Catégorie : Grande vitesse

L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.

  • Importante manifestation anti-LGV à Bayonne

    Quelque 15 500 personnes selon les organisateurs, trois fois moins selon la police, ont manifesté le 11 décembre à Bayonne à contre la LGV, à l’appel d’associations écologistes et de mouvements politiques hostiles à un « modèle de développement dépassé ». Les manifestants, dont une centaine d’élus des 29 communes concernées par le projet de ligne LGV Bayonne – Hendaye, lui préfèrent une simple modernisation de la voie ferrée existante qui suffirait, selon eux, à absorber l’augmentation prévue du trafic, à moindre coût financier et environnemental. La manifestation se déroulait dans le cadre d’une « Journée européenne contre les projets inutiles » organisée par des dizaines d’associations anti-LGV et de défense de l’environnement dans plusieurs régions mais aussi en Allemagne et en Italie, toutes signataires de la Charte d’Hendaye, une déclaration adoptée le 23 janvier après un défilé anti-LGV qui avait réuni environ 15 000 personnes.

  • Les députés veulent bloquer l’achat des rames Eurostar

    « Placées devant les motrices, ces trois feuilles de papier peuvent stopper le processus d’achat en cours. » Brandissant sa « communication sur le renouvellement du matériel ferroviaire d’Eurostar », le député UMP Gérard Voisin a incité, mardi dernier, ses collègues de la Commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale à demander « au gouvernement français de rejeter l’examen de toute demande visant à autoriser le matériel en cause à emprunter le tunnel sous la Manche […] ». Gérard Voisin a été suivi : son texte a été voté à l’unanimité. Le matériel ferroviaire dont les députés veulent bloquer l’achat, ce sont les dix fameuses rames Siemens dont Eurostar aurait finalement signé le contrat d’achat le vendredi 3 décembre.
    Ce même vendredi, la réunion de la Commission intergouvernementale sur la sécurité dans le tunnel (CIG) s’était séparée sur le constat d’un désaccord, les Britanniques refusant la demande française d’études complémentaires sur l’utilisation de la motorisation répartie dans le tunnel. Les députés français voient en l’attitude d’Eurostar « une pression illégitime d’une société filiale d’une entreprise publique française vis-à-vis du gouvernement français », est-il stipulé dans la communication. « Je ne comprends pas que la SNCF n’ait pas réagi », a noté lors de la discussion la députée PS Odile Saugues. « Cette inaction de la SNCF est étonnante, sachant qu’elle est actionnaire majoritaire d’Eurostar », a ajouté le député UMP Lionnel Luca. « Nous étions invités chez Guillaume Pepy la semaine dernière, et apprendre que le contrat a été signé malgré cette réunion est douloureux », a poursuivi le député UMP Jacques Myart. Pour Gérard Voisin, « au niveau de la SNCF, il y a des choses à tirer au clair, c’est au gouvernement de le faire ».

  • « Il était une voie », la LGV Rhin-Rhône samedi sur France 3 Bourgogne Franche-Comté

    Un an jour pour jour avant l’exploitation de la ligne LGV Rhin-Rhône, France 3 Bourgogne Franche-Comté vous ouvre la voie samedi 11 décembre, à partir de 11h30.

    « IL ETAIT UNE VOIE» est un aller simple sur une ligne en construction de 140 km. Un film dédié aux hommes du rail comme à ceux qui demain regarderont passer le TGV. Ce documentaire de 52 minutes n’évoque pas la chronologie de ce chantier titanesque qui se terminera en 2011, mais en imprime déjà le souvenir, celui d’un petit eldorado qui ne sera bientôt qu’une ligne de fuite dans le paysage…

    Pour en savoir plus, cliquez ici

  • 486 km/h, record de vitesse en Chine pour une rame commerciale non modifiée

    Le 3 décembre, lors d’une marche d’essais, le train CRH-380A a établi un nouveau record de vitesse chinois, atteignant les 486,1 km/h entre Zaozhuang (province du Shandong) et Bengbu (Anhui), sur la ligne à grande vitesse Pékin – Shanghaï. « Un record de vitesse pour une rame commerciale non modifiée », a précisé l’agence Xinhua, faisant allusion aux nombreuses modifications de la rame française TGV V150 du record du monde à 574,8 km/h, en avril 2007. Désormais, c’est ce record que la Chine ambitionne de battre. Et ce, dès « l’année prochaine », ont annoncé le 7 décembre des sources proches des constructeurs de la LGV Pékin – Shanghaï, dont l’ouverture pourrait être avancée de 2012 à octobre 2011.

  • Remise des offres pour Rio – São Paulo repoussée à avril 2011

    L’Agence nationale des transports terrestres (Agência Nacional de Transportes Terrestres, ANTT) a annoncé le 26 novembre le report des offres pour la LGV entre Rio de Janeiro, São Paulo et Campinas. La nouvelle date de remise des offres est fixée au 11 avril 2011, le choix du consortium se faisant le 29 avril. La date précédemment fixée pour la remise des offres était le 29 novembre. Selon la Revista Ferroviária, les entreprises françaises, espagnoles, allemandes et chinoises avaient annoncé qu’elles ne participeraient pas à l’appel d’offres. Seuls les Coréens semblaient devoir se lancer. Les Chinois de CRCC, notamment, avaient fait savoir dans une lettre à l’ANTT qu’ils ne pouvaient participer à un investissement de 33,1 milliards de reais (14,8 milliards d’euros) alors que le volume de trafic était incertain.

  • 89 % des habitants du Sud-Ouest favorables aux LGV vers l’Espagne et Toulouse

    Selon un sondage Ifop commandé par RFF publié le 1er décembre, une grande majorité des habitants du Sud-Ouest sont favorables aux LGV prévues entre Bordeaux et l’Espagne et Bordeaux et Toulouse. Le grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) recueille 41 % d’avis très favorables, 48 % de plutôt favorables, tandis que les opposants sont minoritaires avec 11 % dont 5 % de très défavorables. Les raisons d’adhésion spontanément citées sont l’amélioration et la modernisation du réseau ferroviaire (34 %) ainsi que le gain de temps (30 %), tandis que l’impact sur les zones habitées (9 %) et sur les paysages (6 %) est plus critiqué. « La très large adhésion au projet ne doit pas masquer la nécessité de lever les inquiétudes restantes dans certaines communes traversées », commente toutefois RFF. Soutenu par les régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, le GPSO se heurte à de fortes oppositions locales, notamment dans la vallée de la Garonne et au Pays basque, principalement à cause des nuisances environnementales.

  • LGV Est-européenne, acte II

    LGV Est-européenne, acte II

    « Ce démarrage des travaux est un symbole car cette deuxième phase est une promesse tenue : dire aux Alsaciens oui, nous irons jusqu’à Strasbourg, et nous le faisons. Quand le projet de la LGV Est avait été monté, il a été décidé de le faire en deux phases. La deuxième a été lancée en 2009, lorsque le plan de relance a permis de négocier avec l’ensemble des collectivités publiques le financement des 2 milliards d’euros. Nous y allons d’autant plus volontiers que la première phase a été une réussite commerciale qui encourage pour la deuxième. » L’opération a eu lieu jeudi 18 novembre, dans la campagne de Steinbourg (Bas-Rhin), l’une des 63 communes concernées par ce futur tracé de 106 km à créer d’ici le printemps 2016 entre Baudrecourt, fin de la ligne actuelle, et Vendenheim, près de Strasbourg. En fait, faisant suite aux fouilles archéologiques et aux sondages de sols, les premiers travaux de terrassement avaient démarré dès cet été. Pour les entreprises adjudicataires depuis plusieurs mois de lots de génie civil, il s’agissait en effet de ne pas rater une saison sèche, le rythme de modelage du profil pouvant être fort ralenti à cause des intempéries d’automne et d’hiver. Car les chiffres sur ce tronçon trois fois plus court mais plus tourmenté que celui de la première phase sont significatifs : 18,5 millions de m3 de déblais, 12,8 millions de m3 de remblais, 10,4 millions de m3 à mettre en dépôt !

    Cinq des dix lots de génie civil sont d’ores et déjà attribués. Deux autres le seront d’ici la fin de l’année, deux sont en cours d’analyse, l’appel d’offres du dernier va être lancé. Le plus emblématique et contraignant concerne les 4 km du tunnel de Saverne à creuser dans le massif des Vosges du Nord. Il sera composé de deux tubes à voie unique. Roland Ries, sénateur maire de Strasbourg, président de l’association TGV Est-européen, qualifie le projet de trois adjectifs. « Impressionnant par l’ampleur des travaux déjà engagés, par le niveau d’investissement. Exaltant car c’est un immense chantier de travaux publics qui s’ouvre avec des clauses d’insertion dans les marchés publics permettant de mettre au travail des jeunes en difficulté. Motivant, car quoi de plus motivant que construire le maillon manquant sur le territoire français pour faire la liaison entre Paris et Bratislava. »

  • La LGV Est met le cap sur Strasbourg

    La LGV Est met le cap sur Strasbourg

    Ce n’est pas un premier coup de pioche, mais plutôt un coup de pelleteuse qu’a donné, le 18 novembre, Hubert du Mesnil, prenant pour l’occasion les commandes d’un énorme engin de terrassement. Le geste du président de RFF a marqué le lancement officiel des travaux de la phase 2 de la LGV Est-européenne. « Ce démarrage des travaux est un symbole car cette deuxième phase est une promesse tenue : dire aux Alsaciens oui nous irons jusqu’à Strasbourg et nous le faisons. » L’opération a eu lieu jeudi 18 novembre dans la campagne de Steinbourg (Bas-Rhin), l’une des 63 communes concernées par ce futur tracé de 106 km à créer d’ici le printemps 2016 entre Baudrecourt, fin de la ligne actuelle, et Vendenheim, près de Strasbourg.

  • Les premiers trains Paris – Figueras le 19 décembre

    Il n’y aura finalement qu’une semaine de retard sur la date annoncée en septembre pour la circulation des premiers trains France-Espagne sous le tunnel du Perthus. C’est le 19 décembre que rouleront les premiers trains, avec deux allers-retours quotidiens : au départ de Paris gare de Lyon, départs à 7h20 et à 15h20 pour des arrivées à Figueras-Vilafant à 12h47 et à 20h48. Au départ de Figueras-Vilafant à 11h06 et 15h02 avec des arrivées sur Paris à 16h41 et 20h41. Les TGV marquent l’arrêt à Nîmes, Montpellier, Narbonne, Perpignan et Gérone, et pour la poursuite jusqu’à Barcelone, la correspondance est assurée à Figueras, mais pas en TGV. Le gain de temps est cependant conséquent : 1h20 sur le trajet Paris – Barcelone. Une étape soulignée comme « historique » par la SNCF. Mais qui survient tout de même deux ans après la fin des travaux côté français…

  • Débuts des travaux de la deuxième phase de la LGV Est

    Les travaux de génie civil de la seconde phase de la LGV Est-européenne sont officiellement lancés ce jeudi 18 novembre. La ligne reliant Baudrecourt (Moselle) à Vendenheim (Bas-Rhin) sera longue de 106 km. Elle autorisera 320 km/h en vitesse commerciale Elle coûtera 2 milliards d’euros. Le temps de trajet entre Strasbourg et Paris sera de 1h50, soit un gain de 30 minutes. La nouvelle ligne doit être mise en service au printemps 2016.