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Catégorie : Fret
L’actualité du fret ferroviaire en France et dans le monde.

Suisse : économies d’énergie et récupération
Les chemins de fer suisses sont tenus de devenir plus économes et efficients. Ils travaillent sur plusieurs options dont celles du freinage électrique, des sous-stations et de l’alimentation.
La Stratégie énergétique des transports publics 2050 (SETP 2050) de la Suisse acte :
• que les transports représentent plus du tiers de la consommation énergétique globale du pays ;
• qu’il faut aux transports publics réduire sensiblement leur consommation ;
• que leur efficience énergétique doit être sensiblement accrue (de 10 à 50 %).
Ces objectifs sont très ambitieux, particulièrement pour les chemins de fer qui doivent envisager des actions dans les domaines de l’exploitation, des véhicules et de l’infrastructure. Le programme SETP 2050 fixe des principes et apporte des moyens (3,5 millions de francs suisses soit 3,37 millions d’euros/an de 2016 à 2020 contre 3 millions de francs suisses soit 2,89 millions d’euros pour la période courant jusqu’en 2022) mais n’a pas vocation à arrêter une feuille de route précise pour chaque ligne ou réseau. Il revient aux entreprises d’initier des études, d’appliquer des mesures opérationnelles et de mener d’éventuels travaux.
La sensibilisation des collaborateurs à la conduite économique constitue une première piste. Elle permet de sauver de l’énergie mais son applicabilité dépend du type de rames et de l’horaire à respecter. Le recours à des systèmes d’aides à la conduite comme EVA ou SEO utilisés par les CFF autorise en environnement dense de ménager une marge de progression vis-à-vis des économies d’énergie, de la stabilité de l’horaire et du confort des usagers. Mais il demeure trop coûteux pour beaucoup de chemins de fer de petites tailles.

Nouveau numéro disponible : n°293 ! (Mars 2022)
Le numéro 293 est arrivé !Au sommaire de ce numéro :Le matériel moteur SNCF. État annuel au 1er janvier 2022
Le service horaire 2022
Omneo/Regio 2N : 300 rames livrées
Suspension de circulations en Livradois-Forez
S-Bahn d’Hanovre : c’est parti pour Transdev
Vidéo en ligne : Nevers – Clermont-Ferrand. En ligne à 200 km/h (1re partie)
etc.

Nouveau numéro disponible : n°292 ! (Février 2022)
Le numéro 292 est arrivé !Au sommaire de ce numéro :? Spécial. Viaducs ferroviaires en France? Trenitalia débarque à grande vitesse en France? Les techniques de dégivrage de la caténaire
? La relance des trains de nuit français
? Une opération mi-vie pour les automotrices Z TER? Europe : Les principales nouveautés du service annuel 2022? Vidéo en ligne : De Paris à Nevers. En ligne sur le Bourbonnais (4e partie)? etc.
L’homologation des Vectron à l’échelle d’un continent
Dans notre précédent article, nous avons évoqué la révolution industrielle réalisée par Siemens en développant les Vectron. Une révolution en cache souvent une seconde, cette fois-ci, le constructeur a réussi l’exploit, dans un temps record, de surmonter les réglementations et autres contraintes bureaucratiques ainsi que techniques pour faire autoriser les Vectron dans 20 pays européens.
L’Europe s’organise
Dans le cadre de la politique européenne d’harmonisation du réseau ferroviaire du continent, l’Union européenne crée le 29 avril 2004 l’Agence ferroviaire européenne (European Railway Agency, ERA) en France, plus exactement à Valenciennes et à Lille.
Cette agence intra-européenne a pour charge d’harmoniser la réglementation technique et les règles de sécurité nationales des États membres, tout en incorporant les nouvelles directives et législations votées par la Commission et le Parlement européens. Au fil des années et des réformes, les compétences et l’expertise de l’ERA s’étendent.
En 2016, dans le cadre de l’approbation du quatrième paquet ferroviaire, l’organe est renommé Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer (European Union Agency for Railways, EUAR) et ses compétences sont élargies.
L’EUAR devient un partenaire majeur et incontournable entre d’un côté les fabricants industriels et de l’autre, les gestionnaires d’infrastructures et les compagnies ferroviaires exploitantes.
Spécifications techniques d’interopérabilité (STI)
Jusqu’à présent pour homologuer une locomotive dans plusieurs pays, le constructeur devait réaliser toutes les démarches pour chacun des pays concernés.

Fret SNCF loue tous ses wagons
Fret SNCF, leader du fret ferroviaire en France avec 55 % de parts de marché, propose à ses clients des solutions de transport sur mesure. Grâce à l’utilisation de wagons loués à différentes sociétés, Fret SNCF propose des solutions personnalisées.
Rail Logistics Europe (RLE) est l’activité fret du groupe SNCF en France et en Europe. RLE chapeaute cinq filiales complémentaires du groupe : Fret SNCF principal opérateur de trains de wagons isolés et de trains entiers en France ; Captrain, qui est l’opérateur fret et logistique européen, mais aussi en France avec les activités de VFLI devenu Captrain France; Naviland Cargo, qui assure l’acheminement de caisses mobiles, de citernes et de conteneurs en Europe ; VIIA, qui exploite des autoroutes ferroviaires sur les axes Nord – Sud et Est – Ouest et Forwardis, qui est le commissionnaire de transport ferroviaire et multimodal. Chaque filiale, parfois concurrente, gère la location de ses wagons. Pour Fret SNCF, c’est au sein de la direction Wagons que le Pôle Fret Locataire assure cette mission. Fret SNCF est détenteur de moins de 100 wagons, tous dits de service. De 2009 à 2012, Fret SNCF a transféré tout son parc de wagons à Ermewa, alors filiale à 100 % du groupe SNCF depuis 2010. En 2016, 100 % des wagons utilisés par Fret SNCF étaient loués à Ermewa. En 2016, Fret SNCF a ouvert à la concurrence la fourniture wagons. Depuis, pour chaque étude Fret SNCF consulte et met en concurrence l’ensemble des détenteurs. Selon les années Fret SNCF loue 6 000 à 7 000 wagons aux sociétés de location Atir-RaiL, Ermewa, Touax, Transwaggon, et Wascosa. Cette diversité des prestataires

Railcoop lance sa navette fret et reporte son service voyageurs
Actualité très riche et diverse pour la coopérative ferroviaire Railcoop : la navette fret a démarré le 15 novembre dernier mais le lancement du service voyageurs Lyon – Bordeaux est reporté de six mois, de juin à décembre 2022.
Décidément, l’actualité est très chargée pour Railcoop. À date, 9 615 sociétaires ont rejoint la coopérative et elle a atteint 3,4 millions d’euros de fonds propres.
Depuis le 22 septembre dernier, elle dispose de sa licence d’entreprise ferroviaire et a reçu de l’EPSF son certificat de sécurité unique pour les marchandises le mardi 9 novembre.
Côté fret
La coopérative a donc pu mettre en route son service de fret ferroviaire le 15 novembre dernier entre Viviez-Decazeville, Capdenac et Toulouse-Saint-Jory.
Le service présenté par la coopérative comme une « navette » atteint progressivement son rythme de croisière en janvier 2022 avec un AR quotidien du lundi au vendredi et transportera des pro- duits palettisés de sous-traitants d’Airbus ainsi que des produits alimentaires et forestiers. Le carrousel est le suivant : le convoi part de Capdenac vers 9 h pour Viviez, charge des marchandises, revient sur Capdenac en fin de matinée où ont été également chargées d’autres marchandises. En début d’après-midi, il prend la direction de Toulouse, atteint vers 16 h. Il en repart vers 19h et arrive à Capdenac vers 23 h.
Railcoop reconnaît ce service comme « un OFP (opérateur ferroviaire de proximité) [car] c’est de proximité, on a des chargeurs qui vont nous remettre une palette, d’autres un wagon ou un train complet », nous explique Thierry Le Rall, commercial fret chez Rail-

Nouveau numéro disponible ! (Janvier 2022)
Le numéro 291 est arrivé !Au sommaire de ce numéro :Besançon. Histoire d’un carrefour ferroviaire franc-comtois
Railcoop lance sa navette fret et reporte son service voyageurs
L’actualité ferroviaire en Île-de-France (2021-2022)
TGV Atlantique, la dernière rénovation
Tramway du Mont-Blanc : pour faire durer le rêve…
Norvège : Fin de l’ouverture à la concurrence pour le trafic voyageurs
Vidéo en ligne : De Paris à Nevers. En ligne sur le Bourbonnais (3e partie)
etc.

Nouveau trafic sur la Rail Baltica
Le projet ferroviaire européen Rail Baltica prévoit de relier la Finlande et les pays baltes à la Pologne et à l’Europe occidentale par le rail. Il s’inscrit en tant que projet prioritaire dans le cadre du réseau transeuropéen de transport (TEN-T) organisé et majoritairement financé par l’Union européenne. Grâce à ces améliorations, un nouveau trafic reliant la Lituanie aux Pays-Bas a vu le jour.
Rail Baltica est le maillon oriental du corridor RFC8 « Mer du Nord – Mer Baltique ». Il utilisera une double voie à l’écartement européen de 1 435 mm, équipée en signalisation ERTMS de niveau 2. Elle devrait être apte à 250 km/h pour les trains de voyageurs et 120 km/h pour les trains de marchandises. Un tunnel devra permettre de traverser la mer Baltique entre Tallinn et Helsinki. Planifié entre 2011 et 2017, le projet a démarré en 2016 par la modernisation de la gare de Riga, qui peut maintenant accueillir des trains à l’écartement européen. Six autres gares internationales seront construites : Riga Aéroport, Tallinn, Pärnu, Panevežys, Kaunas et Vilnius, ainsi que trois plateformes multimodales : le port de Muuga (Estonie), Salaspils (Lettonie) et Kaunas (Lituanie).
Le Terminal intermodal de Kaunas (KIT), situé sur la commune de Palemonas, à l’Est de la deuxième plus grande ville lituanienne, s’étend sur 35 000 m². Il a ouvert ses portes le 26 mai 2015, en même temps que celui de Vilnius. D’une capacité de chargement annuelle de 55 000 EVP (équivalent vingt pieds), il comporte deux voies pour chacun des écartements large et européen : les quatre voies sont couvertes sur 350 m par l’unique portique manutentionnaire du terminal.
Le KIT est situé à la croisée de l’axe Mer Baltique – Mer du Nord (Rail Baltica en 1 435 mm) et de l’axe reliant la Russie et Biélorussie à l’oblast russe de Kalingrad ainsi qu’au port lituanien de Klaip˙eda, en 1 520 mm. Il est de ce fait positionné sur un point stratégique potentiel pour le développement du trafic transeurasien et apparaît comme un point de transit d’un nouvel itinéraire sur la route de la soie, via la Lituanie et la Pologne.
Initialement, le transbordement entre les deux écartements des marchandises en provenance de Pologne était systématiquement effectué à Mockava ou à Šeštokai ; la voie à écartement européen en provenance de Pologne s’arrêtant dans cette même gare. Reporter le transbordement au terminal de Kaunas permet de réduire les manutentions, en profitant du transbordement pour redistribuer les conteneurs vers les autres destinations qu’offre le terminal.
Pour emmener le 1 435 mm jusqu’au KIT, la ligne Mockava – Palemonas a été rénovée :
• section Mockava – Šeštokai, rénovée au lancement du projet Rail Baltica, avec une voie unique de 7,5 km, composée des deux écartements imbriqués mais distincts, sans rail commun ;
• de Šeštokai à Kazlu˛ Ruda, une nouvelle voie unique en 1 435 mm a été construite le long de la voie existante en 1 520 mm, rénovée ;
• de Kazlu˛ Ruda à Palemonas, la voie en 1 520 mm rejoint la double voie Kalingrad – Kaunas, elle aussi rénovée, qui est longée par la nouvelle voie en 1 435 mm. Cette dernière rejoint une des voies en 1 520 mm sur 2 km, dans le tunnel de Kaunas.
C’est grâce à cette nouvelle infrastructure que le 19 juillet 2021 le Terminal intermodal de Kaunas a inauguré sa première desserte commerciale utilisant les voies à écartement de 1 435 mm. Il s’agit d’une rotation bihebdomadaire depuis le terminal GVT de Tilburg, aux Pays-Bas, transportant des conteneurs et des remorques routières, chargées sur des wagons-poches doubles de type Sdggmrs appartenant à VTG SK.
Le terminal de Tilburg traite quotidiennement des trains de conteneurs en provenance de Chine, transitant par Małaszewicze, où le transbordement entre les écartements large et européen a lieu. Cette nouvelle destination vers la Lituanie vient étoffer son portefeuille de destinations, particulièrement sur la route de la soie.
Cet article est tiré du n°290 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

Mecameetings 2021. Le rendez-vous des pros
Les professionnels de l’infra et de la maintenance se sont retrouvés fin septembre au Mecateameetings pour sa cinquième édition. Un succès qui va grandissant, porté par un contexte post-Covid.
L’histoire commence au lavoir de Chavannes, une importante friche industrielle entre les gares de Monceau-les-Mines et Galuzot sur l’axe Montchanin – Paray-le- Monial. Les anciennes houillères ont disparu laissant quelques hectares à l’abandon malgré la proximité avec la voie ferrée. Heureusement, un projet de reconversion est mis rapidement sur pied visant à transformer le site en outil industriel de première importance. Pour comprendre les enjeux de ce dossier, il faut se rappeler l’importance des besoins dans la filière de la maintenance des infrastructures ferroviaires. Les chantiers se multiplient à mesure que la régénération du réseau est passée à la vitesse supérieure après la catastrophe de Brétigny. Pour y faire face, certaines entreprises du secteur de la maintenance ont engagé une démarche innovante avec la création d’un « cluster » visant à se regrouper et mutualiser leurs moyens pour plus d’efficacité, tout en réduisant leurs coûts. C’est à cela que va servir le site de Chavannes. Le premier volet, peut-être le plus simple à mettre en oeuvre, a porté sur la formation. Pour intervenir sur les différents chantiers, il fallait du personnel compétent que les entreprises avaient souvent du mal à trouver. C’est donc sur ce site qu’a commencé l’instruction dans une structure unique en son genre. C’est une « voie école » qui est installée avec différentes caractéristiques susceptibles d’être rencontrées sur le terrain. La première chose qui saute aux yeux, ce sont les différents types de caténaires côte à côte, placées au-dessus des voies. Mais ce n’est qu’un élément parmi d’autres.
La formation d’ailleurs ne constitue évidemment qu’une partie des activités même si le centre est en passe de devenir un véritable CFA.

Une suite rapide pour les caténaires
Pour accélérer la rénovation de ses équipements caténaires, qui pour beaucoup ont plus de 70 ans, SNCF réseau a maintenant recours à une nouvelle suite rapide conçue par Colas Rail et TSO Caténaires. Les performances et la rapidité de ce train usine unique au monde laissent espérer de futurs chantiers au-delà de nos frontières.
C’est une première en France et sans doute dans le monde : une suite rapide vient d’être élaborée pour la rénovation des équipements caténaires. Le réseau ferré français comprend environ 16 800 km de lignes électrifiées dont 6 000 en courant continu 1,5 kV et 10 800 en courant monophasé 25 kV (dont 2 800 km de LGV). Les premières électrifications en 1,5 kV datent de 1922 et se situent dans le Sud-Ouest (caténaire Midi). Alors que la relation Paris – Le Mans est traitée en 1937, les grandes lignes comme Paris – Lyon, Bordeaux ou Toulouse sont traitées dans les années 50. Les premières caténaires 25 kV apparaissent en 1953 après des essais en 16 kV ou 20 kV. Le 1,5 kV se retrouve essentiellement dans le Sud-Est, le Sud- Ouest et l’Ouest. Le 25 kV dans le Nord, l’Est et des prolongements vers Nice ou Bretagne/Pays de la Loire.
Un grand nombre d’installations a dans les 70 ans. Comme pour les autres éléments de l’infrastructure (voies, aiguillages, signalisation, postes d’aiguillages), SNCF Réseau se retrouve confronté au vieillissement de son patrimoine. Jusqu’à présent, la modernisation des installations de traction électrique faisait appel à des moyens assez rudimentaires même si ces dernières années ont vu apparaître des engins rail-route. Les inter-



