Catégorie : Grande vitesse

L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.

  • LGV Bretagne – Pays de la Loire : Ansaldo STS fournira l’ERTMS niveau 2

    Le 2 novembre, Ansaldo STS a annoncé que sa filiale française avait signé un contrat avec Eiffage pour l’étude, l’installation et la mise en service de l’ERTMS niveau 2 sur la LGV Bretagne – Pays de la Loire. La valeur du contrat est de 62 millions d’euros et les travaux devront être terminés pour l’automne 2016. Au total, 182 km de ligne à grande vitesse (320 km/h maximum) doivent être équipées ERTMS niveau 2 et TVM 300, alors que 32 km de ligne classique recevront un ERTMS niveau 1. La fourniture comprend les enclenchements, les détecteurs de boîtes chaudes, les circuits de voie, le RBC (Radio block centre) et les Eurobalises. Ce contrat renforce la position d’Ansaldo STS comme « fournisseur unique de systèmes de signalisation pour les LGV françaises depuis 30 ans », auparavant sous le nom CSEE.
     

  • Décès de Roger Tallon, designer du TGV

    Décès de Roger Tallon, designer du TGV

    Le designer Roger Tallon, concepteur notamment des trains Corail et de la plupart des TGV, est décédé jeudi 20 octobre à Paris à l’âge de 82 ans. Roger Tallon avait notamment acquis la notoriété par ses réalisations pour les transports ferroviaires, en concevant le design des trains Corail dans les années 70 puis des TGV, ainsi que des rames de la ligne 14 du métro parisien. Selon Guillaume Pepy : « Roger Tallon est celui qui a mis le design industriel à la portée du grand public. L’année où nous fêtons les 30 ans de TGV, je veux rendre hommage, au nom de SNCF, à celui qui a été un designer de génie pour les transports ainsi qu’une inspiration pour l’entreprise SNCF. » De fait, il a contribué à changer radicalement l’image de la SNCF – en développant aussi la signalétique, la cartographie, l’adaptation des pictogrammes internationaux à l’image de l’entreprise – mais il entretenait avec elle une relation ambiguë, reprochant notamment à ses dirigeants de manquer de vision.
    Le designer est également le créateur de montres Lip – venant au secours de la société en proposant une gamme innovante qui relance l’activité –-, d’un célèbre escalier en colimaçon, de frigos, de téléviseurs (Teleavia), du mot minitel. Il avait également créé la maquette du magazine art press et « relooké » le logo de La Vie du Rail. A 81 ans, il préparait avec l’artiste Daniel Buren, la construction du tramway de Tours.
    Après des études d’ingénierie, il a travaillé chez Caterpillar-France avant de devenir consultant pour les filiales européennes de DuPont de Nemours puis d’intégrer en 1953 le bureau d’études techniques et d’esthétique, fondé en 1949 par Jacques Viénot, père de l’esthétique industrielle, et Jean Parthenay. Enseignant dès 1957 à l’Ecole des Arts Appliqués de Paris, il met en place le premier cours de design en France. En 1963, il crée le département design de l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs à Paris.
     

  • Maroc : lancement des travaux du TGV

    Maroc : lancement des travaux du TGV

    Le roi du Maroc, Mohammed VI, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont donné jeudi 29 septembre à Tanger le coup d’envoi des travaux du train à grande vitesse qui reliera Tanger à Casablanca en 2015. Nicolas Sarkozy était notamment accompagné d’Eric Besson, ministre chargé de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique, Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, Pierre Lelouche, ministre chargé du Commerce extérieur et Guillaume Pepy, président de la SNCF.
    Le TGV marocain, qui circulera à 320 km/h, doit faire passer la durée du trajet entre Tanger et Casablanca de 5 heures 45 à 2 heures 10. Le coût d’ensemble du projet atteint 3,3 milliards d’euros. La France finance pour moitié ce projet, l’autre moitié est financée par le Maroc et certains pays du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Les Allemands ont mis leur veto à un prêt de la Banque européenne d’investissements, en raison de l’absence d’un appel d’offres non lié qui aurait permis aux entreprises allemandes de concourir. Dans le cadre de ce contrat, Alstom a vendu 14 rames de non nouveau TGV Duplex, pour un montant de 400 millions d’euros.
    Selon le président de l’Office national des chemins de fer marocain (ONCF), Mohamed Rabie Khlie, cité par l’AFP, le nombre de passagers du train au Maroc passera « de 32 millions en 2010 à 50 millions en 2015 ». Cependant, indique Rue 89, « beaucoup se posent la question de l’utilité d’une telle ligne […] dans un pays où le pouvoir d’achat de l’immense majorité de la population l’exclura des prix des billets du TGV, même fortement subventionnés comme ça sera le cas ».
    La SNCF et l’Office national des chemins de fer marocain (ONCF) ont signé le 29 septembre un protocole d’accord pour la création d’un institut de formation aux métiers ferroviaires. « Cet institut sera basé au Maroc et accompagnera le développement d’un savoir-faire commun pour les exploitations nationales et au plan international », soulignent les deux parties dans un communiqué. Cet institut, dont les contours doivent être finalisés au premier semestre 2012, proposera des formations sur la maintenance, les services aux clients et l’exploitation, en particulier la conduite des trains. Il devra être opérationnel lors de la mise en service du train à grande vitesse marocain.
     

  • Hayange passe au rail de 108 m

    Hayange passe au rail de 108 m

    Le 29 septembre, Tata Steel a inauguré les installations modernisées de son site de production de rails à Hayange (Moselle). Après un investissement de 35 millions d’euros et 18 mois de travaux, le site lorrain peut désormais produire des rails de 108 m destinés aux lignes à grande vitesse de France et d’autres pays européens. En particulier la future LGV SEA Tours  – Bordeaux.
     

  • Maroc : coopération renforcée entre l’ONCF et l’Adif espagnole

    Réunis le 14 septembre au Centre des technologies ferroviaires de Málaga, les responsables de l’Office national des chemins de fer marocains et ceux de l’Adif (le RFF ibérique) ont donné deux axes à la coopération relancée en juillet dernier à Rabat entre Mohamed Rabie Khlie (ONCF) et Antonio González Marin (Adif). D’abord, l’Adif conseillera le Maroc pour la valorisation des gares (commerces, intermodalité, intégration urbaine). A commencer par celles de Casablanca, Rabat-Agdal, Kenitra, Tanger et Oujda. Ensuite, va s’intensifier l’implantation du système de régulation du trafic Da Vinci, conçu par la société espagnole Indra et l’Adif et utilisé sur les lignes AVE hispaniques. Ce projet d’un montant de 3 millions d’euros concerne le réseau conventionnel ainsi que la section à grande vitesse en chantier entre Kenitra et Tanger.

  • Thalys poursuit son chemin jusqu’à l’aéroport de Bruxelles

    A partir du 30 octobre, les passagers au départ de Paris pourront facilement aller prendre l’avion à l’aéroport de Bruxelles. Un aller-retour quotidien en Thalys va être mis en place, permettant de relier Paris à l’aéroport belge, à Zaventem. La société qui relie à grande vitesse Bruxelles, mais aussi Cologne ou Amsterdam, a noué un partenariat avec deux compagnies aériennes, Jet Airways et Brussels Airlines, pour acheminer par train jusqu’à l’aéroport belge leurs passagers aériens venant de Paris. Le voyageur aura en poche un seul billet combiné air-fer et pourra procéder à son préenregistrement dans les gares. Le système informatique mis au point permet à la compagnie aérienne d’aller directement « piocher » le billet de train dans le système de réservation de Thalys. Les prévisions tablent sur une centaine de voyageurs concernés chaque jour.
     

  • LGV SEA : Tata Steel fournira les rails

    Tata Steel (anciennement Corus) a remporté la commande de fourniture de 84 000 t de rails destinés à la future LGV Sud Europe Atlantique (Tours – Bordeaux, 302 km). L’acier sera produit sur le site de Scunthorpe (Royaume-Uni), avant d’être laminé à l’usine Tata Steel Rail France de Hayange (Lorraine) sous forme de rails de 108 m livrables dès 2014. L’entreprise fournira également les aiguillages et passages à niveau au consortium de construction Cosea, pour un contrat d’un montant d’environ 80 millions d’euros.
     

  • Nicolas Sarkozy : « Le TGV, c’est la France »

    Nicolas Sarkozy : « Le TGV, c’est la France »

    « Le TGV, c’est la France », a lancé le président de la République en inaugurant la première phase de la LGV Rhin-Rhône, dans la gare nouvelle de Belfort-Montbéliard, le 8 septembre. Et comme cette inauguration a eu lieu, à quelques jours près, trente ans après celle du premier TGV, Nicolas Sarkozy a rappelé l’importance historique du programme TGV, et confirmé la deuxième phase de la branche Est tout juste achevée. Rappelant qu’en 2009 il avait demandé que près de 70 millions soient débloqués pour achever les études et engager les acquisitions foncières inhérentes à la construction de cette 2e phase, il a annoncé, comme le souhaitaient les élus régionaux, « le commencement des travaux au plus tard en 2014 ». Par ailleurs, nouvelle qui intéresse particulièrement la Suisse, la réouverture de la ligne Belfort – Delle est promise à l’horizon de 2015. Au-delà de la LGV Rhin-Rhône, ce sont quatre lignes, a rappelé le chef de l’Etat, qui sont dès aujourd’hui lancées, dont trois sont en travaux (SEA, BPL et 2e phase du TGV Est), tandis que le chantier du contournement de Nîmes et Montpellier devra commencer début 2012.
    Le président de la République a aussi rappelé l’effort de renouvellement de voies en cours, qui se traduit par un doublement, avec 1 000 km par an, au lieu des 500 km qui ont été la règle entre 1994 et 2005. Effort indispensable, faute de quoi, si l’on en était resté au rythme précédent, « les experts prédisaient qu’il faudrait fermer à la circulation les deux tiers du réseau français d’ici à 2025 », a-t-il affirmé.


    Concernant l’industrie ferroviaire, Nicolas Sarkozy veut aider à l’indispensable restructuration de la filière, afin qu’elle puisse conquérir des parts de marché. 150 millions seront apportés à l’Ademe, dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt sur le train à grande vitesse du futur. Si le mécanisme précis de cet apport n’est pas connu, on ne cache pas, chez Alstom, qu’il s’agit d’une excellente nouvelle. Récusant toute tentation protectionniste, Nicolas Sarkozy a insisté sur la nécessité d’une concurrence loyale, et déclaré : « J’entends demeurer extrêmement vigilant pour que l’ouverture de notre marché national s’accompagne aussi d’une ouverture réciproque sur les marchés intérieurs de nos principaux concurrents. » De plus, rappelant que le TGV français avait transporté 2 milliards de voyageurs en trente ans sans aucun accident sérieux, il a souligné, pensant évidemment à la Chine, que certains de nos amis n’ont pas eu cette chance, et martelé : « La sécurité fait partie de la loyauté de la concurrence. » Mais une large partie du discours s’adressait directement aux cheminots. Le président de la République a rappelé qu’à ses yeux la réforme de leur régime de retraite s’imposait, ainsi que la mise en œuvre d’un service minimum en cas de grève. Tout à fait conscient que ce discours ne plairait pas à ceux à qui il l’adressait, il a enfoncé le clou, en se plaçant dans la même logique que celle de la réforme générale des retraites ou que le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Autant de dispositions selon lui nécessaires pour limiter les dépenses passives, afin de se consacrer à l’investissement. Nicolas Sarkozy a de fait lancé les assises du ferroviaire, dont la séance plénière d’ouverture va se tenir le 15 septembre. Dans ce cadre, il lui paraît « fondamental que l’Etat puisse indiquer aussi bien à la SNCF qu’à RFF ce que sera la trajectoire de leurs coûts et de leurs recettes au-delà de 2013 et de manière pluriannuelle ». Dans un avenir plus immédiat, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de souligner que la période actuelle de développement et de renouvellement du réseau allait se traduire par une gêne auprès des usagers. Discours que tiennent déjà le gouvernement, la SNCF, RFF, et qui a été répercuté au plus haut niveau de l’Etat.     

     

    F. D.

     

    Retrouvez l’intégralité du discours de Nicolas Sarkozy ici
     

  • Nicolas Sarkozy confirme les ambitions de la France en matière de TGV

    Nicolas Sarkozy confirme les ambitions de la France en matière de TGV

    Lors de l’inauguration de la branche Est de la LGV Rhin-Rhône, ce jeudi 8 septembre, dans la gare de Belfort-Montbéliard, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a confirmé les ambitions françaises en matière de grande vitesse. En pleine période de coupes budgétaires, le Président a soutenu que la France allait « investir comme jamais » dans le domaine ferroviaire. Il a annoncé que la seconde phase des travaux de la branche Est allait commencer au plus tard en 2014. Par ailleurs, 150 millions d’euros devraient être alloués à l’Ademe dans le cadre du développement du programme TGV du futur. Nicolas Sarkozy a enfin indiqué que la concurrence dans le domaine ferroviaire devrait s’exercer de manière loyale.

  • La traversée souterraine à grande vitesse de Barcelone en cours d’aménagement

    Après la jonction des équipes le 26 juillet dernier, le tunnel de 5,8 km permettant à la grande vitesse de passer sous Barcelone va être peu à  peu doté de ballast, rails et caténaires. Reliant La Sagrera au nord-est à la station de Sants, il nécessite un réaménagement des quais est de cette gare centrale. 179 millions d’euros ont été consacrés au forage du tunnel, et Adif (le RFF espagnol) compte toujours clore Barcelone – Figuerès pour fin 2012.