Catégorie : Chemin de fer touristique

L’actualité des chemins de fer touristiques en France et dans le monde.

  • Du dessin  en noir et blanc à la 3D

    Du dessin en noir et blanc à la 3D

    Dans sa nouvelle bande dessinée, François Schuiten aimerait que le lecteur « sente presque le nombre de rivets ». Il aime ancrer son récit dans le détail : « c’est ce qui fait que j’ai du plaisir en dessinant, que je sente la pelle, le poids, le charbon… Il faudrait presque que j’aie des morceaux de charbon devant moi et je veux sentir le feu, les trépidations, je veux sentir l’odeur, je veux tout sentir… » D’où le choix d’une histoire en noir et blanc : « il faut qu’on sente la graisse, qu’on ait les mains sales en quittant le livre, qu’on ait une odeur de fumée… » Aussi contradictoire que cela puisse paraître, c’est de cette proclamation de foi a priori très low tech qu’est venue l’idée de la réalité augmentée ! « J’ai rencontré Dassault Systèmes pour un autre projet et quand ils m’ont montré tout ce qu’ils savaient faire en 3D, j’étais déjà très loin sur La Douce. J’ai alors dit que j’avais un rêve : que cette locomotive, elle sorte du livre, qu’elle existe tellement qu’elle sorte de la tête des lecteurs ! Et les gens de Dassault Systèmes ont été enthousiastes à l’idée de réaliser ça. Donc, c’est un énorme cadeau, parce que ça sera gratuit ! C’est presque un cadeau poétique : tous les gens qui auront le livre pourront accéder à cette réalité augmentée. En manipulant le livre devant la webcam de son ordinateur, le lecteur fera accélérer la locomotive et la transformera ! De l’image du dépôt sur l’écran sortira la locomotive ; elle s’orientera et commencera à voyager, en trouvant ses couleurs définitives. Vous allez voir, ça sera assez incroyable ! »
    Plus de détails sur le site http://www.12-ladouce.com/

  • Interview de François Schuiten

    Interview de François Schuiten

    La Vie du Rail. François Schuiten, pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
    François Schuiten. J’ai commencé la bande dessinée très tôt – j’avais 16 ans – dans Pilote, un journal que j’estimais comme un des plus révolutionnaires. Après, j’ai été publié dans Métal Hurlant, puis dans (À suivre), deux journaux qui ont participé pleinement à l’évolution de la bande dessinée en Europe. Très vite, s’est affirmé ce regard vers le ferroviaire, puisqu’un des premiers livres que j’ai publiés, il y a 30 ans, s’appelait Le Rail, avec Claude Renard ; et, parallèlement, je faisais un portfolio qui s’appelait L’Express. C’est comme si je revenais maintenant à l’origine, à la source… Entre-temps, j’ai à nouveau été confronté au domaine ferroviaire à travers mes histoires : dans Les Murailles de Samaris, avec Benoît Peeters, il y avait des locomotives ou des tramways un peu
    spéciaux, dans La Fièvre d’Urbicande, il y avait aussi un train – d’ailleurs un des directeurs artistiques d’Alstom me disait qu’il avait été très amusé de voir la place que prenaient les sièges énormes dans ce train ! J’ai toujours introduit dans mes récits des dimensions ferroviaires. Et puis bien sûr, j’ai aussi fait des stations de métro : Arts-et-Métiers à Paris, Porte de Hal à Bruxelles. Et puis j’ai même été jusqu’à faire des expositions très spectaculaires comme celle du Transsibérien au musée des Arts et d’Histoire au Cinquantenaire à Bruxelles. (…) Mais maintenant, depuis cinq ans, je travaille sur le futur musée du Train et c’est ça qui m’a fait rencontrer la « type 12 ». Je devais donc la mettre en scène, trouver une façon de la faire parler. L’idée est de montrer la modernité que ça représentait, le choc esthétique, le choc technologique… On faisait un bond vers les futurs trains à grande vitesse, sans doute. Ces basculements sont souvent passionnants, mais c’est la dimension humaine qui, peut-être, m’a le plus intéressé. Surtout les cheminots qui ont voulu sauver cette machine, puisque la légende raconte que celle-ci, la dernière des six « type 12 », était destinée à la ferraille et qu’elle était à l’arrière d’un train qui la conduisait à la destruction. Les cheminots l’ont semble-t-il détachée et, ainsi, ils l’ont sauvée. J’ai trouvé cette histoire tellement émouvante ! Ça montrait l’attachement profond que ces cheminots ont pour leur outil et ça m’a donné tout de suite envie de raconter quelque chose à partir de là. Mais pas de façon littérale, parce que je ne me sens pas à la hauteur. J’ai donc fait des trains en locomotive à vapeur, j’ai discuté avec des vieux de la vieille qui les avaient encore conduites, j’ai lu des livres… J’ai ressenti… Contrairement à ce que j’avais fait sur Le Rail, qui était un récit très fantastique, j’avais l’envie ici d’être très documenté tout en gardant ma liberté d’auteur. De ne pas être dans une « Histoire de l’oncle Paul », mais plutôt de m’inscrire, de prendre racine dans le réel pour effectivement réaliser une métaphore qui permette de parler aussi de notre époque. Ce qui m’intéresse, ce sont les basculements, les changements jusqu’au moment extrêmement cruel où des métiers disparaissent, comme ça, presque en quelques années.

    LVDR. À propos de basculement, la « 12 » n’a pas eu de chance : elle arrive juste avant la guerre…
    F. S. Elle a aussi une histoire extraordinaire pendant la guerre : plusieurs « type 12 » vont être endommagées lors des bombardements du dépôt de Schaerbeek. Une grande partie sera repliée en France, puis, au moment de l’Occupation, les Allemands vont rapatrier ces « type 12 » à Schaerbeek, où elles vont reprendre leurs missions de transport. Mais une « type 12 » va jouer un rôle essentiel dans une histoire extraordinaire en tête d’un train de
    déportés : juste au moment où l’on attend l’arrivée des Alliés, les cheminots vont faire tourner ce train autour de Bruxelles en évitant la surveillance des Allemands, pour l’empêcher de partir vers les camps. Donc j’avais le sentiment qu’après tout les machines ne sont pas que des machines ; elles sont traversées par le regard des hommes. Il y a ceux qui l’ont conçue : le Français André Huet et le Belge Raoul Notesse, ces deux hommes ont vraiment imaginé cette machine avec une espèce de passion, de ferveur… ça me plaisait aussi, cette espèce d’alliance… Avec des roues de plus de 2 m, on veut faire une « rouleuse », mais en même temps on perd en effort de traction. Par la suite, on va se rendre compte qu’elle n’est pas facile à gérer ; elle va être reconvertie en trains lourds, avec des modifications. Elle sera plutôt sur des trains comme Bruxelles – Lille, qui sera sa principale vocation avec Bruxelles – Ostende. La Belgique a une histoire extrêmement riche et profondément européenne. On a dit que le ferroviaire a mis la Belgique dans l’Europe. Avec Bruxelles – Malines, nous avons eu la première ligne d’Europe continentale et avec Nagelmackers, nous avons sans doute eu le premier visionnaire de l’Europe. On ne sait pas, on a oublié tout ce qu’on doit au rail ; c’est une mémoire oubliée. Et d’ailleurs, quand j’ai découvert cette « 12 » au dépôt, j’avais l’impression que j’avais affaire à La Belle au bois dormant. J’ai tout de suite pensé : « si un jour on veut aller voir ce futur musée des trains, il faut qu’il y ait une vedette, comme on va au Louvre pour voir La Joconde ». Et je me suis dit que la vedette, c’est cette « type 12 ». Elle a tout pour être une vedette : une histoire, une légende, une modernité qui frappe encore, qui nous parle encore. Elle est sexy !

    LVDR. « La Douce », c’est vous qui l’avez inventé, ce jeu de mots ?
    F. S. Oui, bien sûr ! J’avais le sentiment qu’il y avait justement une sensualité dans les formes. On oublie ça, mais les gens qui conçoivent des objets font passer des émotions. J’ai tellement dessiné cette machine que je suis épaté de voir à quel point elle est bien dessinée ! Elle est équilibrée, les proportions… Et l’ancêtre de la « type 12 », qui a roulé sur le réseau Alsace-Lorraine, puis à la SNCF, était déjà très intéressante, mais pas aussi aboutie.

    LVDR. Quelles sources vous ont servi pour dessiner la « type 12 » ?
    F. S. C’était très difficile de trouver des plans. Par contre, j’avais la chance d’avoir une maquette. Et bien sûr, j’ai la chance de pouvoir photographier la vraie ! Ce n’est pas possible de dessiner un objet comme ça sur un album entier sans la voir en 3D et l’avoir tout le temps à côté de soi. Je la manipulais dans tous les sens… Parce qu’un dessinateur ne peut pas inventer et c’est pour ça qu’il fallait que j’aille faire des tours en vapeur pour me rendre compte de ce que c’est, de l’effort que ça représente, de tout ce qu’on a dans la figure. On termine complètement noir quand on prend son bain le soir !

    LVDR. Les phrases comme « nous formons deux groupes distincts : ceux qui reviennent du travail en chemise blanche et nous, qui finissons toujours en noir », ce sont des phrases que vous avez entendues ?
    F. S. J’ai entendu beaucoup de choses, j’ai pris des notes, j’ai lu des tas de livres, j’ai essayé de m’immerger complètement. Mais ce n’était pas trop difficile, ce n’était pas un effort surhumain pour moi parce que ça me passionne, évidemment ! Il fallait être très précis pour que ça ait du sens. Pour des fictions, il faut beaucoup travailler sur le réel. Même pour les personnages de l’histoire : le ferrailleur, c’est un ami, le cinéaste Jaco Van Dormael, qui met aussi des trains dans ses films, et pour Elya, une vraie danseuse m’a servi de modèle. Pour le monorail abandonné, je suis parti de celui de Wuppertal. Les utopies abandonnées m’intéressent beaucoup. Beaucoup de gens pensaient que le monorail suspendu était la solution idéale ; dans un livre d’époque, quand on lit les raisons pour lesquelles ça doit s’implanter, c’est tout à fait crédible. Je trouvais aussi que c’était le chaînon manquant avec le téléphérique.

    LVDR. Dans le livre, le téléphérique n’a pas vraiment remplacé le train…
    F. S. Souvent on va vers de fausses solutions. La voiture électrique existe depuis très longtemps. Et puis j’ai été fasciné par le projet d’aérotrain de Jean Bertin, dont on voit encore les traces au nord
    d’Orléans (…)

    LVDR. Et l’inondation ?
    F. S. Je voulais montrer la fragilité des systèmes et à quel point nous sommes un petit peu des apprentis sorciers : on construit des systèmes qui peuvent en définitive s’affoler. Je suis très intéressé par les systèmes d’affolement. On ne connaît pas les effets d’enchaînement. Par aveuglement, on croit toujours à un type de conséquence, mais on ne voit pas comment ils peuvent s’accumuler et créer des phénomènes qui s’amplifient de façon catastrophique. Car nous oublions que nous sommes dans un système extrêmement complexe, qui interagit. Je voulais surtout que toutes les raisons soient bonnes, mais que l’ensemble soit catastrophique : on abandonne le ferroviaire à cause des inondations qu’en même temps on a provoquées en partie. Il n’y a pas de « mauvais », mais un système qui s’affole. Je ne crois pas qu’il y ait des gens machiavéliques mais je pense que, sans le vouloir, un ensemble de paramètres nous conduit vers la catastrophe… Ou, en tout cas, vers des catastrophes possibles. Le rôle de la fiction, c’est de nous troubler, de dialoguer avec nos peurs, nos angoisses et nos rêves. Finalement, ce qui me passionnait, c’était l’attachement des gens pour leurs machines. Ce n’est pas seulement une machine, c’est un outil, un objet avec lequel ils ont travaillé pendant tant d’années. Et une machine à vapeur, ça respire. D’ailleurs, j’ai beaucoup travaillé sur la respiration humaine… Léon perd sa respiration, comme il cherche la respiration de la machine. Il est à bout de souffle, mais ces machinistes l’étaient : la poussière, le froid, les différences de température, les tressautements de la machine, ça usait des hommes, ça !

    LVDR. L’autre allégorie, c’est une transition brutale qui fait disparaître un métier ?
    F. S. Profondément, c’est ça. J’ai toujours été troublé par ces disparitions. Je trouve terrible que des métiers arrivés à tel un niveau de connaissance, d’expertise et d’excellence soient brusquement balayés avec mépris. Ces gens qui étaient parmi les meilleurs n’ont brusquement plus aucune utilité. Je ne cherche pas à avoir de regard moral et je me doute bien que l’on ne peut pas empêcher le changement. Mais je suis sincèrement choqué de voir avec quelle brutalité ces basculements ont souvent lieu. Et je me mets surtout à la place de ces gens, pour voir comment on vit ça. Je voulais aussi parler de cette passation du savoir. Que ce soit Elya, une jeune fille manifestement liée à ce monde ferroviaire, mais aussi une voleuse de métaux – un problème très contemporain qui fragilise la sécurité et le transport en lui-même – qui aide à réveiller cette machine. Une histoire, c’est plus fort que vous, ce n’est pas quelque chose que vous fabriquez. Moi, j’ai toujours l’impression qu’elles préexistent, les histoires… En plus, tous ces personnages sont des malades, mais pour moi, ce sont les malades qui rendent la vie plus belle ! Ce sont tous des passionnés, des fous, c’est ce qui donne envie de faire des
    histoires, pour leur rendre hommage quelque part… J’espère que les lecteurs sentiront que c’est un peu une lettre d’amour aux gens qui ont donné leur vie à ces métiers, qui ont consacré tout leur temps, tout leur savoir et parfois leur vie privée… J’ai une certaine tendresse pour cette espèce de passion dévorante. Et je crois que s’il y a bien un domaine qui engendre une passion dévorante, c’est bien le rail !

    Propos recueillis par Patrick LAVAL

  • « La Douce » de Schuiten

    « La Douce » de Schuiten

    Alors que les eaux montent inexorablement et que les vols de métaux se multiplient, l’Entreprise des Transports Publics a décidé de remplacer le chemin de fer, dont les trains à vapeur sont de plus en plus souvent bloqués, par des téléphériques. Après 30 ans aux commandes de la 12.004, alias « La Douce », le mécanicien Léon Van Bel ne veut pas voir disparaître sa machine et ira jusqu’au bout du monde pour la sauver, aidé par Elya, la belle et mystérieuse voleuse de métaux… Voici le point de départ de la nouvelle bande dessinée La Douce, que les éditions Casterman mettront en vente le 18 avril. Une somptueuse histoire en noir et blanc, dont les thèmes et les décors rappellent immanquablement les autres albums dessinés par François Schuiten. Pourtant, La Douce ne s’inscrit pas dans la série des Cités Obscures. Car ce nouvel album a une histoire particulière, liée à la réalisation du futur Musée national des chemins de fer belges dont Schuiten assurera également la scénographie. Un musée dont la star sera la « type 12 » de la SNCB, une locomotive aérodynamique qui assurait en 1939 la relation la plus rapide du monde avec une moyenne frôlant les 130 km/h entre Bruxelles et Ostende. C’est la 12.004, dernière survivante des « type 12 », qui a servi de modèle à La Douce et que l’on pourra retrouver en 3D sur son propre site Internet. Grâce à la réalité augmentée, le lecteur verra même cette locomotive sortir littéralement de sa rotonde sur l’écran de son ordinateur ! Pour le lancement de cette bande dessinée ferroviaire qui fera date, La Vie du Rail s’est rendue à Schaerbeek, à deux pas du futur site du musée ferroviaire belge, pour un entretien avec François Schuiten.

  • TV. Cet été, prenez des trains pas comme les autres

    TV. Cet été, prenez des trains pas comme les autres

    Dès le 26 juillet, dépaysement garanti avec la nouvelle formule de la série documentaire Des trains pas comme les autres, sur France 5. Des voyages ferroviaires qui nous font découvrir un pays, une civilisation, un peuple. En Thaïlande, par exemple, où la coutume veut que chaque journée commence par la diffusion de l’hymne national dans tous les lieux publics, et donc dans les gares. Puis on part dans le Nord, à bord d’un train de nuit plutôt haut en couleurs. L’arrivée matinale à Bangkok permet de profiter d’un incroyable petit train qui circule au cœur d’un marché local : les marchands sont carrément installés sur les rails… Autre décor en Bolivie, avec les trains de l’extrême. Départ de La Paz – près de 4 000 m d’altitude ! – dont les habitants se sont acclimatés à des conditions de vie très difficiles. Puis, un autre train nous emmène vers le désert de sel, le Salar d’Uyuni, l’une des plus grandes réserves de lithium de la planète. Un lieu féerique et fascinant. Mais c’est déjà le départ pour Potosi, où l’on exploite des mines d’argent dans une montagne mythique. La dernière étape du voyage se fera à bord d’un petit « bus-train » étonnant, vers une région proche de l’Amazonie où se sont installés des mennonites, une communauté protestante qui a choisi, tels les amish, de vivre comme au XIXe siècle.
    À voir également, la Malaisie ou plutôt “les” Malaisie qui se laissent découvrir grâce au chemin de fer, car celui-ci relie entre eux des lieux aussi différents que la jungle, les rizières ou la très moderne capitale, Kuala Lumpur. Un moment fort sera l’arrivée en train dans la ville, vertigineuse, en pleine fête hindoue, le Thaïpusam. Puis, ce sera le « train de la jungle », le convoi de tous les dangers. Il pénètre au cœur de la forêt où vivent des aborigènes, les Orang Asli, qui ont conservé leur mode de vie ancestral.

    Anne JEANTET-LECLERC

    France 5, le jeudi à 21h30 (rediffusion le samedi à 18h05).

  • Le guide 2012 des trains touristiques

    Le guide 2012 des trains touristiques

    Dans toute la France circulent, sur des voies étroites ou à écartement normal, des trains historiques, sauvegardés par des associations de bénévoles passionnés. En voici la liste. La carte de la page 23 permet de les repérer grâce à la numérotation qui renvoie au texte.

    Alsace

    1. Chemin de fer touristique du Rhin
    12 km (gare de Volgelsheim – embarcadère de Sans-Souci), voie normale, vapeur et diesel (circuit combiné train vapeur + promenade d’1 heure 20 en bateau sur le Rhin avant le retour).
    Départ gare de Volgelsheim à 1 km de Neuf-Brisach 68600.
    Tél. : 03 89 71 51 42 ou 03 89 72 55 97.
    www.ried-express.cftr.fr

    2. Train Thur Doller Alsace
    14 km (Cernay-Saint-André – Sentheim), voie normale, vapeur, autorail. Une loco Mallet (monument historique).
    Accessible aux PMR sur demande.
    Gare de Cernay-Saint-André
    68703 Cernay.
    Tél. : 06 04 46 48 60.
    www.train-doller.org

    Aquitaine

    3. Petit train de la Rhune
    4,2 km (gare du col de Saint-Ignace – sommet de la Rhune), voie métrique à crémaillère (système Strub), électrique.
    Gare du col de Saint-Ignace, 64310 Sare.
    Tél. : 05 59 54 20 26.
    www.rhune.com

    4. Petit train d’Artouste
    9,5 km (lac et village de Fabrèges – lac d’Artouste), voie étroite (0,50 m), diesel.
    Départ : en haut des télécabines de la Sagette 64000
    Tél. : 05 59 05 36 99.
    www.train.artouste.com

    5. Écomusée de la Grande Lande
    4 km (Sabres – Marquèze), voie normale, diesel.
    Gare, route de Solférino, 40630 Sabres.
    Tél. : 05 58 08 31 31.
    www.parc-landes-de-gascogne.fr

    6. Tramway du Cap-Ferret
    2 km (Cap-Ferret – l’Océan), voie étroite (0,60 m), diesel.
    Gare, avenue de l’Océan (jetée Bélisaire), 33970 Le Cap-Ferret.
    Tél. : 05 56 60 60 20.
    www.lege-capferret.com

    7. Train touristique Pointe de Grave-Le Verdon – Soulac
    7 km (Pointe de Grave-Le Verdon – Soulac), voie normale, diesel (draisine).
    Gare 33123 Le Verdon-sur-Mer.
    Tél. : 06 08 69 11 93.
    Office de tourisme du Verdon-sur-Mer : Tél. : 05 56 09 61 78.

    8. Train touristique de Guîtres à Marcenais
    14 km (Guîtres – Marcenais), voie normale, vapeur, diesel et autorail.
    33230 Guîtres. Tél. : 05 57 69 10 69.
    http://ttgm.guitres.free.fr

    9. Train touristique de l’Albret
    13 km (Nérac – Mézin), voie normale, rame réversible avec deux draisines et une voiture voyageurs. Trajet commenté en direct.
    12-ter, avenue du 19-Mars-1962.
    Gare de Nérac, 47600 Nérac.
    Tél. : 06 85 62 77 47.
    www.lafrancevuedurail.fr/ttalbret

    Auvergne

    10. Chemin de fer du Haut-Forez
    42 km (Estivareilles – La Chaise-Dieu), voie normale, autorails des années 50, train baladeur.
    Gare CFHF d’Estivareilles, 42380 Estivareilles.
    Tél. : 04 77 50 82 03.
    www.chemindeferhautforez.fr

    11. Chemin de fer de la Haute Auvergne (Gentiane Express)
    16 km (Riom-ès-Montagnes – Lugarde), voie normale, autorail.
    Billetterie à côté de la gare de Riom et Office de tourisme de Riom-ès-Montagnes.
    Tél. : 04 71 78 07 37.
    www.gentiane-express.com

    12. Train touristique du Livradois-Forez
    43 km (Ambert – La Chaise-Dieu), voie normale, vapeur, diesel et autorail
    Picasso, bleu d’Auvergne X 2856.
    Agrivap, La Gare, 63600 Ambert.
    Tél. : 04 73 82 43 88.
    www.agrivap.fr

    13. Velay Express chemin de fer historique
    37 km (Dunières – Saint-Agrève),
    voie métrique, autorails et loco-
    tracteurs. Traction vapeur entre Tence et Montfaucon.
    22, rue de la Croix, 43220 Dunières, Tél. : 04 71 59 71 56.
    www.velay-express.fr

    Bourgogne

    14. Chemin de fer de la vallée de l’Ouche
    7,3 km (Bligny-sur-Ouche – Pont- d’Ouche), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel.
    Ave. de la Gare, 21360 Bligny-sur-Ouche.
    Tél. : 03 80 20 17 92 et 06 30 01 48 29.
    http://chemindefervalleedelouche.blogspot.com

    15. Train touristique des Lavières
    1,4 km (Is-sur-Tille), voie étroite (0,50 m), diesel.
    Rue des Pins, 21120 Is-sur-Tille.
    Tél. : 03 80 95 36 36.
    www.is-sur-tille.fr

    16. Le p’tit train de l’Yonne
    2,5 km (Massangis – Rochefort), voie étroite (0,60 m), diesel (à visiter : le wagon musée).
    89440 Massangis.
    Tél. : 03 86 33 93 33.
    www.massangis.com

    17. Chemin de fer des Combes
    10,5 km, voie étroite (0,60 m), vapeur et locotracteurs.
    Gare, rue des Pyrénées,
    71200 Le Creusot
    Tél. : 03 85 55 26 23.
    www.parcdescombes.com

    18. Train touristique du pays de Puisaye-Forterre
    30 km (Villiers – Toucy – Moutiers-La Bâtisse), voie normale, autorails et RGP.
    Avenue de la Gare, 89130 Toucy.
    Tél. : 03 86 44 05 58.
    Office de tourisme : 03 86 44 15 66.
    www.train-de-puisaye.com

    19. Le petit train de Champignelles
    1 km (Champignelles), voie étroite (0,40 m), matériel moteur thermique (locotracteur de type BB).
    Route de Champcevrais, 89350 Champignelles.
    Tél. : 03 86 45 11 40.

    Bretagne

    20. Association des chemins de fer des Côtes-du-Nord
    0,8 km (voie métrique) et 0,8 km (0,40 m), diesel et autorails.
    Parc de Boutdeville, 1, promenade Harel-de-la-Noë,
    22360 Langueux.
    Tél. : 02 96 79 05 22.
    http://chemin-fer-baie-saint-brieuc.fr

    21. Vapeur du Trieux
    17 km (Paimpol – Pontrieux),voie normale, vapeur.
    Gare SNCF, ave. du Général-de-Gaulle, 22500 Paimpol.
    Tél. : 08 92 39 14 27.
    www.vapeurdutrieux.com


    Centre

    22. Chemin de fer touristique
    de Pithiviers
    4,5 km (Pithiviers – Bellébat), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel.
    Rue Carnot, 45300 Pithiviers.
    Office de tourisme :
    02 38 30 50 02.
    www.lafrancevuedurail.fr/pithiviers

    23. Chemin de fer touristique du Bas-Berry
    27,5 km (Luçay-le-Mâle – Argy), voie métrique (rénovation d’un ancien tronçon du Blanc – Argent), traction thermique (locotracteurs, autorails, draisine) et matériel remorqué, vapeur.
    Gare d’Écueillé 36240.
    Tél. : 02 54 40 43 31.
    http://traintouristiquedubasberry.com

    24. Train historique du lac de Rillé
    2,5 km (Rillé), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel. 37330 Marcilly-sur-Maulne.
    Tél. : 02 47 96 42 91.
    www.aecfm.fr

    25. Train touristique de la vallée du Loir
    18 km (Thoré-la-Rochette – Trôo), voie normale, autorail. TTVL, 41100 Vendôme.
    Office de tourisme de Vendôme  :
    02 54 77 05 07.
    Mairie de Thoré-la-Rochette :
    02 54 72 80 82.
    www.ttvl.fr

    Champagne-Ardenne

    26. Chemin de fer touristique de la Traconne
    4,5 km en cyclo-draisines au départ d’Esternay et 9 km au départ de Joiselle.
    Ancienne gare, 51310 Esternay.
    Syndicat d’initiative : 03 26 80 27 07 ou 06 10 94 07 99.

    27. Chemin de fer touristique de Blaise-et-Der
    38 km (Wassy – Saint-Dizier et Doulevant-le-Château), voie normale, diesel. Bel ensemble ferroviaire du XIXe siècle.
    Gare de Wassy, 52130 Wassy.
    Tél. : 06 07 50 55 72.

    28. Chemin de fer touristique du sud des Ardennes
    10 km (Attigny – Amagne-Lucquy) et 30 km (Attigny – Challerange), autorails Picasso et EAD 4719.
    Cour de la Gare, 08130 Attigny.
    Tél. : 03 24 71 47 60 ou 03 24 38 58 41.
    http://cftsa.free.fr

    Franche-Comté

    29. Coni’Fer
    7,5 km (Les Hôpitaux-Neufs – Fontaine-Ronde), voie normale, vapeur et diesel.
    Gare des Hôpitaux-Neufs
    25370 Les Hôpitaux-Neufs.
    Tél. : 03 81 49 10 10.
    www.coni-fer.org


    île-de-france

    30. Chemin de fer des Chanteraines
    5 km (Parc des Chanteraines, Villeneuve-la-Garenne – Gennevilliers), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel.
    46, avenue Georges-Pompidou, 92390 Villeneuve-la-Garenne.
    Tél. : 01 40 85 86 20.
    http://cf-chanteraines.pagesperso-orange.fr

    31. Petit train du Port-aux-cerises
    3 km (Draveil), voie étroite (0,60 m), diesel. Une baladeuse est accessible aux personnes handicapées.
    Base régionale de plein air et de loisirs, rue du Port-aux-Cerises, 91210 Draveil.
    Tél. : 01 69 83 46 00.
    www.portauxcerises.ucpa.com

    32. Tacot des lacs
    2,5 km (départ entre Grez-sur-Loing et Moncourt), voie étroite (0,60 m), diesel.
    1, route des Chapelottes
    77880 Grez-sur-Loing.
    Tél. : 01 64 28 67 67.
    www.tacot-des-lacs.com

    33. Musée des tramways à vapeur et des chemins de fer secondaires français
    800 m voie métrique, va­peur.
    Musée.
    Parking gare SNCF
    95430 Valmondois-Butry.
    Tél. : 01 34 73 04 40.
    www.trains-fr.org/mtvs


    Languedoc-Roussillon

    34. Train touristique du pays Cathare et du Fenouillèdes
    62 km (Rivesaltes – Axat), voie normale, autorails et diesel, voitures découvertes.
    Gare de Rivesaltes ou gare d’Axat, 66000.
    Tél. : 04 68 20 04 00. www.tpcf.fr

    35. Train à vapeur des Cévennes
    13 km (Anduze – Saint-Jean-du-Gard), voie normale, vapeur et diesel.
    36, place de la Gare,
    30140 Anduze.
    Tél. : 04 66 60 59 00.
    www.trainavapeur.com


    Lorraine

    36. Chemin de fer de la vallée de la Canner
    12 km (Vigy – Hombourg-Budange), voie normale, diesel et autorail.
    1, rue de la Gare, 57640 Vigy.
    Tél. : 03 87 77 97 50.
    www.alemftrain.fr

    37. Chemin de fer du Val de Passey
    1 km (Val-de-Passey via Choloy-Ménillot), voie étroite (0,60 m), vapeur.
    Départ : Choloy-Ménillot, 54000
    Tél. : 03 83 29 21 22.
    Maison du tourisme de Toul et du Toulois : 03 83 64 90 60.
    http://cfvp.monsite-orange.fr

    38. Petit train de l’ouvrage de Fermont
    1,2 km (en voie souterraine dans la ligne Maginot), voie étroite (0,60 m), locotracteur électrique.
    AAOFLM, 9, rue Albert-Lebrun, 54260 Longuyon.
    Tél. : 03 82 39 35 34.
    www.ligne-maginot-fort-de-fermont.asso.fr

    39. Petit train de l’ouvrage du Hackenberg
    4 km (Veckring), en voie souterraine dans la ligne Maginot (voie de 0,60 m), locotracteur électrique.
    Amifort, 61-bis, Grand-Rue, 57920 Veckring.
    Tél. : 03 82 82 30 08.
    http://maginot-hackenberg.com

    40. Association du chemin de fer forestier d’Abreschviller
    6 km (Abreschviller – Grand-Soldat), voie de 0,70 m, vapeur et diesel.
    2, place Norbert-Prévot, 57560 Abreschviller.
    Tél. : 03 87 03 71 45.
    Office de tourisme :
    03 87 03 77 26.
    http://train-abreschviller.fr

    Midi-Pyrénées

    41. Chemin de fer des lacs de Monclar
    1,7 km (Monclar), voie étroite (0,60 m), diesel.
    Base de loisirs
    82230 Monclar-de-Quercy.
    Tél. : 05 63 30 34 37.
     
    42. Chemin de fer touristique du Tarn
    7 km (Saint-Lieux-lès-Lavaur – Parc floral des Martels), voie étroite (0,50 m), vapeur et locotracteurs.
    Gare de Saint-Lieux-lès-Lavaur
    81261.
    Tél. : 05 61 47 44 52 ou 05 61 70 33 63.
    www.cftt.org

    43. Chemin de fer touristique du Haut-Quercy
    7 km (Saint-Denis-près-Martel – Martel), voie normale, vapeur, diesel.
    La gare, 46600 Martel.
    Tél. : 05 65 37 35 81.
    www.trainduhautquercy.info

    Nord-Pas-de-Calais

    44. Centre de la Mine et du Chemin de fer
    Matériel roulant statique (voie normale), vapeur vive en double écartement de 5 et 71/4 pouces et réseaux miniatures en Z, N, TT, H0, 0, I, IIm LGB.
    Centre historique Denis-Papin, rue Émile-Zola, 62590 Oignies.
    Tél. : 03 21 69 42 04.
    www.cmcf-oignies.com

    45. Train touristique de la vallée de la Scarpe
    2,5 km (canal de la Scarpe), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel.
    Chemin des Hamaïdes
    59230 Saint-Amand-les-Eaux.
    Tél. : 03 27 48 39 65.

    46. Tramway de la vallée de la Deûle
    3 km (Marquette-lez-Lille – Wambrechies), voie métrique, tramway électrique.
    Départ des trains rue du Vent-de-Bise à Wambrechies ou rue de la Deûle à 59520 Marquette-lez-Lille.
    Office de tourisme : 03 28 38 84 21.
    www.amitram.asso.fr

    47. Chemin de fer touristique de la vallée de l’Aa
    15 km (Arques – Lumbres), voie normale, diesel (autorails Picasso).
    Gare d’Arques, rue de l’Europe, 62510 Arques ou départ gare de Lumbres, rue François-Cousin, 62380 Lumbres.
    Office de tourisme de Lumbres : 03 21 93 45 46 ou 03 21 12 19 19.
    www.cftva62.com

    Normandie

    48. Train touristique du Cotentin
    10 km (Carteret – Portbail), ligne à voie normale, diesel et locotracteur.
    Départ gare de Carteret (50270) ou de Portbail.
    Tél. : 06 30 35 15 71 ou 02 33 04 70 08.
    http://ttcotentin.monsite.orange.fr

    49. Chemin de fer  de la vallée de l’Eure
    8 km (Pacy – Breuilpont) et 8 km (Pacy – Cocherel), voie normale, diesel.
    Gare, 27120 Pacy-sur-Eure.
    Tél. : 02 32 36 04 63.
    www.cfve.org

    50. Train touristique Étretat – Pays de Caux
    5,2 km (Les Loges – Étretat), voie normale, autorail, vélorail.
    Gare des Loges, 76790 Les Loges.
    Tél. : 02 35 29 49 61.
    www.lafrancevuedurail.fr/ttepac

    Pays de la Loire

    51. Chemin de fer touristique de la Sarthe
    17,5 km (Connerré-Beillé – Bonnétable), voie normale, vapeur, autorail, diesel.
    Gare Transvap en face de la gare SNCF de Connerré, 72160 Beillé.
    Tél. : 02 43 89 00 37.
    www.transvap.fr

    52. Chemin de fer de la Vendée
    22 km (Mortagne – Les Herbiers), voie normale, vapeur et diesel.
    Gare de Mortagne-sur-Sèvre, 85290
    Tél. : 02 51 63 02 01.
    www.vendee-vapeur.fr

    53. Chemin de fer de Semur-en-Vallon
    3 km (Semur-en-Vallon), voie étroite (0,60 m), diesel, avec visite du Musée du train.
    Gare, 72390 Semur-en-Vallon.
    Tél. : 06 30 84 41 33 ou 02 43 93 67 86.
    http://ccfsv.free.fr

    Picardie

    54. P’tit train de la Haute-Somme
    7 km (Froissy – Dompierre), voie étroite (0,60 m), vapeur et diesel.
    Hameau de Froissy, 80340 Laneville-les-Bray. Tél. : 03 22 83 11 89.
    www.appeva.org

    55. Chemin de fer de la baie de Somme
    27 km (Le Crotoy – Noyelles – Saint-Valery – Cayeux), voie métrique, vapeur.
    Gare de Saint-Valery-sur-Somme, 80230.
    Tél. : 03 22 26 96 96.
    www.cfbs.eu

    56. Chemin de fer touristique du Vermandois
    22 km (Saint-Quentin – Origny-Sainte-Benoîte), voie normale, traction vapeur ou diesel, wagon-restaurant.
    Gare de Saint-Quentin, 02104 Saint-Quentin.
    Tél. : 03 23 64 88 38.
    www.cftv.fr


    Poitou-Charentes

    57. P’tit train de Saint-Trojan
    6 km (Saint-Trojan – Maumusson, sur l’île d’Oléron), voie étroite (0,60 m), locotracteurs diesel.
    Gare, rue Camille Samson
    17370 Saint-Trojan-les-Bains.
    Tél. : 05 46 76 01 26.
    www.le-ptit-train.com

    58. Train des Mouettes
    20 km (La Tremblade – Saujon), voie normale, diesel et vapeur.
    Gare du train touristique, Chemin vert, 17600 Saujon.
    Tél. : 05 46 05 37 64.
    Gare de La Tremblade :Tél. : 05 46 85 98 82.
    www.traindesmouettes.fr

    Provence-Alpes-Côte d’Azur

    59. Chemin de fer de Provence
    151 km (Nice – Digne-les-Bains), voie métrique, autorails diesel.
    Gare des chemins de fer de  Provence, 4-bis, rue Alfred-Binet, 06000 Nice. Tél. : 04 97 03 80 80.
    Gare des chemins de fer de Provence, espace Pierre-Ferrié, près de la gare SNCF, 04000 Digne-les-Bains.
    Tél. : 04 92 31 01 58.
    www.trainprovence.com

    60. Petit Train du domaine Paul-Ricard-Méjanes
    3,5 km (domaine Paul-Ricard-Méjanes), voie 0,60 m, diesel.
    Domaine Paul-Ricard, 13200 Arles.
    Tél. : 04 90 97 10 10.
    www.mejanes.camargue.fr

    61. Train touristique du Centre-Var
    22 km (Carnoules – Brignoles), voie normale, autorail et une caravelle.
    Gare Carnoules-les-Platanes, DP 3 au passage à niveau, 83660 Carnoules.
    Tél. : 06 07 98 03 09.
    www.attcv.fr

    62. Train des Pignes
    16 km (Puget-Théniers – Touët-sur-Var – Villars-sur-Var), voie métrique, vapeur.
    Dépôt des locomotives, 06260 Puget-Théniers.
    Tél. : 04 93 05 05 05.
    www.gecp.asso.fr

    63. Train des Alpilles
    10 km (Arles – Fontvieille), voie normale, locotracteur diesel électrique.
    17-bis, avenue de Hongrie,
    13200 Arles.
    Tél. : 04 90 18 81 31.
    www.letraindesalpilles.fr


    Rhône-Alpes

    64. Train touristique des monts du Lyonnais
    19 km (L’Arbresle – Sainte-Foy- l’Argentière), ligne à voie normale, diesel.
    Gare SNCF de L’Arbresle, 69210 L’Arbresle
    Maison du tourisme de Chamousset-en-Lyonnais : 04 74 70 90 64.
    Office de tourisme de l’Arbresle : 04 74 01 48 87.
    http://cftb.free.fr

    65. Tramway du Mont-Blanc
    Le Fayet – Mont-Lachat, voie métrique à crémaillère (système Strub), électrique.
    Gare de Saint-Gervais – Le Fayet, à côté de la gare SNCF
    Compagnie du Mont-Blanc, 80, avenue de la gare, 74190 Le Fayet.
    Tél. : 04 50 53 22 75.
    www.compagniedumontblanc.fr

    66. Train touristique de l’Ardèche méridionale
    14 km (Vogüé – Saint-Jean-le-Centenier), voie normale, autorail.
    Viaduc 07, BP 23, 07203 Aubenas Cedex.
    Tél. : 04 75 37 03 52.
    www.viaduc07.fr

    67. Chemin de fer touristique du Haut-Rhône
    4,5 km (Montalieu – Sault-Brenaz), voie étroite (0,60 m), vapeur.
    Base de loisirs Vallée bleue,
    Gare de Montalieu-Vercieu
    38247 Montalieu-Vercieu.
    Tél. : 04 78 81 84 30.
    www.cft-hr.com

    68. Train du Montenvers-Mer de Glace
    5,4 km (Chamonix – Montenvers), voie métrique à crémaillère (système Strub), électrique et diesel.
    35, place de la Mer-de-Glace, 74400 Chamonix.
    Tél. : 04 50 53 22 75.
    www.compagniedumontblanc.fr

    69. Chemin de fer d’Anse
    3,5 km (Anse – plage du Colombier), voie étroite (0,38 m), diesel.
    560, route de Saint-Bernard, 69480 Anse.
    Tél. : 04 74 09 91 71.
    Office de tourisme du Beaujolais.
    Tél. : 04 74 60 26 16.
    http://cftanse.free.fr

    70. Train touristique des Belvédères
    3,5 km sur la commune de Commelle-Vernay, voie étroite (0,60 m), diesel.
    Barrage, 42120 Commelle-Vernay. 
    Office du tourisme du Grand Roanne
    Tél. : 04 77 71 51 77.
    www.train-des-belvederes.com

    71. Vélorail des Gorges du Doux
    10 km (Boucieu-le-Roi – Troye)
    en vélorail, retour en autorail.
    La gare, 07270 Boucieu-le-Roi. 
    Tél. : 04 75 08 20 30
    www.velorailardeche.com

    Photo : © C. Besnard-Photorail-SNCF/Reproduction interdite-DR

  • Les événements de l’été 2012

    Les événements de l’été 2012

    Tous les chemins de fer touristiques émaillent leur saison de nombreuses animations. En voici quelques-unes à ne pas manquer cette année.

    Une nouvelle loco vapeur sur Le Velay-Express

    Le Velay-Express chemin de fer historique fête, du 26 au 28 mai, le retour de la Mallet n° 101 qui a été entièrement remise à neuf dans les ateliers de la Compagnie du chemin de fer des Cévennes. Cette locomotive à vapeur assurera donc les circulations du dimanche aux côtés de la Corpet 040 n° 22 qu’elle secondera entre Tence et Montfaucon, sur une dizaine de kilomètres.


    Hommage à Vincenot à Thoret-sur-Ouche

    Le Chemin de fer de la vallée de l’Ouche, qui a acquis deux nouveaux locotracteurs diesels, rend hommage le 9 août à l’écrivain Henri Vincenot, gastronome. Il organise, le 23 août, à l’occasion du centenaire de sa naissance, une circulation de Bligny-sur-Ouche à Thoret-sur-Ouche. Là, aura lieu une dégustation de produits
    régionaux en l’honneur de l’écrivain, chantre de la Bourgogne et auteur de recettes régionales. Inscriptions à l’office de tourisme de Bligny-sur-Ouche.
    Tél. : 03 80 20 16 51.

    Une plaque tournante à Bonnétable

    Le Chemin de fer touristique de la Sarthe s’est lancé dans la construction d’une plaque tournante à Bonnétable. D’un diamètre de 17 m, construite par des entreprises et financée par le conseil général, elle devrait être terminée en août. Elle permettra aux locomotives à vapeur de repartir vers Beillé… cheminée en avant.

    Baptême de conduite de locomotive à vapeur

    Le Train historique du lac de Rillé propose, à la demande, des stages découverte des locomotives à
    vapeur. Au programme : le matin, aperçu sur le fonctionnement de la machine. L’après-midi, le stagiaire met la main à la pâte, participe à la mise en chauffe, à l’approvisionnement en charbon et prend les commandes.
    À partir de 12 ans (avec autorisation des parents).

    Le Gentiane Express sous les étoiles

    Le Gentiane Express innove. Ce train du Cantal propose, le 18 juillet et le 1er août, des circulations nocturnes avec observation du ciel commentée par un astronome amateur qui prêtera ses instruments. Les 26 juillet et 9 août, des repas gastronomiques avec produits du terroir seront proposés à Lugarde.

    La féerie nocturne du Train touristique des Lavières

    Le Train touristique des Lavières, en Côte-d’Or, organise le 25 août à 20h une « féerie nocturne ». Ce rendez-vous très attendu attire chaque année un millier de voyageurs. Au programme, éclairage dans les arbres, tunnel de lumières et animations.


    Les feux de la Saint-Jean dans l’Yonne

    Le Petit train de Champignelles dans l’Yonne organise le 23 août une grande fête champêtre au cours de laquelle sera allumé le plus grand feu de la Saint-Jean de la région. À cette occasion, le train roulera toute la nuit.

    Festival vapeur en Haute-Somme

    Le P’tit train de la Haute-Somme à Froissy organise un festival vapeur, le 27 mai et le 30 septembre, de 10 à 19h. Le public découvrira trois locomotives mises simultanément en chauffe, il pourra s’amuser sur un circuit à vapeur vive et plus sérieusement visiter le magnifique musée du chemin de fer à voie étroite.

    Dossier réalisé par Christine CARTIER

    Photo : © Gentiane Express

  • Train des Mouettes : une souscription pour sauver la Henschel 11128

    Train des Mouettes : une souscription pour sauver la Henschel 11128

    Une Japy devrait bientôt seconder la Schneider du train des Mouettes, de Saujon à La Tremblade en Charente-Maritime. Une souscription est lancée par la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes pour poursuivre la restauration de la Henschel 11128 de l’association Trains et Traction.

    Le public est de plus en plus souvent invité à contribuer financièrement à la sauvegarde du patrimoine, aux côtés de l’État, des collectivités locales ou encore des entreprises mécènes. L’exemple le plus célèbre est le parrainage par les citoyens des statues du parc de Versailles. Moins connue est la souscription lancée en Auvergne auprès de donateurs pour la remise en peinture du tablier du viaduc des Fades, ou celle lancée dans la Meuse, pour la reconstruction de la ligne ferroviaire qui desservait Verdun en 1916. Les donateurs financent des portions de rail plus ou moins longues et célébreront en 2014, grâce à cette reconstruction, le centenaire du début de la Grande Guerre. La Fondation du patrimoine est souvent la cheville ouvrière de ces opérations dont elle garantit la transparence. « Nous sommes sollicités par des communes, des associations ou des propriétaires, précise-t-on à la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes. On peut organiser une souscription publique pour soutenir financièrement leurs projets. Celles-ci connaissent un succès grandissant, car la Fondation du patrimoine est de plus en plus connue et jouit aujourd’hui d’une certaine aura. » Ainsi l’association Trains et Traction, qui exploite le train des Mouettes en Charente-Maritime, va faire appel pour la 2e fois à cette fondation. Une première fois, il s’agissait d’une opération peu coûteuse. La Schneider, qui tracte en été le train des Mouettes, classée monument historique et célèbre pour être la plus ancienne locomotive à vapeur conservée en état de marche en France, ne disposait plus de sa plaque d’identification. Un appel aux donateurs a permis à l’association de faire fabriquer sur mesure une plaque identique à celle d’origine et de la sceller sur la locomotive, comme jadis. Un coup d’essai pour Trains et Traction, qui s’attaque aujourd’hui à un projet beaucoup plus lourd. Il s’agit de remettre en état de marche la Henschel 11128 de 1912. « L’objectif est de la remettre en service sur la ligne de Saujon à La Tremblade afin de soulager la Schneider et d’augmenter la capacité de transport de voyageurs », précise Olivier Jaubert, président de Trains et Traction. Le budget total s’élèvera à environ 200 000 euros. Pour réunir ces fonds, Olivier Jaubert s’est tourné vers des mécènes, en particulier l’entreprise Motul. Cette société, spécialiste du graissage des engins lourds, s’est déjà engagée à hauteur de 50 000 euros. C’est encore loin du compte et Olivier Jaubert place beaucoup d’espoir dans le soutien de la Fondation du patrimoine. Le principe est simple. Une souscription est lancée auprès du public. Les donateurs adressent leur chèque à la Fondation du patrimoine en précisant à quel projet ils le destinent. Grâce à ce geste, ils bénéficient d’une déduction fiscale. La Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes s’intéresse beaucoup à ce projet. « Nous avons l’habitude d’intervenir sur le patrimoine bâti, explique Patricia Molines qui reconnaît être un peu dépaysée devant le sujet. Mais nous sommes contents de soutenir des projets comme celui-là. Je m’efforce d’entrer dans la logique d’une telle restauration. » Une autre souscription pourrait être lancée par la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes. Le projet soutenu par la communauté de communes de Thouars, dans les Deux-Sèvres, porterait sur la restauration d’une 140 C.

    C. C.

    Comment faire un don

    Les travaux de restauration de la Henschel 11128 ont commencé en janvier 2011. Pour les poursuivre, l’association Trains et Traction compte sur les dons effectués par les entreprises et les particuliers à la Fondation du patrimoine. Celle-ci leur délivrera une attestation qui leur permettra de bénéficier d’une déduction fiscale. Les chèques à l’ordre de la Fondation du patrimoine de Poitou-Charentes doivent être adressés à cette fondation : 1-bis, rue Lebascle, 86000 Poitiers. Tél. : 05 49 41 45 54.

    Photo : © DR

  • SNCF : des trains ordinaires exceptionnels

    SNCF : des trains ordinaires exceptionnels

    La SNCF invite aussi les voyageurs à découvrir des paysages d’exception depuis les fenêtres de trains réguliers mais aussi touristiques. Ils traversent les plus belles régions de France, dans des endroits parfois inaccessibles en voiture.

    La SNCF a décerné aux trains qui roulent sur les plus belles lignes du pays le titre de trains touristiques. Ce sont des trains réguliers, des TER, dont les circulations s’intensifient en été, des trains dont le matériel peut être historique comme celui du train Jaune dans les Pyrénées-Orientales. Mais ce sont surtout des lignes qui traversent des paysages d’exception et dont la construction a été un  exploit comme celle de la ligne des Merveilles, de Nice à Tende. En voici quelques-unes à faire ou à refaire cet été.


    Le train Jaune, la Cerdagne en couleur

    Il roule de Villefranche-Vernet-les-Bains à Latour-de-Carol sur une voie métrique. Il a contribué, au début du siècle dernier, à désenclaver la Cerdagne et permet aujourd’hui aux voyageurs, en franchissant d’extraordinaires ouvrages d’art (pont Gisclard), d’apprécier le magnifique paysage du parc régional naturel des Pyrénées catalanes.

    Transpyrénéen, un train à l’état sauvage

    Entre Toulouse et Latour-de-Carol, cette ligne traverse des zones de haute montagne sauvages et spectaculaires. Elle permet la correspondance avec Le train Jaune à Latour-de-Carol.


    Le Tire-bouchon, train avec vue sur la mer

    Comme son nom l’indique, ce train permet aux voyageurs qui se rendent en été d’Auray à Quiberon, dans le Morbihan, d’éviter les embouteillages tout en profitant depuis leur place de la vue sur l’océan et la Côte sauvage.

    La ligne des Hirondelles, à tire-d’aile dans le Jura

    Sa construction de Dole à Saint-Claude fut une prouesse. Le voyageur passe sur les fameux viaducs de Morez et traverse les paysages verdoyants du Jura.

    En suivant les lignes du Piémont vosgien : train + art de vivre

    De Colmar à Metzeral et de Mulhouse à Kuhn, c’est toute la sérénité de la campagne alsacienne avec ses vignobles et ses villages typiques. Aux escales, les voyageurs sont invités à partir en randonnée sur les crêtes vosgiennes où les attendent d’accueillantes auberges.


    Sur la Côte bleue au fil des calanques

    De Marseille à Istres et Miramas, cette ligne offre une vue exceptionnelle sur les calanques et la Méditerranée, qu’elle semble « survoler ».

    Les lignes du Massif central : l’eau et le feu

    De Clermont-Ferrand au Mont-Dore et de Clermont-Ferrand à Aurillac, elles traversent de vastes paysages de moyenne montagne et donnent accès aux stations thermales du mont Dore et de La Bourboule aux portes de la chaîne des Puys.

    Le train qui réussit à se faufiler dans les gorges de l’Allier

    De Langeac à Langogne, sur la ligne des Cévennes, le train traverse des lieux parfois inaccessibles en voiture. En partenariat avec le syndicat mixte d’aménagement du tourisme du Haut-Allier, des trains supplémentaires accueillent en été curieux et randonneurs.

    La ligne qui fait des Merveilles

    De Nice à Tende, les prouesses réalisées pour construire cette ligne de montagne sont restées inégalées. Des fenêtres du train, on admire autant les ouvrages d’art exceptionnels que le paysage alpin, cadre de belles randonnées.

    Le Mont-Blanc express, un must

    De Saint-Gervais à Chamonix, Vallorcine et Martigny en Haute-Savoie c’est, au pied du mont Blanc, la ligne des sportifs qui embarquent avec leur sac à dos pour la randonnée, leurs skis ou leur vélo, mais aussi celle des amateurs d’art, qui veulent découvrir à Martigny, en Suisse, les œuvres contemporaines de la riche Fondation Gianadda.

    Renseignements :
    http://www.ter-sncf.com

    Photo : © SNCF Proximités

  • Auvergne : un train à crémaillère rend le puy de Dôme à la nature

    Auvergne : un train à crémaillère rend le puy de Dôme à la nature

    Tous les amateurs de nature et de train se réjouissent de la création du Panoramique des Dômes, un train à crémaillère dont la voie a été construite sur la plateforme de l’ancienne route. Un bon moyen pour le plus célèbre des volcans d’Auvergne de reconquérir son environnement naturel.

    Depuis quelques mois, les quatre rames gris clair du train à crémaillère se livraient à des essais en ligne. Et tout marchait bien si un orage d’une violence exceptionnelle n’avait obligé TC Dôme son exploitant à retarder quelque peu la mise en service commerciale du Panoramique des Dômes. La voie s’élève lentement à flanc de coteau, le long de la courbe du volcan jusqu’au sommet du puy de Dôme, à 1 465 m d’altitude.
    L’événement ferroviaire passionne les amateurs de trains. Il y a un siècle que la France n’a pas construit de chemin de fer à crémaillère. Celui-ci, dû à Stadler, une entreprise suisse, renoue donc avec ce système de rail denté qui permet de gravir les pentes les plus raides. Un retour à la tradition qui s’accompagne des avancées technologiques les plus récentes. Côté confort aussi, tout est fait pour que les voyageurs se sentent à l’aise et profitent tous, grâce à une disposition astucieuse des sièges, de la vue sur la vallée.
    Mais l’événement va beaucoup plus loin. Ce train, qui devient le symbole même du retour à la nature du site du puy de Dôme, s’intègre dans un vaste plan de réaménagement lancé il y a quelques années par le conseil général du Puy-de-Dôme. Ce projet, qui a coûté 88 millions d’euros, a bénéficié des financements de l’Europe, de l’État, du conseil régional d’Auvergne, de la communauté d’agglomération de Clermont-Ferrand et de l’exploitant, TC Dôme. Car le puy de Dôme, malgré sa célébrité, souffrait de négligence. Son sommet était défiguré par la présence d’un grand parking et d’équipements vétustes.
    Au lieu de cela, désormais, l’heure est à la défense de l’environnement. La voie est construite sur la plateforme de l’ancienne route qu’elle remplace aujourd’hui. Hormis les véhicules d’urgence, les voitures n’accèdent plus au sommet. L’ancien parking a été supprimé et ses espaces ont été rendus à la végétation. Des sentiers ont été bien tracés pour les centaines de milliers de visiteurs attendus. Les plus courageux peuvent toujours monter à pied par le sentier des Muletiers, tandis que le train dépose au sommet, en toute saison et après un voyage de 15 minutes, ceux qui découvrent l’ancien temple gallo-romain mis en valeur dans le cadre d’un musée et l’observatoire météo construit sur ce site idéal pour l’observation du temps. Et puis surtout, ils admirent depuis le plus haut sommet du département cette vue unique sur la chaîne des Puys, témoin d’une histoire géologique exceptionnelle. Un patrimoine naturel remarquable dont les Auvergnats sont en train de prendre conscience. Depuis la naissance du Parc naturel des volcans d’Auvergne, celle, il y a dix ans, de Vulcania, sorte de « Cité des sciences de la volcanologie », et depuis l’ouverture au public des anciennes carrières du volcan de Lemptégy, ils tentent de donner aux visiteurs les clés scientifiques de ces bouleversements terrestres dans un environnement à l’authenticité retrouvée. Tout cela vaut au puy de Dôme le label de Grand site de France. Les élus de la région ambitionnent aussi que « la Faille de Limagne et la chaîne des Puys » soient classées au patrimoine mondial de l’Unesco.
    Du côté du train, tout va dans le sens de l’intégration dans le paysage. La gare de départ qui est aussi maison de site, vaste et accueillante mais discrète, est en pierre sombre de Volvic, tandis que le centre de maintenance associe le bois et le verre. Des sentiers bordés de végétation canalisent les voyageurs jusqu’aux quais de départ. La livrée du train, elle aussi discrète, se fond dans le paysage. Même modestie pour les lieux d’accueil au sommet : un restaurant gastronomique offrant une vue imprenable et des possibilités de restauration rapide, et puis le point de départ des parapentes qui ondulent avec bonheur au gré de tous les vents qui soufflent là. C’est le regard sur l’Auvergne et sur la chaîne des Puys qui est invité à se renouveler.

    C. C.

    Photo : © TC Dôme

  • Vélorail : pédalez sur la ligne du Vivarais

    Vélorail : pédalez sur la ligne du Vivarais

    Le Chemin de fer du Vivarais est en pleine rénovation. Il lui faudra encore un an au moins pour que reprennent les circulations vapeur. En attendant, les amateurs sont invités à découvrir la portion de ligne Boucieu-le-Roi – Troye à la force du mollet en vélorails. Une autre manière de découvrir le parcours au ras du ballast, le nez au vent en pleine nature ardéchoise.

    C’est un vélorail élégant qui circule sur 10 km, le long des gorges du Doux, en Ardèche. De Boucieu à Troye, 24 engins bien carrossés accueillent les amateurs. Certains ont quatre places, d’autres cinq pour mieux véhiculer les familles avec enfants. Confortablement installés, les voyageurs entament un parcours tout en descente qui sinue le long de la rivière ou en sous-bois, et franchit tunnels et viaducs. Tout le plaisir du voyage réside dans le souffle de l’air frais et dans cette façon de glisser sur les rails, rapidement mais sans à-coup et sans effort, à travers un beau paysage. Pas de difficulté non plus pour le retour, qui exige de remonter la côte jusqu’à Boucieu. À Troye, les voyageurs abandonnent le vélorail et sont invités à emprunter l’autorail historique qui les attend. Celui-ci les embarquera tandis que les vélorails, solidement arrimés derrière, seront tractés à vide jusqu’à Boucieu où ils reprendront du service. Ces vélorails innovent à plus d’un titre. Nous sommes ici sur une portion de voies du célèbre chemin de fer du Vivarais. Mais pour le moment, les trains ne circulent pas. D’importants chantiers sont en cours : RVB, restauration de machines, construction d’une gare et d’un atelier de maintenance. La reprise des circulations marquera le renouveau de ce chemin de fer, connu sous le nom de Mastrou. L’exploitant a voulu que le public continue à profiter de cette ligne sous la forme d’un vélorail. Et le succès est tel que son exploitation perdurera. 18 000 passagers en 2011, et certains ont dû renoncer au parcours, faute de place… Kléber Rossillon, qui exploite désormais ce réseau, a bien fait les choses. « Nous avons voulu faire du nouveau. Nous avons constaté, en particulier, que les vélorails sont mal adaptés aux lignes en descente. Nous nous sommes adressés au Vélorail du Larzac, qui nous a fourni les renseignements techniques, explique Kléber Rossillon, cogérant de la SNC Chemin de fer du Vivarais. Pour perfectionner cet engin, nous nous sommes tournés vers une entreprise de la région, les Carrosseries Vincent, implantées dans la Drôme. » Cette dernière jouit d’une longue expérience dans divers domaines automobiles, construction et carrosserie industrielle, hydraulique, réparation et tôlerie. Ainsi est né ce véhicule qui renouvelle complètement l’allure du vélorail. Au lieu d’un engin lourd, fait de tubes avec un pédalier apparent, on a ici une sorte de petite voiture joliment carrossée, avec capot et garde-boue, bien campée sur les rails. Les constructeurs l’ont dotée d’un frein hydraulique, une nouveauté particulièrement bienvenue sur les pentes accentuées de l’Ardèche. Autre amélioration pour l’utilisateur, celui-ci est en position de pédalage allongée, une position connue pour éviter de fatiguer la colonne vertébrale. Toutes les conditions sont réunies pour profiter, de façon originale et malgré les travaux, de ce joli paysage de l’Ardèche.

    Christine CARTIER


    Renseignements :

    www.velorailardeche.com

    Photo : © Vélorail de l’Ardèche/Jean-Jacques Dard