Catégorie : Grande vitesse

L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.

  • Bretagne – Pays de la Loire : feu vert de l’Afitf au financement de la LGV

    Le conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) a approuvé, le 23 juin, sa contribution à la LGV Bretagne – Pays de Loire (BPL), qui lui coûtera 2,15 milliards d’euros d’ici 2036. L’Afitf a donné son feu vert à Dominique Perben, son nouveau président, pour la signature de la convention de financement et de réalisation des 214 km de ligne nouvelle, dont 182 de LGV entre Le Mans et Rennes, ainsi que pour la « virgule » de Sablé-sur-Sarthe. Selon RFF, cette signature devrait intervenir « dans les toutes prochaines semaines ». 950 millions seront affectés aux travaux, le solde allant aux frais financiers du montage du PPP (25 ans et 3,4 milliards d’euros) avec Eiffage et aux loyers à acquitter entre 2016 et la mise en service prévue en 2036. La LGV permettra de gagner 37 minutes entre Paris et Rennes et 22 minutes sur un Paris – Laval. Ce PPP « permet de mobiliser immédiatement un financement privé important, non seulement couvrant la part de l’investissement équilibrée par des recettes futures, mais permettant également un échelonnement dans le temps de la part publique, puisque les paiements de l’Afitf pour le compte de l’Etat s’étendront jusqu’en 2036 », a précisé l’agence.
     

  • LGV Bordeaux – Espagne : le tracé se précise

    Réuni le 24 juin, le comité de pilotage des grands projets du Sud-Ouest (GPSO) a décidé d’un tracé quasi définitif pour la future LGV entre Bordeaux et l’Espagne et de Bordeaux à Toulouse. L’hypothèse retenue est celle qui avait été proposée par RFF. Depuis septembre dernier, le fuseau de 1 000 m avait été défini, cette fois-ci, il s’agit d’« une hypothèse de tracé sur la quasi-totalité des 410 km du projet, a expliqué le préfet coordonnateur, Patrick Stefanini. Ça n’est pas l’étape finale mais une étape décisive. » Il reste tout de même deux points noirs et quatre hypothèses à creuser dans le Tarn-et-Garonne, le Lot-et-Garonne et au Pays basque. Des études complémentaires d’approfondissement et d’optimisation seront réalisées sur deux sections où il y a des « difficultés géotechniques et environnementales » : à Biriatou et à l’entrée d’Arcangues. L’étape finale est attendue pour la fin de l’année avec le choix du tracé, soumis à l’approbation du Premier ministre, puis l’enquête d’utilité publique à l’automne 2012.
     

  • Le gouvernement Obama fait des appels du pied à l’industrie ferroviaire espagnole

    Venu en Espagne voir sur pièce « le meilleur système de grande vitesse au monde », le secrétaire d’Etat américain aux Transports, Ray LaHood, a encouragé le 17 juin les industriels ibériques (notamment CAF et Talgo) à s’engager dans la construction du réseau de LGV prévu aux Etats-Unis. Déjà, CAF lui a signifié son intention de répondre aux appels d’offres pour le matériel roulant sur Boston – Washington, Detroit – Chicago et Los Angeles – San Francisco. Le Congrès américain a approuvé une enveloppe budgétaire de 5,6 milliards d’euros pour ces premières lignes et, selon Ray LaHood, trente entreprises étrangères ont déjà montré leur intérêt.
     

  • Lyon – Turin : maintenant ou jamais ?

    Encore une fois, la LGV Lyon – Turin joue avec le feu. Malgré les menaces de l’Europe, le chantier de la galerie de reconnaissance de la Maddalena (7,5 km, 143 millions d’euros) n’avait toujours pas commencé à l’heure de notre bouclage. Début juin, Siim Kallas, le commissaire européen en charge des transports, a pourtant fait savoir qu’il donnait jusqu’à la fin du mois à la France et l’Italie pour honorer leurs engagements pris en mars. S’ils ne veulent pas perdre 9 millions d’euros de financements européens, les deux pays doivent signer l’avenant au traité fondateur de la partie transfrontalière, approuver le projet préliminaire de la portion italienne de la partie transfrontalière et lancer les premiers travaux dans la Botte, ceux de la galerie de reconnaissance de la Maddalena. Si ces engagements ne sont pas respectés, des fonds seront supprimés « et peut-être tout le projet », s’est alarmé le quotidien turinois La Stampa. Depuis plusieurs semaines, les manifestations d’opposants au projet se sont multipliées sur le site de la Maddalena. Cette mobilisation inquiète, alors qu’en 2005 des manifestations avaient conduit à l’annulation du chantier et à l’élaboration d’un nouveau tracé. A ce problème, s’ajoute le fait que – selon la presse italienne – la Botte réclame désormais une répartition des coûts 50-50 pour la partie transfrontalière (pour l’instant, elle devait être financée à 30 % par l’UE, le reste étant divisé ainsi : 63 % Italie, 37 % France). La signature de l’avenant au traité pourrait donc être retardée par des tractations.  
     

  • Saipem construira la LGV Treviglio – Brescia

    L’ingénieriste italien Saipem (filiale du géant pétrolier ENI) va construire une ligne ferroviaire à grande vitesse et à grande capacité entre Treviglio et Brescia, en Lombardie. Ce marché de plus de 700 millions d’euros a été attribué par le gestionnaire du réseau Rete Ferroviaria Italiana (groupe FS) au consortium Cepav Due, détenu par Saipem à 52 % et qui rassemble également les constructeurs italiens Pizzarotti, Condotte et Maltauro. Il prévoit la réalisation de 39 km de LGV et de 12 km d’interconnexion avec la ligne existante. Saipem, dont l’activité principale est l’exploration et l’ingénierie pétrolière, a déjà réalisé, à travers le consortium Cepav Uno, la LGV Milan – Bologne, en service depuis décembre 2008.

  • LGV Basque : nouvelle étude

    Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’Écologie, a annoncé le 6 juin un prochain rapport sur l’opportunité du projet de LGV traversant le Pays Basque. Fin avril, des élus des communes concernées par cette traversée avaient réaffirmé leur hostilité à ce projet « dévastateur ».

  • Grande vitesse : un débat à l’automne pour le doublement de la ligne Paris – Lyon

    Le débat public sur le projet de ligne à grande vitesse Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon devrait avoir lieu entre octobre 2011 et la fin janvier 2012. L’un des objectifs de cette liaison est d’assurer à terme un temps de parcours inférieur à deux heures entre Paris et Clermont-Ferrand.
     

  • Obama redistribue les subventions du TGV de Floride

    Obama redistribue les subventions du TGV de Floride

    L’administration Obama n’en démord pas. Malgré les coups de boutoirs des républicains, désormais majoritaires à la Chambre des représentants, elle a réaffirmé sa « vision » d’un réseau national de trains à grande vitesse desservant 80 % de la population américaine dans vingt-cinq ans. Le secrétaire aux Transports, Ray LaHood, a triomphalement annoncé le 9 mai qu’il distribuait 2,02 milliards de dollars pour la modernisation des chemins de fer. Cette somme vient des 2,4 milliards que le même LaHood avait donnés pour la grande vitesse en Floride et que le gouverneur de l’Etat Rick Scott lui a rendus quand il a enterré le projet en février… avant que le Congrès ne récupère 400 millions au passage début avril pour faire des économies (de même qu’il a supprimé les crédits supplémentaires prévus pour 2011).
    La manne fédérale est répartie entre 22 projets concernant 15 Etats. C’est le « Corridor nord-est » (Washington – Philadelphie – New York – Boston), notoirement surchargé, qui en récupère la plus grande part, avec 795 millions de dollars. Ceux-ci seront surtout consacrés à des renforcements de capacité à New York et à l’aménagement d’une quarantaine de kilomètres parcourables à 260 km/h. Dans le Midwest, 404 millions doivent permettre d’améliorer les liaisons Chicago – Detroit et Chicago – Saint Louis. La Californie recevra 300 millions de plus afin de porter à 220 km la longueur du premier tronçon de ligne à grande vitesse construit dans la Central Valley, tandis que le Texas aura 15 millions pour étudier un TGV entre Dallas et Houston. Enfin, 336 millions sont destinés à l’achat de matériel roulant « high-tech », destiné à la Californie et au Midwest. Il devra être produit aux Etats-Unis.    

     

    F. E.

  • Chine : deux chantiers de lignes à grande vitesse arrêtés

    Le ministère chinois de l’Environnement a ordonné l’arrêt de la construction de la ligne à grande vitesse de 261 km de long devant relier, à la vitesse de 350 km/h, les villes de Tianjin et Qinhuangdao, dans le Hebei. Cet ordre exceptionnel serait motivé par le fait que le chantier avait subi des modifications importantes sans que le ministère de l’Environnement soit consulté et donne son avis. Ledit ministère avait déjà, fin avril, exigé l’arrêt d’un autre chantier, visant la conversion de la ligne conventionnelle Qingdao – Jinan, dans la province du Shandong, en une ligne à grande vitesse (250 km/h) qui n’avait pas passé les tests d’impact sur l’environnement. On ne sait pas encore exactement si ces ordres sont définitifs ou temporaires. Adressés aux entreprises en charge des chantiers, et non directement au ministère des Chemins de fer (MOR), ils évitent de faire perdre la face à ce dernier, qui n’en est pas moins incontestablement le destinataire final. L’avenir dira si ces injonctions constituent les premiers éléments d’une véritable stratégie pour geler ou freiner le programme à grande vitesse chinois, passablement critiqué dans le pays depuis la mise à pied pour corruption de l’ancien patron du MOR, Liu Zhijun.

  • Chine : la grande vitesse en question

    Chine : la grande vitesse en question

    A partir du mois de juillet, les trains à grande vitesse chinois seront limités à 300 km/h, alors qu’ils atteignent parfois 350 km/h, a déclaré le 14 avril le nouveau ministre des Chemins de fer, Sheng Guangzu, dans une interview au Quotidien du peuple. « Il y aura des trains directs, d’autres marqueront des arrêts dans chaque région, et il y aura le choix entre deux prix pour satisfaire les besoins de tous les usagers », a proclamé le ministre. Les travailleurs migrants ont du mal à s’offrir des TGV de plus en plus chers et sont obligés de se rabattre sur des trains lents de plus en plus rares. Cette mesure doit permettre aussi de renforcer la sécurité des trains. La Chine possède le premier réseau de lignes à grande et très grande vitesse au monde, long de 8 358 km. Le réseau doit être étendu à 13 000 km en 2012 et à 16 000 km en 2020. La ligne Pékin – Shanghaï, 1 300 km, qui doit ouvrir en juin, devait être circulée à 350 km/h, comme sur celle déjà ouverte entre Wuhan et Canton. Au total, la Chine va investir entre 2011 et 2015 quelque 2 800 milliards de yuans (296 milliards d’euros) pour construire environ 30 000 km de lignes de chemin de fer, selon le ministre.
        

    (D’après AFP)