Le train à grande vitesse allemand ICE est le premier à emprunter, en service commercial, la ligne nouvelle LGV 3 reliant Chênée (faubourg est de Liège) à la frontière allemande. Depuis le 14 juin, les trois allers-retours Bruxelles – Francfort (avec arrêts à Liège, Aix-la-Chapelle, Cologne et à l’aéroport international de Francfort) gagnent 19 minutes grâce à la nouvelle infrastructure de 56 km qui autorise une vitesse maximale de 260 km/h. A ce jour, trois rames ICE 3 sont équipées de l’ETCS niveau 2. Une quatrième le sera courant juillet et une cinquième en septembre. Thalys continuera de circuler via la ligne classique jusqu’en décembre prochain. Les rames seront alors munies de l’ETCS niveau 2 et homologuées dans les pays concernés. Depuis janvier 2009, un train sort rénové et équipé du nouveau système de sécurité et de signalisation européen toutes les dix semaines. Fin 2009, Thalys reliera Paris à Cologne en 3h14, contre 3h50 aujourd’hui, et Bruxelles à Cologne en 1h47 au lieu de 2h16.
Catégorie : Grande vitesse
L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.
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Deuxième phase de la LGV Est : le gouvernement pousse à la roue
Est-ce le bout du tunnel pour la deuxième partie de la LGV Est ? Même s’il n’y a pas eu d’accord lors de la réunion qui s’est tenue au ministère de l’Ecologie le 25 juin, les collectivités locales étaient plutôt optimistes sur les chances (évaluées à 90?%?par Adrien Zeller, le président UMP?de la région Alsace) de boucler le tour de table financier de cette ligne à grande vitesse de 106 km qui doit relier Baudrecourt (Moselle) à Vendenheim (Bas-Rhin), aux portes de Strasbourg. Comme pour la première phase de la ligne à grande vitesse, les collectivités sont invitées à mettre la main à la poche. L’investissement est évalué à 2,1 milliards d’euros (conditions 2008) et devrait être pris en charge par l’Etat, RFF, l’Union européenne et les collectivités locales traversées. En Alsace, les collectivités ont trouvé les clés de répartition pour aboutir à une participation de 236 millions d’euros.?En revanche, la Lorraine et la Champagne-Ardenne n’avaient pas encore finalisé leurs contributions à l’heure où nous mettions sous presse.?En particulier, les collectivités de Champagne-Ardenne conditionnent leurs participations à la signature d’une convention sur le financement de l’électrification de la ligne Paris-Troyes. L’Etat serait prêt à faire des efforts. Car – c’est la chance de ce projet – il fait partie du plan de relance gouvernemental et doit voir son chantier lancé en 2010.?Les 100 derniers kilomètres du TGV Est pourraient alors être inaugurés en 2014 et mettre Strasbourg à 1 heure 50 de Paris, au lieu de 2 heures 20 actuellement. Le temps presse, car il deviendra très difficile de tenir ce calendrier si un accord n’est pas trouvé dans les prochains jours. C’est Claude Liebermann, ingénieur général des Ponts et Chaussées, qui est chargé de coordonner les discussions pour arriver à des compromis.?Une réunion est programmée le 9 juillet dans le but de parapher un accord.?Au début de l’année, l’Etat, RFF et 15 collectivités se sont déjà entendus sur 94 millions d’euros pour engager une première étape de travaux préparatoires, comprenant notamment des acquisitions foncières, des études pour les équipements ferroviaires, l’alimentation électrique et les sous-stations, et la préparation du génie civil. Une deuxième enveloppe de 35 millions d’euros a été accordée par l’Etat pour financer, dès cette année, les travaux préliminaires.
Le TGV poursuit sur sa lancée.
Tout juste deux ans de fonctionnement et déjà 23,2 millions de voyageurs à son actif : le TGV Est, qui a acheminé pas loin de 12 millions de personnes sur la seule année 2008, poursuit sur sa lancée, même si celle-ci est ralentie par la crise. Sur les cinq premiers mois de l’année, la hausse est de 4 %. « Les résultats sont inférieurs aux objectifs car la crise est passée par là », reconnaît toutefois Jacques Mazars, le directeur de l’axe Est pour SNCF Voyages. La crise est surtout perceptible sur le marché professionnel, avec une part de la première classe qui décline tandis que les ventes loisirs sont moins affectées. Les résultats sont aussi très différents en fonction des marchés. Les TGV « intersecteurs », au départ de Strasbourg vers Mantes, Rennes, Lille et Bordeaux, tirent l’ensemble en affichant une belle croissance à deux chiffres. « Ces TGV intersecteurs ont été mis en place progressivement, d’abord en juin 2007, puis ils ont été renforcés en mars 2008. Le marché a bien répondu. En revanche, les TGV Paris – province sont arrivés plus rapidement dans une phase de maturité, car nous avons mis toute l’offre tout de suite. Ils représentent 9 millions de voyageurs. Les TGV province – province représentent quant à eux 14 % du total », précise Jacques Mazars. Le trafic est aussi tiré par une politique de prix promotionnels et de renforcement des dessertes : 200 000 Prem’s vont être proposés pour des voyages à effectuer entre le 15 juillet et le 24 août. En juillet, un aller-retour quotidien va être lancé entre Strasbourg, Rouen et Le Havre, qui permettra de desservir l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. A partir de décembre 2009, la filiale franco-suisse Lyria proposera cinq allers-retours sur Zurich (contre trois auparavant). Ce qui permettra de passer de six à sept allers-retours quotidiens sur Mulhouse. Une sixième fréquence sera mise en service sur le Luxembourg du lundi au vendredi, en prolongement d’un train au départ de Metz avec un arrêt à Thionville. Enfin, la desserte entre Paris et Metz sera renforcée le week-end.
Marie-Hélène POINGT
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LGV Bretagne : RFF examinera bien les trois offres
Après examen détaillé et avec l’avis de la commission consultative d’évaluation des offres, le 29 juin, Hubert du Mesnil, président de RFF, a autorisé les trois groupements ayant remis un dossier de candidature en mai, à participer à la suite de la compétition en vue de la réalisation de la LGV Bretagne-Pays de la Loire (BPL). Pour mémoire, il s’agit du groupement mené par Bouygues TP, de celui ayant pour mandataire Vinci Concessions, et de l’entreprise Eiffage. En anticipation du dossier de consultation complet en préparation, un dossier technique leur a été transmis. Déclarée d’intérêt public en octobre 2007, la LGV BPL est l’un des quatre grands projets ferroviaires retenus par le plan de relance de l’économie. La LGV de 214 km entre Connerré, à l’est du Mans, Sablé-sur-Sarthe et Rennes, dont le coût est estimé à 3,4 milliards d’euros, devra améliorer significativement l’accessibilité du Grand Ouest en ramenant le meilleur temps de parcours entre Paris et Rennes à 1h26, et entre Paris et Nantes à 1h52.
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Michel Vauzelle appelle le gouvernement à respecter les délais pour la LGV Paca
Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Michel Vauzelle (PS), a appelé le 18 juin le gouvernement à « respecter son engagement pour qu’une décision soit prise avant le 30 juin » pour le tracé du projet de LGV entre Nice et Paris. Le médiateur Yves Cousquer, qui avait été nommé en févier, a en effet remis son rapport, et « il serait inadmissible que cette décision majeure pour l’avenir de notre région soit à nouveau différée comme le laissent à penser certaines rumeurs », estime Michel Vauzelle, qui rappelle que ce dossier « a déjà pris deux ans de retard par rapport au calendrier établi à l’issue du débat public ». Deux tracés étaient principalement en lice, l’un au nord à travers le haut Var, le long de l’A8, l’autre au sud, dit des métropoles, passant par Marseille et Toulon. « Il est possible qu’il y ait d’autres choses à trouver », avait toutefois indiqué Yves Cousquer début mai à Marseille.
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Le Kent à grande vitesse en avant-première
Dès le 29 juin, les trains régionaux à grande vitesse Hitachi Class 395 circuleront sur la ligne à grande vitesse britannique HS1 entre Londres (Saint-Pancras) et Ashford aux heures de pointe, parcours limité au tronçon Londres – Ebbsfleet en heures creuses. Exploité par Southeastern (filiale de Go-Ahead et Keolis), ce service « en avant-première » emprunte exclusivement la ligne nouvelle. Le véritable lancement du service à grande vitesse entre Londres et les villes du Kent, via la HS1 et le réseau classique électrifié par troisième rail, est toujours prévu pour le changement d’horaire, en décembre prochain. A l’occasion, la nouvelle gare de Stratford sera ouverte ; ce pôle d’échanges est appelé à jouer un rôle clé dans l’organisation des transports pendant les Jeux olympiques de 2012, qui verra les rames Class 395 assurer des navettes à grande vitesse « Javelin » avec Londres.
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Un centre de maintenance en Italie pour les AGV de NTV
C’est dans le sud de l’Italie, sur les emprises de la plateforme multimodale Interporto Campano à Nola (Campanie), que le « nouvel entrant » NTV fera construire le centre de maintenance pour son futur parc de 25 rames AGV. Dans le cadre d’un contrat signé le 19 juin par NTV et Interporto Campano, quelque 90 millions d’euros seront investis par NTV pour ce centre de 150 000 m2 (dont 42 000 m2 pour le bâtiment principal et 55 000 m2 pour le garage couvert) comportant 11 voies. Pour son ouverture, en 2011, le centre de maintenance de NTV devrait créer 300 emplois sur 1 000 attendus à plein régime.
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Alain Juppé dément larrêt des études du TGV Bordeaux – Espagne
Les études concernant l’éventuel aménagement d’une ligne ferroviaire au Pays basque français, stoppées il y a quelques semaines par le ministère de l’Intérieur, reprendront. Le maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé, en a été informé par François Fillon et l’a annoncé dans un communiqué. Il y aura donc bien une ligne nouvelle au sud de Bayonne pour la LGV Bordeaux – Espagne. La décision fait suite à une réunion d’arbitrage organisée le 19 juin par Matignon. « Les études permettront d’améliorer le projet de cette ligne qui sera très largement enfouie pour protéger l’environnement humain et naturel de la région », selon le communiqué. Soulagement du côté du président du conseil régional d’Aquitaine. Projet de 15 milliards d’euros, la LGV Sud Europe Atlantique (SEA), constituée d’un tronçon central (Tours – Bordeaux) et de trois branches, doit mettre Bordeaux à 2 heures de Paris, 1 heure de Toulouse et 4 heures de Madrid.
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Dernière ligne droite pour la deuxième phase de la LGV Est
Une réunion devrait se tenir le 25 juin au mistère de l’Ecologie, où l’on est très motivé pour trouver un accord sur le financement de cette ligne à grande vitesse de 106 km qui doit relier Baudrecourt (Moselle) à Vendenheim (Bas-Rhin), aux portes de Strasbourg. L’investissement, de 2,1 milliards d’euros, devrait être pris en charge par l’Etat, RFF, l’Union européenne et les collectivités locales traversées par la ligne. Claude Liebermann, ingénieur général des Ponts et chaussées, est chargé de coordonner des discussions d’autant plus difficiles que l’Alsace, la Champagne-Ardenne, la Lorraine et l’Ile-de-France ont déjà chèrement payé l’arrivée du TGV sur leurs terres. Autre difficulté, l’Alsace, aussi sollicitée pour le financement du TGV Rhin-Rhône. Le temps presse pour ce projet qui fait partie du plan de relance gouvernemental. Si un accord n’est pas trouvé à la fin du premier semestre, il sera très difficile de lancer les travaux en 2010 pour inaugurer les 100 derniers kilomètres de la LGV Est en 2014.
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Tours – Angoulême déclarée dutilité publique
La réalisation du tronçon Tours – Angoulême de la ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique (LGV SEA) a été déclarée d’utilité publique le 12 juin. Cette section permettra de réduire de 50 minutes le temps de parcours entre Paris et Bordeaux. Rappelons que la LGV SEA est composée d’un tronçon central Tours – Bordeaux et des trois branches Bordeaux – Toulouse, Bordeaux – Espagne et Poitiers – Limoges. Elle est inscrite dans le programme de 2 000 km de lignes nouvelles à grande vitesse devant être lancées avant 2020. RFF se dit « prêt à engager la phase finale de sélection des candidats à la concession Tours – Bordeaux dès la conclusion des discussions conduites par l’Etat avec les collectivités territoriales pour boucler le plan de financement du projet ».
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Les travaux de la LGV Lisbonne – Madrid ne débuteront pas avant lautomne
La construction du premier tronçon du TGV Lisbonne – Madrid (167 km entre Poceirao et Caia, à la frontière espagnole) ne sera pas lancée avant les élections législatives de l’automne, a confirmé le 16 juin le ministre portugais des Travaux publics, Mario Lino. « C’est seulement sous la prochaine législature, vers octobre, que nous serons en condition, pas avant, de signer le contrat de concession », a-t-il déclaré, mettant en avant les délais nécessaires à l’analyse des offres des deux consortiums Mota-Engil et Brisa, et au bouclage du plan de financement. Le projet est évalué à 8,9 milliards d’euros. De son côté, Antonio Tajani, le commissaire européen aux transports, a rappelé combien « il est important pour le Portugal de lancer la grande vitesse l’année prochaine ». Alors que depuis plusieurs mois l’opposition réclame le report des travaux en raison de la crise économique, le ministre espère que le bon sens prévaudra, même en cas de défaite des socialistes.