Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Le barreau de Gonesse sous les feux de la concertation

    Le projet de nouvelle branche du RER D, également connu sous le nom de barreau de Gonesse, va être soumis à la concertation du 20 octobre au 9 décembre. Cette liaison, attendue à l’horizon 2020, doit prolonger les parcours du RER D dans le Val-d’Oise (dont le terminus est aujourd’hui Villiers-le-Bel-Gonesse-Arnouville), jusqu’à la gare du RER B du parc des Expositions de Villepinte.
    Ce projet a avant tout pour objectif de relier les zones d’habitations du Val-d’Oise aux zones d’emplois de l’aéroport de Roissy, du parc des expositions et de Paris-Nord 2. Il permettra aux voyageurs de ne plus transiter par Paris et de faire ce parcours en dix minutes seulement. Le projet prévoit également une gare nouvelle pour desservir le triangle de Gonesse, qui sera en correspondance avec le BHNS (bus à haut niveau de service) et avec la gare du Grand Paris Express. Le coût du projet est estimé entre 300 et 320 millions d’euros.
     

  • Dijon prépare l’arrivée du tram dans un an

    Divia, l’exploitant dijonnais, a présenté son offre 2012 aux élus du Grand Dijon (22 communes) le 13 octobre. Le réseau tram + bus sera constitué de 2 lignes de tram (la première entant en service en septembre, la seconde en décembre), 5 lianes, des lignes de bus à forte fréquence (de 5 à 10 minutes aux heures de pointe) et 12 lignes urbaines dont les fréquences iront de 10 à 25 minutes. Il comprendra aussi deux pôles de correspondance (Darcy et place de la République). Parallèlement, une rue du centre-ville sera piétonnisée et la navette gratuite Divia City sera maintenue. Le réseau de bus ayant déjà été remanié en 2010, il n’y aura pas de gros bouleversements pour les Dijonnais. Si ce n’est l’arrivée de la billettique sur carte sans contact et clé USB, prévue dès mai 2012.
     

  • Des rames du tram rallongées pour faire face au trafic à Nice

    Avec 97 367 voyageurs le 28 septembre, le tram de Nice a battu un record. Sa fréquentation quotidienne moyenne en semaine étant de 90 000 passagers, la communauté d’agglomération Nice Côte d’Azur a décidé d’accroître sa capacité. Le 18 octobre, une première rame est partie pour La Rochelle où elle sera allongée, passant de 33 à 44 m. Son retour est prévu en mars 2012. « J’ai voulu augmenter la fréquence de passage du tramway en mettant en service, dès 2010, huit rames supplémentaires pour un temps d’attente inférieur à 4 minutes. Afin d’améliorer encore le confort des usagers, j’ai tenu à compléter ce dispositif avec la mise en service de 15 rames rallongées », a expliqué le député-maire de la ville, Christian Estrosi. La capacité des rames passera de 200 à 300 personnes. Après étude du processus industriel, les 14 autres rames devraient être rallongées dans le dépôt niçois de la ST2N.

     

  • Besançon dévoile la maquette de son futur tram

    Besançon dévoile la maquette de son futur tram

    Un tram « autrement ». C’est ainsi que Jean-Louis Fousseret, maire (PS) de Besançon, a présenté le 12 octobre, lors des 23e RNTP de Strasbourg, le futur tram de sa ville, en dévoilant sa maquette à l’échelle 1. Parce qu’une agglo de 180 000 habitants, pas aussi riche qu’une métropole, mérite un tram, l’agglo a conçu son projet à l’économie, tout en réfutant le terme de « tram low cost ». Après avoir fait ses comptes, le maire a ainsi interrogé les industriels : « Peut-on construire une ligne à 15 millions d’euros du kilomètre ? Si oui, alors nous le ferons ! » Des cinq réponses à l’appel d’offres (Staedler, Ansaldo Breda, Alstom, Lohr et CAF), c’est l’espagnol qui a relevé le défi avec un tram compact de 23,60 m (132 places) qu’il commencera à livrer dans deux ans. Avec sa livrée bleu-turquoise choisie par les habitants et son design signé Eric Rhinn, il est « beau, fiable et confortable », s’enorgueillit le maire. La ligne est – ouest de 14,5 km et 31 stations coûtera 228 millions d’euros (valeur 2008), soit 237 millions d’euros réactualisés, et donc un peu plus de 16 millions d’euros du kilomètre. On y attend quelque 50 000 voyageurs/jour au démarrage, en 2015.

  • Le métro d’Alger devra transporter 25 000 personnes par heure

    Le métro d’Alger assurera, une fois mis en service en novembre prochain, le transport de quelque 25 000 personnes par heure et par sens sur son unique ligne, a affirmé le 10 octobre le directeur général de l’entreprise du métro d’Alger (EMA), Hadebi Aomar. Il assure que les conditions nécessaires à l’exploitation du métro, à partir du 1er novembre, sont toutes réunies. Le métro d’Alger circulera de 5h à 23h, tous les jours, au rythme d’une rame toutes les 3 minutes à la pointe, et toutes les 5 minutes en heures creuses. Entamés dans les années 1980, les travaux du métro d’Alger avaient été suspendus pendant plusieurs années, avant d’être peu à peu relancés dans les années 2000 à la faveur de plans nationaux d’investissements publics. La mise en service, initialement prévue en 2009, intervient avec deux ans de retard.

     

  • 35 000 visiteurs à pied dans le tunnel du métro lyonnais !

    35 000 visiteurs à pied dans le tunnel du métro lyonnais !

    Pendant trois jours, les 7, 8, et 9 octobre, 35 000 Lyonnais amateurs de sensations inédites ou curieux de techniques de creusement souterrain se sont promenés dans le tunnel du futur métro B qui passe sous le Rhône. Un parcours pédestre d’un kilomètre dans un boyau de béton pour une expérience à nulle autre pareille ! La promenade-découverte guidée – sur réservation – avait été organisée par le Sytral, maître d’ouvrage d’un chantier qui devrait voir le bout du tunnel fin 2013, avec la mise en service du métro B entre Lyon-Gerland et Oullins-la-Saulaie. Soit un prolongement de 1,8 km au total, dont 980 m sous le Rhône. Les promeneurs ont d’abord descendu la galerie pour atteindre la partie la plus profonde, à 15 m sous le lit du fleuve. Tout au long du parcours, les visiteurs pouvaient s’informer sur les travaux en cours et les caractéristiques de la future ligne. Prochaine grande étape : la pose des rails, mi-2012.
        

    Claude Ferrero
     

  • Un tramway à Bogota ?

    La municipalité de Bogota pourrait construire un tram en plus de sa future ligne de métro. Des études doivent être lancées prochainement afin de définir la nature du projet, le tracé et le financement d’un « couloir vert ». Cette réflexion de la mairie de Bogota n’est pas un fait isolé. D’autres villes colombiennes réfléchissent à de nouvelles solutions en matière de transport urbain non polluant, car elles commencent à se rendre compte que le choix quasi exclusif des systèmes de bus articulés comme le « Transmilenio » de Bogota n’est pas la meilleure réponse. Alstom, très présent en Colombie depuis plusieurs années, suit de près ces évolutions et s’intéresse au futur « couloir vert », de même qu’aux projets de métro et de trains de banlieue de Bogota.
     

  • Un consortium espagnol en charge du tramway d’Abou Dhabi


    A côté d’un réseau de métro « lourd » long de 130 km, Abou Dhabi prévoit la construction de lignes de tramway sur 30 km en première étape (pour un total annoncé de 340 km). La ville des Emirats arabes unis (un million d’habitants) a confié à un consortium espagnol – les sociétés d’ingénierie Sener et Typsa, alliées aux chemins de fer valenciens (FGV) pour leur savoir-faire – la création d’un « métro léger » capable de desservir la partie nord de la cité (800 000 personnes), notamment à partir du centre, le quartier financier d’Al Sowwah ainsi que les îles Al Reem et Saadiyat. Le consortium table sur un trafic annuel de 100 millions de passagers.

  • Bus contre tram : le chauffeur du bus toulousain responsable

    Bus contre tram : le chauffeur du bus toulousain responsable

    Plusieurs accidents ont eu lieu à Toulouse entre des automobilistes et le tramway mis en service en décembre dernier, notamment à cause du non-respect des feux rouges clignotants impliquant un arrêt absolu. L’accident du 5 août dernier est plus étonnant car c’est un bus de Tisséo qui a percuté un tram au niveau de la station d’Ancely, jusqu’à le faire dérailler. Le chauffeur du bus a affirmé que ses freins avaient lâché. Le wattman a été suspendu pour deux jours pour raisons administratives, puis réintégré. L’enquête de Tisséo rendue publique le 31 août a conclu à la responsabilité du chauffeur de bus, qui a grillé le feu rouge clignotant. Le contrat de cet employé, en CDD depuis quelques mois à Tisséo, n’a pas été renouvelé. Reconnaissant « l’erreur professionnelle », le représentant de SUD Transports Frank Delpérier a réitéré dans La Dépêche du midi la demande de son syndicat de « remplacer les feux rouges clignotants R24, auxquels les gens ne sont pas habitués, par des feux tricolores habituels ». En janvier 2011, un automobiliste avait été blessé près de la station d’Ancely après avoir grillé un de ces mêmes feux.
        

    Catherine Sanson-Stern

  • Maroc : lancement des travaux du TGV

    Maroc : lancement des travaux du TGV

    Le roi du Maroc, Mohammed VI, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont donné jeudi 29 septembre à Tanger le coup d’envoi des travaux du train à grande vitesse qui reliera Tanger à Casablanca en 2015. Nicolas Sarkozy était notamment accompagné d’Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, Pierre Lelouche, ministre chargé du Commerce extérieur et Guillaume Pepy, président de la SNCF.
    Le TGV marocain, qui circulera à 320 km/h, doit faire passer la durée du trajet entre Tanger et Casablanca de 5 heures 45 à 2 heures 10. Le coût d’ensemble du projet atteint 3,3 milliards d’euros. La France finance pour moitié ce projet, l’autre moitié est financée par le Maroc et certains pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Les Allemands ont mis leur veto à un prêt de la Banque européenne d’investissements, en raison de l’absence d’un appel d’offres non lié qui aurait permis aux entreprises allemandes de concourir. Dans le cadre de ce contrat, Alstom a vendu 14 rames de non nouveau TGV Duplex, pour un montant de 400 millions d’euros.
    Selon le président de l’Office national des chemins de fer marocain (ONCF), Mohamed Rabie Khlie, cité par l’AFP, le nombre de passagers du train au Maroc passera « de 32 millions en 2010 à 50 millions en 2015 ». Cependant, indique Rue 89, « beaucoup se posent la question de l’utilité d’une telle ligne […] dans un pays où le pouvoir d’achat de l’immense majorité de la population l’exclura des prix des billets du TGV, même fortement subventionnés comme ça sera le cas ».
    La SNCF et l’Office national des chemins de fer marocain (ONCF) ont signé le 29 septembre un protocole d’accord pour la création d’un institut de formation aux métiers ferroviaires. « Cet institut sera basé au Maroc et accompagnera le développement d’un savoir-faire commun pour les exploitations nationales et au plan international », soulignent les deux parties dans un communiqué. Cet institut, dont les contours doivent être finalisés au premier semestre 2012, proposera des formations sur la maintenance, les services aux clients et l’exploitation, en particulier la conduite des trains. Il devra être opérationnel lors de la mise en service du train à grande vitesse marocain.