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Catégorie : Grande vitesse
L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.
La France toujours dans la course à la grande vitesse en Californie
Le 28 août on apprenait de Berlin que la Deutsche Bahn venait de signer un Memorandum of Understanding (MOU, ou lettre d’intention), avec la Strategic Rail Authority (SRA) de l’Etat de Californie. Son objet : la coopération dans le domaine de la grande vitesse. A SNCF International, on précise que les Italiens de Trenitalia auraient fait pareille le même jour. Quant à la France, elle a signé une lettre d’intention semblable en avril 2008. Bref, tout le monde se place. Etape suivante la semaine prochaine, avec la visite d’Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, au gouverneur Arnold Schwartznegger et une visite de Domnique Bussereau à l’automne. De manière surprenante, la France a choisi de rapatrier les ingénieurs de Systra qui conseillaient la SRA. L’objectif est d’éviter les conflits d’intérêt avec la SNCF (qui est actionnaire de Systra) en vue des futurs appels d’offres.
LGV Lisbonne Madrid : 3 consortiums en lice pour le 2e tronçon au Portugal
Trois consortiums ont présenté des offres pour la construction d’un tronçon de 34 km de la LGV Lisbonne – Madrid, comprenant le pont sur le Tage à Lisbonne, a annoncé le 1er septembre l’agence publique du réseau ferroviaire de grande vitesse (Rave). Le consortium Tave Tejo emmené par le constructeur espagnol Fomento Construcciones y Contratas (FCC) a présenté la moins chère, à 1,87 milliard d’euros. Les deux autres consortiums, Altavia et Elos, conduits par les portugais Brisa et Mota-Engil, atteignent respectivement 2,198 et 2,310 milliards d’euros. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Ana Paula Vitorino, a déclaré que les entreprises seront choisies par le prochain gouvernement à l’issue des élections législatives du 27 septembre. La LGV Lisbonne – Madrid (8,9 milliards d’euros) reliera les deux capitales en moins de trois heures. Les travaux doivent débuter fin 2010 en vue d’une ouverture en 2013.
La technologie japonaise pour la grande vitesse Hanoï Ho Chi Minh-Ville
Nguyen Huu Bang, président des chemins de fer du Vietnam, a annoncé que son entreprise mettrait en œuvre la technologie ferroviaire japonaise pour le projet de ligne à grande vitesse entre Hanoï et Ho Chi Minh-Ville, longue de 1 560 km. Pour lancer vers 2020 ce chantier, estimé à 56 milliards de dollars (39 milliards d’euros), le Vietnam pourrait rechercher des financements du programme japonais d’assistance au développement, de la Banque asiatique de développement et de la Banque mondiale. Cette annonce a fait immédiatement monter la cote en bourse des entreprises japonaises impliquées dans la réalisation des Shinkansen…
Un TGV Est-Ouest bientôt à létude en Algérie
Jusqu’à présent, quand l’Algérie parlait de grande vitesse, il s’agissait de nouvelles lignes électrifiées pour une vitesse d’exploitation à 220 km/h, la vitesse retenue pour l’ensemble du réseau ferroviaire existant et futur. Cette fois, il est question de 350 km/h pour une ligne Est-Ouest, qui serait construite parallèlement à l’autoroute actuellement en chantier. En effet, l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif) a lancé le 25 août les démarches de recrutement de sociétés spécialisées pour l’étude d’un TGV entre la frontière algéro-tunisienne et la frontière algéro-marocaine, sur 1 200 km. Les offres sont attendues avant le 25 octobre.
Report de la réunion de financement de la LGV Est
La réunion de signature du plan de financement de la seconde phase du TGV Est (Baudrecourt – Strasbourg) a été reportée pour la troisième fois. Le bouclage est attendu pour le 1er septembre. Si les collectivités alsaciennes ont trouvé un accord sur la clé de répartition et si celles de Champagne-Ardenne ont obtenu les garanties qu’elles souhaitaient, en Lorraine, la polémique perdure autour de la réalisation d’une nouvelle gare d’interconnexion à Vandières. Le coût de cette phase est estimé à 2,1 milliards d’euros. Le blocage concerne 80 millions d’euros, « soit 3,8 % du coût total prévisionnel. 6500 emplois sont concernés », rappelle de son côté la FNTP qui demande à l’État de ne plus différer le lancement de la procé ;dure d’appel d’offres de travaux. Car il s’agit de l’une des 4 lignes à grande vitesse du plan de relance, et le risque de reporter le lancement du chantier, programmé pour mi-2010, grandit.
Dans lattente des subventions TGV, les industriels américains se positionnent
Les États candidats à des subventions fédérales, dans le cadre du programme américain à grande vitesse, avaient jusqu’au lundi 24 août pour remettre leur dossier de candidature. Les premières annonces de financement devraient intervenir fin septembre, début octobre, a indiqué à l’AFP un porte-parole du ministère américain des transports. Plus d’un milliard de dollars par an devrait être attribué sur une période de 5 ans. Après le couple Alstom/SNCF et les industriels espagnols, les Allemands et les Canadiens ont manifesté cet été leur intérêt pour la grande vitesse américaine. Selon l’hebdomadaire le Spiegel, Siemens et la DB proposeront leur expérience de constructeur et d’opérateur de l’ICE 3 et Bombardier, en voisin, fait valoir sa bonne connaissance des règles en vigueur aux États-Unis et son implantation industrielle locale, selon l’agence de presse La Presse Canadienne.
LGV : appel doffres pour Le Mans Rennes
Le protocole de financement de la LGV Bretagne – Pays de la Loire a été signé le 29 juillet au ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer. Conformément au protocole d’intention du 29 juillet 2008, la ligne de 182 km, estimée à 3,4 milliards d’euros, sera financée par l’Etat (environ 1 milliard), les collectivités territoriales (900 millions pour la Bretagne, 100 millions pour les Pays-de-la-Loire) et RFF (1,4 milliard). Environ un tiers du financement (la part de l’État) sera avancé par le partenaire du PPP. Fort de ce protocole, RFF lance ce 30 juillet l’appel d’offres auprès des candidats retenus : Bouygues, Eiffage, Vinci. Les offres seront remises avant la fin 2009, et, à l’issue des négociations, RFF devrait proposer un contrat de partenariat au groupement retenu après l’été 2010. RFF doit d’autre part lancer vendredi le deuxième tour de consultations pour le projet Sud Europe Atlantique auprès des mêmes entreprises.
LGV Pékin Shanghai pour 2012
Zhang Shuguang, directeur des transports du Ministère chinois des chemins de fer (MOR) vient d’annoncer, dans une interview au China Daily, que la ligne à grande vitesse Pékin – Shanghai, 1318 km de long, dont la construction a débuté en avril 2008, sera achevée en 2011 et que la mise en service aura lieu en 2012. Le MOR a par ailleurs indiqué que deux nouvelles lignes à grande vitesse seront prochainement mises en chantier : Pékin – Zhangjiakou en août 2009, et Pékin – Tangshan en octobre.
Le bouclage du financement de la LGV Est de nouveau reporté
Après l’échec de la rencontre du 25 juin au ministère des Transports, la nouvelle réunion sur le financement de la seconde phase du TGV Est, initialement prévue le 9 juillet, a été reportée au 21 juillet. Motif officiel : l’absence de Jean-Louis Borloo, qui accompagnait Nicolas Sarkozy au G8 en Italie. Ce report tombe à point nommé, alors que des discussions très serrées sont encore en cours, que les collectivités de Champagne-Ardenne et de Lorraine posent des conditions, et que les Verts lorrains s’opposent à cette seconde phase du TGV Est.
La grande vitesse ira bien jusquau Havre
«Paris – Rouen – Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue. » C’est en citant Napoléon que, le 16 juillet, Nicolas Sarkozy a confirmé au Havre sa volonté de construire une LGV reliant la cité maritime à Paris, afin de faire de l’agglomération normande le port du Grand Paris. Il en avait été question le 29 avril, lors de la présentation du projet de Christian Blanc. Le projet se précise davantage. Le TGV mettrait une heure et quart entre la capitale et Le Havre – contre deux heures aujourd’hui – et passerait par Mantes-la-Jolie et Rouen, la capitale haut-normande se retrouvant ainsi à 50 min de Paris. « Nous devons faire du Grand Paris une véritable métropole maritime. (…) c’est pour moi plus qu’un grand projet, c’est non négociable, c’est capital, au sens propre comme au sens figuré, pour la France », a déclaré le président de la République. « Il convient d’imaginer un transport rapide, un TGV, qui reliera Paris au Havre par Mantes et Rouen en une heure et quart et qui profitera également aux deux régions Normandes. » Voilà un peu de quoi rassurer les élus haut-normands. Les premières hypothèses faisaient passer le futur TGV par Cergy et contourner Rouen par le nord. Un tracé qui avait l’avantage d’être moins coûteux, puisqu’il faisait l’économie d’un tunnel sous la Seine, mais qui ne satisfaisait pas les Normands. « L’hypothèse excluant Caen et Rouen, oubliant des millions d’habitants, porterait en elle les germes de l’échec », avait prévenu Alain Le Vern, président du conseil régional de Haute-Normandie. Une revendication relayée par le président de la communauté d’agglomération rouennaise, Laurent Fabius, qui avait écrit au chef de l’Etat pour insister sur le bien-fondé technique et économique d’un tracé sud et exigé que la LGV « prenne pleinement en compte l’agglomération de Rouen ».
Initialement favorable au tracé plus direct, le maire UMP du Havre, Antoine Rufenacht, semble avoir mis un peu d’eau dans son vin. Dans une interview à L’Express du 15 juillet, il affirme que « le débat ne fait que s’amorcer. Le Président a fixé la stratégie, aux experts de plancher, maintenant ! ». Une chose est sûre, l’actuelle gare de Rouen, rive droite, est saturée, avec 25 trains par heure au maximum. Or les besoins à l’horizon 2030 seraient, selon les estimations, de 50 à 80 trains par heure. Depuis 2003, les élus planchent donc sur un projet de nouvelle gare. Espérée pour 2020, elle serait située rive gauche, à Saint-Sever, et reliée à la ligne existante par un tunnel de 6 km. Reste que le Président n’a évoqué aucun calendrier pour le projet de LGV. Il a en revanche précisé qu’il serait ajouté au programme d’investissement ferroviaire du Grenelle de l’environnement lancé à l’automne 2007. La Normandie, oubliée de la grande vitesse et dont les trains souffrent de fréquents retards en raison de la saturation en Ile-de-France, voit un premier avantage au projet élyséen. Le passage d’une ligne nouvelle à Mantes permettra de différencier le trafic banlieue de celui des grandes lignes. Enfin, la Basse-Normandie ne veut pas être oubliée. Au nom d’une égalité de traitement avec Le Havre, elle souhaite un barreau à grande vitesse vers Caen…
Cécile NANGERONI