Catégorie : Infrastructure

L’actualité des infrastructures ferroviaires en France et dans le monde.

  • Contrat renouvelé à Paris avec Ansaldo STS

    La RATP a renouvelé le contrat d’Ansaldo STS pour la maintenance préventive et corrective des systèmes et services de signalisation du métro parisien – à l’exception des lignes 1, 4, 5, 13 et 14 – et des trois lignes de tramway qu’elle exploite. Chiffré à 17,8 millions d’euros, ce contrat de trois ans peut être prorogé de deux années en option, pour 11 millions d’euros de plus.

  • La liaison grande vitesse entre Singapour et Kuala Lumpur relancée ?

    L’obstacle politique majeur à tout projet ferroviaire commun entre Singapour et la Malaisie ayant été réglé en 2010 avec la fermeture, programmée pour juillet 2011, de la gare de Keppel Street à Singapour, qui était une enclave malaisienne dans le territoire de la cité Etat, la Public Land Transport Commission du gouvernement malaisien vient d’annoncer qu’elle s’était lancée dans une étude de faisabilité pour relancer l’idée d’une ligne à grande vitesse Singapour – Kuala Lumpur. Affirmant que de prime abord cette liaison de 350 km de long environ, qui mettrait les deux villes à 90 minutes l’une de l’autre, comportait de nombreux avantages sur le plan économique, et notamment un impact positif sur le tourisme et l’immobilier dans la région, la Public Land Transport Commission n’en estime pas moins que la ligne doit aussi être étudiée du point de vue de sa fréquentation et de son impact sur les autres moyens de transport : l’avion, la route et… le rail traditionnel. Car KTMB, l’opérateur du réseau ferré national malaisien, a jusqu’à présent été très réservé sur la grande vitesse que, au contraire, YTL, l’opérateur privé de la Klia, la ligne express de l’aéroport de Kuala Lumpur, soutient depuis longtemps avec, en particulier en 2006-2007, un projet clé en main qui associait Siemens pour la fourniture du système. Les résultats de l’étude de la Public Land Transport Commission seront connus fin avril.

  • Lancement du Shinkansen E5 nouvelle génération

    Lancement du Shinkansen E5 nouvelle génération

    Plus luxueux et plus rapides que les séries antérieures, les trois premiers trains à grande vitesse Hayabusa (faucon pèlerin, en français) – Shinkansen de nouvelle génération, série E5 – ont été lancés le 5 mars sur la ligne Tohoku, entre Tokyo et Shin Aomori. Ils rouleront jusqu’à 300 km/h – voire 320 km/h à partir de 2013 – sur les parties les plus véloces du trajet, qui sera couvert en 3 heures 10 contre près de 4 heures actuellement. L’opérateur, JR East, a au total commandé 59 rames de 10 voitures à Hitachi et à Kawasaki.

  • La grande vitesse fait trembler le David de Michel-Ange

    La sculpture symbole de Florence, le David de Michel-Ange, pourrait être en péril selon le quotidien Il Corriere della Sera. En cause, le tunnel de la ligne à grande vitesse qui passerait à 600 m et les vibrations causées par les excavatrices. « Si on ne déplace pas la statue avant les travaux d’excavation, elle risque de s’écrouler sous l’effet des vibrations », y explique Fernando De Simone, un architecte de Padoue, expert en constructions souterraines. L’architecte fonde ses prévisions sur les microfissures qui minent déjà la stabilité au niveau des chevilles du David, réalisé au XVIe siècle. La conservatrice du pôle muséal de Florence, Cristina Acidini, souligne qu’une étude est en cours pour vérifier la résistance de la galerie de l’Académie – où est exposé le David depuis 1873 – en cas de séisme. « A l’avenir, nous pourrons alors, en meilleure connaissance de cause, évaluer les éventuels problèmes causés par le TGV », explique-t-elle.

  • Un débat public à l’automne pour la LGV Paris – Clermont – Lyon

    Dans six mois, les Auvergnats ainsi que les habitants des quatre régions traversées (Ile-de-France, Centre, Bourgogne et Rhône-Alpes) auront à se prononcer sur le projet de LGV Paris – Orléans – Clermont – Lyon (POCL). On s’en doutait un peu s’agissant d’une liaison dite d’aménagement du territoire visant à anticiper la saturation de l’actuelle LGV Paris – Lyon, mais l’annonce officielle a été faîte le 2 mars par la Commission nationale du débat public (CNDP). Le débat public devrait avoir lieu entre fin septembre et fin janvier 2012. Une commission particulière vient d’être désignée sous la présidence de Michel Gaillard, ancien cadre d’EDF qui a récemment présidé la commission particulière du débat public sur le projet francilien de prolongement d’Eole à l’ouest. Le coût du projet qui fait partie des LGV est dans la loi de programmation du Grenelle de l’environnement estimé entre 12,2 et 14 millions d’euros.

  • L’ancien ministre des Chemins de fer chinois aurait détourné 88 millions d’euros

    Liu Zhijun, 58 ans, le ministre des Chemins de fer chinois, révoqué dernièrement aurait détourné plus de 800 millions de yuans (88 millions d’euros), selon la presse officielle. Liu Zhijun, qui supervisait l’énorme programme de développement du réseau, aurait détourné 4 % du montant des contrats qu’il a signés, a indiqué le journal Global Times. Le quotidien ajoute que Liu Zhijun avait au moins dix maîtresses. Selon l’AFP, Liu Zhijun est le plus haut responsable du régime visé par une enquête depuis le limogeage en 2006 du chef du parti communiste de Shanghai, Chen Liangyu, condamné par la suite pour corruption. Le site Radio 86 rapporte que Liu Zhijun avait été « blâmé » par le Conseil d’Etat en 1988 après un accident ferroviaire qui avait fait 72 morts, tandis que son frère Liu Zhixiang, fonctionnaire dans les transports, avait été condamné à mort avec sursis en 2006 pour avoir commandité un assassinat. Selon ce site, la mise à l’écart de Liu Zhijun pourrait résulter des luttes de pouvoir internes.

  • Les Japonais sur les rangs pour la LGV Californienne

    Selon le Nikkei, East Japan Railway va s’associer avec d’autres entreprises japonaises, dont Kawasaki Heavy Industries, Sumitomo, Nippon Sharyo, Hitachi et Mitsubishi Heavy Industries pour soumissionner au projet de ligne à grande vitesse californien. Le consortium informera officiellement l’Etat de Californie de sa décision le 16 mars. Le projet californien prévoyant la coexistence de lignes classiques et de lignes à grande vitesse, JR East proposerait son train dit « mini-bullet », qui circule sur ligne nouvelle comme sur la ligne classique de Yamagata.

  • Des sénateurs de Floride veulent sauver la grande vitesse

    Des sénateurs républicains et démocrates de la Floride partisans de la grande vitesse tentent de conserver les 2,4 milliards de dollars que doit apporter l’Union au projet, et qui risquent de s’évanouir si le gouverneur Rick Scott maintient son veto. La somme couvrirait l’essentiel du premier tronçon, Orlando – Tampa. Resterait cependant à financer le plus coûteux, qui donne tout son sens au projet : le prolongement d’Orlando à Miami. Les sénateurs comptent sur l’appui de John Mica, l’influent président de la commission Transport du Congrès, élu de Floride et favorable au projet. La mouvance tea-party pousse les gouverneurs républicains à couper dans les grands programmes d’infrastructure. Chris Christie, le gouverneur du New Jersey, a annulé un projet de tunnel ferroviaire sous l’Hudson de 7 milliards de dollars, tandis que le Wisconsin et l’Ohio ont renoncé aux projets de renouveau du réseau ferroviaire.

  • LGV Tours – Bordeaux : Ségolène Royal propose un prêt à l’Etat

    La région Poitou-Charentes, présidée par la socialiste Ségolène Royal, a indiqué le 18 février qu’elle « refusait de subventionner l’Etat » dans le cadre du chantier de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours – Bordeaux. Elle a proposé à la place de lui octroyer un prêt de 95 millions d’euros sous forme d’avances remboursables. Pour cette infrastructure d’un coût de 7 milliards d’euros, et qui est concédée au groupe Vinci, l’Etat « sollicite la contribution des collectivités locales alors que cet ouvrage relève de (sa) stricte compétence », explique la région dans un communiqué. « Il n’est pas acceptable que les bénéfices soient privatisés et que les pertes ou les investissements relèvent de la collectivité », estime la région. L’intergroupe d’opposition (UMP, NC, MPF, CPNT et Parti chrétien-Démocrate) a aussitôt déploré que « madame Royal a décidé contrairement à ses engagements de ne pas participer au financement (…) de la ligne LGV Tours – Bordeaux ».

  • Swiss avec TGV Lyria vers Paris

    L’amélioration du temps de parcours à 3 heures 5 entre Paris et Genève n’a pas échappé à la compagnie aérienne Swiss qui, selon une information parue dans l’hebdomadaire suisse Der Sonntag le 20 février, plancherait sur un partenariat commercial avec Lyria afin de proposer un billet commun. Ce projet à l’étude dans les états-majors des CFF et de Swiss concernerait dans un premier temps la liaison Paris – Genève, sur laquelle Swiss ne vole pas mais bénéficie d’un accord commercial avec Air France, puis Paris – Zurich, à la mise en service de la LGV Rhin-Rhône. La collaboration porterait sur la billetterie et le marketing. Swiss pourrait vendre des billets de train sur son site, le voyageur pourrait ainsi faire l’aller en TGV et le retour en avion par exemple. Il n’est pas impossible que la compagnie achète des voitures sur les TGV Lyria et les dote de son logo.