Auteur/autrice : admin_lvdr

  • « La Douce » de Schuiten

    « La Douce » de Schuiten

    Alors que les eaux montent inexorablement et que les vols de métaux se multiplient, l’Entreprise des Transports Publics a décidé de remplacer le chemin de fer, dont les trains à vapeur sont de plus en plus souvent bloqués, par des téléphériques. Après 30 ans aux commandes de la 12.004, alias « La Douce », le mécanicien Léon Van Bel ne veut pas voir disparaître sa machine et ira jusqu’au bout du monde pour la sauver, aidé par Elya, la belle et mystérieuse voleuse de métaux… Voici le point de départ de la nouvelle bande dessinée La Douce, que les éditions Casterman mettront en vente le 18 avril. Une somptueuse histoire en noir et blanc, dont les thèmes et les décors rappellent immanquablement les autres albums dessinés par François Schuiten. Pourtant, La Douce ne s’inscrit pas dans la série des Cités Obscures. Car ce nouvel album a une histoire particulière, liée à la réalisation du futur Musée national des chemins de fer belges dont Schuiten assurera également la scénographie. Un musée dont la star sera la « type 12 » de la SNCB, une locomotive aérodynamique qui assurait en 1939 la relation la plus rapide du monde avec une moyenne frôlant les 130 km/h entre Bruxelles et Ostende. C’est la 12.004, dernière survivante des « type 12 », qui a servi de modèle à La Douce et que l’on pourra retrouver en 3D sur son propre site Internet. Grâce à la réalité augmentée, le lecteur verra même cette locomotive sortir littéralement de sa rotonde sur l’écran de son ordinateur ! Pour le lancement de cette bande dessinée ferroviaire qui fera date, La Vie du Rail s’est rendue à Schaerbeek, à deux pas du futur site du musée ferroviaire belge, pour un entretien avec François Schuiten.

  • Coupes sévères dans les organismes ferroviaires en Espagne

    En plus de la restructuration de Renfe et de la libéralisation du marché ferroviaire pour 2013, le gouvernement espagnol a entamé un programme de suppressions d’organismes pour faire des économies de structures. Ainsi au 1er janvier 2013 Feve et ses voies métriques seront intégrées dans Renfe et Adif, les filiales spécialisées dans le fret créées en 2011 seront dissoutes, Contren (multimodal) étant fusionnée avec Pecovasa (véhicules). Enfin, les diverses sociétés de maintenance montées avec les constructeurs sont vouées au même sort, par exemple Tarvia partagée avec Talgo ou Irvia avec Alstom.

  • Europorte remporte l’appel d’offres lancé par Bordeaux Port Atlantique

    Le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) a choisi Europorte (Socorail), filiale de fret ferroviaire d’Eurotunnel, pour assurer la gestion, l’exploitation et la maintenance de son réseau ferré pour une durée de 8 ans.


    Le port de Bordeaux, situé sur le plus vaste estuaire d’Europe, bénéficie d’une situation privilégiée, au coeur de la façade Atlantique. Acteur du développement et de l’aménagement du territoire, le port dispose de 7 terminaux portuaires, dont deux comprenant des infrastructures ferroviaires : Bassens et le Verdon. Le site de Bassens comprend 10,24 km de voies ferrées, et 25 appareils de voie. Le site du Verdon, quant à lui, comprend 11 km de voies ferrées, et 14 appareils de voie, soit au total plus de 20 km de voies. Le Grand Port Maritime de Bordeaux bénéficiera d’une équipe dédiée. Ce partenariat lui permettra de connaître en temps réel les informations sur l’utilisation de ses voies et sur l’état de son réseau. Europorte a déjà remporté l’appel d’offres lancé par le Port de Dunkerque, celui du Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire ainsi que ceux des Grands Ports Maritimes du Havre et de Rouen et celui des Ports de Paris.

  • Maroc : RATP Dev signe pour l’exploitation du tramway de Casablanca

    Maroc : RATP Dev signe pour l’exploitation du tramway de Casablanca

    En présence de la ministre du Commerce extérieur française Nicole Bricq, le contrat confiant l’exploitation du tramway de Casablanca au groupement franco-marocain Casa-Tram, dont RATP Dev est l’opérateur industriel, a été signé le 13 juillet. « Nous sommes pour la colocalisation et une réciprocité qui définit un partenariat gagnant – gagnant et un partenariat équilibré le plus possible », a précisé à cette occasion la ministre à l’AFP. Une première ligne de ce tram, longue de 30 km, doit être inaugurée le 12 décembre prochain. D’ici là vont s’effectuer le recrutement local et la formation de 670 salariés, puis les essais techniques et la marche à blanc. Ce tram vise à permettre de désengorger la circulation dans cette ville de près de cinq millions d’habitants.

  • Etats-Unis : RATP Dev va lancer le tram à Washington

    RATP Dev, avec le soutien de sa filiale McDonald Transit Associates, a remporté l’appel d’offres pour l’exploitation et la maintenance de la première ligne de tramway de Washington DC, capitale fédérale des Etats-Unis. Comme l’a annoncé le groupe le 12 juillet, il a remporté l’appel d’offres lancé par DDOT, District of Columbia Department of Transportation. Cela permet à RATP Dev, déjà présent dans quinze Etats sur des activités de bus aux Etats-Unis, d’y renforcer ses positions tout en diversifiant ses activités. L’exploitation et la maintenance de la ligne seront assurées par une filiale spécialement créée, RDMT (RATP Dev McDonald Transit).
    Cette première ligne du tramway de Washington qui devrait être mise en service avant la fin 2013 est courte, 3,25 km et sept stations pour desservir le nord-est de la ville. Toutefois, elle constitue la première ligne d’un réseau appelé à se développer très fortement dans les prochaines années. Il doit, selon ses promoteurs du DDOT, devenir un maillon essentiel des transports urbains à Washington. Mathieu Dunant, directeur général de RATP Dev America, souligne que « c’est l’une des premières fois qu’une autorité organisatrice américaine décide de confier à un opérateur privé l’exploitation de son tramway. Cela constitue une très grande marque de confiance pour RATP Dev ». 
     

  • Le déclin programmé  des voitures Corail

    Le déclin programmé des voitures Corail

    Plus d’infos et de
    légende dans le magazine Rail Passion numéro 177, ou bien dans notre dossier
    en ligne à consulter ici(

  • Le Panoramique des Dômes  au sommet

    Le Panoramique des Dômes au sommet

    C’est parti ! Le tout nouveau train à crémaillère qui gravit en colimaçon les pentes du puy de Dôme est désormais en service. Justement baptisé Panoramique des Dômes, il permet l’ascension, en 15 min seulement, du plus célèbre volcan auvergnat. Quelque pas de plus, et les visiteurs se retrouvent bientôt au sommet, à 1 465 m d’altitude… Si les premiers voyageurs, tout comme les millions d’autres qui suivront, ne se montrent guère sensibles à l’exploit technique que représente ce train, ils n’en sont pas moins émerveillés par la beauté exceptionnelle des paysages, au cœur du Parc naturel des volcans d’Auvergne. Avec le Panoramique des Dômes, le chemin de fer retrouve ici ses droits, après une longue parenthèse de 87 ans (voir encadré page 16). Finie l’invasion automobile, place à un mode de transport qui apporte tranquillité, sécurité, en respectant son environnement.
    Le puy de Dôme est le sixième site naturel qui a reçu, le 15 janvier 2008, le label Grand Site de France. Ce dernier récompense les efforts entrepris par le conseil général depuis une dizaine d’années pour réaliser une série d’aménagements visant à améliorer l’attractivité du site été comme hiver. Avec
    380 000 visiteurs par an, chiffre en progression constante, le puy de Dôme arrive en 10e position parmi les sites naturels les plus visités de France, générant pour le département des retombées économiques à hauteur de 89 millions d’euros.
    Avec des déclivités atteignant les 16,5 %, la route qui accédait au sommet était la plus pentue du département. Recensée par l’État comme route « à risques », elle ne pouvait plus assurer l’ascension des touristes en garantissant une sécurité optimale. C’est pourquoi, dès le 9 août 2007, le conseil général avait dû l’interdire aux caravanes et autocars transportant plus de 19 voyageurs (exception faite de ceux convoyant des PMR). Cette décision intervenait après le drame de Vizille (Isère), où un car de touristes polonais était tombé dans un ravin en juillet 2007 alors qu’il circulait sur une route de même catégorie… C’est l’aspect de la sécurité qui a prédominé dans le choix d’un train, qui peut facilement se substituer aux nombreuses navettes routières en toutes conditions météorologiques, diminuant ainsi, de surcroît, les émissions de gaz à effet de serre : 5 250 t de CO2 sur 35 ans (calculé sur la base de 50 000 voitures et 7 000 cars par an) ! Pour Jean-Yves Gouttebel, président du conseil général et initiateur du projet, l’idée du Panoramique des Dômes remonte à plus de 10 ans, période de réflexion, concertation, études de faisabilité et de construction. Une première étape très importante a été franchie en février 2007 quand le dossier est adopté en cession plénière avec 41 voies favorables, sept contres et 13 abstentions. Tout aussi capitale, la date du 28 janvier 2008, pour le choix du concessionnaire, qui le sera durant les 35 prochaines années : le groupe d’origine canadienne SNC-Lavalin, représenté par TC Dôme, filiale du groupe SNC-Lavalin et de la Caisse des dépôts.
    Une infrastructure intégrée au site Minimisant les travaux sur les flancs du volcan et la durée de ceux-ci, la voie ferrée emprunte la plate-forme existante, occupant une partie côté amont, où, contiguë à celle-ci, subsiste une partie de l’ancienne route, servant de voie de secours. À certains endroits, là où les deux plates-formes avaient du mal à coexister, des talus végétalisés ont été posés pour agrandir la plate-forme sur le côté aval, garantissant une largeur de 7 m. Celle-ci s’élargit volontairement au chemin desMuletiers vers le Km 2,70, à 1 100 m, à l’unique point de croisement entre les rames montantes et descendantes. Le lieu porte le nom d’un des deux sentiers de randonnée accédant au sommet. L’ancienne route et son péage ont été fermés définitivement aux véhicules touristiques en juillet 2010 pour commencer les travaux d’infrastructure. Deux ans plus tard s’érigent, au pied du puy de Dôme, deux bâtiments de grandes dimensions : la gare de départ, appelée Maison de site, et le centre de maintenance, tous deux dessinés par le cabinet DHA (Douat, Harland et associés). Leurs fondations, en pied de site, avaient débuté début 2011. Un délai de construction rapide quand on se rend compte du gigantisme des bâtiments, notamment pour la Maison de site, un complexe de 3 000 m2 qui s’apparente, pour son architecte, à un véritable ouvrage d’art. Elle s’intègre aux paysages grâce à ses parements muraux de pierre de Volvic, un total de 55 t, et 50 autres pour la toiture ! Cette roche volcanique locale offre une très grande résistance aux temps et intempéries. Le centre de maintenance, situé précisément à 497,7 m derrière la Maison de site, adossé au puy de Collière, est équipé de deux voies principales, toutes deux abritées sous hangar. En annexe, on trouve les bureaux de l’exploitant, la sous-station pour l’alimentation en électricité de la LAC (ligne aérienne de contact) et le poste central de commandement. Mélèze en toiture, pin douglas en façade, épicéa pour les charpentes, agrémentées de zinc, permettent à cet ensemble d’être très discret. Au sommet, la gare est maintenant sous 10 000 m3 de terre végétale, la rendant totalement souterraine. Le gros des travaux a commencé au lendemain de l’hiver 2011 avec le creusement de cette énorme cavité accueillant le BV. La terre récupérée a permis de refaçonner un sommet beaucoup plus naturel, tandis que les pierres de l’ancien parking ont été concassées et redéployées sur le site. 4,9 km de ligne séparent la Maison de site et la gare du sommet, équipés d’une crémaillère de type Strub (unique modèle utilisé en France sur les quatre existants) positionnée sur des traverses métalliques en Y assurant une stabilité optimale de la voie ferrée dans les courbes. Ce type de traverses est très répandu sur les chemins de fer de montagne, notamment en Suisse.

    Un matériel taillé sur mesure Pour l’exploitation, quatre rames ont été achetées. Pour leur réalisation, le conseil général s’est tourné vers le constructeur suisse Stadler, unique fabricant de train à crémaillère du continent européen et leader mondial dans ce domaine. C’est dans son usine directrice de Bussnang, en plein cœur de la Suisse alémanique, à quelques encablures de Zurich, qu’elles ont été construites. Bien que commandées en seulement quatre exemplaires, Stadler a dû développer un produit spécifique. Pour faciliter son travail, le cons-tructeur a sélectionné, parmi son large catalogue de références d’engins, le modèle à partir duquel il pourrait concevoir les dispositions constructives des futures automotrices. Le choix s’est porté sur le matériel à crémaillère, mis en service, en 2003, pour le Chemin de fer de Montserrat, en Espagne. C’est un GTW, des initiales incongrues du mot allemand Gelenktriebwagen, désignant une automotrice articulée, une idée novatrice, développée par Stadler en 1990, qui a largement contribué au succès du constructeur suisse. Cette originalité réside dans l’assemblage des appareillages électriques et pneumatiques à l’intérieur d’un module « inhabité » monté sur un bogie moteur encadré par deux éléments reposant chacun, d’un côté, sur ledit module par le biais d’une articulation, de l’autre, sur un bogie porteur sous la cabine de conduite.
    L’architecture des automotrices du puy de Dôme est précisément du type GTW 2/6, la numérotation 2/6 signifiant deux essieux moteurs sur un total de six essieux. Ce type d’agencement présente l’avantage de pouvoir offrir une grande surface à plancher bas sans avoir recours à des solutions lourdes et complexes. Pour le Panoramique des Dômes, long de 36,43 m au gabarit de 2,65 m, elle est d’environ 70 %. « C’est l’exemple même du projet personnalisé ! », observe Urs Wieser, le responsable de la vente des trains à crémaillère pour Stadler. Avec le concept de modularité, ou « tailor made », qu’offre le constructeur, les Puydômois, au terme d’un sondage, ont pu sélectionner le look et la face avant du train. Stadler les a réalisés en fibre de verre renforcée et la vraie difficulté résidait dans un pare-brise très arrondi de forme convexe, collé sur la structure de caisse en intégrant les blocs-phares. L’intérieur comme l’extérieur sont signés MBD Design. La livrée fait appel à deux teintes intemporelles, la couleur grise avec, courant tout au long de la rame, une frise de teinte aubergine représentant en ombres chinoises la chaîne des Puys telle qu’on la voit depuis les Combrailles (massif situé à l’ouest). L’aménagement intérieur ne ressemble à aucun autre avec ses sièges en bois en configuration 3 + 1 permettant de placer un maximum de voyageurs du côté aval en garantissant une vision optimale sur la chaîne des Puys. Chaque rame peut embarquer 190 personnes dont 112 places assises incluant les 12 strapontins. En période de fortes influences, les rames sont coupables en unité multiple. Pour une vision idéale, les postes de conduite de chaque extrémité sont tous les deux implantés côté montagne sur la moitié de la largeur. À l’image de l’ergonomie traditionnelle en France, les pupitres sont agencés avec le freinage à gauche et la traction à droite.
    Comme on a vu précédemment, la ligne du puy de Dôme est longue de 5,7 km, dont 4,9 exploités commercialement. Construite à voie métrique et électrifiée par ligne aérienne alimentée en courant continu 1 500 V, elle est équipée d’une crémaillère Strub. Les rayons de courbure du tracé en plan peuvent descendre à 70 m avec un profil en long aux déclivités maximales de 57,5 ‰ en simple adhérence et de 155 ‰ avec la crémaillère. La portion en adhérence ne concerne, au demeurant, que la section entre le centre de maintenance et la gare inférieure. Les vitesses nominales, calquées sur celles pratiquées en Suisse, s’établissent à 27,5 km/h à la descente (24,5 km/h en pente supérieure à 120 ‰) et 30 km/h à la montée. L’entraînement s’effectue par deux roues dentées (une parmoteur, tandis qu’une roue dentée servant pour le freinage est disposée sous les bogies porteurs.
    L’automotrice a une masse de 58,5 t en charge, sa puissance embarquée est de 750 kW et développe un effort à la jante de 120 kN. Elle dispose de deux pantographes, l’un sur le module central, comme chaque GTW électrique, l’autre, racleur et preneur de courant, sur la caisse d’extrémité A (côté sommet) et utilisable par température négative contre le givre. Les automotrices du puy de Dôme sont également dotées du freinage par récupération. Dans la situation normale, il y a toujours une rame qui monte et une qui descend. Le courant produit par le freinage de la rame descendante produit 50 % de l’énergie nécessaire pour la traction de celle qui monte. Si la ligne aérienne n’est plus « récupérante » (par exemple lorsque le dernier train de la journée redescend), l’automotrice peut freiner en rhéostatique, l’énergie dissipée dans les résistances servant pour le chauffage ou la climatisation des espaces voyageurs.
    Le calendrier, qui prévoyait 10 mois pour la conception, neuf mois pour la cons-truction et deux mois pour la mise en service, a été parfaitement respecté. In situ, Stadler avait procédé aux habituels essais statiques et aux tests fonctionnels. La réception du matériel s’est faite chez le constructeur en août 2011, avant son transfert vers la France. Après un passage à la grande halle d’Auvergne, à Clermont-Ferrand-Cournon, lors de la Foire Internationale du 3 au 12 septembre, cette première rame est arrivée sur le site le 14 septembre. Les autres ont été acheminées directement au centre de maintenance respectivement en octobre, novembre et décembre de la même année. Pour les essais en ligne, amorcés le 24 octobre, Stadler avait planifié un minimum de huit semaines, vu qu’il s’agissait d’un prototype, avant l’homologation, obtenue les 7 et 8 décembre 2011. En l’absence de référentiel technique pour les trains à crémaillères en France, et compte tenu de la compétence développée par la Suisse en la matière, le concessionnaire s’est appuyé sur celui en vigueur dans ce pays. Il a donc été délivré par l’OFT (Office fédéral des transports de la Suisse) avec les BIRMTG/STRMTG (bureaux interdépartementaux des Remontées mécaniques et des Transports guidés/service technique des Remontées mécaniques et des Transports guidés). Quant à SNC-Lavalin, il avait, bien sûr, à charge de vérifier que les performances spécifiées étaient bien réalisées. Les marches à blanc, d’une durée de quatre semaines, prévues par le constructeur ont alors commencé le 23 avril dernier. Pour l’exploitation, 10 personnes de Veolia Transdev (sélectionnées après un concours de 150 participants) sont habilitées à conduire les rames. La parité chez les agents de conduite est respectée avec trois hommes et trois femmes, auxquels s’ajoutent quatre personnes affectées, en plus, à la maintenance. L’entretien courant s’effectue dans le centre de maintenance, mais les gros travaux seront pris en charge par ACC Ingénierie & Maintenance, à Clermont-Ferrand.
    Une mise en service mouvementée Le jour de la mise en service, le 26 mai, Météo France avait placé en fin d’après-midi le département en vigilance orange. Vers les 17 h, un orage stationnaire, très violent, avec en alternance des chutes de grêle, s’est abattu sur le puy de Dôme et dans la commune voisine d’Orcines. L’équivalent d’un mois de précipitation est tombé en un peu plus d’une heure soit 87 l d’eau au mètre carré. Ce phénomène a engendré ipso facto une coulée de boue en pied de site depuis une parcelle déboisée destinée à devenir une estive. Sur son passage, la boue avait déplacé sur une quinzaine de mètres le ballast et inondé une partie de la Maison de site de 2 à 3 cm. C’est juste cela, et non l’orage, qui a interrompu l’exploitation, « un phénomène très imprévisible, jamais survenu sur le site depuis le début des travaux, il y a trois ans », précise Laurent Solomé-Genevray, directeur général adjoint de TC Dôme. Après des travaux d’infrastructure pour éviter à l’avenir ce type de désagrément, le Panoramique des Dôme a rouvert au public le 16 juin dernier. Mais signalons qu’à l’origine du projet cette étape était programmée à la mi-juin… Malgré cela, la mise en service d’un train à crémaillère reste un événement bien trop rare en France. Les deux derniers remontent exactement à 1974, pour la ligne C du métro de Lyon, de dimensions très modestes, et à 1924, pour le Chemin de fer de la Rhune, au Pays basque. Le Panoramique des Dômes devient ainsi le cinquième train à crémaillère de France et le 64e au monde ! Mais il n’est pas seulement un train, c’est aussi un vecteur touristique qui favorise l’attractivité d’un site tout en respectant son environnement. Ainsi, il est devenu aujourd’hui une pièce maîtresse dans le dossier de candidature pour l’inscription de la chaîne des Puys et de la faille de Limagne au Patrimoine mondial de l’Unesco. Une réponse est attendue désormais en 2013…

  • La RATP confirme l’acquisition de 70 MI09 en option…

    La RATP confirme l’acquisition de 70 MI09 en option…

    Le 29 juin, le conseil d’administration de la RATP a confirmé l’acquisition auprès du groupement Alstom-Bombardier d’une tranche optionnelle de 70 éléments MI09 pour la ligne A du RER. Ces rames à deux niveaux, qui permettront de remplacer d’ici 2017 les rames MS61 remontant aux débuts du RER, font suite aux 60 premiers éléments, dont la livraison a commencé décembre dernier et devrait s’achever en janvier 2014, destinés à remplacer les MI84.
    L’acquisition des 130 éléments MI09 représente un coût total « de plus de deux milliards d’euros, dont un milliard pour la tranche conditionnelle », soit 1,350 milliard d’euros financé par la RATP et 650 millions par le Stif dans le cadre du plan quadriennal d’investissement.
    Sur les cinq voitures de chaque rame, les trois caisses intermédiaires seront fournies par Bombardier, qui percevra quelque 336 millions d’euros sur la nouvelle tranche, la part d’Alstom étant d’environ 700 millions d’euros. Avec la livraison des MI09, la capacité de transport de la ligne A devrait être accrue « de 30 % », et son parc sera composé à 100 % de matériels à deux niveaux, simplifiant ainsi son exploitation. La RATP précise en outre que le MI09 offre une capacité accrue de 50 % comparé au MI84 et de près de 40 % par rapport au MS61, avec des services supplémentaires (écrans d’affichage, vidéoprotection, 34 places dédiées par rame aux PMR…), et des gains en consommation d’énergie par voyageur transporté de 31 % et 55 % respectivement.

    Photo : © RATP Jean-François Mauboussin

  • Grands projets : la Cour des comptes veut arrêter les frais

    Grands projets : la Cour des comptes veut arrêter les frais

    La Cour des comptes a remis le 3 juillet son rapport « sur la situation et les perspectives des comptes publics 2012. » L’État va devoir trouver 33 milliards en 2013. Toute une partie des recommandations concerne les projets d’infrastructure, SNIT et Grand Paris. S’agissant « des dépenses d’investissement, l’ampleur des engagements envisagés ou déjà pris doit conduire à réexaminer leur compatibilité avec le retour à l’équilibre des comptes publics », a dit Didier Migaud, le premier président, en présentant le rapport. En janvier dernier, déjà, « la Cour a appelé à reconsidérer le programme de développement de lignes ferroviaires à grande vitesse retenu dans le volet “transports” du Grenelle de l’environnement, qui entraînerait 166 milliards d’euros de dépenses publiques nouvelles », a rappelé Didier Migaud. Certains projets très coûteux, « en passe d’être engagés comme les liaisons Lyon – Turin (plus de 11 milliards d’euros pour la seule partie française) ou, en matière fluviale, le canal Seine-Nord (4,2 milliards d’euros) », sont pointés par le rapport. La Cour (comme l’ont fait d’ailleurs récemment des experts du Cercle des transports) regrette que les évaluations a priori des projets soient trop souvent réalisées par les maîtres d’ouvrage. Aussi la Cour préconise-t-elle « la mise en place d’une expertise indépendante des opérateurs en matière d’études de rentabilité socio-économique ».

    F. D.

    Photo : © LAB SERVICES

  • La France pourrait renoncer à des lignes de TGV

    La France pourrait renoncer à des lignes de TGV

    Afin de tenir ses engagements de réduction du déficit public, le gouvernement pourrait renoncer à des projets de LGV. Le Grenelle de l’environnement, qui prévoit la construction de 14 lignes sur 2 000 km d’ici à 2020, aurait un coût total de 260 milliards d’euros, dont un tiers à la charge de l’Etat et plus d’un autre, des collectivités locales. Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a estimé le 11 juillet qu’il faudrait revoir ces projets. « L’Etat, ceux qui le dirigeaient en son nom, ont prévu une multitude de projets sans avoir le début du commencement du moindre financement. Il y a eu un effet d’affichage, a-t-il dit sur France 2. Il faudra, je crois que la Cour des comptes a raison, élaguer dans les projets qui ont été proposés. (…) Le gouvernement n’aura pas d’autre choix que de renoncer à certaines des options qui ont été privilégiées. » Il a également précisé, à la sortie du Conseil des ministres, qu’aucune ligne TGV ne serait supprimée et que les projets engagés seraient menés à terme (3 des 14 lignes ont déjà été lancées). Selon le rapport de la Cour des comptes, les lignes TGV prévues « ne sont pas budgétairement soutenables » et « ni (leur) rentabilité financière, ni (leur) rentabilité socioéconomique, ni (leur) intérêt environnemental ne sont établis ».