Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Tramway : à Nice, la ligne 2 sera conforme au projet

    Las des recours de tous bords, des opposants qui parlent de référendum ou de BHNS, le 12 mars, le maire (UMP) de Nice a mis les choses au point. Christian Estrosi confirme que la ligne est – ouest de tramway, reliant l’aéroport au centre administratif et au centre-ville, puis au port en phase 2, soit 11,3 km et 650 millions d’euros, se fera conformément à la DUP. Il réaffirme aussi l’intérêt des deux stations souterraines, permettant un gain de temps de 15 minutes et un moindre « péril pour le tissu économique local qui se remet à peine de cinq années de travaux ». Le maire assure enfin que ce projet, qui doit transporter 80 000 voyageurs dès 2017, est financé (150 millions d’euros de subventions, 500 millions d’euros de prêts).

  • Kazakhstan : Systra chargée des études en vue du TGV Almaty – Astana

    Le président du Kazakhstan voit les choses en grand. En vue de l’exposition universelle de 2017, il espère avoir inauguré une ligne à grande vitesse de 1 000 km entre l’ancienne et la nouvelle capitale, son pays Astana et Almaty. Systra a remporté un contrat pour la supervision des études et de la construction auprès des chemins de fer Kazakhes (KTZ). « Cette liaison à grande vitesse d’une longueur totale de 1 000 km effectuée à 250 km/h traversera une zone de steppe désertique de plus de 500 km soumise à des conditions climatiques extrêmes pouvant enregistrer des variations de température de 75° entre l’été et l’hiver. Le tracé comporte le franchissement du lac Balkhash via un ouvrage d’art d’une longueur de 10 km », indique Systra dans son communiqué. L’autre challenge réside dans les délais très courts (4 ans) pour mener à bien un tel projet. De tels délais pour la construction d’une LGV n’ont à ce jour pas été observés ailleurs qu’en Chine. De mauvais augure pour les industriels européens ?

  • L’Underground fête ses 150 ans

    L’Underground fête ses 150 ans

    Le plus vieux métro du monde, celui  de Londres, a eu 150 ans en janvier. Et toute l’année 2013 sera consacrée à fêter dignement ce sesquicentenaire qui n’arrête jamais de se renouveler.  En commençant par un parcours à vapeur en souterrain, le 13 janvier.

    C’est le 9 janvier 1863 que le premier tronçon de chemin de fer souterrain – « Underground » en anglais – a ouvert à Londres, entre Paddington et Farringdon. Cent cinquante ans et quatre jours (pour que ça tombe un dimanche) plus tard, un train spécial remorqué par la locomotive à vapeur n° 1 du Metropolitan Railway a parcouru à nouveau ce premier tronçon. Car oui, le métro de Londres était à vapeur à ses tout débuts ! Et à cette époque, il était même à double écartement : voie normale et voie large « de Brunel », alors en vigueur entre la gare londonienne de Paddington et l’ouest de l’Angleterre.

    Sub-Surface

    En effet, avant de devenir le premier tronçon du plus ancien réseau de métro au monde, ce chemin de fer souterrain avait été construit pour prolonger vers le cœur de Londres les différents réseaux ferrés au nord du centre-ville, qui butaient sur les gares en cul-de-sac. C’est pourquoi cette première ligne « métropolitaine » a été construite au gabarit « chemin de fer ».
    C’est ainsi qu’est né un premier réseau de lignes souterraines à grand gabarit, construites selon des normes proches de celles des chemins de fer britanniques, à ceci près que leur alimentation électrique, installée au début du XXe siècle, est assurée par deux rails : l’un latéral et l’autre entre les rails de roulement. Le gabarit y est par conséquent assez généreux (du moins pour un métro européen) ; de plus, leurs plateformes à deux voies sont établies à quelques mètres sous le niveau de la rue, assez souvent à l’air libre (par exemple au passage des cours entre immeubles). Ce dernier point était très utile du temps de la vapeur ! Ces lignes (Metropolitan, District, Circle, Hammersmith & City) sont aujourd’hui désignées Sub-Surface, c’est-à-dire « sous surface ».


    Tube

    Une autre catégorie de chemin de fer souterrain est apparue à Londres en 1890 : le Tube qui, à la différence des lignes Sub-Surface, a toujours été électrique, ce qui a permis son forage à grande profondeur, dans des couches d’argile stables, sous forme de deux tunnels à voie unique de section circulaire. Le diamètre de ces tunnels (3,66 m) est plutôt étriqué, mais il était encore moindre sur la première ligne souterraine à grande profondeur, aujourd’hui un des itinéraires de la Northern Line, à tel point que les tunnels de 1890 ont été reconstruits en 1924 au même gabarit que pour les autres lignes de Tube réalisées entre-temps. Reste que le gabarit du matériel roulant sur ces lignes est inférieur à celui des rames Sub-Surface, surtout en hauteur. Mais les deux types de matériel partagent le même type d’électrification à troisième et quatrième rail, ce qui a permis de mettre en service des rames de Tube sur les prolongements en banlieue à grand gabarit. Stricto sensu, les lignes de Tube sont Northern, Waterloo & City (qui a longtemps appartenu aux Chemins de fer), Central, Bakerloo, Piccadilly, Victoria et Jubilee. Mais on a pris l’habitude de surnommer « Tube » toutes les lignes du métro de Londres, dont l’appellation correcte reste « Underground ». D’où l’appellation « Deep Tube » parfois utilisée pour distinguer les lignes forées en profondeur.

    … et les autres

    Ces dernières décennies, Londres s’est enrichi de deux nouvelles catégories de « métros », qui ne font toutefois pas partie du réseau « Underground ».
    La première est le métro automatique des Docklands (Docklands Light Railway, DLR), dont les premiers tronçons ont été inaugurés en 1987, et l’Overground (« aérien »), lancé en novembre 2006 et qui fait le tour de Londres depuis décembre dernier. L’infrastructure d’une ancienne ligne de métro, l’East London Line, a été réutilisée par l’Overground pour traverser l’est de Londres et passer sous la Tamise, infrastructure qui était à l’origine un chemin de fer empruntant un ancien tunnel piétonnier. La frontière entre métro et « grand » chemin de fer reste mouvante à Londres !

    Patrick LAVAL

  • Tunisie : le projet de tramway à Sfax prend tournure

    « Une première ébauche de l’étude de faisabilité sur le tramway de Sfax, financée par la Banque européenne d’investissement, a été diffusée aux acteurs publics, au gouvernorat et à la municipalité il y a une quinzaine de jours », assure un opérateur économique de cette ville située à 270 kilomètres au sud-est de Tunis, dans un article du Moci. La première phase – un tronçon de 25 kilomètres entre la localité de Sidi Salah et l’aéroport – serait achevée pour une inauguration en 2019. La deuxième phase, d’une longueur équivalente à partir de la localité de Sidi Mansour, serait, quant à elle, terminée pour une ouverture prévue en 2028.

    F. P.
     

  • Appel d’offres géant pour le métro de Moscou

    Le métro de Moscou s’apprête à lancer pour la première fois un appel d’offres géant ouvert aux sociétés étrangères pour la fourniture et l’entretien de rames, a annoncé le maire de la capitale russe, Sergueï Sobianine, dans un entretien au journal Vedomosti. Selon le quotidien russe des affaires, l’appel d’offres doit avoir lieu cette année et pourrait représenter environ 10 milliards d’euros, divisés en trois lots. « Alors que jusqu’a présent nous devons acheter nos rames auprès d’un seul fournisseur, Transmashholding, il s’agira cette fois d’un appel d’offres international, auquel pourront participer tous les principaux constructeurs de trains, a expliqué le maire de Moscou. Nous n’achèterons pas que les rames, mais aussi les services [la maintenance, ndlr] pour toute leur durée de vie. » La durée du contrat est estimée à trente ans. C’est la construction de nouvelles lignes qui permet la mise en service de trains de nouveaux types. Selon Vedomosti, 4 800 wagons sont exploités sur le réseau moscovite, dont la longueur doit passer de 314 km à 450 km d’ici à 2021.

  • Suisse : une pétition pour le maintien du TGV Paris – Berne

    Une pétition franco-suisse de plus de 13 000 signatures pour le maintien de la liaison TGV Paris – Berne devait être remise aux autorités suisses le 1er mars. La société Lyria qui l’exploite doit décider en mars de l’éventuelle suppression de cette unique liaison TGV quotidienne avec Paris.

  • Malaisie-Singapour : accord sur une liaison à grande vitesse

    A l’issue de leur rencontre bilatérale qui s’est tenue le 19 février, les Premiers ministres de la Malaisie et de Singapour ont signé un accord sur la construction d’une ligne à grande vitesse entre Kuala Lumpur et Singapour. Aujourd’hui, le trajet entre la capitale malaisienne et la cité-Etat, assuré par les trains KTMB, prend entre 6 et 7 heures pour parcourir les 374 kilomètres qui séparent la gare de Kuala Lumpur Sentral à la frontière singapourienne. La première phase des travaux reliera la ville de Johor Bahru, en Malaisie, à Singapour. Aucune précision n’a été fournie sur le financement d’un tel projet.    

  • C’est le futur tramway de Besançon

    C’est le futur tramway de Besançon

    Il y a eu la maquette à l’automne 2011. Voici maintenant le tramway de Besançon pour de vrai, dans l’usine CAF (CFD) de Bagnères-de-Bigorre où il est assemblé. Au total, 19 véhicules de trois modules doivent entrer en service en décembre 2014. Le premier élément est attendu à Besançon dès juin prochain.

  • Lisbonne pratique

    Lisbonne pratique

    Formalités d’entrée au Portugal

    Carte d’identité en cours de validité.

    Y aller

    Train :
    http://www.raildude.com/fr/

    Compagnies aériennes
    – Tap
    http://www.flytap.com/France/fr/PageDAccueil
    Tél. : 0820 319 320

    – Air France
    http://www.airfrance.com/indexCOM.html
    Tél. : 36 54 (0,34 €/minute)

    – EasyJet
    http://www.easyjet.com/fr

    Se déplacer

    La carte Viva Viagem est une bonne solution pour se déplacer dans Lisbonne à moindre coût. Pratique, cette carte de transport est rechargeable. Si vous devez beaucoup utiliser les transports en commun, préférez le forfait à la journée (4,60 euros). La nuit ou pour certains trajets, le taxi est une bonne option (entre 3 et 6 euros la course dans le centre de la ville).

    Se loger

    Si vous êtes plusieurs, la location d’un appartement permet d’amortir les coûts. Sinon, il existe tous types d’hébergements, du plus simple au plus luxueux.
    Parmi ceux-ci, nous pouvons citer le Bairro Alto Hotel (www.bairroaltohotel.com/fr/ – Tél. : (351) 21 340 82 88). À défaut de pouvoir vous y offrir une chambre, n’hésitez pas à aller boire un verre sur la terrasse et profiter de la magnifique vue sur la ville et sur le Tage. L’office du tourisme peut vous fournir de nombreuses adresses dans tous les quartiers de la ville.

    Se restaurer

    Les plaisirs de la table sont partout à Lisbonne. Tout d’abord, les Portugais sont les plus gros consommateurs d’Europe de produits de la mer, notamment avec deux poissons « stars » : la sardine et la bacalhau (morue) dont la légende veut qu’il existe 365 façons de la cuisiner.
    Attention, les portions ici sont imposantes. Souvent une demi-portion vous suffira. En plus des économies réalisées, vous éviterez de laisser la moitié de votre assiette. Parmi les spécialités locales à essayer, l’étonnant porco à alentejana (porc aux palourdes) est un vrai délice. Au rayon sucreries, ne partez surtout pas de la ville sans avoir goûté les fameux pasteis de nata, leg d’un des nombreux monastères de Belém. Ils sont excellents dans cette institution : Pasteis de Belém (Rua de Belém, 84). Passez la queue pour la vente à emporter et trouver une place dans une des grandes salles du restaurant.

    Se renseigner

    Office du tourisme du Portugal
    http://www.visitportugal.com/Cultures/fr-FR/default.html

    Turismo de Portugal, I.P.
    Rua Ivone Silva, Lote 6, 1050-124 Lisbonne
    Tél. : +351 211 140 200 – Fax : +351 217 810 009

    Office du tourisme de Lisbonne
    http://www.visitlisboa.com/Home_FR.aspx?lang=fr-FR

    Turismo de Lisboa
    Visitors & Convention Bureau
    Rua do Arsenal, 23
    1100-038 Lisboa
    Tél. : (351) 210 312 700
    http://www.portugalmania.com/

    Guides touristiques

    • Cheap & Chic – Lisbonne à petits prix. En Voyage Éditions (2012).
    • Lonely Planet – Lisbonne en quelques jours (2009).
    • Guide du Routard – Lisbonne (édition 2013).

    Le fado, la bande originale de Lisbonne

    Le fado est à Lisbonne ce que le tango est à Buenos Aires ou le flamenco à Séville : une musique reflet de l’âme de la ville. Le mot fado est d’étymologie latine (fatum, le destin). À croire que le destin était bien sombre dans les quartiers populaires de Lisbonne où cette musique est née dans la première moitié du XIXe siècle. Le fado est indissociable du concept de saudade, difficilement traduisible, mais qui regroupe la nostalgie, la mélancolie, le manque, mais également une rêverie joyeuse. La complainte du fadista (le chanteur de fado) est accompagnée par deux musiciens à la guitare portugaise à douze cordes. Si vous désirez écouter du fado, rendez-vous dans une casa de fado. Vous pouvez notamment essayer le week-end cette adresse du quartier de Graça : Tasca do Jaime (Rua da Graça, 91). L’écrivain José Saramago affirmait : « Lisbonne n’est qu’un grand silence qui murmure ». Alors ce murmure est un chant de fado.

  • Préserver le patrimoine de Raoul Mesnier du Ponsard

    Préserver le patrimoine de Raoul Mesnier du Ponsard

    L’ingénieur Raoul Mesnier du Ponsard est né à Porto de parents français et fut un élève de Gustave Eiffel. Il a rejoint le panthéon des bâtisseurs de Lisbonne grâce à l’imposant Elevador Santa Justa. Il a également conçu les funiculaires de Lavra, Gloria et Bica toujours en activité ainsi que deux ascenseurs, Biblioteca et Chiado, et trois funiculaires Estrela, Graça et São Sebastião, aujourd’hui disparus. En 2002, afin d’éviter de perdre ce qu’il restait de ce patrimoine, les trois derniers funiculaires qui fonctionnent encore, ainsi que l’ascenseur de Santa Justa, ont été classés par le gouvernement portugais Monuments nationaux. Il appartient ainsi à la société Carris qui gère également les tramways et les bus de la ville de préserver le caractère historique de ces modes de transport atypiques.