Catégorie : Grande vitesse

L’actualité de la grande vitesse ferroviaire, de projets de ligne à grande vitesse, de trains à grande vitesse en France et dans le monde.

  • Des trains et des timbres

    Des trains et des timbres

    L’actualité ferroviaire a une nouvelle fois inspiré les postes philatéliques d’Europe qui sortent un bel échantillon au style graphique différent avec des trains qui, pour certains, n’ont jamais figuré sur des timbres-poste.

    Le Portugal a émis le 21 septembre dernier cinq timbres imprimés en offset dont un présenté sur un petit feuillet spécial d’une dimension de 125 x 95 mm. Il révèle l’Alpha Pendular série 4000 dans sa version modernisée et le feuillet représente, sous une belle lumière, l’extérieur de la gare de Lisbonne Oriente, chefd’oeuvre de Santiago Calatrava, inaugurée en 1998 lors de l’Exposition universelle de Lisbonne. Les autres timbres représentent une Euro 4000 de l’opérateur ibérique Takargo, la CP 4700 Medway avec ses teintes noire et jaune, une rame à deux niveaux UQE 3500 pour le service dit Fertagus reliant Lisbonne et la péninsule de Setúbal et la série 2200 affectée aux services urbain et périurbain. Notons que sur la dentelure ou la perforation des timbres, le Portugal dispose toujours deux croix du Christ en haut et en bas.

    Carte postale oblitérée 1er jour avec le timbre représentant une rame Kiss de Stadler et une DE 18 Vossloh. © Sylvain Lucas
    Carte postale oblitérée 1er jour avec le timbre représentant une rame Kiss de Stadler et une DE 18 Vossloh. © Sylvain Lucas

     

    Les Chemins de fer luxembourgeois qui fêtaient leur 75e anniversaire ont proposé les 25 et 26 septembre 2021 un petit bloc de 110 x 70 mm composé de trois timbres d’une valeur de 0,80 euro. L’un représente en haut une rame Kiss 2300 et dessous une DE 18, le second du matériel historique : la locomotive diesel 1604 avec en toile de fond une gare dont le campanile déborde sur le bloc. Enfin le dernier timbre n’a rien de ferroviaire mais représente une voiture ainsi qu’en bas les nouveaux bus articulés hybrides des CFL construits par Volvo. Autre anniversaire, cette fois-ci, celui d’une ligne Bruxelles – Paris qui fête ses 175 ans. Pas de timbre du côté français mais la Poste belge, elle, a dévoilé un magnifique bloc évoquant l’évolution du matériel moteur sur cette célèbre ligne à travers cinq timbres-poste. Ce bloc est sorti officiellement le 25 octobre dernier. imprimé en taille-douce et héliogravure, il fait une belle dimension de 160 x 200 mm. Les deux premiers timbres relatent l’inauguration de la ligne les 14 et 15 juin 1846 avec une gravure d’époque et les locomotives qui ont accompagné cet événement. Le troisième timbre est illustré du TEE lancé en 1957 avec le modèle allemand du VT 11. L’avant-dernier montre toujours le TEE mais électrique avec la locomotive 18 des SNCB semblable à nos CC 40100… Le dernier ne se présente plus, c’est le TGV Thalys inauguré le 2 juin 1996 avec ici le modèle PBKA qui est représenté…

    Enveloppe philatélique avec oblitération 1er jour sur le bloc des 175 ans de la ligne Bruxelles - Paris. © Sylvain Lucas
    Enveloppe philatélique avec oblitération 1er jour sur le bloc des 175 ans de la ligne Bruxelles – Paris. © Sylvain Lucas

     

    Pour les acquérir, renseignements auprès des services philatéliques respectifs :

    www.ctt.pt

    www.postphilately.lu

    www.bepost.be

     

    Cet article est tiré du n°291 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • Railcoop lance sa navette fret et reporte son service voyageurs

    Railcoop lance sa navette fret et reporte son service voyageurs

    Actualité très riche et diverse pour la coopérative ferroviaire Railcoop : la navette fret a démarré le 15 novembre dernier mais le lancement du service voyageurs Lyon – Bordeaux est reporté de six mois, de juin à décembre 2022.

    Décidément, l’actualité est très chargée pour Railcoop. À date, 9 615 sociétaires ont rejoint la coopérative et elle a atteint 3,4 millions d’euros de fonds propres.

    Depuis le 22 septembre dernier, elle dispose de sa licence d’entreprise ferroviaire et a reçu de l’EPSF son certificat de sécurité unique pour les marchandises le mardi 9 novembre.

    Côté fret

    La coopérative a donc pu mettre en route son service de fret ferroviaire le 15 novembre dernier entre Viviez-Decazeville, Capdenac et Toulouse-Saint-Jory.

    Le service présenté par la coopérative comme une « navette » atteint progressivement son rythme de croisière en janvier 2022 avec un AR quotidien du lundi au vendredi et transportera des pro- duits palettisés de sous-traitants d’Airbus ainsi que des produits alimentaires et forestiers. Le carrousel est le suivant : le convoi part de Capdenac vers 9 h pour Viviez, charge des marchandises, revient sur Capdenac en fin de matinée où ont été également chargées d’autres marchandises. En début d’après-midi, il prend la direction de Toulouse, atteint vers 16 h. Il en repart vers 19h et arrive à Capdenac vers 23 h.

    Railcoop reconnaît ce service comme « un OFP (opérateur ferroviaire de proximité) [car] c’est de proximité, on a des chargeurs qui vont nous remettre une palette, d’autres un wagon ou un train complet », nous explique Thierry Le Rall, commercial fret chez Rail-

  • Fin de l’ouverture à la concurrence pour le trafic voyageurs en Norvège

    Fin de l’ouverture à la concurrence pour le trafic voyageurs en Norvège

    La nouvelle coalition au pouvoir en Norvège a annoncé qu’elle allait mettre fin à l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire voyageurs. Actuellement cinq opérateurs différents exploitent des trains de voyageurs en Norvège.

    En mai 2015, le gouvernement conservateur norvégien avait lancé une réforme ferroviaire, en vue d’une ouverture totale à la concurrence du trafic voyageurs. En parallèle deux entités avaient été créées le 16 juin 2016:

    • Norske tog AS, brièvement dénommée NavNet Materiellselskapet AS puis du 1er septembre 2016 au 31 mars 2017 Togmateriell AS, propriétaire du matériel ferroviaire, qu’elle a repris aux NSB le 15 octobre 2016 à l’exception de celui utilisé sur la Flåmsbana. Bane NOR, qui est responsable de la planification, du développe- ment, de l’administration, de la gestion du trafic et de l’exploitation et la maintenance du réseau, a repris le matériel dédié à l’infrastructure. Depuis cette date, les opérateurs, tout d’abord jusqu’au 14 décembre 2019 les NSB seuls, qui avaient le quasi-monopole du trafic voyageurs en Norvège, louent leur matériel à Norske tog pour un prix mensuel fixe. Les commandes de nouveaux matériels postérieures à cette date sont également passées par Norske tog. À l’horizon 2022, le parc de Norske tog sera composé de 17 locomotives électriques El 18 série 118, les cinq dédiés à la Flåmsbana restant affectées aux NSB (les 2249 à 2253), de cinq locomotives diesels Di 4, de 235 automotrices électriques, dont 42 BM 69, 14 BM 70, 36 BM 72, 14 BM 73,

  • TGV Atlantique, la dernière rénovation

    TGV Atlantique, la dernière rénovation

    Confrontées au confort des rames neuves Océane, les 28 dernières rames du TGV Atlantique reçoivent une mise à niveau minimaliste pour rivaliser. Et tenir ainsi jusqu’en 2026-2027 avant de quitter la scène ferroviaire.

    Construites en 105 exemplaires entre 1988 et 1992, les rames TGV Atlantique, comme leur nom l’indique, sont commandées par la SNCF pour couvrir les dessertes ouest et sud-ouest de la deuxième ligne à grande vitesse française. Les rames pourront filer à 300 km/h dès septembre 1989 vers l’ouest puis en septembre 1990 vers le sud-ouest. Avec leurs 10 voitures, une singularité dans le parc TGV, dont six de 2de classe, elles sont bien adaptées à une clientèle loisirs, cible de cet axe Atlantique.

    Entre 2006 et 2010, comme les TGV Réseau, elles connaissent une rénovation profonde confiée à Christian Lacroix et menée pendant l’opération mi-vie. Si l’architecture générale est conservée, elles reçoivent de nouveaux sièges avec des coloris modernes. La capacité d’origine passe de 485 places dont 116 en 1re à 456 dont 102 en 1re. Pendant près de 30 ans, elles feront le job. Les 105 rames parcourent ainsi près d’un milliard de kilomètres soit 30 000 fois le tour de la Terre avec une très bonne fiabilité. Mais en 2017 s’ouvrent deux nouvelles lignes (SEA et BPL)

  • Nouveau numéro disponible ! (Janvier 2022)

    Nouveau numéro disponible ! (Janvier 2022)

    Le numéro 291 est arrivé !
    Au sommaire de ce numéro :
    ? Besançon. Histoire d’un carrefour ferroviaire franc-comtois
    ? Railcoop lance sa navette fret et reporte son service voyageurs
    ? L’actualité ferroviaire en Île-de-France (2021-2022)
    ? TGV Atlantique, la dernière rénovation
    ? Tramway du Mont-Blanc : pour faire durer le rêve…
    ? Norvège : Fin de l’ouverture à la concurrence pour le trafic voyageurs
    ? Vidéo en ligne : De Paris à Nevers. En ligne sur le Bourbonnais (3e partie)
    ? etc.
    Cliquez sur la couverture pour en savoir plus et lire un extrait :
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  • Bientôt une LGV en Islande ?

    Bientôt une LGV en Islande ?

    Actuellement, il n’existe plus de ligne de chemin de fer en Islande, pays d’environ 363 000 habitants (2019) vivant principalement dans Reykjavik et son agglomération. Dans le passé, trois réseaux industriels ont toutefois été exploités :

    • le chemin de fer du port de Reykjavik, d’une longueur d’environ 12 km, à écartement de 900 mm, exploité de 1913 à 1928. Il était constitué de deux branches depuis le port de Reykjavik, l’une vers les carrières de Skólavörðuholt utilisée de 1913 à 1917 pour l’acheminement de matériaux pour la construction de brise-lames pour protéger le port, et l’autre vers Öskjuhlíð desservant des fermes. Deux locomotives à vapeur, fabriquées en 1892 par le constructeur allemand Jung & Staimer OHG pour la société R. Dolberg de Rostock, puis utilisées de 1910 à 1913 au Danemark, ont remorqué des trains composés de wagonstombereaux. Ces deux machines, dénommées Pionér et Minør, ont été préservées. Pionér, la Jung 130, est exposée dans le musée folklorique d’Árbær dans un hangar. Minør, la Jung 129, est exposée près d’un quai du port de Reykjavik ;

    • le chemin de fer de la ferme de Korpúlfsstaðir à voie de 600 mm destiné au transport de matériaux autour de cette ferme industrielle construite de 1925 à 1930. Des wagons à deux essieux à benne basculante manoeuvrés à la main étaient utilisés. La ferme, située dans la banlieue de Reykjavik, ainsi que son réseau ont été démantelés à la fin des années 90 ;

    • le chemin fer de Kárahnjúkar, construit en 2003 avec la centrale hydroélectrique de Kárahnjúkar, dont le principal maître d’ouvrage était la société italienne Impregilo. Trois trains, remorqués par des locomotives diesels fabriquées par le constructeur allemand Schöma Lokomotiven transportaient des matériaux et aussi du personnel.

  • Un jeune passionné immortalise trois locomotives du passé

    Un jeune passionné immortalise trois locomotives du passé

    Nous vous livrons ici le récit de Nolan Masson qui, depuis peu, s’est laissé emporter par la passion des trains. Une passion qui le conduit sur le terrain le 29 août dernier pour immortaliser un convoi spécial avec la A1A-A1A 68540 du Creusot à Ambérieu et, après un relais traction, la CC 6549 en livrée Arzens et la BB 25188 en gris béton d’Ambérieu à Chambéry.

    Je m’appelle Nolan, j’ai 12 ans, j’ai une passion : les trains !

     

    Vendredi 27 août 2021, je regarde le graphique des circulations sur le secteur d’Ambérieu-en- Bugey sur l’ordinateur de mon père qui travaille chez SNCF Réseau, et je remarque un numéro de sillon inhabituel : le n° 28003 devant circuler le dimanche 29 août. C’est un train touristique au départ du Creusot et à destination de Chambéry. Je vais donc sur le site de l’association des Chemins de fer du Creusot (CFC) pour me renseigner sur l’engin moteur qui doit circuler. À ma grande surprise ce n’est pas une locomotive mais trois. Il est prévu la A1A-A1A 68540 du Creusot à Ambérieu et, après un relais traction, la CC 6549 en livrée Arzens et la BB 25188 en gris béton avec grandes persiennes d’Ambérieu à Chambéry. Je dis à mon père « Il faut absolument aller voir ce train pour le prendre en photo et le filmer. » Après l’obtention de son accord (facile, c’est aussi un passionné !), je fais du repérage sur Google Maps pour chercher un bon coin photo entre Pont-d’Ain et Ambérieu ; je trouve Ambronay.

    Dimanche 29 août, jour J, 9 h 50, je pars en voiture avec mon père, direction Ambronay, pour aller voir le fameux train.

    10 h 30 : nous arrivons à Ambronay avec une bonne demi-heure de marge pour nous installer et préparer le matériel. Mon repérage est concluant étant donné que nous sommes une quinzaine de passionnés sur le site. Ce qui est drôle c’est que quelqu’un a amené un petit taille-haie avec batterie pour nettoyer le bas du talus ; en 10 min il est tout propre.

    10 h 55 : passage d’une UM de Régiolis Franche- Comté en provenance de Besançon pour Lyon- Perrache. Tout le monde en profite pour tester son matériel. 11 h 03 : passage du train tant attendu aux aiguilles d’IPCS de Saint-Martin-du-Mont. Les applis SNCF sont pratiques pour savoir où se trouvent les trains en temps réel.

    11 h 08 : le fameux convoi arrive dans un concert de klaxon avec la 68540 en tête. Des voyageurs nous saluent par la fenêtre. Après son passage, tout le monde est pressé de partir pour le voir une deuxième fois au-delà d’Ambérieu. C’est possible grâce à un arrêt de 20 min à Ambérieu pour le changement de locomotives et le rebroussement.

    11 h 10 : direction Torcieu pour voir le convoi avec la CC 6549 en tête suivie de la BB 25188 en double traction.

    11 h 25 : nous arrivons à Torcieu, et préparons le matériel.

    11 h 40 : le convoi arrive avec quelques minutes de retard, deuxième avalanche de klaxon de la matinée.

    11 h 42 : nous repartons de Torcieu direction le dépôt d’Ambérieu, avec l’espoir de voir la fameuse 68540. Sur la route, en passant devant le dépôt, je dis à mon père « la 68540 est au dépôt ». Direction la plaque tournante. À notre arrivée nous faisons quelques clichés du matériel moteur présent (BB 36300, BB 26000, X 73500 et Regio 2N) et allons voir plus précisément la grosse diesel bleue. Nous faisons le tour de la machine et je demande au conducteur si je peux monter faire un tour dans la cabine et il me répond « oui ». Je monte donc dans la cabine et prends quelques photos et il me propose d’aller voir le moteur. Impressionnant ! Trop bien !

    Ensuite, je remonte dans la voiture et je rentre chez moi. L’après-midi même, j’écris ces lignes.

    Maintenant, je vais vous raconter comment j’en suis arrivé là.

    J’ai commencé à me passionner pour les trains pendant le premier confinement, car mon père travaille chez SNCF Infrarail et je l’écoutais pendant ses réunions lorsqu’il était en télétravail. Je me suis mis à lui poser des questions sur les trains : numéros de série des locomotives, types de courant, livrées, services affectés… J’ai aussi fait des recherches sur Wikipedia.

    Ce qui a aussi déclenché ma passion c’est la visite du TGV PSE n° 01 « Patrick » à Lyon-Perrache en mars 2020 juste avant le confinement ; il était en « en tri-livrée » Atlantique, carmillon et orange. J’ai pu visiter la cabine et discuter avec les conducteurs, c’était très intéressant.

    C’est comme ça que je suis tombé dans la passion des trains. En plus nous avons un réseau de train miniature en HO (1/87). Parfois mon père me dit que je devrais aller en désintoxication de la passion des trains puisque je n’arrête pas de lui poser des questions…

    Depuis le déconfinement de mai 2020, j’essaie d’aller voir tous les trains intéressants (trains de machines, acheminements spéciaux, trains de mesure, CMR, trains de travaux…) passant en gare de Saint-Maurice-de- Beynost à côté de chez moi, et je les prends en photo et en vidéo. Il y a des conducteurs qui donnent de gros coups de klaxon et qui me saluent, c’est top pour mes vidéos. Merci à eux !

     

    Cet article est tiré du n°290 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

  • Les dernières rames tractées sur la ligne du Bourbonnais en photos

    Les dernières rames tractées sur la ligne du Bourbonnais en photos

    En quête de photos représentatives de la diversité du matériel roulant, l’auteur nous propose ses clichés récents de rames tractées Corail Paris – Clermont-Ferrand circulant encore sur la ligne du Bourbonnais.

    Pour tout amateur de trains, l’idéal est si possible de photographier une grande variété de matériels roulants… Un exercice autrefois assez facile à réaliser car avec l’apparition des rames modernes une certaine uniformité s’est mise en place. Grâce aux différentes régions administratives on peut bénéficier malgré tout d’un semblant de diversité avec du matériel certes identique d’une région à l’autre mais à la livrée propre à chacune d’entre elles.

    Quant aux trains de fret, de moins en moins nombreux, ils ne vont pas jouer en faveur de la diversité photographique.

    Et si nous parlions des rames tractées voyageurs, les fameux trains Corail, puisque sur le Réseau ferré national il n’y a plus guère qu’eux qui roulent avec ce mode de traction. Pardon, nous devrions sans doute dire les Intercités ou TET, trains d’équilibre du territoire… ou même TER. Peu importe la désignation, elle ne va pas changer la vie du photographe en recherche de variété ferroviaire.

    Ce qui va changer par contre au grand dam des chasseurs d’images, c’est la fin programmée de ces trains assurés en rames tractées traditionnelles. Les passionnés n’ont sans doute plus que quelques mois pour immortaliser sur la carte mémoire de leur appareil photo ces compositions appelées à disparaître sans doute remplacées par les futures rames CAF notamment sur les axes Paris – Clermont et Paris – Toulouse dans un premier temps…

    Mais que l’on ne s’y trompe pas, tous les trains assurés sur l’ensemble de l’Hexagone en rames Corail, et bien sûr y compris les rames Corail réversibles assurant des liaisons TER ou autres… sont eux aussi petit à petit remplacés par de nouvelles rames automotrices prenant inéluctablement le relais.

    Le visage contemporain de ces rames tractées tel que nous le connaissons depuis très longtemps va quitter la scène ferroviaire au niveau national.

    C’est pourquoi nous vous proposons quelques vues récentes de ces derniers trains Corail prises avant qu’il ne soit trop tard. Nous avons sélectionné des clichés réalisés sur la ligne du Bourbonnais, elle n’a pas la même notoriété que d’autres lignes où circulent un plus grand nombre de trains… alors mettons-la à l’honneur. Nous avons de plus choisi le secteur Auvergnat de la ligne (Allier/Puy-de-Dôme), où courbes, contre-courbes et rampes sévères sont propices à de belles photos.

    De Paris à l’Auvergne via les vallées de la Seine, du Loing, de la Loire et de l’Allier, la ligne du Bourbonnais a pour origine Moret-Veneux-les- Sablons en Seine-et-Marne où elle laisse l’artère impériale pour se diriger sur le Bourbonnais et l’Auvergne.

    Le train inaugural de l’électrification de la ligne a été tracté par la BB 26008 le 22 mars 1990, pavoisée aux couleurs de la République française. À son bord, le président de la république, François Mitterrand.

    30 ans plus tard et même un peu plus ce sont ces mêmes Sybic qui terminent leur carrière en tractant leurs fidèles voitures Corail pour n’être bientôt plus qu’un souvenir.

    Photographiées dans les livrées actuelles, à savoir livrée classique, « en voyage… », fantôme, carmillon, elles accusent visuellement le poids des années et leur aspect laisse parfois à désirer ne facilitant pas la prise de vue.

    Même si ce sont majoritairement des Sybic qui assurent le Parisien, (le Paris – Clermont pour mémoire), le photographe chanceux aura parfois l’agréable surprise de voir une 22000 en tête de la rame, en livrée classique ou mieux en livrée Infra, voire une 67500 venue au secours d’une 26000 défaillante. Avec le rugissement du moteur diesel et une photo originale à la clé, ce sera un pur bonheur pour le photographe, mais pour lui seul car on imagine bien les soucis et tracas pour les équipes de conduite ayant eu à gérer une panne de dernière minute.

    La livrée des voitures Corail évoluera elle aussi au fil des années. Se souvient-on encore des Téoz par exemple à la décoration extérieure si particulière pour l’époque ? Elles firent leur apparition dès 1977 sur le Bourbonnais avec un confort apprécié des voyageurs.

    Les rames actuelles du Paris – Clermont se composent en général de sept ou 14 voitures. Le photographe préférant il va de soi la composition à 14 voitures.


    Jean-Pierre FOREST doit sa passion des chemins de fer aux pittoresques trajets en autorail de Pont-de-Dore à Ambert en Auvergne dans les années 60 effectués au moment des vacances, en y associant la lecture de nombreux numéros de La Vie du Rail traînant « négligemment » sur la vieille table en bois dans un coin de la petite salle d’attente de la gare. À ce jour, il se demande toujours pourquoi il s’est retrouvé plus tard dessinateur industriel dans la métallurgie loin du monde des cheminots ! Peu importe, la passion étant intacte, il la vit par le biais de la photo ferroviaire et du modélisme après une période « d’apprentissage sur le terrain » et de nombreux clichés « loupés ». Mais, pratiquant également régulièrement la randonnée pédestre et le cyclotourisme dans une association au coeur de son Auvergne natale, les belles journées ensoleillées sont un cruel dilemme pour ce passionné où même son temps libre de jeune retraité n’est pas « suffisant » pour concilier « sport » et photo. Simple question « d’organisation » dit-il !

    Jean-Pierre Forest. © DR
    Jean-Pierre Forest. © DR

     

    Cet article est tiré du n°290 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

     

     

     

  • Nouveau trafic sur la Rail Baltica

    Nouveau trafic sur la Rail Baltica

    Le projet ferroviaire européen Rail Baltica prévoit de relier la Finlande et les pays baltes à la Pologne et à l’Europe occidentale par le rail. Il s’inscrit en tant que projet prioritaire dans le cadre du réseau transeuropéen de transport (TEN-T) organisé et majoritairement financé par l’Union européenne. Grâce à ces améliorations, un nouveau trafic reliant la Lituanie aux Pays-Bas a vu le jour.

    Rail Baltica est le maillon oriental du corridor RFC8 « Mer du Nord – Mer Baltique ». Il utilisera une double voie à l’écartement européen de 1 435 mm, équipée en signalisation ERTMS de niveau 2. Elle devrait être apte à 250 km/h pour les trains de voyageurs et 120 km/h pour les trains de marchandises. Un tunnel devra permettre de traverser la mer Baltique entre Tallinn et Helsinki. Planifié entre 2011 et 2017, le projet a démarré en 2016 par la modernisation de la gare de Riga, qui peut maintenant accueillir des trains à l’écartement européen. Six autres gares internationales seront construites : Riga Aéroport, Tallinn, Pärnu, Panevežys, Kaunas et Vilnius, ainsi que trois plateformes multimodales : le port de Muuga (Estonie), Salaspils (Lettonie) et Kaunas (Lituanie).

    Le Terminal intermodal de Kaunas (KIT), situé sur la commune de Palemonas, à l’Est de la deuxième plus grande ville lituanienne, s’étend sur 35 000 m². Il a ouvert ses portes le 26 mai 2015, en même temps que celui de Vilnius. D’une capacité de chargement annuelle de 55 000 EVP (équivalent vingt pieds), il comporte deux voies pour chacun des écartements large et européen : les quatre voies sont couvertes sur 350 m par l’unique portique manutentionnaire du terminal.

    Le KIT est situé à la croisée de l’axe Mer Baltique – Mer du Nord (Rail Baltica en 1 435 mm) et de l’axe reliant la Russie et Biélorussie à l’oblast russe de Kalingrad ainsi qu’au port lituanien de Klaip˙eda, en 1 520 mm. Il est de ce fait positionné sur un point stratégique potentiel pour le développement du trafic transeurasien et apparaît comme un point de transit d’un nouvel itinéraire sur la route de la soie, via la Lituanie et la Pologne.

    Initialement, le transbordement entre les deux écartements des marchandises en provenance de Pologne était systématiquement effectué à Mockava ou à Šeštokai ; la voie à écartement européen en provenance de Pologne s’arrêtant dans cette même gare. Reporter le transbordement au terminal de Kaunas permet de réduire les manutentions, en profitant du transbordement pour redistribuer les conteneurs vers les autres destinations qu’offre le terminal.

    Pour emmener le 1 435 mm jusqu’au KIT, la ligne Mockava – Palemonas a été rénovée :

    • section Mockava – Šeštokai, rénovée au lancement du projet Rail Baltica, avec une voie unique de 7,5 km, composée des deux écartements imbriqués mais distincts, sans rail commun ;

    • de Šeštokai à Kazlu˛ Ruda, une nouvelle voie unique en 1 435 mm a été construite le long de la voie existante en 1 520 mm, rénovée ;

    • de Kazlu˛ Ruda à Palemonas, la voie en 1 520 mm rejoint la double voie Kalingrad – Kaunas, elle aussi rénovée, qui est longée par la nouvelle voie en 1 435 mm. Cette dernière rejoint une des voies en 1 520 mm sur 2 km, dans le tunnel de Kaunas.

    C’est grâce à cette nouvelle infrastructure que le 19 juillet 2021 le Terminal intermodal de Kaunas a inauguré sa première desserte commerciale utilisant les voies à écartement de 1 435 mm. Il s’agit d’une rotation bihebdomadaire depuis le terminal GVT de Tilburg, aux Pays-Bas, transportant des conteneurs et des remorques routières, chargées sur des wagons-poches doubles de type Sdggmrs appartenant à VTG SK.

    Le terminal de Tilburg traite quotidiennement des trains de conteneurs en provenance de Chine, transitant par Małaszewicze, où le transbordement entre les écartements large et européen a lieu. Cette nouvelle destination vers la Lituanie vient étoffer son portefeuille de destinations, particulièrement sur la route de la soie.

     

    Cet article est tiré du n°290 de RAIL PASSION dont voici la couverture :

     

     

  • Mecameetings 2021. Le rendez-vous des pros

    Mecameetings 2021. Le rendez-vous des pros

    Les professionnels de l’infra et de la maintenance se sont retrouvés fin septembre au Mecateameetings pour sa cinquième édition. Un succès qui va grandissant, porté par un contexte post-Covid.

    L’histoire commence au lavoir de Chavannes, une importante friche industrielle entre les gares de Monceau-les-Mines et Galuzot sur l’axe Montchanin – Paray-le- Monial. Les anciennes houillères ont disparu laissant quelques hectares à l’abandon malgré la proximité avec la voie ferrée. Heureusement, un projet de reconversion est mis rapidement sur pied visant à transformer le site en outil industriel de première importance. Pour comprendre les enjeux de ce dossier, il faut se rappeler l’importance des besoins dans la filière de la maintenance des infrastructures ferroviaires. Les chantiers se multiplient à mesure que la régénération du réseau est passée à la vitesse supérieure après la catastrophe de Brétigny. Pour y faire face, certaines entreprises du secteur de la maintenance ont engagé une démarche innovante avec la création d’un « cluster » visant à se regrouper et mutualiser leurs moyens pour plus d’efficacité, tout en réduisant leurs coûts. C’est à cela que va servir le site de Chavannes. Le premier volet, peut-être le plus simple à mettre en oeuvre, a porté sur la formation. Pour intervenir sur les différents chantiers, il fallait du personnel compétent que les entreprises avaient souvent du mal à trouver. C’est donc sur ce site qu’a commencé l’instruction dans une structure unique en son genre. C’est une « voie école » qui est installée avec différentes caractéristiques susceptibles d’être rencontrées sur le terrain. La première chose qui saute aux yeux, ce sont les différents types de caténaires côte à côte, placées au-dessus des voies. Mais ce n’est qu’un élément parmi d’autres.

    La formation d’ailleurs ne constitue évidemment qu’une partie des activités même si le centre est en passe de devenir un véritable CFA.