Catégorie : Fret

L’actualité du fret ferroviaire en France et dans le monde.

  • Espagne : les actionnaires privés arrivent dans le fret Renfe

    Après l’éclatement de sa branche fret en quatre sociétés privées anonymes (Multi, Irion, Contren et Pecovasa), Renfe négocie avec des groupes privés leur entrée dans le capital de chacune, étant entendu que l’opérateur public conserve au moins 55 % des actions. Les discussions devraient être achevées pour la fin 2011 et Renfe a indiqué sa préférence pour des partenaires industriels, c’est-à-dire des armateurs maritimes, des compagnies de transport routier ou des transitaires, plutôt que des organismes financiers. Ainsi pour Pecovasa (transport d’automobiles et de pièces détachées), Renfe aura ici une participation de 60 %, l’opérateur ATG (15 %), Comsa Rail (issu d’un groupe de BTP) 15 % et Suardiaz (un armateur lié à Gefco-Peugeot) 10 %.

  • Une nouvelle navette conteneurisée entre Dunkerque et Paris

    Rail Link Europe a inauguré le 21 septembre une navette ferroviaire conteneurisée hebdomadaire, d’une capacité de 80 EVP, entre le terminal des Flandres de Dunkerque-Port et le terminal de Bonneuil-sur-Marne dans le sud-est de la région parisienne. L’opérateur souhaite ainsi proposer une offre de transport combiné dédiée aux chargeurs présents dans le sud-est de la région parisienne. « Cette nouvelle liaison, bien cadencée par rapport aux escales de navires-mères touchant Dunkerque et réalisée en “saut-de-nuit” bénéficie d’une procédure douanière super-simplifiée », souligne le port de Dunkerque dans un communiqué. L’objectif est d’élever rapidement la fréquence de cette navette à 2 rotations par semaine. La traction a été confiée à Europorte, filiale du Groupe Eurotunnel.
     

  • Transport combiné : bilan satisfaisant pour Combiwest

    Transport combiné : bilan satisfaisant pour Combiwest

    Six mois après avoir lancé cinq rotations par semaine sur la liaison Rennes – Lyon (avec un arrêt à Mâcon), Combiwest tire un bilan satisfaisant de son activité. Le taux de remplissage atteint entre 60 et 70 %. L’opérateur breton de transport combiné espère dépasser les 80 % fin septembre. A ce moment-là, l’activité sera à l’équilibre et pourrait devenir rentable avant la fin de l’année. Raymond Blouet, le directeur général, reconnaît que cet objectif subit un décalage de quelques mois par rapport aux prévisions initiales. « Aujourd’hui, nous avançons et nous progressons », affirme-t-il en regrettant toutefois que l’activité soit fortement impactée par l’importance des travaux menés par RFF sur le réseau pour le rénover et le moderniser. Au chapitre des développements, à partir de 2012, une rotation quotidienne Château Gontier (Mayenne) – Le Mans – Lyon sera lancée. Cette même année, Combiwest envisage d’exploiter une ligne Morlaix – Rungis.


    Plus de soucis en revanche avec Novatrans, qui s’était installé en concurrence frontale sur le même axe, Rennes – Lyon, au même moment, après l’avoir abandonné quelques années auparavant. La filiale de SNCF Geodis avait saisi mi-avril l’Araf, l’autorité de régulation des activités ferroviaires, se plaignant d’un traitement discriminatoire de la part de RFF, qui le défavoriserait en lui accordant notamment de moins bons sillons horaires. L’affaire s’est soldée par le rejet de la plainte de la filiale de SNCF Geodis. « Nous essayons de travailler et de satisfaire nos clients. Et nous laissons Novatrans faire la même chose », commente Raymond Blouet avant d’ajouter, ironique : « Novatrans n’a pas fait circuler de trains au mois d’août. Ses trains se sont jusqu’à présent surtout fait remarquer par l’absence de caisses transportées. »
    Interrogé par Ville, Rail & Transports sur cette liaison, Novatrans ne nous a pas répondu. Mais l’affirmation du responsable de Combiwest est confirmée par l’Araf qui, dans sa décision du 8 juillet, note que « Novatrans n’a opéré en 2011 qu’une dizaine de trains circulant presqu’à vide ». Un constat qui en dit long sur les motivations de Novatrans.
        

    Marie-Hélène Poingt
     

  • Europorte et Trenitalia ensemble sur une liaison France – Italie

    Europorte et Trenitalia ensemble sur une liaison France – Italie

    Europorte, la filiale de fret d’Eurotunnel, et Trenitalia, premier opérateur ferroviaire italien, ont conclu un accord pour assurer du transport de marchandises entre la France et l’Italie. « Europorte assure la collecte de céréales dans une trentaine de silos en Bourgogne, puis leur transport vers le Sud-Est pour le compte du logisticien TMF. La connexion avec Trenitalia se fait à Ambérieu (Ain) jusqu’à Modane, avant de desservir plusieurs destinations en Italie », explique la filiale du gestionnaire du tunnel sous la Manche dans un communiqué du 7 septembre. Cinq allers-retours par semaine sont prévus, représentant un tonnage de 450 000 t/an. Ce qui devrait permettre d’éviter environ 30 000 camions sur les routes annuellement.
     

  • Lisbonne donne la priorité au fret

    Après avoir annoncé la « suspension » de sa participation au projet de LGV Lisbonne – Madrid, le gouvernement portugais a indiqué qu’il comptait donner la priorité à la construction d’une liaison dédiée au fret ferroviaire entre le port de Sines et la frontière espagnole, rapporte WK-Transport-Logistique du 30 août. Selon le journal, les pouvoirs publics estiment qu’en l’absence de cette liaison les exportations portugaises subissent un surcoût de l’ordre de 20 %.

  • Europorte équipe ses locomotives de balises GPS

    La filiale fret d’Eurotunnel a décidé d’équiper tout son parc de locomotives en balises GPS. A partir de septembre, près de 50 engins moteurs seront équipés d’un système conçu par la société belge Railnova pour suivre en temps réel ses circulations. « Soucieux d’accroître la qualité de service, Europorte a opté pour ce système de géolocalisation intelligente afin d’être en mesure à terme de renseigner davantage ses clients sur le suivi de leurs marchandises », souligne un communiqué d’Europorte du 23 août . « Des données sur l’état des machines telles que la maintenance, les vitesses moyennes, les kilométrages parcourus, la température seront à terme fournies de manière automatisée », précise la filiale du gestionnaire du tunnel sous la Manche.
     

  • Fret : DB Schenker envisagerait de fermer sa filiale américaine

    Alors que ses activités sur le sol américain patinent, DB Schenker envisagerait de fermer sa filiale outre-Atlantique, selon le Financial Times Deutschland. Il faut dire que depuis le rachat de BAX en 2006, les allemands n’ont jamais vraiment réussi à s’imposer sur le marché des transports routier et aérien de marchandises aux Etats-Unis. En cinq exercices, BAX n’a connu qu’à deux reprises un bénéfice.
    Un résultat jugé insuffisant, alors que DB Schenker s’efforce d’accroître sa très modeste marge bénéficiaire, tombée à 2,1 % l’an dernier. De fait, ordre aurait été donné de se séparer des « poids morts ».
    La compagnie se refuse à tout commentaire, mais d’après le journal le couperet pourrait tomber avant la fin de l’année, peut-être même dès le mois d’août. S’il se confirme, ce scénario constituerait une rupture avec la course au gigantisme lancée dans les années 2000.

  • SNCF Geodis réorganise sa logistique parisienne

    SNCF Geodis réorganise sa logistique parisienne

    SNCF Geodis a lancé le 27 juin son nouveau projet Distripolis qui réorganise sa logistique urbaine, celle « du dernier kilomètre ». Ce projet, qui doit permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre du groupe, va être mis en place d’abord à Paris, entre 2011 et 2015. Il vise à mutualiser les flux des différents réseaux de SNCF Geodis (Calberson, France Express et Ciblex) et à optimiser les parcours en évitant au maximum les transports à vide. Les marchandises, acheminées jusqu’à la plateforme multimodale de Bercy, seront réparties sur huit bases logistiques réparties dans la capitale. A partir de là, les petits colis et palettes seront acheminés vers leurs destinations finales grâce à des triporteurs à assistance électrique ou à des véhicules électrique légers. Les livraisons de plus de 200 kg seront assurées par des camions aux normes Euro 5 et à terme par des camions Euro 6 ou hybrides.
     

  • Fret : des pistes pour développer le ferroviaire

    Objectif : 25 % de parts de marché pour les transports de marchandises alternatifs à la route à l’horizon 2022, contre 14 % en 2009. Cet objectif, fixé par le Grenelle de l’environnement, a été réexaminé le 31 mai dernier lors d’une table ronde. Les pouvoirs publics ont demandé à RFF de confier une mission à Armand Toubol. L’ancien directeur de l’activité fret de la SNCF, doit « établir un diagnostic partagé sur les causes de la perturbation des sillons fret et d’identifier les pistes d’améliorations ». Le Conseil général de l’environnement et du développement durable est de son côté chargé d’étudier la possibilité de mettre en place un service minimum pour la circulation des trains de fret. Autre axe de développement, la mise en circulation de trains plus longs, de 850 m est attendue le 1er janvier 2012 sur les axes Valenton – Marseille et l’autoroute ferroviaire Le Boulou – Bettembourg. Une nouvelle table ronde est programmée en décembre 2011.
     

  • Les plates-formes de transport combiné changent de mains

    La mainmise de Novatrans et de Naviland Cargo sur les principales plates-formes de transport combiné en France est en train de voler en éclat. C’était une des conditions posées par l’Autorité de la concurrence pour donner son aval à la prise de contrôle par la SNCF de l’opérateur de transport combiné rail-route Novatrans. Le 1er mars, l’Autorité de la concurrence a accepté les nouveaux statuts proposés par SNCF Geodis en accord avec Réseau Ferré de France (RFF). Les nouveaux statuts doivent entrer en vigueur pour le futur service annuel 2012. Des sociétés simplifiées par actions (SAS) doivent être créées et devenir opérationnelles à la fin de l’année pour gérer les plates-formes. Le capital de ces plates-formes sera réparti entre les opérateurs de transport combiné présents sur le site à condition qu’ils dépassent un volume de 5 000 UTI/an (unités de transport intermodal). Il sera réparti en fonction du volume de chacun.