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Catégorie : Fret
L’actualité du fret ferroviaire en France et dans le monde.
Les transporteurs routiers opposés au péage poids-lourds à Paris
L’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), qui regroupe des TPE et PME du transport routier, a dénoncé, le 22 septembre, le projet de péage de transit poids-lourds sur le périphérique parisien annoncé, le 21 septembre, par la Mairie de Paris.La taxe, qui ne touche que les camions de plus de 3,5 tonnes, s’élèvera en moyenne à 0,13 EUR par kilomètre et devrait rapporter cinq millions d’euros par an à Paris, 550 millions pour l’ensemble du pays, a précisé Christophe Najdovski, adjoint EELV chargé des transports.Selon l’OTRE, le péage de transit poids-lourds est un dispositif fiscal national, qui ne peut donc pas « être appliqué localement ».Le boulevard périphérique parisien, ainsi que l’ensemble des autoroutes d’Ile-de-France, sont inclus dans les 4 000 km touchés par ce péage dans l’Hexagone, a confirmé le ministère des Transports à l’AFP. Le ministère précise néanmoins que ce mécanisme, défini par l’amendement adopté le 26 juin à l’Assemblée, est un dispositif national et qu’il manque encore des textes réglementaires pour pouvoir être mis en oeuvre. Il a aussi souligné que des discussions avec les transporteurs sont encore en cours.« Il s’agit d’un acte administratif de la Ville de Paris, qui définit l’intégration du périphérique dans le réseau », précise le ministère.La fédération patronale prédit par ailleurs que ce péage « aura une incidence sur les prix des produits quotidiens ».Plutôt que d’améliorer la qualité de l’air, l’OTRE redoute également que la décision de la Mairie de Paris ne repousse plus loin les camions sur le réseau routier francilien.
DRS commande dix locomotives UKLight de plus à Vossloh España
La locomotive UKLight a été développée par Vossloh pour la remorque de trains de fret jusqu’à 100 mph (160 km/h) sur le réseau britannique. Avec une charge à l’essieu de 20,5 t, cet engin offre la meilleure puissance massique en Europe selon son constructeur, qui précise que cette locomotive peut accéder sans aucun problème aux réseaux et embranchements industriels, du fait qu’elle peut s’inscrire dans des courbes de 80 m de rayon.
Homologuée en juin outre-Manche, la locomotive UKLight sera présentée cette année au salon InnoTrans à Berlin.
L’entreprise de maintenance ferroviaire SDHF rachetée par son principal client
Le tribunal de commerce d’Orléans (Loiret) a entériné mercredi la reprise de l’entreprise Saint Denis de l’Hôtel Ferroviaire (SDHF) par son principal client, le loueur de wagons de marchandises Millet. Sur les 78 emplois de SDHF, 49 sont conservés. Le repreneur conserve l’ensemble de l’activité de maintenance industrielle de wagons de fret.
En mai dernier, le tribunal de commerce d’Orléans avait liquidé la holding AORF (Ateliers orléanais de réalisation ferroviaire)-dont SDHF était une filiale- et la filiale de construction neuve, Ateliers Bretons de réalisation ferroviaire Industries (ABRFI), installée à Châteaubriant (Loire atlantique).
Après une tentative de reprise par le russe Uralvagonzavod lors de l’été 2013, les actionnaires avaient pu repartir, mais un conflit avait opposé le Pdg, Eric Vinassac, et son actionnaire majoritaire, Jean-Luc Remondeau, sur la gestion de la société. Ce conflit avait eu pour conséquence d’éloigner des clients comme la SNCF.

Cérévia et Europorte célèbrent leur millième train entre la Bourgogne et la Méditerranée
Un train lancé en 2009 par Cérévia, union de commercialisation céréalière de sept groupes coopératifs en Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes, en partenariat avec Europorte, la filiale de fret ferroviaire du Groupe Eurotunnel. Six jours sur sept, un train de 1 335 tonnes arrive ainsi à Port-Saint-Louis, à l’embouchure du Rhône, permettant d’acheminer annuellement 375 000 tonnes de céréales par le rail. Les nouveaux wagons mis à disposition par Europorte, plus capacitaires et d’une exploitation plus aisée, permettent au rail d’assurer ici 40 % des approvisionnements, l’essentiel du complément étant acheminé par barges fluviales.
Le ruban a été coupé par Robert Bilbot, président de la SEPT (société d’exploitation du Port des Tellines) et directeur de Cérévia, Didier Laurency, président de Cérévia, Pascal Sainson, président d’Europorte et Christine Cabau-Woehrel, présidente du directoire du Grand Port Maritime de Marseille.
Si l’heure était aux réjouissances, Pascal Sainson a saisi l’occasion de cette célébration pour réitérer son « appel au secours » à l’Etat pour la pérennité du réseau ferré capillaire français, sans lequel la desserte des silos serait impossible…
Les deux filiales de l’équipementier ferroviaire AORF en liquidation judiciaire
ABRFI (Ateliers Bretons de réalisation ferroviaire Industries) installé à Châteaubriant (Loire-Atlantique) et SDH Ferroviaire, installé à Saint-Denis de l’Hôtel (Loiret), toutes deux filiales de l’équipementier ferroviaire AORF, ont été placées le 12 mai, en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce d’Orléans.
Ces entreprises, spécialisées dans la construction et la maintenance de wagons de fret, emploient environ 150 salariés à elles deux. Les juges ont autorisé la poursuite d’activité d’ABRFI jusqu’au 23 mai, et celle de SDH Ferroviaire jusqu’au 11 juillet.
« J’espère que cette décision va permettre la reprise de ces sociétés par des investisseurs pour préserver les sites et le maximum d’emplois », a déclaré le PDG Eric Vinassac à l’issue de l’audience.
Les deux sociétés avaient déjà été placées en redressement judiciaire il y a un an, avec à la clé un passif de l’ordre de 26 millions d’euros.
Elles en étaient sorties en septembre dans le cadre d’un plan de continuation, une solution qui s’était imposée par défaut, faute d’avoir alors trouvé un repreneur.

Luxembourg : les CFL investissent dans le fret
La croissance est portée par le développement du chantier multimodal de Bettembourg et la consolidation du parc logistique Eurohub Sud. Cette plate-forme multimodale au carrefour des principaux axes de transport européens prévoit l’entreposage (30 000 m2), la connexion aux réseaux autoroutiers et une agence en douane . Les CFL misent également sur le développement de ses filiales Cargo à l’étranger, le groupe est présent en France, au Danemark, en Allemagne et en Suède.
En parallèle les chemins de fer luxembourgeois CFL prévoient une enveloppe d’investissements pour l’achat des 2 grues portiques RMG, une flotte de nouveaux wagons Modalohr et un atelier de maintenance rapide pour wagons sur le site de Bettembourg.
Les activités fret du groupe CFL sont dorénavant réorganisées et rassemblées autour de 4 pôles de compétences : un pôle ferroviaire, un pôle logistique, un pôle infrastructure et un pôle services. Cet ensemble est désormais piloté par la nouvelle Direction Fret des CFL.
Le trafic fluvial progresse de 1 %.
Le transport de marchandises par voie fluviale affiche une croissance de 1% en France pour l’année 2013. Voies Navigables de France l’explique par la progression des filières du charbon et de la métallurgie : le transport de charbon thermique a augmenté de 25%, notamment grâce à l’approvisionnement des centrales électriques. D’autres secteurs sont aussi en progression sur les fleuves, comme la métallurgie (+7,5%), les produits chimiques, les engrais (+5%), et les céréales (+4,6%).
Le transport fluvial de denrées alimentaires a, lui, diminué de 15%.
Quant à la répartition géographique de ces échanges, le meilleur taux de croissance se trouve en Moselle, où 18,3% de tonnes/kilomètres en plus ont été transportées sur le Rhin. La Seine, la Saône, ou le Rhône ont quant à eux subi un léger repli, avec des baisses de trafic de 1 à 3%.
Marc Papinutti, le directeur général de VNF, déduit de ces chiffres une confirmation de l’attractivité du transport fluvial, et affirme continuer les investissements de modernisation du réseau.

La SNCF et RFF font circuler le plus long train d’Europe
L’après-midi du 18 janvier, dans le cadre du projet européen Marathon regroupant 16 partenaires, la SNCF et RFF ont fait circuler un train de 1 476 m et 3 489 tonnes entre le triage de Sibelin (au sud de Lyon) et Nîmes.
Pour cet essai, deux locomotives BB 37000 ont été mises en oeuvre, à la tête de chacun des deux trains de transport combiné qui ont été jumelés pour former le convoi record. Innovation technique : la locomotive qui se trouvait en milieu de ce double train était radiocommandée par la machine de tête en toute sécurité grâce à deux liaisons radio redondantes.
Au delà de cet essai, l’objectif est de passer à une exploitation commerciale de doubles trains de 1 050 m courant 2016. Outre l’économie de sillons, la circulation de trains plus longs doit permettre des gains de productivité et accroître ainsi l’attractivité du rail pour le fret.
Roumanie : contretemps dans la privatisation du fret ferroviaire
Aucun des trois candidats (dont le puissant groupe ferroviaire américain Omni Traxx) intéressés par le rachat d’une part majoritaire dans la compagnie publique de fret ferroviaire roumaine CFR Marfa ne s’est qualifié, a annoncé le 15 mai le ministère des Transports. Qui a relancé dès le lendemain la privatisation promise au FMI, en allégeant certaines conditions imposées aux candidats.
Rappelons que CFR Marfa emploie environ 9 000 personnes et enregistre une dette cumulée de 347 millions d’euros. En 2011, l’opérateur ferroviaire public a réalisé un chiffre d’affaires de 251 millions d’euros pour une perte nette de 21 millions d’euros, selon les derniers chiffres officiels disponibles.
Roumanie : les trois candidats à la privatisation du fret ferroviaire de nouveau sur les rails
Trois candidats rejetés une première fois d’une procédure de privatisation de la compagnie de fret ferroviaire roumaine CFR Marfa se sont qualifiés lors de la relance du processus, a annoncé le ministère des Transports le 24 mai. La privatisation de CFR Marfa fait partie des engagements de la Roumanie auprès du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne (UE) dans le cadre d’un accord conclu en 2011. L’Etat roumain met en vente une participation de 51 % de CFR Marfa à un prix de départ fixé à 180 millions d’euros. OmniTRAX, une compagnie de fret ferroviaire privée américaine, le Groupe ferroviaire roumain (GFR), premier opérateur privé de fret ferroviaire en Roumanie ainsi qu’un consortium formé par TFG (Transferoviar Grup) une société roumaine, et un fonds d’investissement autrichien, Donau-Finanz and CO KG Austria, sont donc de nouveau sur les rangs. Ils ont jusqu’au 5 juin pour déposer leur offre finale. Le vainqueur doit être connu le 20 juin.