Votre panier est actuellement vide !
Auteur/autrice : admin_lvdr

A Lille, carte unique et post-paiement en juin
«Il s’agit d’une révolution, le système est unique en France, 30 ans après le VAL, nous pouvons nous réjouir d’être encore à la pointe en matière de service aux usagers. » Martine Aubry n’a pas boudé son plaisir en annonçant le lancement tant attendu de la billettique sans contact pour les transports en commun lillois. A partir du 25 juin, l’ensemble des voyageurs, qu’ils soient abonnés, usagers occasionnels ou touristes de passage, pourront voyager avec une seule carte. Pass Pass sera valable pour l’ensemble des modes de transports : le métro, le bus, le tramway, le TER, les cars Arc en Ciel, les V’Lille et les réseaux d’autopartage. A la différence du pass Navigo parisien, pas aussi multimodal. La bascule est par ailleurs totale, les tickets de métro disparaîtront dès la fin juin. Le service offre une certaine souplesse. Les usagers réguliers et les abonnés disposeront de leur carte personnelle. Une carte non personnalisée a aussi été imaginée, notamment pour les familles ou des gens accueillant des non lillois en déplacement. Pour plus de facilité, les abonnements pourront désormais être glissants, et démarrer n’importe quel jour du mois. La formule « Liberté » permettra à des utilisateurs occasionnels de payer leurs déplacements le mois suivant, le système appliquant la tarification la moins chère. Exemple : au bout de 10 trajets uniques, le tarif du carnet sera appliqué. La carte sera disponible et rechargeable dans le métro, les bus et sur Internet. « Ce sera très simple pour l’utilisateur, mais la complexité technologique est inouïe », a ajouté Eric Quiquet, vice-président aux transports de Lille Métropole. 120 000 personnes se seraient déjà inscrites pour obtenir leur carte. Et pour cause, le service était initialement prévu pour septembre 2012. Un retard expliqué par la difficulté d’intégrer l’ensemble des systèmes informatiques concernés, qui coûtera à Parkeon, le prestataire, 320 000 euros de pénalités. Porté en intégralité par Lille Métropole Communauté urbaine, l’investissement, à l’origine estimé à 27 millions d’euros, a été ramené à 21 millions d’euros.
M. R.
Lyon – Turin : des opposants portent plainte pour préjudice à l’intérêt public
Des opposants au projet de TGV Lyon – Turin ont porté plainte contre X auprès du parquet de Paris après la divulgation dans les médias italiens de l’estimation du montant du creusement d’une partie du tunnel transfrontalier avant même l’appel d’offres. Selon eux, deux articles dans des médias italiens, publiés en avril 2012 lors d’une présentation de la galerie de reconnaissance au ministère des Infrastructures italien, font mention d’un ouvrage dont le montant est estimé à 450 millions d’euros. Huit mois plus tard, le 22 décembre 2012, est publié l’appel d’offres de cette descenderie dite de Saint-Martin-la-Porte, qui évalue les travaux entre 250 et 500 millions d’euros.
Cette révélation « empêche le libre fonctionnement de la concurrence et fait obstacle à ce que les offres financières proposées par les candidats soient tirées vers le bas », estiment les auteurs de la plainte.Eurostar : une nouvelle liaison expérimentale de Londres à Aix-en-Provence
Eurostar, la compagnie ferroviaire qui relie à grande vitesse le continent au Royaume-Uni via le tunnel sous la Manche, mise sur l’extension de ses services pour se développer. Elle va lancer le 4 mai une liaison expérimentale entre Londres – Lyon-Part-Dieu – Avignon-TGV et Aix-en-Provence. Chaque samedi jusqu’au 29 juin, un Eurostar doit circuler dans chaque sens. Si le test est positif, une nouvelle liaison sera lancée en 2015. Les trains mettront 4 h 43 entre Londres et Lyon et près de six heures pour le retour. Cette différence s’explique par les contraintes de contrôles : si dans le sens Angleterre – continent, les formalités d’enregistrement et de contrôles de sûreté et d’immigration se font une fois pour toutes à Londres en gare de Saint Pancras, il n’en va pas de même dans l’autre sens où les voyageurs peuvent embarquer dans plusieurs gares françaises qui ne sont pas toutes dotées d’installations propres à procéder à ces contrôles. Un arrêt technique de 90 minutes est donc prévu à Lille-Europe équipée d’un terminal de contrôle.
Inde : Thales fournira le service d’information-voyageurs du nouveau métro de Jaipur
Thales a annoncé le 23 mars avoir signé un contrat avec Delhi Metro Rail Corporation, l’entreprise qui construit actuellement le métro de Jaipur (Rajasthan), pour la fourniture d’un système d’information-voyageurs sur les quais, dans les voitures et aux correspondances. Un système de messages sonores sera également mis en place. Ce service a déjà été déployé par le groupe français dans le métro de Delhi. La première ligne de métro de la « Ville rose » sera longue de 12 km et reliera Mansarovar, une localité du sud-ouest de la ville, à Badi Chaupar, dans les murs du Jaipur historique, et desservira 11 stations, dont 8 aériennes et 3 souterraines. La mise en service est prévue cette année.

Gare : le lifting de Lille-Flandres
La deuxième gare de province fait sa mue. Gares & Connexions veut la rendre encore plus accessible aux voyageurs et passants qui la fréquentent, et la doter de services et boutiques du quotidien. Trente mois de travaux sont prévus, pour un coût de 18 millions d’euros.
Lille-Flandres, deuxième gare de province (21 millions de voyageurs par an), est aussi l’un des emblèmes de Lille avec sa façade néoclassique – l’ancienne de la gare du Nord qui fut remontée à Lille en 1867 – et ses jets d’eau. La SNCF y a lancé début avril une rénovation en profondeur des quais et des commerces. Objectif : faire de cette gare devenue vieillotte et peu fonctionnelle un espace optimisé, dédié aux voyageurs et aux services. Les travaux dureront trente mois et coûteront 18 millions d’euros. « On avait une gare aux espaces mal utilisés. Dans le nouveau plan de la gare, on n’a gardé que ce qui a un lien direct avec le client », soutient Jérôme Bodel, directeur de projet à Gares & Connexions. De ce fait, des services « administratifs » sortent de Lille-Flandres, faisant place nette pour de nouvelles boutiques et services : des boutiques du quotidien (DAB, Relais, boulangeries, restauration rapide, mobilité urbaine), un laboratoire d’analyses médicales. Dans la mesure où 61 % des clients de la gare sont des pendulaires, les services doivent être placés « dans les flux » et rendus visibles. « Le temps de transaction pour un navetteur, c’est 10 à 15 minutes grand maximum » insiste Jérôme Bodel. Dans les étages de la gare, 1 300 m2 d’espaces de la moitié du XIXe, en pleine décrépitude, sont confiés à Regus qui y installera, après réhabilitation, un centre d’affaires avec des locations de surfaces de bureaux. La disparition de l’un des Relais permet de mieux connecter la gare à la place des Buisses, « le barycentre de Lille-Flandres », où se trouvent VLS, taxis, bus et entrée de métro. « On va faire entrer de la lumière dans la gare, il faut que l’on puisse voir des trains dans la ville et la ville depuis les trains », indique Jérôme Bodel. En plus des voyageurs, il y a également 5 millions de personnes qui traversent la gare chaque année. Plutôt que de lutter contre cette tendance, Gare & Connexions veut créer un véritable axe traversant, accessible et logique. « La gare, c’est aussi un lieu de vie », soutient Odile Fagot, directrice régionale SNCF Nord-Pas-de-Calais.
Ces travaux à l’intérieur de la gare coïncident avec la dernière phase d’aménagement des voies situées en avant-gare de Lille-Flandres (53 millions d’euros), pilotée par RFF. Les aménagements effectués en 2013 (nouveaux aiguillages, signalisation, caténaire et équipements de contrôle-commande du poste d’aiguillage) permettront d’offrir une capacité d’accueil supplémentaire de 30 %. Ils porteront sur les circulations en provenance d’Hazebrouck, soit 27 % du trafic de la gare.
Parallèlement, les 7 voies à quai de la gare annexe (côté parvis Willy-Brandt) seront renouvelées et les quais refaits, ce qui nécessitera une fermeture estivale de la gare annexe (1er juillet-25 août). Pour l’occasion, les deux maîtres d’ouvrage partageront leur communication sur le projet, qui s’étalera sur les palissades de Lille-Flandres. « On veut raconter une histoire commune », indique Odile Fagot.Guillaume LEBORGNE
TCSP : Douai demande à APTS de rembourser trois millions d’euros
Trop c’est trop, la guerre est déclarée. Lassé de l’incapacité du constructeur APTS à proposer une technique de radioguidage de son tramway Eveole, le SMTD lui avait laissé jusqu’au 30 mars pour trouver l’origine des pannes, réparer les rames et proposer une solution fiable. Après avoir constaté l’absence d’approbation de la procédure par l’expert sécurité Certifer, le syndicat mixte demande désormais à APTS de lui rembourser la somme de trois millions d’euros, qui était subordonnée à cette étape pour poursuivre les recherches. En parallèle, il a officiellement mis en demeure le constructeur de remplir ses obligations contractuelles, avant d’engager des poursuites.
Ansaldo STS et Cofely Ineo remportent le contrat de la signalisation de la LGV Tanger – Kénitra
L’ONCF a confié au consortium Ansaldo STS France-Cofely Ineo (GDF Suez) la conception et la réalisation de la signalisation ferroviaire, des télécommunications et du poste de commande centralisé de la future ligne à grande vitesse de 185 km entre Tanger et Kénitra. Dans le cadre du contrat, chiffré à 120 millions d’euros, Ansaldo STS France, chef de file du consortium, couvrira toutes les phases de mise en œuvre de la signalisation, de la conception à l’intégration et la mise en service, tout en fournissant les équipements de télécommunication, les postes d’enclenchements informatisés de nouvelle génération, les circuits de voies, l’ERTMS niveaux 1 et 2, ainsi que le poste de commande centralisé localisé à Rabat. Cofely Ineo, intégrateur de solutions de signalisation ferroviaire, déploiera les équipements en ligne et réalisera l’alimentation électrique et les artères câblées. Les deux entreprises « noueront, suivant leur domaine respectif, des partenariats industriels locaux afin d’organiser et d’assurer la transmission des savoir-faire et des connaissances nécessaires au développement des compétences et à la professionnalisation de la filière dans le domaine de la grande vitesse ».
Maroc : Colas Rail et Egis Rail remportent le contrat de conception-construction de la LGV Tanger – Kénitra
Colas Rail a annoncé avoir remporté, avec sa filiale Colas Rail Maroc et en groupement avec Egis Rail, le contrat de conception-construction de la ligne à grande vitesse entre Tanger et Kénitra, soit 185 km de double voie dont la mise en service est prévue au premier semestre 2016. Les travaux de construction, qui se dérouleront sur 42 mois, concernent les voies ferrées (études et travaux), les caténaires et deux bases travaux (études, fournitures et travaux). Le montant total du contrat s’élève à 136 millions d’euros, dont 124 millions d’euros pour Colas Rail et sa filiale. Le groupe précise que ce contrat marocain représente « un nouveau succès commercial dans la zone Mena (Afrique du Nord et Moyen-Orient) » après le chantier du métro du Caire, la construction des tramways de Rabat et Casablanca et l’obtention fin 2012 du contrat d’extension du métro d’Alger, puis début 2013 du Réseau Ferroviaire Rapide de Tunis.

RP186 : Aux commandes de l’Eurostar Paris-Londres (2de partie)
Ce reportage à bord de l’Eurostar en cabine de conduite nous mènera de Paris-Gare-du-Nord à Londres Waterloo à une époque où seul le parcours français s’effectuait sur LGV, en l’occurrence la LGV Nord.
Dans cette seconde partie, nous pénétrons dans le Tunnel à Calais pour en ressortir côté britannique et effectuer sur voie classique avec troisième rail le trajet qui nous conduira jusqu’au coeur de Londres.
Durée : 25 min.
RP185 : Aux commandes de l’Eurostar Paris-Londres (1re partie)
Ce reportage à bord de l’Eurostar en cabine de conduite nous mènera de Paris-Gare-du-Nord à Londres Waterloo à une époque où seul le parcours français s’effectuait sur LGV, en l’occurrence la LGV Nord. Cette première partie s’arrête à l’entrée du tunnel sous la Manche.