Catégorie : Fret

L’actualité du fret ferroviaire en France et dans le monde.

  • Limousin-Midi-Pyrénées. Andros a un projet  sur les rails

    Limousin-Midi-Pyrénées. Andros a un projet sur les rails

    Ambitieux projet que celui d’Andros, entreprise aux marques renommées (Mamie Nova, Bonne Maman, Pierrot Gourmand…), qui souhaite utiliser le rail entre son usine de fabrication de Biars-sur-Cère (Lot), mal desservie par la route, et les locaux qu’elle vient d’acquérir à Brive (Corrèze), à une cinquantaine de kilomètres. « C’est un dossier exemplaire en termes d’économie puisque des emplois seront créés, d’écologie puisqu’il éviterait le transit de nombreux camions sur de petites routes et qui bénéficierait aux populations en permettant l’amélioration des infrastructures pour le TER… », énumère Patricia Bordas, vice-présidente du conseil régional Limousin, en charge de l’aménagement durable, aux infrastructures et déplacements. Le tronçon Biars – Brive fait partie de la ligne Aurillac – Brive, dont l’infrastructure est en mauvais état, qui emprunte le territoire de trois régions : Auvergne, Midi-Pyrénées et Limousin. Les trois conseils régionaux ainsi que les départements du Lot et de la Corrèze se sont accordés sur le principe de la rénovation de la voie ferrée. Ils ont demandé à RFF de mener une étude afin de préciser la nature des travaux, leur coût, les délais et… le montant de son engagement financier. Pour l’heure, les estimations officieuses des différents partenaires sont très variables (de 17 à 30 millions d’euros) selon la capacité retenue pour l’infrastructure en matière de tonnage. Autre aspect complexe du dossier : Andros, pour qui le surcoût engendré par le transport par fer plutôt que par route avoisinerait 1,7 million d’euros, serait prêt à acquérir son propre matériel ferroviaire, soit 17 wagons et deux locotracteurs. L’entreprise exige en contrepartie la gratuité pendant 20 ans pour l’utilisation de la voie ferrée entre Biars et Brive. De son côté, l’agglomération de Brive, particulièrement volontaire en matière de transports en commun, veut développer les dessertes TER ferroviaires dans les zones industrielles et remettre en service le rail dans une zone d’activité en cours d’aménagement. De quoi rendre encore plus crédible ce projet important pour la Corrèze, département cher au cœur du Président de la République.

    Olivier Jacquinot

  • Charles André Transports propose de racheter Novatrans

    Charles André Transports propose de racheter Novatrans

    « La SNCF a reçu le 10 juillet au matin une offre ferme de la part du groupe de transport multimodal Charles André Transports pour reprendre les 96,7 % de parts qu’elle détient dans Novatrans », a indiqué Olivier Storch, le directeur financier de SNCF Geodis, également responsable des solutions multimodales innovantes.
    La SNCF doit se prononcer en interne le 23 juillet sur cette offre. Le 24, elle devrait donner officiellement sa réponse. Mais d’ici là, elle va discuter encore avec le repreneur potentiel pour qu’il améliore son offre. La SNCF devrait chercher à négocier le prix d’achat pour ne pas avoir à supporter un passif trop élevé : Charles André Transports souhaiterait voir les comptes remis à zéro alors que l’opérateur de transport combiné rail-route affiche quelque 35 millions de dette.
    Charles André Transports souhaiterait conserver l’essentiel du plan de transport, mais pourrait recourir à la sous-traitance (Naviland Cargo, T3M ou Rail Link) sur certains terminaux, comme à Toulouse ou à Marseille. Mais c’est surtout le volet social qui pose problème : l’offre prévoit la reprise de 78 personnes, soit le tiers des effectifs. Pour Patrice Clos dont l’organisation, FO Transports et logistique, a interpellé le ministre des Transports, « cette offre n’est pas satisfaisante ». Il se dit également vigilant sur les conditions qui seront mises en œuvre pour intégrer les personnels non repris au sein du groupe SNCF.

    M.-H. P.

  • Gare. La halle de Bordeaux-Saint-Jean sera rénovée dans les règles de l’art

    Gare. La halle de Bordeaux-Saint-Jean sera rénovée dans les règles de l’art

    Cette fois c’est sûr, la rénovation de la grande halle voyageurs de la gare de Bordeaux-Saint-Jean est décidée. Aucune intervention n’avait été programmée depuis le milieu des années soixante-dix. RFF, devenu le propriétaire de l’ensemble des infrastructures, a lancé un programme de remise en état de ces halles. Sur Aquitaine et Poitou-Charentes, après celles de La Rochelle et Pau, c’est au tour de Bayonne et de Hendaye d’être actuellement traitées. Celle de Bordeaux, cathédrale d’acier et de verre, est un ouvrage d’art d’une tout autre dimension. Terminée en 1898, longtemps la plus vaste d’Europe, son aspect aujourd’hui peut être résumé par ces qualificatifs : majestueuse, mais dégradée.
    « La structure est solide mais vieillissante, remarque Jean- Dominique Lameyre, chef de projet à RFF. Ceci en raison de son âge, des intempéries, sans oublier les défauts d’entretien. » Le diagnostic établi fait état de désordres sur poteaux, fermes, appuis et pannes. De nombreuses zones sont corrodées, des pans de verre sont cassés ou manquants, la peinture fortement altérée assombrit les quais. Voici quelques années, une mise en sécurité avec pose de filets a été effectuée avec le concours d’alpinistes.
    La mise en place d’un tel chantier représente « un sujet important, qui fait l’objet de nombreuses réunions avec la SNCF et les services de sécurité ». L’installation d’un échafaudage géant et d’un plancher dans une gare en exploitation, où le trafic et l’affluence ont fortement augmenté, est délicate. « Le montage s’effectuera la nuit et les ouvriers opéreront le jour, dans un espace protégeant les voyageurs. » Le verre et le polycarbonate pourraient alterner au niveau de la couverture. Un choix qui est soumis à la décision de l’architecte des bâtiments de France. Tout comme la peinture. Rien n’est arrêté à ce jour. En 114 ans, les lambris ont été peints 15 fois. Un document d’origine indique « bleu pour les fers, blanc pour les bois ». Peut-être bientôt les mêmes couleurs ? Le projet détaillé sera connu en 2013. Le devis se monte à plus de 30 millions d’euros, financés à 100 % par RFF, le maître d’ouvrage, qui a délégué un mandataire, Systra, la main-d’œuvre étant confiée à Setec-TPI. Le début des travaux est programmé pour 2014. Vingt-quatre mois seront nécessaires. Pour l’arrivée du TGV par la ligne nouvelle, la halle aura retrouvé une luminosité qu’elle n’a pas eue depuis bien longtemps.

    François-Xavier POINT
  • Fret : les syndicats poursuivent  leur droit d’alerte

    Fret : les syndicats poursuivent leur droit d’alerte

    À l’issue du débat organisé le 20 juin dans le cadre de la séance plénière du comité central d’entreprise (CCE) de la SNCF, les quatre organisations syndicales représentatives de cheminots (CGT, CFDT, SUD, Unsa) ont voté à l’unanimité la poursuite de la procédure du droit d’alerte économique sur la situation de Fret SNCF. Une procédure initiée le 22 mai pour répondre à leurs inquiétudes sur la pérennité de cette activité.

    Selon les élus, les réponses apportées par la direction aux questions posées notamment sur la dette, la stratégie commerciale, les conditions d’exploitation ou la situation sociale « ne font que conforter leurs inquiétudes ». Dans un communiqué daté du 21 juin, ils estiment que « depuis l’annonce du plan Véron en 2003, les dirigeants et les plans se sont succédé, accélérant la spirale du déclin. Cette fuite en avant a contribué à saborder les capacités productives de l’Epic SNCF et à dégrader les conditions sociales (suppression de triages, de gares, de locomotives, de wagons, d’emplois…) ». Conséquence, rappellent-ils, « en 2000, Fret SNCF transportait 55 milliards de tonnes-kilomètre, avec un déficit maîtrisé à 50 millions d’euros. En 2011 le volume transporté n’est plus que de 15 milliards de tonnes-kilomètre pour un déficit avoisinant les 450 millions d’euros ».

    « Pierre Blayau, (le patron de SNCF Geodis, ndlr), nous a affirmé qu’il allait continuer dans cette direction et qu’un jour ou l’autre cette stratégie paierait. Selon lui, elle commence à porter ses fruits car la diminution des pertes enregistrées est une première avancée », raconte un responsable de la CFDT-Cheminots. Selon lui, la SNCF compte pour l’avenir sur une harmonisation globale du cadre social concernant à la fois le transport ferroviaire régional de voyageurs (dans la perspective d’une ouverture à la concurrence) et le transport ferroviaire de fret (actuellement, il existe une convention collective applicable aux opérateurs privés de fret que la SNCF souhaite voir disparaître).

    « Les réponses de la SNCF sont angéliques, alors que la menace est réellement forte. Il y a urgence à mettre en place de vrais outils pour réguler les conditions de travail et les conditions de la concurrence. Sinon, on risque de mourir à petit feu », estime-t-on côté, Unsa-Cheminots. Les élus du CCE, qui souhaitent voir prises en compte leurs propositions, vont mandater une expertise avec mission de rédiger un rapport d’analyse, comportant des propositions alternatives. Dans le cadre du droit d’alerte économique, ce rapport devrait ensuite être présenté au conseil d’administration de la SNCF.

    M.-H. P.

    Photo : © RFF / CAPA / Laurent Rothan (TOMA)

  • La Bulgarie lance la privatisation du fret ferroviaire

    Le
    gouvernement bulgare a lancé le 12 juin un appel d’offres pour l’achat
    de l’unité de transport de marchandises de la Compagnie des chemins de
    fer (BDJ). La privatisation doit permettre notamment d’assurer le
    financement de l’unité de transport de passagers et de rénover les
    trains en exploitation.

  • Geodis va distribuer les jouets Mattel en Europe du Sud

    Geodis a annoncé le 18 juin avoir décroché un contrat pour la logistique et la distribution en Europe du Sud des jouets du fabricant américain Mattel, numéro un mondial du secteur. Ce contrat de six ans porte sur la réception de 3 000 conteneurs maritimes par an en provenance d’Asie, les opérations de dédouanement, la palettisation, le stockage et la gestion des 1 800 références de marchandises pour leur distribution en France, en Espagne et au Portugal. Pour assurer cette prestation, Geodis, branche Fret et Logistique de la SNCF, a créé un site de 42 000 mètres carrés sur la zone Distriport de Marseille, opérationnel depuis le mois de mars, et recruté 120 personnes. D’ici 2013, la surface totale du site sera portée à 60 000 mètres carrés et la plateforme emploiera 200 salariés, ce qui va amener cette filiale de la SNCF à créer 200 emplois à Marseille d’ici fin 2013, selon un communiqué publié le 18 juin. Depuis 2007, Geodis assure également la gestion de la plateforme de distribution de Mattel en Europe du Nord, située à Venlo (Pays-Bas), ainsi que celle de deux plateformes en Malaisie.

    M.-H. P.
  • Ferovergne démarre avec le port du Havre

    Ferovergne démarre avec le port du Havre

    Janvier 2002, Louis Gallois, alors président de la SNCF, prédit : « Pour alimenter Port 2000, la part modale du fer au Havre passera dans 10 ans de 11 à 25 % ». L’an dernier, elle est tombée sous les 5 %. Pour autant, certains y croient encore. Dont Ferovergne, opérateur ferroviaire de proximité (OFP) appuyé sur le puissant groupe de transport auvergnat Combronde qui, après deux ans d’existence, n’était pas parvenu à faire circuler le moindre train régional. Le 9 juillet, une navette bihebdomadaire de 27 wagons tractés par Fret SNCF (après mise en concurrence) reliera l’ex-terminal CNC de Gerzat, près de Clermont-Ferrand, aux terminaux portuaires havrais. Ferovergne table sur une capacité initiale de 600 EVP/mois qui retirerait 9 000 camions des routes sur cet axe dès la première année. Dans un rayon de 120 km autour de Clermont, les clients-chargeurs potentiels ne manquent pas. Ils seraient déjà une quarantaine, dont des poids lourds tels Danone (Volvic), Michelin, Eramet et Adisseo (ex-branche nourriture animale de Rhône-Poulenc) à l’export, ou Babou à l’import. Face à cette initiative, la communauté portuaire havraise est partagée. Président du conseil de développement du Grand port maritime du Havre (GPMH) et du puissant Syndicat des transitaires havrais (STH), Jean-Louis Le Yondre s’enthousiame d’abord : « C’est le genre de services dont notre port a besoin pour l’alimenter à partir du centre de la France ». Puis module : « les conteneurs maritimes nécessitent une fiabilité totale que le mode ferroviaire nous a rarement apportée par le passé. Pas question pour une boîte de louper l’escale d’un bateau ». PDG du groupe éponyme, François Combronde se veut rassurant : « si des mouvements sociaux perturbaient le service, nous disposons de suffisamment de tracteurs routiers pour garantir sa ponctualité ».

    Richard Goasguen

    © Christophe Recoura – Photorail – SNCF
  • Ferrovie dello Stato multiplie son bénéfice par plus de deux

     Ferrovie dello Stato a multiplié son bénéfice par plus de deux en 2011, à 285 millions d’euros. Le groupe public ferroviaire italien l’explique par les performances du fret et de l’international. Le plan stratégique présenté en 2011 prévoit une croissance du chiffre d’affaires à 10 milliards d’euros en 2015 et une modernisation de la flotte.

  • Les CFF ferment 128 gares marchandises

    Les CFF ferment 128 gares marchandises

    Les CFF suisses vont fermer 128 gares de marchandises et supprimer 200 postes d’ici la fin de l’année, en raison des difficultés de CFF Cargo. Cette filiale, qui compte 500 gares de fret, devait en fermer 155, mais a revu ce chiffre à la baisse. L’an dernier, elle a ramené sa perte à 38,2 millions d’euros, contre 53,3 millions en 2010.

  • Transport combiné : les produits frais prennent le train

    Transport combiné : les produits frais prennent le train

    C’est le premier transport rail-route de produits industriels agroalimentaires ultrafrais utilisant la ligne ferroviaire Paris – Toulouse, annoncent ses promoteurs. YéO Frais, spécialiste du yaourt bio, a en effet décidé de recourir au transport combiné pour acheminer ses produits laitiers de son usine de Toulouse vers l’Ile-de-France. Cette opération réalisée avec Stef, spécialiste de la logistique du froid, et avec la société de transport combiné T3M s’effectue cinq jours par semaine, en 13 heures 30 par le train et en 2 heures pour les pré et post-acheminements routiers. Jusqu’alors, ces transports étaient entièrement réalisés par la route. Les flux transférés vers le rail représenteront dans un premier temps 25 % des ventes destinées au nord de la France et à l’Ile-de-France. A terme, ils devraient passer à 100 %.