de plus, au moins !