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Catégorie : Grande vitesse
L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.

Le Shinkansen fête ses 50 ans
Le Shinkansen est le système de train à grande vitesse en service au Japon, dont le nom nouvelle grande ligne désigne aussi bien les trains que l’infrastructure. En 1964, à l’occasion des jeux olympiques de Tokyo, le Japon inaugure sa première ligne à grande vitesse. Avec des pointes à 210 km/h, le Shinkansen reliait Tokyo à Osaka en 4 heures. Aujourd’hui les 515 km qui séparent les deux mégapoles, sont réalisés en 2 heures et 25 minutes, la vitesse des trains pouvant atteindre les 320 km/h.« Ce train à grande vitesse a contribué au développement économique, culturel et social du Japon avec le meilleur transport ferroviaire rapide au monde », s’est félicité Koei Tsuge, président de JR Tokai, compagnie aujourd’hui privée qui exploite la partie centrale du réseau ferroviaire national, entre Tokyo et Osaka, première ligne créée.Plus de 200 rames circulent quotidiennement entre Tokyo et Osaka, un véritable métro rapide dont le retard annuel moyen n’excède pas 30 secondes.424.000 passagers empruntent chaque jour le Shinkansen sur ce trajet, contre 60.000 la première année. En un demi-siècle, le Shinkansen n’a connu ni accident, ni collision. Tout juste une rame est-elle sortie des voies à l’arrêt lors d’un fort séisme à Niigata en 2004.D’ici 2027, JR Tokai envisage de mettre en service une ligne de train à sustentation magnétique qui permettra de relier Tokyo et Nagoya en 40 minutes, avec des trains circulant à une vitesse maximale de 500 km/h.
Manuel Valls et Alain Vidalies sur le chantier de la LGV SEA
à Saint-Romain-la-Virvée en Gironde sur le chantier de la LGV SEA où s’achève le viaduc de 1 319 mètres entre les deux rives de la Dordogne.
Le plus long du tronçon de 302 km qui, depuis Tours, mettra Bordeaux à 2 h 05 de Paris en juillet 2017. Une livraison prévue dans les temps. Et qui ouvre la voie à un double prolongement. Vers l’Espagne, (via Hendaye). Et vers Toulouse. Prolongement qui pourrait être, « la colonne vertébrale de la nouvelle région qui réunira l’Aquitaine, Poitou-Charentes et le Limousin », augure déjà Alain Rousset, le président de l’Aquitaine. « Une excellente nouvelle pour le projet de LGV Paris-Toulouse », s’est, lui, félicité le président de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, qui espère une mise en service en 2024. Et rappelle que le respect de ce calendrier était la condition aux 280 millions d’euros consentis par ses collectivités locales et sa Région au financement de ce premier tronçon à 8 milliards dont la pose des éléments ferroviaires débute cette année.
En annonçant l’ouverture de l’enquête publique sur ces 2 autres branches et en présence de Xavier Huillard, PDG de Vinci, dont la filiale Lisea réalise la ligne en concession, Manuel Valls a défendu l’intérêt des partenariats public – privé. Et assuré : « L’État est pleinement engagé auprès des collectivités locales et des opérateurs pour développer le réseau ferroviaire français ».
Le plus grand aéroport de Corée du sud desservi par le TGV coréen KTX
Dès le 30 juin prochain, l’aéroport d’Incheon, le plus grand de Corée du sud, situé à 52 km à l’ouest de Séoul, sera directement desservi par vingt trains à grande vitesse Korea Train Express (KTX) par jour, grâce à une connexion entre le réseau à grande vitesse et le réseau classique qui dessert la plate forme aéroportuaire.
Ainsi, les voyageurs des grandes villes du pays n’auront plus à passer par les gares de Séoul ou de Yongsan, ni à changer de train.
Cependant, les KTX ne pourront pas rouler à grande vitesse mais adopter celles des trains Airport railroad express (Arex), mettant d’ailleurs le même temps que les Arex soit environ une heure depuis Séoul ou Yongsan pour rejoindre l’aéroport d’Incheon.
Thalys : des trains directs Lille – Amsterdam à partir du 12 avril
Depuis toujours, Thalys passait au sud de Lille sans s’arrêter. Mais à partir du 12 avril, le train rouge à grande vitesse reliera deux fois par jour, du lundi au vendredi, Lille à Amsterdam en 2 h 40 et sans changement, via Bruxelles, Anvers, Rotterdam et l’aéroport de Schiphol. Les samedis et dimanches, la fréquence sera d’un aller et retour par jour. Les tarifs les plus bas au départ de Lille sont plutôt attractifs en Comfort 2 (19 euros pour Bruxelles, 29 euros pour les autres destinations). En Comfort 1, les prix seront de 45, 59 et 69 euros minimum selon la destination. Et pour célébrer la nouvelle desserte Lille – Amsterdam, Thalys mettra à l’honneur la gastronomie du Nord-Pas-de-Calais (flamiche aux poireaux, duo de poissons façon Waterzooï, flan à la chicorée, tarte aux prunes, gaufres à la vergeoise, bêtises de Cambrai…) tant pour la restauration à la place en Comfort 1 qu’au Thalys Welcome Bar.
Pays-Bas : accord entre les NS, AnsaldoBreda et Finmeccanica sur les V250
Epilogue de l’affaire V250, les trains à grande vitesse qui ont brièvement relié Amsterdam à Breda et Bruxelles à partir de décembre 2012. Retirés de service dès janvier 2013 suite à des problèmes majeurs (batteries, portes, perte de pièces, freinage, corrosion…), les neuf trains déjà livrés aux NS (sur 16 commandés, alors que les 3 destinés à la SNCB n’ont jamais été livrés) seront restitués à leur constructeur AnsaldoBreda. En contrepartie, les NS seront remboursés à hauteur de 125 millions d’euros, en vertu d’un accord rendu public le 17 mars et signé par les chemins de fer néerlandais, le constructeur des trains et sa maison mère, Finmeccanica. Les trois signataires s’estiment satisfaits d’être parvenus à un tel accord assez vite : les NS mettent ainsi un point final à cette affaire, alors qu’AnsaldoBreda se voit offrir la possibilité de revendre les V250. Et si le constructeur trouve un nouveau client, les NS toucheront même un bonus par train revendu, dans une enveloppe de 21 millions d’euros !

Grande vitesse : la France et l’Espagne connectés sans changement
Le 15 décembre a vu le démarrage de la nouvelle offre à grande vitesse entre la France et l’Espagne. Onze mois après la connexion entre le réseau à grande vitesse espagnol et la ligne nouvelle Perpignan – Figueras, qui obligeait encore à effectuer une correspondance dans cette dernière gare faute de matériel roulant autorisé de part et d’autre, des services sans changement sont enfin proposés en coopération entre la SNCF et la Renfe.En dépit d’une homologation relativement tardive de 10 rames AVE série 100 sur le réseau français, le 22 novembre, le service a pu démarrer moins d’un mois plus tard, à temps pour le changement d’horaire. Le passage à la grande vitesse, lancé par les ministres Frédéric Cuvillier et Ana Pastor avec Guillaume Pepy et Julio Gómez-Pomar Rodríguez, présidents de la SNCF et de la Renfe, permet des gains de temps de 47 minutes à 1 heure 06 sur les meilleurs temps.Sur les cinq allers et retours transitant chaque jour entre Perpignan et Barcelone, deux relient Paris et Barcelone en 6 heures 25 en TGV Duplex Dasye (qui doivent être remplacés par des Euroduplex en 2014). Mais l’essentiel n’est pas l’amélioration des relations entre Paris et l’Espagne, dont les voyageurs ne gagnent pas vraiment au change avec un gain de temps minime : ces relations se destinent à une clientèle loisirs pour qui plus de trois heures restent un temps de parcours supportable. De plus, cette clientèle parisienne ne pourra plus prendre les trains Talgo de nuit d’Elipsos sans changement pour Barcelone et Madrid. Ces trains qui n’avaient plus le vent en poupe ces derniers temps (120 000 voyages par an) face à la concurrence aérienne (low cost ou non) ont bénéficié d’un an de sursis jusqu’au lancement des nouveaux TGV, même si ces derniers ne les remplacent pas vraiment.En fait, la véritable révolution est la création de liaisons performantes sans changement, effectuées en AVE série 100, entre 12 villes du sud de la France et l’Espagne : Barcelone est reliée une fois par jour à Toulouse en 3 heures 02 et à Lyon en 4 heures 53, alors que Madrid n’est plus qu’à 7 heures 03 de Marseille. Ces « TGV des régions » montrent que la grande vitesse, malgré tout le mal que l’on en dit ces deniers temps, n’est pas réservée aux Parisiens. D’autant plus que si l’on ajoute les deux allers et retours Paris – Barcelone aux trois autres, Perpignan bénéficie chaque jour de cinq allers et retours avec Barcelone. Et pour répondre à des pics d’affluence saisonniers – plus d’un million de voyageurs sont attendus sur ces relations la première année –, la fréquence pourrait augmenter dès le printemps prochain, échéance à laquelle des Euroduplex doivent remplacer les TGV Duplex Dasye.Ces nouveaux services mettent enfin en évidence le chaînon manquant du réseau à grande vitesse européen qui, une fois achevé le contournement de Nîmes, subsistera entre Montpellier et Perpignan. Dans le contexte actuel, pourtant peu favorable aux lignes nouvelles, Frédéric Cuvillier a cherché à rassurer son auditoire à Perpignan lors de son discours inaugural en annonçant la poursuite des études sur la ligne nouvelle Montpellier – Perpignan, précisant qu’il avait « décidé » que cette ligne aurait un trafic mixte voyageurs-fret et serait dotée de gares de périphérie pour Béziers et Narbonne, voire Perpignan ultérieurement. Mais déjà, la première étape ne sera certainement pas pour tout de suite…En revanche, des gains de temps sont encore envisageables au sud de Perpignan, en particulier sur la LGV espagnole, conçue pour 350 km/h. N’oublions pas qu’il y a trois ans, la SNCF annonçait des Paris – Barcelone en 5 heures 35 « en 2012-2013 » !
Patrick LAVALTP Ferro n’est pas à la fêteSans TP Ferro et sa ligne nouvelle Perpignan – Figueras, pas de TGV France-Espagne ! Cette filiale à parts égales du groupe de BTP espagnol ACS et de son homologue français Eiffage est en effet le concessionnaire pour 53 ans de la ligne de 44 kilomètres traversant l’extrémité orientale des Pyrénées, via un tunnel de 8 kilomètres. Or cet acteur indispensable, qui devait devenir le PPP modèle du temps de son lancement, n’a pas été cité une seule fois lors du lancement de la nouvelle offre à grande vitesse. Et ses représentants ont brillé par leur absence lors des festivités.Il faut dire que le concessionnaire n’a guère de raisons de se réjouir : presque cinq ans après l’achèvement de sa ligne, livrée en février 2009, le trafic prévu n’est pas au rendez-vous. Les péages de cinq allers et retours par jour en TGV ou AVE, additionnés à ceux du trafic fret, dix fois moins élevé que prévu, rembourseront difficilement le milliard d’euros qu’a coûté la ligne franco-espagnole. Et pourtant, vu de la SNCF et de la Renfe, ces péages sont déjà très élevés : il se dit à la direction de SNCF Voyages que le voyageur ayant obtenu le tarif le plus bas sur Paris – Barcelone ne paye pas beaucoup plus que sa part du péage à TP Ferro !En attendant, ce dernier est en très mauvaise situation. Après l’aménagement d’un itinéraire à voie normale vers Barcelone sur ligne classique pour le fret et l’ouverture de la LGV de Barcelone à Figueras, début 2013, l’Espagne ne se considère plus responsable des problèmes dus aux retards du passé (à Figueras, jusqu’en décembre 2010, la ligne nouvelle ne menait nulle part). Donc, plus question de payer quelque 30 millions d’euros par an à TP Ferro, qui en contrepartie des retards avait également vu sa concession prorogée de trois ans.Côté français, en dépit des annonces rassurantes de Frédéric Cuvillier sur la poursuite des études de la ligne nouvelle mixte au nord de Perpignan, la prochaine décennie (et sans doute la suivante) peut être considérée comme perdue… Sans attendre une telle échéance (le gouvernement évoque la mi-2014 selon Le Monde), il faut trouver un plan de sauvetage pour TP Ferro. Il y a bien eu le précédent Eurotunnel, mais vu que le trafic envisagé sous les Pyrénées, rien que pour les trains à grande vitesse, est dix fois moins élevé que sous la Manche… P. L.
Suède : deuxième jeunesse pour le SJ 2000
Face à la concurrence des nouveaux entrants, SJ, l’opérateur « historique » des chemins de fer suédois, va faire moderniser ses 36 trains pendulaires SJ 2000 pour 3,5 milliards de couronnes (400 millions d’euros).
Plus connus sous leur ancienne appellation X 2000, ces trains qui relient à 200 km/h maximum les principales villes suédoises depuis 1990 bénéficieront de nouveaux équipements techniques et aménagements intérieurs. En particulier, un contrat de 1,4 milliard de couronnes (160 millions d’euros) a été signé le 16 janvier avec ABB pour les nouveaux systèmes électriques (convertisseurs, transformateurs de traction, chargeurs, systèmes de protection des trains et d’information des voyageurs). Selon SJ, cette rénovation devrait accroître la fiabilité des trains tout en permettant des économies d’énergie de l’ordre de 10 %.
Les X 2000 ont été construits entre la fin des années 1980 et le milieu des années 1990 par ABB, qui venait de naître de la fusion entre le suédois Asea et le suisse Brown Boveri. Si l’ancienne activité matériel roulant d’ABB est aujourd’hui reprise par Bombardier, l’helvético-suédois continue de jouer un rôle important dans les systèmes électriques ferroviaires. En ce qui concerne le SJ 2000 rénové, la conception, l’ingénierie et la conduite de projet seront assurées par ABB Suisse à Turgi et Genève. Les principaux composants techniques seront également produits en Suisse, tandis que le montage des composants, la phase d’essai et la mise en service auront lieu chez ABB Suède. Montage et démontage seront effectués en Suède « avec un partenaire » indique ABB. Les premiers trains modernisés seront livrés en 2015. Au terme d’une phase d’essai et d’évaluation, les SJ 2000 rénovés devraient reprendre leur service entre 2016 et 2018… pour vingt ans de plus, au moins !
Turquie : la grande vitesse entre Istanbul et Ankara en février 2014
Binali Yıldırım, le ministre des Transports du gouvernement turc, a annoncé dans un entretien donné le 18 novembre au Hürriyet Daily News, la mise en service dans le courant du mois de février 2014 de la ligne à grande vitesse de 576 km entre Istanbul et Ankara. Baptisée Yüksek Hizli Tren (YHT), cette LGV permettra de réduire le temps de parcours entre les deux villes de 6 heures 30 à 3 heures. La ligne a été conçue pour être connectée au tout nouveau tunnel de 13 km qui franchit le détroit du Bosphore depuis le 29 octobre dernier et qui relie le réseau turc au reste du réseau européen. Le matériel roulant, des HT65000 du constructeur espagnol Caf, affiche une vitesse maximale de 260 km. La signalisation ERTMS niveau 1 a été fournie par Thales.
Pays-Bas – Belgique : l’appellation Fyra disparaît
Le changement d’horaire du 15 décembre sonnera la mort définitive de l’appellation Fyra, portée non seulement par les trains à grande vitesse Ansaldo qui auraient dû relier Amsterdam et Bruxelles, mais aussi par les trains néerlandais sur LGV (HSL Zuid) en service intérieur. A l’international, les trains intercités sont rétablis toutes les heures sur ligne classique entre les gares bruxelloises et La Haye, alors qu’à grande vitesse, 12 Thalys relieront Bruxelles-Midi et Amsterdam chaque jour, dont 9 au départ et à l’arrivée de Paris-Nord. En service intérieur entre Amsterdam et le sud des Pays-Bas, les trains Fyra sur LGV seront rebaptisés « Intercity Direct ». A l’occasion, les suppléments grande vitesse ne seront maintenus qu’entre l’aéroport de Schiphol et Rotterdam.
Lyon – Turin : percement d’une galerie de reconnaissance côté italien
Le tunnelier, une énorme fraiseuse de plus de six mètres de diamètre, est entré en action le 12 novembre à Chiomonte, à une cinquantaine de km à l’ouest de Turin en Italie, pour percer une galerie de reconnaissance pour la future ligne à grande vitesse Lyon – Turin.
L’opération a été organisée sous le sceau de la confidentialité « pour des raisons de sécurité », par crainte de manifestations contre ce chantier contesté et placé sous haute protection policière. Cette galerie doit permettre l’accès au chantier du tunnel proprement dit. Une fois ce dernier réalisé, elle servira pour la ventilation, l’entretien et comme issue de sécurité.
Lancé en 2001, le projet a pris du retard et sa mise en service est désormais prévue en 2025-2026. Son coût total est estimé à 26 milliards d’euros, dont 8,5 milliards pour la partie transfrontalière. L’Europe doit financer 40 % de cette partie, soit 3,4 milliards, le reste étant pris en charge par l’Italie (2,9 milliards) et la France (2,2 milliards).