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Catégorie : Infrastructure
L’actualité des infrastructures ferroviaires en France et dans le monde.

Des travaux sur la liaison Rhônexpress
Mise en service le 9 août 2010, la liaison Rhônexpress entre Lyon-Part-Dieu et Saint-Exupéry a fêté ses 10 ans. Ce fut l’occasion de procéder à une remise à niveau de l’infrastructure dédiée à cette ligne.
Les 7 km de la liaison Rhônexpress séparant les stations Meyzieu-ZI et Saint-Exupéry sont entretenus par Transdev Rail Rhône. Dans le cadre des travaux dits GER (grand entretien et renouvellement), l’exploitant a confié à la société Leyfa et ALR la remise à niveau de la voie ferrée.
Les travaux ont consisté en l’approvisionnement, le décharge ment en ligne et le régalage de 2 300 t de ballast, permettant une remise en conformité des profils de ballast, et l’apport nécessaire à une opération de bourrage programmée et exécutée sur la foi des enregistrements annuels d’inspection menés avec le chariot de mesure de la géométrie de la voie Lynx. Il a notamment été réalisé le bourrage « en grand » des appareils de voie, AD et la reprise d’un défaut situé dans un passage à niveau dont le platelage Strail a été démonté pour l’occasion.
Ces travaux ont permis de voir des engins peu habitués à circuler sur des voies de tramway. Leyfa a déployé une bourreuse auto-dresseuse-niveleuse d’appareils et de voie courante type BI3N de marque Framafer dotée d’un balai et d’un convoyeur latéral, ce qui est un avantage significatif. Cette machine régénérée en 2006 par Framafer a été modifiée pour être apte à circuler sur les voies du tram, notamment avec reprofilage des essieux. Une opération d’ampleur que Leyfa a confiée à l’établissement industriel SNCF Réseau Quercy-Corrèze, site de Brive. Établissement du réseau InfraIndustrie spécialisé dans la conception, la fabrication et la maintenance de matériels de maintenance des voies ferrées essentiellement pour le compte de SNCF-R dont il dépend. En plus de cette bourreuse, deux trémies Uas C12, elles aussi adaptées au profil tramway, et une pelle railroute ont été mises en œuvre par Leyfa pour effectuer les indispensables opérations de complément de ballast et régalage. À noter que Leyfa s’est récemment dotée d’une bourreuse Matisa type B20 BIAC4 pour continuer de se développer sur le terrain de la maintenance de la géométrie des installations tramway ballastées, voies de port et chemins de fer touristiques.
Dès sa conception l’infrastructure du Rhônexpress a été étudiée pour circuler en IPCS. La réduction de l’offre liée à la pandémie a permis de travailler sur des actions de bourrage en journée tout en concevant les circulations sur la voie contiguë, l’on a ainsi pu voir circuler des rames sur voie de gauche.
Le chantier d’une durée de huit semaines s’est terminé le 4 décembre dernier. La voie est en parfait état. Pourquoi ne pas songer à un record du monde de vitesse en tram?

La gare belvédère, nouveau monument emblématique de Nantes
La nouvelle gare de Nantes est enfin opérationnelle. Innovante et spacieuse, elle dépasse la fonction ferroviaire pour devenir un monument emblématique de la ville.
Combien y a-t-il de gares à Nantes ? Historiquement, la ville en a compté près d’une dizaine, les deux principales étant celles de l’État et du PO. C’est finalement celle du Paris-Orléans qui sera définitivement retenue pour recevoir l’ensemble des trains de voyageurs, le fret s’organisant autour de la gare de l’État. Mais la concentration de tous les trafics sur un seul site n’a pas que des avantages. Dans le cas d’une étoile comme celle de Nantes, cette disposition peut facilement entraîner des flux importants et des congestions qui risquent de devenir de sérieux handicaps. Pour y faire face, la gare n’a cessé de s’adapter, à l’image de l’accès sud créé en septembre 1989 dans l’espoir d’accueillir 40 % des voyageurs du TGV Atlantique. 3 000 m2 sont alors inaugurés dans une architecture moderne imaginée par le cabinet Duthilleul. Au top de la modernité, la gare sud est dotée d’appareils de vente à écran tactile qui déconcertent encore un peu les voyageurs.
Mais en apportant une solution, le hall sud a également créé de nouvelles difficultés. De fait, la gare de Nantes s’est retrouvée divisée en deux entités avec des appellations nord et sud de nature à déconcerter les voyageurs peu habitués aux subtilités nantaises. Aucune similitude architecturale n’existait entre les deux pôles d’époques différentes, accentuant encore l’impression de gares distinctes sans aucun lien entre elles. Pire encore, la fréquentation des deux accès était fortement déséquilibrée, 80% se concentrant côté nord.
Dans ce contexte, l’éclatement de la gare aux vastes installations est devenu un sérieux handicap, même si bien sûr un passage souterrain assurait la liaison entre les pôles nord et sud tout en permettant l’accès aux quais. Mais la concentration des flux dans un même «tuyau» n’était pas de nature à faciliter les échanges.

L’extension de la ligne F du tram de Strasbourg en concertation
Après une première extension à l’été 2020 vers Comtes, la ligne F du tramway de Strasbourg poursuit son extension. La métropole vient de lancer la concertation publique pour son prolongement à l’ouest sur 4 km vers Wolfisheim. Avec ses six lignes de tramway, le réseau de Strasbourg est déjà l’un des plus étendus de France. Cette nouvelle section attendue pour 2025 pourrait marquer l’achèvement du réseau lancé en 1994. Le développement futur devrait se faire en bus à haut niveau de service à l’image de la ligne G en site propre intégrée dans la nomenclature tramways.

La Normandie s’offre un saut-de-mouton à Paris
Pour l’amélioration de la ponctualité des lignes normandes en liaison avec Paris, la Normandie s’investit avec l’État dans un projet de construction d’un saut-de-mouton à Paris-Saint-Lazare. À leur entrée dans la capitale, les trains normands seraient ainsi directement dirigés vers les voies longues, sans entrer en concurrence avec les circulations du Transilien orientées, elles, vers un autre groupe de voies.
Marre d’attendre des améliorations de la qualité de service des lignes normandes en liaison avec Paris. Le président de la région, Hervé Morin, souvent remonté contre la SNCF, vient de faire avancer un projet de pont à proximité de la gare Saint-Lazare, notamment en finançant la part des études incombant à la région Île-de-France et en assurant le montage financier du projet avec l’État.
Depuis l’origine, l’accès à cette gare parisienne se fait par des tubes de deux voies appelés «groupes» et irriguant chacun ensuite une partie de cette banlieue nord-ouest. Les deux lignes normandes majeures en provenance de Caen – Cherbourg d’une part et Rouen – Le Havre d’autre part se rejoignent en gare de Mantes-la-Jolie puis filent vers Paris en empruntant les voies du groupe V en passant par Poissy, La Garenne-Colombes et Asnières. Ces circulations s’insèrent donc dans celles de Transilien sur tout ce parcours terminal.
Avec ces groupes bien séparés, l’arrivée sur Paris pourrait n’être qu’une formalité. Mais la gare Saint-Lazare n’a pas pu pousser les murs. Toutes les voies à quai, en particulier celles dans le prolongement du groupe V, ne sont pas aptes à recevoir des compositions longues. En particulier, les voies 20 et 21 sont limitées à 208 m utiles; la voie 22 à 318 m les voies 23 et 24 à 340 m et les voies 25, 26 et 27 à 364 m.

Trois opérateurs pour l’aéroport de Bucarest
En juin 2019 avaient débuté les travaux de construction d’une ligne à double voie apte à 80 km/h de 2,95 km s’embranchant au Km 16 de la ligne Bucarest gare du Nord – Urziceni pour desservir le terminal 1 de l’aéroport international Henri Coandă de Bucarest. Ces travaux, réalisés par un consortium composé des sociétés Arcada, ISPCF et de DB Engineering & Consulting se sont achevés début décembre 2020 avec environ cinq mois de retard. Depuis le 13 décembre 2020, la desserte de l’aéroport est basée sur 36AR dont 21 assurés par l’opérateur historique CFR Călători avec des automotrices diesels Desiro série 96, 10 assurés par l’opérateur privé Regio Călători avec des X 72500 ex- SNCF, et cinq assurés par l’opérateur privé TFC (Transferoviar Călători) avec des automotrices diesels série 76-14 (ex-VT 614 de la DB) et 78-32 (ex-série 3200 Wadloper des NS). Les 19 km sont effectués au mieux en 20 min.

Un nouvel accès à Issy-Val-de-Seine pour le RER C
Le 17 décembre 2020, un nouvel accès à la gare d’Issy-Val- de-Seine a été ouvert. Pour faire face au développement du quartier, un accès supplémentaire aux quais du RER C a été construit. Doté des équipements classiques (lignes de contrôle, écrans d’information voyageurs, ascenseurs…), il permet aux salariés et aux habitants d’accéder au RER C sans devoir passer par le bâtiment voyageurs principal, rénové en 2013.

La station Porte-de-Clichy est ouverte sur la ligne 14
Après la mise en service du prolongement de la ligne 14 du métro à Mairie-de-Saint-Ouen le 14 décembre, il restait encore à livrer la station Porte-de-Clichy restée en travaux. Depuis le 28 janvier, les trains y marquent enfin l’arrêt, consacrant l’achèvement de cette extension. Ce retard de mise en service est dû à l’ampleur des chantiers de la plus importante des quatre nouvelles stations, compliquée par un incident qui a mis les ouvriers à l’arrêt durant 15 mois. Porte-de-Clichy, en plus d’assurer la correspondance avec le RER C, la ligne 13 et le tramway T 3B permet (enfin) une desserte appropriée du nouveau tribunal de Paris. Prochaine étape pour la 14, la mise en service à l’été 2024 du prolongement vers Orly.

Tempête Bella . Récit d’une semaine dantesque pour les cheminots du Massif central
L’alerte est donnée par Météo France pour le passage de ce vaste système dépressionnaire venu d’Islande qui touche le Massif central dès le dimanche 27 décembre 2020. Très vite, une partie du réseau ferroviaire auvergnat montre ses limites face aux précipitations neigeuses conséquentes alliées à un vent puissant. Les deux sections de lignes les plus durement touchées étant Aurillac – Neussargues et Volvic – La Bourboule, pour lesquelles l’interruption des circulations va durer plusieurs jours. Récit chronologique d’une semaine dantesque où cette lutte contre les éléments nous replonge dans les hivers d’antan !
Dimanche 27 décembre
Les équipes d’astreinte des agents de la voie sont en alerte. On annonce près de 1,20 m de hauteur de neige cumulée pour les prochaines 48 heures en gare du Lioran. Les premiers flocons commencent à tomber vers 17 h 00, le vent se lève. La draisine-soc de Vic-sur-Cère qui circule habituellement tôt le matin est alors commandée pour effectuer un AR vers Neussargues en soirée avec départ de Vic-sur-Cère à 20 h 30 derrière le TER n° 873808 Aurillac 19 h 50 – Clermont-Ferrand 22 h 14 puis retour devant le TER n° 873829 Clermont-Ferrand 21 h 38 – Aurillac 23 h 59.
Lundi 28 décembre
Le pointu, convoi chasse-neige composé d’une ou deux BB 69200 encadrées par deux wagons-socs de type Nevers, quitte la préfecture cantalienne à 4 h 45 sous la marche n° 810730, pour une arrivée prévue à Neussargues à 06 h 07. Il a pour mission l’ouverture de la ligne

La ligne 1 du métro primée
Après Orlyval et la ligne 14, la RATP vient de recevoir le niveau 4 étoiles du diplôme EFQM 2020 (European Foundation for Quality Management) pour la ligne 1 du métro. Cette certification consacre le savoir-faire de l’entreprise publique sur le métro automatique, la plaçant en leader mondial. La RATP qui a déjà été le premier opérateur public à obtenir cette certification poursuit dans cette voie avec l’automatisation en cours de la ligne 4 qui devrait précéder celle de la ligne 13.

Un nouveau site Bombardier dans l’Isère ?
Pour diversifier ses activités, le constructeur Bombardier a proposé aux régions de modifier à mi-vie des AGC bimodes et thermiques en remplaçant leurs moteurs diesels par des batteries. Le carnet de commandes du site de Crespin étant plein pour plusieurs années et le site pouvant être difficilement agrandi, Bombardier France a présenté au conseil social et économique de l’entreprise un projet de construction d’un site de transformation, qui serait implanté dans l’Isère au Cheylas, dont la gare est située sur la ligne Grenoble – Montmélian. 120 emplois pourraient y être créés.