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Auteur/autrice : admin_lvdr
Journée du transport public 2013 : zoom sur les trajets domicile – travail
Alors que 73 % des actifs se rendent au travail en voiture selon l’Insee, la Journée du transport public du 18 septembre se donne pour mission de « convaincre des millions de salariés de passer aux transports collectifs », assure Jean-Pierre Farandou, président du GIE organisateur. En dehors de la lutte contre la congestion et la pollution, des enjeux moins connus : « de sécurité routière car 16 % des accidents mortels ont lieu en se rendant au travail ou lors de trajets professionnels, et de conditions de travail puisque c’est aussi deux accidents du travail sur trois ». Il y a enfin un discours économique à mettre en avant en temps de crise : « pour un trajet moyen de 11 km, il en coûte moins de un euro en TC et 3 euros en voiture », poursuit-il. Un déplacement sur quatre est un trajet domicile – travail, et d’après une étude du commissariat général au développement durable, six millions d’actifs pourraient facilement changer leurs habitudes. Plus de 200 collectivités participeront à cette 7e JTP (promos, jeux, rencontres…).
Les nouvelles solutions de mobilité en entreprise, c’est par ailleurs le thème de travail du tout nouveau Club de la mobilité durable fondé par Athlon Car Lease, Accenture, Carbox/Mobivia et Regus, qui vient de réaliser un baromètre selon lequel 53 % des dirigeants souhaitent favoriser les alternatives au tout-voiture.Lyon met en service le chaînon manquant entre les lignes T1 et T4
Faire une ligne de tramway de 16 km avec une nouvelle construction de 2,3 km seulement, telle est l’opération réalisée – sans magie – par le Sytral qui a mis en service, le 2 septembre, un « chaînon manquant »entre les deux lignes de tramway T1 et T4. Ce nouveau trait d’union entre les stations Jet-d’Eau-Mendès-France et Part-Dieu permet ainsi de relier Feyzin-Vénissieux à Villeurbanne – le sud au nord de l’agglomération – en passant par le plus gros pôle multimodal régional. Il permet aussi de connecter les deux pôles universitaires La Doua et l’ex-Manufacture des Tabacs.
Ce prolongement de la ligne T4 vers T1 a nécessité la construction de six ouvrages d’art sur 700 mètres à l’approche de la gare de la Part-Dieu, dont un passage en souterrain sous un bâtiment Art déco et deux ponts-cadre. Avec un coût au kilomètre (78 millions d’euros pour 2,3 km) nettement supérieur à celui du T4 (185 millions pour 9,5 km en 2009). Selon les destinations, les voyageurs gagneront entre 5 et 15 minutes sur les trajets. 6 500 voyageurs sont attendus sur T4 prolongé, en plus des 32 000 qui empruntent T4 chaque jour.Grande-Bretagne : quatre tramways Stadler de plus pour Tramlink
Stadler Pankow livrera quatre tramways Variobahn de plus au réseau Tramlink, qui dessert la banlieue sud de Londres autour de Croydon. Cette option s’ajoute à la première tranche de six tramways passée en août 2011 pour compléter le parc Tramlink d’origine, constitué de rames Bombardier CR4000. Mis en service en 2012, les Variobahn londoniens comportent cinq modules, pour une longueur de 32,37 m, une largeur de 2,65 m, 72 places assises et 134 voyageurs debout. Ce matériel autorisé à 80 km/h est construit dans l’usine berlinoise de Stadler. La nouvelle tranche doit être mise en service en 2015.

Tours : une fois inauguré, le tram affronte le quotidien
Le 31 août, pas moins de deux ministres, Manuel Valls et Marisol Touraine, ancienne députée du département, avaient fait le déplacement pour rejoindre Jean Germain, président de la communauté d’agglomération de Tours et du Syndicat des transports de l’agglomération tourangelle (Sitcat), à l’inauguration de la première ligne du réseau de tramway de Tours. Puis ce sont quelque 269 000 voyages gratuits qui ont été enregistrés le premier week-end sur cette ligne de 15 km et 29 stations, censée accueillir 54 000 voyageurs par jour. La dure réalité, ce sera à partir du 2 septembre : temps de parcours difficile à tenir (47 minutes entre les terminus en théorie, plus d’une heure en réalité), pannes électriques et problèmes de billettique, suivis d’un premier accrochage avec une automobile, dès le 4 septembre.
Ligne à grande vitesse Lyon – Turin : des travaux d’accès à l’ouvrage déclarés d’utilité publique
Un décret publié au Journal officiel le 25 août a déclaré « d’utilité publique et urgents » des travaux destinés à créer un itinéraire d’accès côté français au chantier de la future ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon – Turin.
Les travaux d’accès à l’ouvrage interviendront entre Colombier-Saugnieu (Rhône) et Chambéry (Savoie). Des aménagements localisés dans les communes savoyardes de Montmélian et Francin, et entre Avressieux et Saint-Jean-de-Maurienne seront également réalisés, précise le décret.
Par conséquent, dans ces zones, les expropriations nécessaires devront être réalisées dans un délai de quinze ans maximum. « Le maître d’ouvrage devra, s’il y a lieu, remédier aux dommages causés aux exploitations agricoles », est-il précisé.
Par ailleurs, les documents d’urbanisme d’un certain nombre de communes du Rhône, d’Isère et de Savoie ont été mis « en compatibilité » avec ce projet d’utilité publique, détaille le décret. Les maires de ces communes devront donc procéder « aux mesures de publicité prévues ».
Cette publication a aussitôt été dénoncée par les opposants au projet, notamment par la Coordination des opposants au Lyon – Turin, qui estime dans un communiqué que ce décret est « un mauvais coup porté à la démocratie et aux finances publiques, au moment où l’on sait que ce projet est inutile, que rien ne le justifie, que le déficit public est toujours plus important, comme les efforts demandés aux contribuables ». Rappelons que la ligne à grande vitesse Lyon – Turin doit permettre de raccourcir le trajet Paris – Milan à un peu plus de 4 heures, contre 7 actuellement, grâce notamment au percement d’un tunnel sous les Alpes.Participation d’Alstom au prolongement de la ligne verte du métro de Bangkok
Dans le cadre du prolongement de la ligne vert clair (Sukhumvit) du métro aérien de Bangkok, qui comptera 9 stations et 12,6 km supplémentaires d’ici 2017, Alstom a annoncé le 28 août avoir remporté un contrat de 14 millions d’euros auprès de Ch. Karnchang Public Company Limited, l’un des principaux groupes thaïlandais de conception et de maîtrise d’œuvre d’infrastructures de base. Alstom participera aux travaux de conception et de fabrication des voies et du capteur de courant du troisième rail.

RP190 : Aux commandes de Paris-Lausanne (2de partie)
Avant les TGV Ligne de coeur puis Lyria, le parcours Paris – Lausanne était assuré par des TGV Sud-Est, en livrée orange Corail d’origine, et les trains prenaient alors le nom d’EuroCity Lutetia. Nous vous convions aux commandes de l’un deux, l’EC 21 Lutetia, au départ de Paris-Lyon dans une ambiance nocturne hivernale

La catastrophe en Galice interroge la grande vitesse espagnole
En effet, l’accident est dû à une vitesse excessive (190km/h selon les premières informations), mais la cause exacte reste à définir : défaillance du conducteur de ce train Madrid – A Coruna/Ferrol et/ou mauvais fonctionnement de la signalisation, voire ennuis sur l’automotrice en cause, concernant le système de freinage?
La catastrophe s’est produite en fin d’une ligne à grande vitesse neuve avec du matériel tout récent : longue de 88 km, Ourense – Santiago a été mise en service le 10 décembre 2011, et le train qui a déraillé était une rame articulée Talgo S-730.12 (ou HSP 250), à motorisation Bombardier, un train hybride, à la fois électrique et diesel, tout juste sorti des usines du constructeur ibérique.
Les enquêtes en cours diront si, comme l’a déclaré le conducteur, « le convoi a échappé au contrôle » ou/et si la signalisation n’a pas bien fonctionné. Une précision d’importance puisque le déraillement est survenu en bout de ligne, à l’approche de Santiago, où le convoi quittait donc une section où la vitesse maximum possible est de 250 km/h, pour aborder une courbe limitée à 80 km/h, et une voie classique aménagée. Alors aussi qu’on passait du système de signalisation ERTMS 2, pour basculer sur les système espagnol Asfa (considéré comme ERTMS de niveau 1).La justice devait entendre le conducteur du train ce vendredi, qui a reconnu, selon les titres de la presse espagnole ce vendredi : « J’ai merdé ».
Cette catastrophe survient dans la région natale de Mariano Rajoy, président du conseil des ministres espagnol, laquelle est aussi celle de sa ministre des Transports, Ana Pastor. Et, il a lieu au moment où le pays met en œuvre un éclatement de Renfe le 31 juillet prochain.Equateur : un tram à APS pour Cuenca
A la tête du consortium Cita Cuenca, qui comprend également Cim, TSO et Ineo, Alstom a été sélectionné pour fournir 14 Citadis de 33 m au futur tramway de Cuenca, troisième ville équatorienne, ainsi que son électrification, l’alimentation et l’intégration de systèmes. Alstom précise que sa part s’élève à 70 millions d’euros. Prévue pour 2015, cette première ligne de tramway d’Equateur comportera 10,5 km de voie double, dont 4 km à travers le centre historique de Cuenca, et desservira 20 arrêts. Jusqu’à 120 000 voyageurs par jour sont attendus. Pour préserver le patrimoine architectural de la ville, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, la solution APS a été retenue, faisant du tram de Cuenca le premier du continent américain à bénéficier de l’alimentation par le sol développée par Alstom. Ce projet, qui fournira du travail aux sites Alstom de La Rochelle, Ornans, Vitrolles et Saint-Ouen, est financé principalement par le Trésor public français au travers du programme de prêts RPE (réserve pays émergents).
Le père du TGV chinois condamné à mort
Après un procès à grande vitesse, le verdict tombe. Liu Zhijun, ancien ministre des chemins de fer chinois, à l’origine des TGV en Chine est condamné à mort pour corruption avec privation de ses biens et de ses droits politiques. L’ex-ministre touchait une commission sur chaque kilomètre de LGV posé. En tout, il a réussi à mettre de côté 84 millions d’euros, soit 4 % du montant des contrats qu’il avait signé. La chute de Liu Zhijun avait commencé en juillet 2011, après un accident entre deux TGV, à Wenzhou, qui avait tué 40 personnes.