Catégorie : Infrastructure

L’actualité des infrastructures ferroviaires en France et dans le monde.

  • Remise des offres en Arabie Saoudite le 18 octobre

    Les dernières offres des consortiums pour le projet HHR (Haramein Highspeed Railway), la ligne à grande vitesse Médine – La Mecque, doivent être remises le 18 octobre. Le SRO (Saudi Railways Organization), qui avait demandé des dernières modifications aux deux groupements retenus, le consortium saoudien-espagnol Al-Shoula et le consortium saoudien-français Al Rajhi, avec Alstom, la SNCF, Arrab Contracting Company, attendait les réponses le 18 septembre mais a repoussé la date limite d’un mois.

  • Bouygues favori pour remporter le marché sur Le Mans-Rennes

    Selon le quotidien La Tribune du 13 octobre, le groupe de BTP Bouygues est donné favori face à Eiffage et Vinci pour le marché de la future LGV Le Mans-Rennes. Le groupe Eiffage feraient figure de challenger et Vinci a déjà remporté en mars la concession de la future ligne Tours-Bordeaux. « Certains intervenants sur le marché avancent que les jeux sont faits », affirme le journal, alors que les trois groupes remettaient leurs offres finales à RFF le jour même. Argument : Vinci ne pourrait mener de front deux projets aussi importants. Ce à quoi le groupe rétorque que « s’il remet une offre, c’est qu’il est en capacité de l’assumer ». Ce tronçon de 182 km et 32 km de raccordements est estimé à 3,4 milliards d’euros et doit mettre Rennes à 1 h 26 de Paris d’ici à 2015, au lieu de 2 h 03 aujourd’hui. Il s’agit d’un partenariat et non d’une concession, le constructeur retenu recevant des loyers de RFF.

  • Ouverture mi-décembre de LGV Madrid – Valence

    La liaison ferroviaire à grande vitesse entre Madrid et Valence sera mise en service en décembre, a annoncé le ministère des Transports espagnols. La nouvelle ligne, de 438 km, réduira le trajet Madrid – Valence à 90 minutes environ, au lieu de 4 heures actuellement. Elle sera ouverte en deux étapes : la première section, de Madrid à Cuenca et Albacete, démarrera le 15 décembre, et la ligne de Cuenca à Valence trois jours plus tard Ce nouveau service permettra de relier aux lignes grande vitesse 21 villes espagnoles.

  • Trois futures gares pour le RER E

    Trois futures gares pour le RER E

    La Folie
    Cette gare à venir se situe sur un secteur ouest du « grand » pôle de La Défense, « Les Groues », sur le secteur de Nanterre, en fort développement. A la différence des autres gares nouvelles prévues dans le projet Eole, elle serait en surface. Sa vocation est de s’inscrire dans le projet global d’aménagement du secteur des Groues à Nanterre, en fort développement avec des logements, des bureaux, des équipements sportifs et culturels. Des correspondances seraient aménagées pour cette gare voyageurs, par la voirie, entre la gare de La Folie et la gare de Nanterre-Préfecture du RER A, située à proximité. En termes d’exploitation, c’est à La Folie que les trains venant de l’est, Chelles et Tournan, seraient retournés.

     


    Evangile
    C’est là où les trains venant de l’ouest de la capitale effectueraient leur retournement. C’est aussi là qu’une gare pourra accueillir les voyageurs en provenance de l’est, soit les lignes vers Chelles et Tournan. En revanche, la question n’est pas entièrement calée pour les trains venant de Mantes-la-Jolie et de l’ouest. Significatif : dans la synthèse de dossier du débat public, les trajets des voyageurs s’arrêtent à Magenta, juste avant Evangile. Une version « prudente ». Il est toutefois précisé que « l’hypothèse d’un arrêt commercial à Evangile est également étudiée ». Mais pas entièrement calée, comme le note Jacques Tribout, responsable du département Développement à Transilien. « Le problème, c’est que cette gare est très contrainte, car un retournement est assez complexe, avec le temps de retournement ajouté à celui nécessaire pour prendre des voyageurs. » Le nouveau système d’exploitation baptisé Next, misant sur une aide à la conduite avec 20 % de trains en plus, actuellement étudié par RFF et la SNCF, pourrait permettre à l’horizon 2020 de résoudre le problème. Ce qui serait appréciable, puisque ce secteur de « Paris-Nord-Est » bénéficie d’un très fort développement urbain, bureaux et logements. Comme le résume un spécialiste du dossier : « Il n’y a pas de doute sur l’utilité de la gare. Les difficultés sont seulement techniques. »

     


    Porte-Maillot (photo)
    Importante, en particulier pour la ville de Paris, cette gare renforcerait l’attractivité d’un territoire structuré autour du palais des Congrès avec ses salles de spectacles, espaces d’animations et de congrès professionnels, son offre hôtelière, ses bureaux… Cet arrêt permettrait d’améliorer fortement ses liaisons avec le centre d’affaires d’Haussmann-Saint-Lazare, le quartier d’affaires de La Défense… Parallèlement, il créerait une interconnexion avec la ligne 1 et le RER C, un aspect essentiel pour les responsables de la SNCF. Une ligne extrêmement paradoxale, comme le résume Jacques Tribout. « La ligne C est la plus longue à l’intérieur de Paris, celle qui a le plus de gares, avec trois branches dans la capitale, et en  même temps c’est celle qui maille le moins avec le réseau RER. » Seulement avec la ligne B à Saint-Michel. « C’est une ligne un peu marginalisée, alors que les lignes A, B, D et E dialoguent entre elles. » Avec la gare nouvelle, le maillage permettrait de la réintégrer dans le réseau RER.
     

    François DUMONT et Pascal GRASSART

  • L’appel d’offres d’un tronçon du TGV Lisbonne-Madrid annulé

    Le gouvernement portugais a annulé l’appel d’offres pour la construction d’un tronçon du TGV Lisbonne-Madrid, en raison de la dégradation de la conjoncture économique et de la hausse des coûts de financement, a annoncé le 17 septembre le ministère des Transports. L’agence publique du réseau ferroviaire de grande vitesse (Rave) devra lancer un nouvel appel d’offres dans les six mois, selon une porte-parole du ministère interrogée par l’AFP, qui n’a pas précisé quelles seront les conséquences sur le calendrier du projet qui devait être achevé en 2013. Trois consortiums avaient présenté en septembre 2009 leur offre pour la construction de ce tronçon de 34 km entre Lisbonne et Poceirão. Face à ses difficultés budgétaires, le gouvernement avait déjà annoncé en mai dernier l’annulation de l’appel d’offres pour la construction d’un pont ferroviaire sur le Tage à Lisbonne, compris dans ce tronçon.

  • Bussereau souhaite un « Airbus du rail »

    La France souhaite une coopération européenne sur les trains à grande vitesse pour concurrencer la Chine qui cherche à exporter ses propres trains, a déclaré le secrétaire d’Etat aux Transports Dominique Bussereau. « Ce serait dommage que le pays qui a inventé le TGV ne puisse plus l’exporter », a déclaré Dominique Bussereau à bord du train à grande vitesse Pékin – Tianjin. « Si en Europe on est incapable de s’unir face à la concurrence chinoise, on risque d’avoir des désagréments », a estimé le ministre français, qui avait rencontré dans la matinée le vice-ministre chargé des Transports Xu Xianping. Selon Dominique Bussereau, avec la libéralisation du transport ferroviaire en Europe, « il y aura à l’avenir des rapprochements entre compagnies ferroviaires et j’espère, entre constructeurs ». « Je le souhaite de tout mon cœur sinon nos amis chinois marqueront des points et on aura du mal à les rattraper », a-t-il ajouté. Il a estimé qu’Alstom et Siemens pourraient travailler ensemble dans un cadre plus large comprenant l’espagnol CAF.
    (d’après l’AFP)

  • Les offres pour HS1 seront remises avant le 29 octobre en Grande-Bretagne

    Les candidats à l’exploitation de la ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Londres au tunnel sous la Manche, High Speed One (HS1), devront soumettre des offres fermes d’ici au 29 octobre, a annoncé l’agence Reuters, le 8 septembre. Le gouvernement britannique espère que la privatisation de cette ligne lui rapportera 1,5 milliard de livres, soit 1,2 milliard d’euros. Les investisseurs qui ont présenté des offres préliminaires pour cette concession de 30 ans ont été informés des résultats du premier tour. Trois consortiums seraient qualifiés pour le prochain tour d’enchères : GB Speedrail, qui regroupe Eurotunnel, Goldman Sachs Infrastructure Partners, Infracapital, le fonds de pension britannique Universities Superannuation Scheme et la filiale spécialisée dans les infrastructures de la Caisse des dépôts ; Morgan Stanley Infrastructure, 3i Infrastructure et le fonds souverain Abu Dhabi Investment Authority ; et Borealis Infrastructure, allié à deux fonds de pension canadiens de l’Ontario.

  • Plan de développement de la grande vitesse coréenne

    Les autorités coréennes viennent de publier un plan de développement de leur réseau à grande vitesse à l’horizon 2020-2025, dont l’objectif majeur est de réduire à une durée maximale de deux heures 95 % des trajets effectués sur le réseau ferré national et de permettre de doubler son trafic à 770 000 voyageurs par jour à ‘horizon 2025. Deux axes sont privilégiés pour atteindre ce but : d’une part, étendre le réseau KTX, avec l’achèvement et/ou la mise en chantier de nouveaux axes, tels Busan – Daegu (302 km, mise en service d’ici novembre 2010), Daegu – Daejon (164 km, 2014) et Osong – Kwangyu (330 km, 2014.) D’autre part, moderniser le réseau traditionnel pour permettre des dessertes passagers à 230 km/h. Les moyens techniques pour y Arriver ne sont pas détaillés, mais il pourrait s’agir de réajuster les courbes des parcours et/ou d’utiliser des trains pendulaires, indique un expert. Last but not least, un autre projet est évoqué par le plan coréen : celui d’une troisième génération de KTX capable de rouler à 430 km/h…

  • Ultimes modifications pour la LGV Médine – La Mecque

    Selon nos informations, le Saudi Railways Organization a demandé des dernières modifications aux deux consortiums retenus pour le projet HHR (Haramain Highspeed Rail), la ligne à grande vitesse Médine – La Mecque. Le consortium saoudien-espagnol Al Shoula, avec Talgo, la Renfe et Adif, devra renoncer à la locomotive Talgo proposée pour son train à grande vitesse, qui n’existe que sur le papier, pour en revenir à la motrice de Bombardier. De son côté, le consortium saoudien-français Al Rajhi, avec Alstom, la SNCF et Arab Contracting Company, devra recourir sur certaines sections de la ligne à une voie sur dalle en béton et non à une voie ballastée. Les consortiums ont jusqu’au 18 septembre pour corriger leur offre. Les Saoudiens pourraient se décider en novembre pour une signature avant la fin de l’année.

  • La SNCF houspillée en Floride

    Après la Californie, voici venu le tour de la Floride de s’intéresser au passé de la SNCF. Alors que se lance l’appel d’offres pour la construction d’une ligne de TGV entre Orlando et Tampa, le gouverneur de Floride Charlie Crist a annoncé hier que l’Etat du sud-est des Etats-Unis allait examiner le rôle de la SNCF dans la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Le témoignage poignant d’une certaine Rosette Goldstein dont le père a été déporté dans les camps à bord d’un train exploité par la SNCF sous la tutelle de Vichy a tourné en boucle ces derniers jours dans les médias américains. La demande du gouverneur intervient après le vote fin août en Californie d’une loi imposant à partir du 1er janvier 2011 à tout candidat à un contrat dans la future ligne à grande vitesse entre Los Angeles et San Francisco d’expliquer son rôle éventuel dans le transport des prisonniers vers les camps entre 1942 et 1944. La SNCF se dit prête à ouvrir ses archives aux Américains. On imagine que Bechtel, son potentiel allié dans un consortium en Floride (Alstom se présenterait avec Vinci et le groupe de BTP Espagnol OHL) aimerait que le jour soit rapidement fait sur cette histoire.