Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La liaison vers l’aéroport de Madrid-Barajas inclura la voie UIC

    Afin de permettre l’arrivée des trains à grande vitesse directement sous le terminal 4 de l’aéroport de Madrid-Barajas, la ligne quasi achevée depuis la gare de Chamartin sera dotée d’une voie UIC puis, dans l’enceinte de l’aéroport, d’un troisième rail. Une rallonge de 26 millions d’euros pour une facture totale de 216 millions d’euros.

     

  • La LGV Bayonne – frontière renvoyée aux calendes basques

    «La construction de la ligne nouvelle sera subordonnée au constat que la ligne actuelle est proche de la saturation. » Cette déclaration, le 2 septembre, du préfet de la région Aquitaine décale d’au moins quinze ans la réalisation d’une LGV qui, depuis Bayonne, ferait la jonction avec l’Espagne. La saturation était évoquée pour 2020, elle l’est aujourd’hui pour 2035, selon le volume de fret échangé avec l’Espagne. Un « observatoire du trafic » (élus, Etat, RFF) est mis en place, et les sondages amorcés sont différés. Pour autant, le tracé va se préciser sur les 35,6 km prévus dont 8,3 en viaducs et 13,5 en souterrain. Chaque kilomètre en Pays basque revient à 55 millions d’euros, contre 12 dans les plates Landes. La ligne serait mixte (fret/voyageurs), parcourable à 220 km/h avec une seule gare à Bayonne, moyennant deux raccordements.
     

  • Transport combiné : bilan satisfaisant pour Combiwest

    Transport combiné : bilan satisfaisant pour Combiwest

    Six mois après avoir lancé cinq rotations par semaine sur la liaison Rennes – Lyon (avec un arrêt à Mâcon), Combiwest tire un bilan satisfaisant de son activité. Le taux de remplissage atteint entre 60 et 70 %. L’opérateur breton de transport combiné espère dépasser les 80 % fin septembre. A ce moment-là, l’activité sera à l’équilibre et pourrait devenir rentable avant la fin de l’année. Raymond Blouet, le directeur général, reconnaît que cet objectif subit un décalage de quelques mois par rapport aux prévisions initiales. « Aujourd’hui, nous avançons et nous progressons », affirme-t-il en regrettant toutefois que l’activité soit fortement impactée par l’importance des travaux menés par RFF sur le réseau pour le rénover et le moderniser. Au chapitre des développements, à partir de 2012, une rotation quotidienne Château Gontier (Mayenne) – Le Mans – Lyon sera lancée. Cette même année, Combiwest envisage d’exploiter une ligne Morlaix – Rungis.


    Plus de soucis en revanche avec Novatrans, qui s’était installé en concurrence frontale sur le même axe, Rennes – Lyon, au même moment, après l’avoir abandonné quelques années auparavant. La filiale de SNCF Geodis avait saisi mi-avril l’Araf, l’autorité de régulation des activités ferroviaires, se plaignant d’un traitement discriminatoire de la part de RFF, qui le défavoriserait en lui accordant notamment de moins bons sillons horaires. L’affaire s’est soldée par le rejet de la plainte de la filiale de SNCF Geodis. « Nous essayons de travailler et de satisfaire nos clients. Et nous laissons Novatrans faire la même chose », commente Raymond Blouet avant d’ajouter, ironique : « Novatrans n’a pas fait circuler de trains au mois d’août. Ses trains se sont jusqu’à présent surtout fait remarquer par l’absence de caisses transportées. »
    Interrogé par Ville, Rail & Transports sur cette liaison, Novatrans ne nous a pas répondu. Mais l’affirmation du responsable de Combiwest est confirmée par l’Araf qui, dans sa décision du 8 juillet, note que « Novatrans n’a opéré en 2011 qu’une dizaine de trains circulant presqu’à vide ». Un constat qui en dit long sur les motivations de Novatrans.
        

    Marie-Hélène Poingt
     

  • Europorte et Trenitalia ensemble sur une liaison France – Italie

    Europorte et Trenitalia ensemble sur une liaison France – Italie

    Europorte, la filiale de fret d’Eurotunnel, et Trenitalia, premier opérateur ferroviaire italien, ont conclu un accord pour assurer du transport de marchandises entre la France et l’Italie. « Europorte assure la collecte de céréales dans une trentaine de silos en Bourgogne, puis leur transport vers le Sud-Est pour le compte du logisticien TMF. La connexion avec Trenitalia se fait à Ambérieu (Ain) jusqu’à Modane, avant de desservir plusieurs destinations en Italie », explique la filiale du gestionnaire du tunnel sous la Manche dans un communiqué du 7 septembre. Cinq allers-retours par semaine sont prévus, représentant un tonnage de 450 000 t/an. Ce qui devrait permettre d’éviter environ 30 000 camions sur les routes annuellement.
     

  • LGV Pays Basque : le ministère des Transports relance les discussions

    Le ministre des Transports, Thierry Mariani, a reçu le 2 septembre des élus basques, ainsi que la députée des Pyrénées-Atlantiques Michèle Alliot-Marie, pour relancer les discussions autour de la construction d’une nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) au Pays Basque. La députée, comme les maires des communes concernées par le tracé de cette nouvelle ligne, s’oppose à ce projet et plaide en faveur d’une modernisation de la voie existante. Le ministre a rappelé que des études vont être faites pour savoir quand la ligne actuelle sera saturée et qu’un observatoire du trafic sera créé, en association avec les élus locaux, afin de déterminer quand la construction d’une nouvelle ligne sera nécessaire. « À l’issue de l’ensemble de ces procédures et après un constat partagé que les voies existantes sont saturées et ne permettent plus de répondre aux besoins de trafic, la construction d’une ligne nouvelle entre Bayonne et l’Espagne pourra être engagée », conclut le ministère.

  • Consensus sur la LGV interconnexion Sud de l’Ile-de-France

    Consensus sur la LGV interconnexion Sud de l’Ile-de-France

    Oui à la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. D’après la commission nationale du débat public (CNDP) qui a présenté ses conclusions le 12 juillet, il y a un consensus sur ce projet fortement défendu par Réseau Ferré de France pour l’horizon 2020-2025. Pour le gestionnaire des infrastructures, ce projet est en effet essentiel pour améliorer le réseau existant. Il doit permettre aux TGV d’effectuer des parcours de province à province sans passer par Paris, alors qu’actuellement, ils passent par une ligne classique entre Massy et Valenton également utilisée par d’autres trafics, fret et surtout RER C. Une ligne dédiée aux TGV permettrait certes d’accélérer les temps de parcours mais aussi de fluidifier les circulations et de désaturer les gares parisiennes. RFF souhaite également renforcer l’intermodalité entre le TGV et l’avion grâce à la création d’une gare connectée à l’aéroport d’Orly. « Cette proposition recueille l’avis favorable de presque tous les acteurs », note la CNDP en précisant que le principe d’une gare souterraine est plébiscité.
    Deux tracés ont été retenus au cours des débats, l’un reliant grâce à un tunnel de 18 km Massy-Orly et Valenton-Limeil-Brévannes, avec éventuellement la création d’une gare à Villeuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) pour un coût 3,1 milliards. L’autre desservirait le secteur de Sénart (Seine-et-Marne), avec un tunnel de 31 km et une gare à Lieusaint pour un coût de 3,3 milliards d’euros. Selon RFF, le gain de trafic annuel serait de 3,3 millions de voyageurs par an à Villeneuve et de 3,6 millions à Lieusaint, mais les deux « ne drainent pas les mêmes voyageurs », note François Perdrizet, le président de la commission particulière du débat public.
    Reste que la question déterminante du financement est encore loin d’être réglée. La CPDP rappelle que le choix de réaliser une ou deux gares induit une « dépense supplémentaire loin d’être négligeable ». « Ce qui a conduit RFF à se demander au cours de débat si un scénario à une seule gare ne suffirait pas à répondre aux fonctionnalités de base du projet », souligne le CPDP.
    Le gestionnaire du réseau ferré devrait faire connaître sa position au cours de son prochain conseil d’administration le 22 septembre. Une concertation est également prévue en septembre concernant l’aménagement de la ligne existante où, sur certains tronçons, les trains circulant dans les deux sens passent sur une voie unique. Un projet d’une centaine de millions d’euros, rappelle François Perdrizet.    

     

    M.-H. P.

  • Ouzbékistan : le premier TGV du pays relie Tachkent à Samarkand

    L’Ouzbékistan a présenté le 30 août à la presse le premier train à grande vitesse dans cette région d’Asie centrale, qui reliera début septembre la capitale Tachkent à Samarkand, ville riche en monuments historiques. Fabriqué par le groupe espagnol Patentes Talgo, l’AVE 250 connectera les deux plus grandes villes du pays, distantes de 344 km, en 2 heures 10 contre 3 heures 35 actuellement, à une vitesse pouvant atteindre 254 km/h. Le premier train a été livré le 22 juillet, le 2e est attendu début septembre, au terme d’un contrat de 38 millions d’euros. Baptisé « Afrasiab », nom de la partie la plus ancienne de la vieille ville de Samarkand, le train comprend huit voitures, dont deux de première classe. Les autorités espèrent que la ligne à grande vitesse, qui devrait être prolongée jusqu’à la ville médiévale de Boukhara grâce à l’aide de la Banque asiatique de développement, permettra de développer le tourisme dans le pays.
     

  • Le tramway de Jérusalem circule

    Presque vingt ans avoir été envisagé, le tram de Jérusalem a emporté ses premiers voyageurs le 19 août. Ce projet controversé – les responsables palestiniens considérant qu’il s’agit d’une « judaïsation » de Jérusalem-Est, le tram reliant les quartiers juifs, à l’ouest, aux territoires occupés de Jérusalem-Est, via le centre-ville et en longeant les quartiers arabes – n’est toutefois pas encore 100 % opérationnel. Les rames Alstom circulent dans la ville sainte pendant deux semaines sans faire payer les voyageurs. D’ici peu, le tram couleur argent devrait transporter au moins 100 000 personnes par jour, soit 40 % des utilisateurs des transports publics. Ses 14 km (24 stations) ont coûté 250 millions d’euros. Initialement partie du consortium CityPass chargé de la construction et de l’exploitation du tram, Veolia Transport s’est retiré en 2010. L’exploitation est assurée par le groupe de transports israélien Egged Holding Ltd pendant 27 ans.
     

  • Vinci propose ses services au métro moscovite

    Les besoins du pays étant très importants, le marché russe attise les convoitises, qu’il s’agisse du ferroviaire comme du stationnement. Vinci a récemment soumis à la mairie de Moscou ses projets de participation aux appels d’offres pour construire des parkings et prolonger des lignes de métro, selon le quotidien économique russe Vedomosti. Le groupe français, qui gère déjà le parking de l’aéroport international de Sheremetyevo au nord-ouest de la capitale russe, aurait proposé ses services en association avec le milliardaire Arkadi Rotenberg, un proche du Premier ministre Vladimir Poutine. D’ici à cinq ans, Moscou prévoit de créer près de 2 millions de places de parking. Côté métro, la mairie envisage d’investir 8,5 milliards d’euros pour ouvrir 75 km de nouvelles lignes et 14 stations d’ici à 2014 !
     

  • Brest change le tablier du pont de Recouvrance pour l’arrivée du tram

    Brest change le tablier du pont de Recouvrance pour l’arrivée du tram

    Pour être en mesure d’accueillir, en plus des voitures, les tramways, vélos et piétons, le pont de Recouvrance, symbole de la reconstruction d’après-guerre de Brest, est désormais doté d’une nouvelle travée. Entamées le 18 août, les manœuvres de dépose et de pose, réalisées avec le concours de la Marine nationale, sont désormais terminées. La nouvelle travée, de 625 t, 87,5 m de long et 25 m de large, est maintenant en position travaux pour une réouverture à la circulation fixée au 22 octobre.