Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Les événements de l’été 2012

    Les événements de l’été 2012

    Tous les chemins de fer touristiques émaillent leur saison de nombreuses animations. En voici quelques-unes à ne pas manquer cette année.

    Une nouvelle loco vapeur sur Le Velay-Express

    Le Velay-Express chemin de fer historique fête, du 26 au 28 mai, le retour de la Mallet n° 101 qui a été entièrement remise à neuf dans les ateliers de la Compagnie du chemin de fer des Cévennes. Cette locomotive à vapeur assurera donc les circulations du dimanche aux côtés de la Corpet 040 n° 22 qu’elle secondera entre Tence et Montfaucon, sur une dizaine de kilomètres.


    Hommage à Vincenot à Thoret-sur-Ouche

    Le Chemin de fer de la vallée de l’Ouche, qui a acquis deux nouveaux locotracteurs diesels, rend hommage le 9 août à l’écrivain Henri Vincenot, gastronome. Il organise, le 23 août, à l’occasion du centenaire de sa naissance, une circulation de Bligny-sur-Ouche à Thoret-sur-Ouche. Là, aura lieu une dégustation de produits
    régionaux en l’honneur de l’écrivain, chantre de la Bourgogne et auteur de recettes régionales. Inscriptions à l’office de tourisme de Bligny-sur-Ouche.
    Tél. : 03 80 20 16 51.

    Une plaque tournante à Bonnétable

    Le Chemin de fer touristique de la Sarthe s’est lancé dans la construction d’une plaque tournante à Bonnétable. D’un diamètre de 17 m, construite par des entreprises et financée par le conseil général, elle devrait être terminée en août. Elle permettra aux locomotives à vapeur de repartir vers Beillé… cheminée en avant.

    Baptême de conduite de locomotive à vapeur

    Le Train historique du lac de Rillé propose, à la demande, des stages découverte des locomotives à
    vapeur. Au programme : le matin, aperçu sur le fonctionnement de la machine. L’après-midi, le stagiaire met la main à la pâte, participe à la mise en chauffe, à l’approvisionnement en charbon et prend les commandes.
    À partir de 12 ans (avec autorisation des parents).

    Le Gentiane Express sous les étoiles

    Le Gentiane Express innove. Ce train du Cantal propose, le 18 juillet et le 1er août, des circulations nocturnes avec observation du ciel commentée par un astronome amateur qui prêtera ses instruments. Les 26 juillet et 9 août, des repas gastronomiques avec produits du terroir seront proposés à Lugarde.

    La féerie nocturne du Train touristique des Lavières

    Le Train touristique des Lavières, en Côte-d’Or, organise le 25 août à 20h une « féerie nocturne ». Ce rendez-vous très attendu attire chaque année un millier de voyageurs. Au programme, éclairage dans les arbres, tunnel de lumières et animations.


    Les feux de la Saint-Jean dans l’Yonne

    Le Petit train de Champignelles dans l’Yonne organise le 23 août une grande fête champêtre au cours de laquelle sera allumé le plus grand feu de la Saint-Jean de la région. À cette occasion, le train roulera toute la nuit.

    Festival vapeur en Haute-Somme

    Le P’tit train de la Haute-Somme à Froissy organise un festival vapeur, le 27 mai et le 30 septembre, de 10 à 19h. Le public découvrira trois locomotives mises simultanément en chauffe, il pourra s’amuser sur un circuit à vapeur vive et plus sérieusement visiter le magnifique musée du chemin de fer à voie étroite.

    Dossier réalisé par Christine CARTIER

    Photo : © Gentiane Express

  • Train des Mouettes : une souscription pour sauver la Henschel 11128

    Train des Mouettes : une souscription pour sauver la Henschel 11128

    Une Japy devrait bientôt seconder la Schneider du train des Mouettes, de Saujon à La Tremblade en Charente-Maritime. Une souscription est lancée par la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes pour poursuivre la restauration de la Henschel 11128 de l’association Trains et Traction.

    Le public est de plus en plus souvent invité à contribuer financièrement à la sauvegarde du patrimoine, aux côtés de l’État, des collectivités locales ou encore des entreprises mécènes. L’exemple le plus célèbre est le parrainage par les citoyens des statues du parc de Versailles. Moins connue est la souscription lancée en Auvergne auprès de donateurs pour la remise en peinture du tablier du viaduc des Fades, ou celle lancée dans la Meuse, pour la reconstruction de la ligne ferroviaire qui desservait Verdun en 1916. Les donateurs financent des portions de rail plus ou moins longues et célébreront en 2014, grâce à cette reconstruction, le centenaire du début de la Grande Guerre. La Fondation du patrimoine est souvent la cheville ouvrière de ces opérations dont elle garantit la transparence. « Nous sommes sollicités par des communes, des associations ou des propriétaires, précise-t-on à la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes. On peut organiser une souscription publique pour soutenir financièrement leurs projets. Celles-ci connaissent un succès grandissant, car la Fondation du patrimoine est de plus en plus connue et jouit aujourd’hui d’une certaine aura. » Ainsi l’association Trains et Traction, qui exploite le train des Mouettes en Charente-Maritime, va faire appel pour la 2e fois à cette fondation. Une première fois, il s’agissait d’une opération peu coûteuse. La Schneider, qui tracte en été le train des Mouettes, classée monument historique et célèbre pour être la plus ancienne locomotive à vapeur conservée en état de marche en France, ne disposait plus de sa plaque d’identification. Un appel aux donateurs a permis à l’association de faire fabriquer sur mesure une plaque identique à celle d’origine et de la sceller sur la locomotive, comme jadis. Un coup d’essai pour Trains et Traction, qui s’attaque aujourd’hui à un projet beaucoup plus lourd. Il s’agit de remettre en état de marche la Henschel 11128 de 1912. « L’objectif est de la remettre en service sur la ligne de Saujon à La Tremblade afin de soulager la Schneider et d’augmenter la capacité de transport de voyageurs », précise Olivier Jaubert, président de Trains et Traction. Le budget total s’élèvera à environ 200 000 euros. Pour réunir ces fonds, Olivier Jaubert s’est tourné vers des mécènes, en particulier l’entreprise Motul. Cette société, spécialiste du graissage des engins lourds, s’est déjà engagée à hauteur de 50 000 euros. C’est encore loin du compte et Olivier Jaubert place beaucoup d’espoir dans le soutien de la Fondation du patrimoine. Le principe est simple. Une souscription est lancée auprès du public. Les donateurs adressent leur chèque à la Fondation du patrimoine en précisant à quel projet ils le destinent. Grâce à ce geste, ils bénéficient d’une déduction fiscale. La Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes s’intéresse beaucoup à ce projet. « Nous avons l’habitude d’intervenir sur le patrimoine bâti, explique Patricia Molines qui reconnaît être un peu dépaysée devant le sujet. Mais nous sommes contents de soutenir des projets comme celui-là. Je m’efforce d’entrer dans la logique d’une telle restauration. » Une autre souscription pourrait être lancée par la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes. Le projet soutenu par la communauté de communes de Thouars, dans les Deux-Sèvres, porterait sur la restauration d’une 140 C.

    C. C.

    Comment faire un don

    Les travaux de restauration de la Henschel 11128 ont commencé en janvier 2011. Pour les poursuivre, l’association Trains et Traction compte sur les dons effectués par les entreprises et les particuliers à la Fondation du patrimoine. Celle-ci leur délivrera une attestation qui leur permettra de bénéficier d’une déduction fiscale. Les chèques à l’ordre de la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes doivent être adressés à cette fondation : 1-bis, rue Lebascle, 86000 Poitiers. Tél. : 05 49 41 45 54.

    Photo : © DR

  • SNCF : des trains ordinaires exceptionnels

    SNCF : des trains ordinaires exceptionnels

    La SNCF invite aussi les voyageurs à découvrir des paysages d’exception depuis les fenêtres de trains réguliers mais aussi touristiques. Ils traversent les plus belles régions de France, dans des endroits parfois inaccessibles en voiture.

    La SNCF a décerné aux trains qui roulent sur les plus belles lignes du pays le titre de trains touristiques. Ce sont des trains réguliers, des TER, dont les circulations s’intensifient en été, des trains dont le matériel peut être historique comme celui du train Jaune dans les Pyrénées-Orientales. Mais ce sont surtout des lignes qui traversent des paysages d’exception et dont la construction a été un  exploit comme celle de la ligne des Merveilles, de Nice à Tende. En voici quelques-unes à faire ou à refaire cet été.


    Le train Jaune, la Cerdagne en couleur

    Il roule de Villefranche-Vernet-les-Bains à Latour-de-Carol sur une voie métrique. Il a contribué, au début du siècle dernier, à désenclaver la Cerdagne et permet aujourd’hui aux voyageurs, en franchissant d’extraordinaires ouvrages d’art (pont Gisclard), d’apprécier le magnifique paysage du parc régional naturel des Pyrénées catalanes.

    Transpyrénéen, un train à l’état sauvage

    Entre Toulouse et Latour-de-Carol, cette ligne traverse des zones de haute montagne sauvages et spectaculaires. Elle permet la correspondance avec Le train Jaune à Latour-de-Carol.


    Le Tire-bouchon, train avec vue sur la mer

    Comme son nom l’indique, ce train permet aux voyageurs qui se rendent en été d’Auray à Quiberon, dans le Morbihan, d’éviter les embouteillages tout en profitant depuis leur place de la vue sur l’océan et la Côte sauvage.

    La ligne des Hirondelles, à tire-d’aile dans le Jura

    Sa construction de Dole à Saint-Claude fut une prouesse. Le voyageur passe sur les fameux viaducs de Morez et traverse les paysages verdoyants du Jura.

    En suivant les lignes du Piémont vosgien : train + art de vivre

    De Colmar à Metzeral et de Mulhouse à Kuhn, c’est toute la sérénité de la campagne alsacienne avec ses vignobles et ses villages typiques. Aux escales, les voyageurs sont invités à partir en randonnée sur les crêtes vosgiennes où les attendent d’accueillantes auberges.


    Sur la Côte bleue au fil des calanques

    De Marseille à Istres et Miramas, cette ligne offre une vue exceptionnelle sur les calanques et la Méditerranée, qu’elle semble « survoler ».

    Les lignes du Massif central : l’eau et le feu

    De Clermont-Ferrand au Mont-Dore et de Clermont-Ferrand à Aurillac, elles traversent de vastes paysages de moyenne montagne et donnent accès aux stations thermales du mont Dore et de La Bourboule aux portes de la chaîne des Puys.

    Le train qui réussit à se faufiler dans les gorges de l’Allier

    De Langeac à Langogne, sur la ligne des Cévennes, le train traverse des lieux parfois inaccessibles en voiture. En partenariat avec le syndicat mixte d’aménagement du tourisme du Haut-Allier, des trains supplémentaires accueillent en été curieux et randonneurs.

    La ligne qui fait des Merveilles

    De Nice à Tende, les prouesses réalisées pour construire cette ligne de montagne sont restées inégalées. Des fenêtres du train, on admire autant les ouvrages d’art exceptionnels que le paysage alpin, cadre de belles randonnées.

    Le Mont-Blanc express, un must

    De Saint-Gervais à Chamonix, Vallorcine et Martigny en Haute-Savoie c’est, au pied du mont Blanc, la ligne des sportifs qui embarquent avec leur sac à dos pour la randonnée, leurs skis ou leur vélo, mais aussi celle des amateurs d’art, qui veulent découvrir à Martigny, en Suisse, les œuvres contemporaines de la riche Fondation Gianadda.

    Renseignements :
    http://www.ter-sncf.com

    Photo : © SNCF Proximités

  • Auvergne : un train à crémaillère rend le puy de Dôme à la nature

    Auvergne : un train à crémaillère rend le puy de Dôme à la nature

    Tous les amateurs de nature et de train se réjouissent de la création du Panoramique des Dômes, un train à crémaillère dont la voie a été construite sur la plateforme de l’ancienne route. Un bon moyen pour le plus célèbre des volcans d’Auvergne de reconquérir son environnement naturel.

    Depuis quelques mois, les quatre rames gris clair du train à crémaillère se livraient à des essais en ligne. Et tout marchait bien si un orage d’une violence exceptionnelle n’avait obligé TC Dôme son exploitant à retarder quelque peu la mise en service commerciale du Panoramique des Dômes. La voie s’élève lentement à flanc de coteau, le long de la courbe du volcan jusqu’au sommet du puy de Dôme, à 1 465 m d’altitude.
    L’événement ferroviaire passionne les amateurs de trains. Il y a un siècle que la France n’a pas construit de chemin de fer à crémaillère. Celui-ci, dû à Stadler, une entreprise suisse, renoue donc avec ce système de rail denté qui permet de gravir les pentes les plus raides. Un retour à la tradition qui s’accompagne des avancées technologiques les plus récentes. Côté confort aussi, tout est fait pour que les voyageurs se sentent à l’aise et profitent tous, grâce à une disposition astucieuse des sièges, de la vue sur la vallée.
    Mais l’événement va beaucoup plus loin. Ce train, qui devient le symbole même du retour à la nature du site du puy de Dôme, s’intègre dans un vaste plan de réaménagement lancé il y a quelques années par le conseil général du Puy-de-Dôme. Ce projet, qui a coûté 88 millions d’euros, a bénéficié des financements de l’Europe, de l’État, du conseil régional d’Auvergne, de la communauté d’agglomération de Clermont-Ferrand et de l’exploitant, TC Dôme. Car le puy de Dôme, malgré sa célébrité, souffrait de négligence. Son sommet était défiguré par la présence d’un grand parking et d’équipements vétustes.
    Au lieu de cela, désormais, l’heure est à la défense de l’environnement. La voie est construite sur la plateforme de l’ancienne route qu’elle remplace aujourd’hui. Hormis les véhicules d’urgence, les voitures n’accèdent plus au sommet. L’ancien parking a été supprimé et ses espaces ont été rendus à la végétation. Des sentiers ont été bien tracés pour les centaines de milliers de visiteurs attendus. Les plus courageux peuvent toujours monter à pied par le sentier des Muletiers, tandis que le train dépose au sommet, en toute saison et après un voyage de 15 minutes, ceux qui découvrent l’ancien temple gallo-romain mis en valeur dans le cadre d’un musée et l’observatoire météo construit sur ce site idéal pour l’observation du temps. Et puis surtout, ils admirent depuis le plus haut sommet du département cette vue unique sur la chaîne des Puys, témoin d’une histoire géologique exceptionnelle. Un patrimoine naturel remarquable dont les Auvergnats sont en train de prendre conscience. Depuis la naissance du Parc naturel des volcans d’Auvergne, celle, il y a dix ans, de Vulcania, sorte de « Cité des sciences de la volcanologie », et depuis l’ouverture au public des anciennes carrières du volcan de Lemptégy, ils tentent de donner aux visiteurs les clés scientifiques de ces bouleversements terrestres dans un environnement à l’authenticité retrouvée. Tout cela vaut au puy de Dôme le label de Grand site de France. Les élus de la région ambitionnent aussi que « la Faille de Limagne et la chaîne des Puys » soient classées au patrimoine mondial de l’Unesco.
    Du côté du train, tout va dans le sens de l’intégration dans le paysage. La gare de départ qui est aussi maison de site, vaste et accueillante mais discrète, est en pierre sombre de Volvic, tandis que le centre de maintenance associe le bois et le verre. Des sentiers bordés de végétation canalisent les voyageurs jusqu’aux quais de départ. La livrée du train, elle aussi discrète, se fond dans le paysage. Même modestie pour les lieux d’accueil au sommet : un restaurant gastronomique offrant une vue imprenable et des possibilités de restauration rapide, et puis le point de départ des parapentes qui ondulent avec bonheur au gré de tous les vents qui soufflent là. C’est le regard sur l’Auvergne et sur la chaîne des Puys qui est invité à se renouveler.

    C. C.

    Photo : © TC Dôme

  • Vélorail : pédalez sur la ligne du Vivarais

    Vélorail : pédalez sur la ligne du Vivarais

    Le Chemin de fer du Vivarais est en pleine rénovation. Il lui faudra encore un an au moins pour que reprennent les circulations vapeur. En attendant, les amateurs sont invités à découvrir la portion de ligne Boucieu-le-Roi – Troye à la force du mollet en vélorails. Une autre manière de découvrir le parcours au ras du ballast, le nez au vent en pleine nature ardéchoise.

    C’est un vélorail élégant qui circule sur 10 km, le long des gorges du Doux, en Ardèche. De Boucieu à Troye, 24 engins bien carrossés accueillent les amateurs. Certains ont quatre places, d’autres cinq pour mieux véhiculer les familles avec enfants. Confortablement installés, les voyageurs entament un parcours tout en descente qui sinue le long de la rivière ou en sous-bois, et franchit tunnels et viaducs. Tout le plaisir du voyage réside dans le souffle de l’air frais et dans cette façon de glisser sur les rails, rapidement mais sans à-coup et sans effort, à travers un beau paysage. Pas de difficulté non plus pour le retour, qui exige de remonter la côte jusqu’à Boucieu. À Troye, les voyageurs abandonnent le vélorail et sont invités à emprunter l’autorail historique qui les attend. Celui-ci les embarquera tandis que les vélorails, solidement arrimés derrière, seront tractés à vide jusqu’à Boucieu où ils reprendront du service. Ces vélorails innovent à plus d’un titre. Nous sommes ici sur une portion de voies du célèbre chemin de fer du Vivarais. Mais pour le moment, les trains ne circulent pas. D’importants chantiers sont en cours : RVB, restauration de machines, construction d’une gare et d’un atelier de maintenance. La reprise des circulations marquera le renouveau de ce chemin de fer, connu sous le nom de Mastrou. L’exploitant a voulu que le public continue à profiter de cette ligne sous la forme d’un vélorail. Et le succès est tel que son exploitation perdurera. 18 000 passagers en 2011, et certains ont dû renoncer au parcours, faute de place… Kléber Rossillon, qui exploite désormais ce réseau, a bien fait les choses. « Nous avons voulu faire du nouveau. Nous avons constaté, en particulier, que les vélorails sont mal adaptés aux lignes en descente. Nous nous sommes adressés au Vélorail du Larzac, qui nous a fourni les renseignements techniques, explique Kléber Rossillon, cogérant de la SNC Chemin de fer du Vivarais. Pour perfectionner cet engin, nous nous sommes tournés vers une entreprise de la région, les Carrosseries Vincent, implantées dans la Drôme. » Cette dernière jouit d’une longue expérience dans divers domaines automobiles, construction et carrosserie industrielle, hydraulique, réparation et tôlerie. Ainsi est né ce véhicule qui renouvelle complètement l’allure du vélorail. Au lieu d’un engin lourd, fait de tubes avec un pédalier apparent, on a ici une sorte de petite voiture joliment carrossée, avec capot et garde-boue, bien campée sur les rails. Les constructeurs l’ont dotée d’un frein hydraulique, une nouveauté particulièrement bienvenue sur les pentes accentuées de l’Ardèche. Autre amélioration pour l’utilisateur, celui-ci est en position de pédalage allongée, une position connue pour éviter de fatiguer la colonne vertébrale. Toutes les conditions sont réunies pour profiter, de façon originale et malgré les travaux, de ce joli paysage de l’Ardèche.

    Christine CARTIER


    Renseignements :

    www.velorailardeche.com

    Photo : © Vélorail de l’Ardèche/Jean-Jacques Dard

  • Escapades : en voiture pour le Haut-Jura !

    Escapades : en voiture pour le Haut-Jura !

    Accessibles en train depuis les gares de Bellegarde-sur-Valserine, Bourg-en-Bresse ou Dole, voici quelques idées pour prendre un bol d’air et un peu de hauteur dans ce sud du Jura qui jouxte la Suisse.


    Par Marie Arnoult



    Depuis la gare de Bellegarde-sur-Valserine

    – Cabane ou roulotte : dormir dans les arbres

    Passés Bourg-en-Bresse, puis Oyonnax, aux fenêtres du TGV qui roule vers Genève, surgissent les croupes chahutées des montagnes du Jura. Le calcaire affleure en plissés spectaculaires, les fameux « chapeaux de gendarme » évoquent ici la maréchaussée à l’ancienne. Partout du vert, des résineux des hêtres. Au bas des falaises, on devine des eaux vives accueillantes pour les truites. Ce sont les beaux paysages sauvages du parc
    naturel régional du Haut-Jura. 18h55 : terminus Bellegarde dans l’Ain. Notre destination : La Pesse à 40 km de là, dans le Jura frontalier, par des routes sinueuses entre les hautes futaies et les combes, typiques dépressions en cuvettes ondulées à perte de vue. Les fermes sont massives avec de petites fenêtres pour résister à l’hiver qui dure six à sept mois. Nous sommes fin mai, il a neigé la semaine passée. Mais à Coinchet sur le Crêt, notre point de chute à 1 160 mètres d’altitude, on se soucie peu du temps. Martine et Gilles ont installé là des hébergements insolites (voir notre carnet pratique) destinés aux amoureux de la nature : des cabanes de trappeurs construites à l’orée de la forêt ou dans les houppiers des hêtres. Douillettes, confortables et en bois bien sûr. Il y a aussi des roulottes avec un aménagement pimpant à la tzigane. Ici, pas de vaches, mais des lamas très curieux des nouveaux arrivants. Cet épatant bout du monde  au pied du Crêt de Chalam, est un point de départ pour rayonner à pied ou à VTT. Mais comment arriver là  sans voiture, direz-vous ? Des minibus sur réservation font l’aller et retour entre la gare  de Bellegarde-sur-Valserine, que ce soit les week-ends ou en semaine.

    – Symphonie pastorale dans les estives

    Topo-guide, Le Jura – Les Sentiers des patrimoines, en poche, nous voici prêts pour la randonnée n° 25, « Combes, prairies et pâturages », dédiée au lait. Elle démarre par une leçon de choses à la Maison des fromages de Moussières, 5,4 kilomètres de La Pesse, au cœur des Hautes-Combes. Là sont élaborés le bleu de Gex à pâte persillée,  le morbier traversé d’une ligne grise est une fine couche de charbon et le comté à pâte pressée, tous AOC. On suit toutes les étapes de l’emprésurage à l’affinage. La coopérative fruitière regroupe 27 agriculteurs. Gilbert, qui était l’un d’eux, est accompagnateur de visites depuis sa retraite. Il raconte avec émotion ce métier rude dont il a bien du mal à décrocher. La jeune génération prend pourtant le relais.
    Dans une vidéo, Stéphane parle de ses 50 laitières montbéliardes, une race rustique bien adaptée au froid. Laurence, une autre agricultrice, travaille l’hiver à l’école de ski, un second emploi évident : « la neige, on l’a sous nos pieds, alors autant en profiter et quand il n’y en a plus, au printemps, il faut remonter les clôtures ». Puis, comme un rituel bien rodé, c’est le départ dans les pâturages où les vaches restent jusqu’à mi-octobre. Stéphane attache à leur cou ces cloches aux sons différents qui permettent de les reconnaître à l’oreille. « L’estivage à deux fonctions, explique-t-il, nourrir les bêtes  et maintenir les paysages ouverts pour lutter contre l’embroussaillement ». « Lorsque la pression agricole diminue, la forêt reprend ses droits », explique Gilles. Avant de partir notre guide du parc naturel régional du Haut-Jura recommande « de ne pas marcher dans l’assiette des vaches », en clair, les prairies de fauche. Nous suivons les balisages jaunes, le long des pelouses étoilées de fleurs de pissenlit et de boutons-d’or avant de monter aux « prés-bois », des pâturages gagnés sur les épicéas dont on a coupé les branches basses. Soudain, à flanc de Combe, apparaît un groupe juvénile de « cani-randonneurs », en classe verte. Chaque enfant est tiré par un chien de traîneau. Fabien dirige la troupe. Musher diplômé d’état, il fut un des premiers à utiliser les chiens d’attelage en été. On arrive en haut de Bellecombe. Chemin faisant, Gilles commente la flore, les premières orchidées, les alchémilles perlées de rosée qui donnent du goût au bleu de Gex. Les murets de pierre calcaire délimitent les prairies, le paysage est ouvert et, au milieu de nulle part, à un petit carrefour, se dresse soudain une mairie-école. Il faut dire que les fermes alentour sont dispersées sur trois ou quatre kilomètres. « Autrefois, on venait à pied ou à ski. Je me suis marié là, sourit Gilles. Depuis, le secrétariat de mairie a été transféré en bas, dans le village ». L’air est pur comme du cristal, l’ambiance pastorale et les sons étonnamment intenses, amplifiés par le calcaire qui multiplie l’écho du battement d’aile d’un rapace ou du tintement des clarines. D’ailleurs, le parc naturel régional à Lajoux (voir notre carnet pratique) a répertorié ces « paysages sonores » où l’écoute est exceptionnelle et en a fait le thème de certaines randonnées accompagnées.

    CARNET PRATIQUE

    – Comité départemental du tourisme du Jura, Lons-le-Saunier.
    www.jura-tourism.com

    – Parc naturel régional du Haut-Jura. Lajoux
    www.parc-haut-jura.fr

    Pour y aller en train au départ de Paris
    Paris-Lyon – Bellegarde-sur-Valserine avec le TGV Lyria. Départ à 16h11 et arrivée à 18h55. Au retour, départ à 8h10 et arrivée à 10h52.

    Où dormir ?
    • Les loges du Coinchet cabanes et gîte. La Pesse
    www.la-loge.info
    • Le gîte des Daines au Petit Châtel près de Saint-Claude. Cervidés dans les prés et grands duplex en bois. www.legitedesdaines.com

    Où se restaurer ?
    • Au Pré Fillet sur la commune sans village des Molunes, à 2 km des Moussières.
    www.hotel-leprefillet.com
    • Le P’tit Mâchon à Saint-Claude.
    www.leptitmachon.fr

    Que rapporter ?
    Des fromages et des vins du Jura.
    • Magasin de la Fromagerie du Haut-Jura, Les Moussières. Outre la visite guidée, la coopérative vend bleu de Gex, comté, morbier de sa production et des vins du Jura, dont le savagnin, parfait avec ces fromages. Vente par correspondance également.
    www.fromagerie-haut-jura.fr

    À lire
    • Topo-guide, Le Jura – Les Sentiers des patrimoines (FFRandonnée).

  • La Bulgarie lance la privatisation du fret ferroviaire

    Le
    gouvernement bulgare a lancé le 12 juin un appel d’offres pour l’achat
    de l’unité de transport de marchandises de la Compagnie des chemins de
    fer (BDJ). La privatisation doit permettre notamment d’assurer le
    financement de l’unité de transport de passagers et de rénover les
    trains en exploitation.

  • LGV Tours – Bordeaux. Des agriculteurs dénoncent les retards d’indemnisation

    LGV Tours – Bordeaux. Des agriculteurs dénoncent les retards d’indemnisation

    Une cinquantaine d’agriculteurs d’Indre-et-Loire ont bloqué le 18 juin une base administrative du maître d’œuvre de la construction de la ligne LGV Tours – Bordeaux, pour protester notamment contre les retards dans le paiement des indemnisations. À l’appel des syndicats agricoles du département, UDSEA et Jeunes agriculteurs, les manifestants ont paralysé avec leurs tracteurs la base de Cosea (filiale du groupe Vinci) de Draché (Indre-et-Loire), au sud de Sainte-Maure-de-Touraine, pendant plusieurs heures. En Indre-et-Loire, environ 400 exploitations sont concernées par les expropriations ou les remembrements liés à la future ligne à grande vitesse Tours – Bordeaux, qui doit être mise en service en 2017, selon l’UDSEA. L’un des responsables du groupe d’entreprises Cosea en Indre-et-Loire a assuré qu’il ferait tout son possible « pour résorber les retards d’ici fin juin ».

  • Barbara Dalibard séduit  le monde du tourisme

    Barbara Dalibard séduit le monde du tourisme

    À l’occasion des 1ers Trophées de l’innovation organisés par L’Écho touristique, Barbara Dalibard vient de recevoir le prix spécial du jury et d’être élue « personnalité de l’année » par un jury regroupant décideurs de l’industrie du tourisme et journalistes spécialisés en la matière. En sélectionnant la directrice générale de SNCF Voyages, le jury a voulu récompenser la nouvelle stratégie de la SNCF « ancrée dans l’innovation au service de ses clients. » Et a souligné : « La personnalisation du service ne s’appuie pas simplement sur la technologie mais sur des actions au quotidien mettant en scène les cheminots au contact avec les voyageurs. » Parmi les thèmes mis en avant figurent la Garantie voyage, le nouveau programme de fidélisation, les cars et trains low cost, « un nombre d’initiatives assez impressionnant dans un monde du tourisme qui a tendance à ronronner un peu. »

    (c) PATRICK MESSINA/SNCF Médiathèque

  • Alstom livrera 46 rames de plus au RER de Stockholm

    Alstom livrera 46 rames de plus au RER de Stockholm

    L’autorité organisatrice des transports du Grand Stockholm, SL, a commandé à Alstom 46 rames automotrices X60 de six caisses pour le Pendeltåg (RER) de la capitale suédoise. Chiffrée à 440 millions d’euros, cette tranche, qui fait partie du contrat-cadre signé en 2002 par Alstom et SL, portera à 129 le nombre de rames du type Coradia Nordic en service dans le Grand Stockholm. Livrables à partir de 2016, ces 46 rames seront affectées au renouvellement partiel du parc du Pendeltåg, ainsi qu’à l’extension de son réseau. Alstom précise que sur la nouvelle tranche destinée à SL, l’équipement ERTMS sera « le plus récent », de même que les normes d’interopérabilité qui seront satisfaites. Construites par l’usine allemande de Salzgitter (Basse-Saxe), les automotrices Coradia Nordic, version « nordique » du train régional Alstom, ont été vendues à 239 unités en Suède depuis 2002.

    © C.Sasso/ALSTOM Transport/TOMA