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Catégorie : Infrastructure
L’actualité des infrastructures ferroviaires en France et dans le monde.
3 000 plantes pour assainir lair de Magenta
Un mur végétal dépolluant a été inauguré par Transilien SNCF le 20 mai à la gare Magenta du RER E. Associant 31 espèces de végétaux, notamment du lierre pour absorber formaldéhyde et xylène, ou de la plante araignée contre le monoxyde de carbone, il filtrera l’air respiré par les 70 000 voyageurs quotidiens. La façade de Lyon-Perrache possède 400 m2 de mur végétal depuis fin 2007.
CNR sort son premier train à 380 km/h
L’usine chinoise Changchun Railway Vehicles Co, filiale de China North Railways, a sorti le 27 mai son premier train à grande vitesse de la série 380A, apte à 380 km/h. Il ne s’agit pas du Zefiro (modèle 380Z), lui aussi apte à 380 km/h, qui doit être réalisé par une joint-venture entre Bombardier et China South Railways à Sifang. Mais, selon un bon connaisseur de la grande vitesse mondiale, le 380A serait vraisemblablement un modèle que les Chinois ont dérivé du Velaro, également construit en Chine par CNR, et dont la technologie a été acquise auprès de Siemens. Le 380A devra circuler entre Pékin et Shanghai à partir de 2011.
Le fuseau de la LGV Bordeaux Espagne est arrêté
Un fuseau de 1 000 mètres pour relier Bordeaux à Toulouse d’un côté et à l’Espagne via Hendaye de l’autre, a été arrêté le 31 mai. « La phase 1 est terminée », a annoncé le préfet Dominique Schmitt, coordinateur de ce projet de LGV, en rappelant qu’ « une ligne n’est jamais ni invisible ni indolore ». Le projet suscite depuis des mois de vives oppositions dans le vignoble des Graves au sud de Bordeaux, en Midi-Pyrénées et au Pays basque. La médiatrice Marie-Line Meaux a ajouté qu’un projet d’enfouissement à « près de 60 % de la ligne », était techniquement possible. Une option qui ne suffit pas à calmer les esprits des opposants basques qui contestent la pertinence économique de la ligne, études à l’appui. Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, avait réaffirmé trois jours avant sa volonté de veiller à ce que la LGV provoque « le moins de nuisances possibles ». Le fuseau retenu doit être soumis à l’approbation du Premier ministre. Ces tronçons vers Toulouse et vers l’Espagne doivent constituer, à l’horizon 2020, le prolongement de Sud Europe Atlantique dont le tronçon central, Tours – Bordeaux, est prévu pour 2016. Ils coûteront environ 10 milliards d’euros.
NTV se prépare pour lancer lItalo en septembre 2011
Un train « bellissimo ». Le 25 mai, l’expression, qui se passe de traduction, revenait en boucle dans la bouche des patrons italiens de Nuovo Trasporto Viaggiatori (NTV), première compagnie ferroviaire privée de la péninsule qui prévoit d’exploiter ses trains dès septembre 2011, pas peu fiers d’être les premiers à faire rouler l’AGV d’Alstom, en version rouge « Ferrari ». Le premier exemplaire est sorti d’Aytré le 10 mai. « Les délais sont parfaitement respectés, se félicite Giuseppe Sciarrone, directeur général de NTV. C’est un train à l’avant-garde pour le confort, le bruit, la sécurité et l’environnement. » Après une livraison en octobre prochain, les 24 rames suivantes (11 voitures et 200 m de long) arriveront « à flux continu de deux à trois par mois jusqu’à mi-2012 ».
Depuis février, le prototype Pégase a déjà roulé 13 000 km sur la « Direttissima », ligne conventionnelle Rome – Florence, et la LGV Rome – Naples, et fait une pointe à 300 km/h le 12 mars. Avec ce train laboratoire, NTV a obtenu en décembre son certificat de sécurité grande vitesse. Avant son homologation espérée avant fin 2010, le train doit encore subir une série de tests sous la houlette de l’équipe d’Alstom (20 personnes) et du team NTV (18 personnes) afin de vérifier le système de signalisation et son comportement à 330 km/h.
Beau à l’extérieur, le train le sera-t-il à l’intérieur ? L’aménagement n’est pas encore finalisé, soutiennent les dirigeants, qui promettent de le dévoiler avant la fin de l’année et distillent les informations au compte-gouttes.
Comme promis à l’été 2008, le voyageur ne devrait pas « perdre son temps » et on lui proposera un service high-tech ! Il pourra rester connecté à l’Internet à haut débit à 300 km/h grâce à la combinaison du satellite, de l’UMTS et du Wifi, et le portail Web, accessible depuis son propre PC ou les écrans de bord, lui offrira de l’infotainment en continu ou encore la possibilité de regarder la télévision (satellitaire) en direct – encore une « première mondiale ». Comble de raffinement, en classe supérieure, les sièges seront dotés d’écrans tactiles individuels – les mêmes que ceux équipant la première classe dans l’A380 des grandes compagnies aérienne, précise NTV – et la dernière voiture du train sera digne d’une salle de cinéma, où seront projetés des films en quatre langues sur des écrans haute définition. Une philosophie de voyage calquée sur le modèle aérien et symbolisée par le slogan de la compagnie : « .Italo, ton train ».
« C’est une manière de souligner que nous voulons donner le meilleur service à chaque voyageur », explicite le directeur général. Dans le même esprit, le site Internet a été redesigné pour être plus intuitif et interactif. Quant à l’offre commerciale, l’information la plus attendue, il faudra encore patienter : « Les équipes marketing sont encore à l’œuvre. » Mais rien ne permet de penser que le projet initial de gamme tarifaire, allant du low-cost au grand luxe, a changé. Pour la vente, l’Internet et les automates seront favorisés, mais l’opérateur n’a pas fait l’impasse sur un espace loué dans les 12 gares desservies. Une « Casa Italo » sera la boutique où s’informer et acheter avec l’assistance du personnel commercial.
Bref, partir à l’assaut de la concurrence, c’est, pour le président Luca di Montezemolo, « un défi passionnant pour des entrepreneurs privés et un tournant historique qui bénéficiera aux voyageurs ». NTV vise toujours 20 à 25 % du marché de la grande vitesse dans la Botte. Tout est en ordre de marche, insiste-t-on. Le centre de maintenance de 140 000 m2 à Nola sera prêt en mai 2011 (21 mois de travaux pour 90 millions d’euros). En régime de croisière, en 2013, la compagnie, qui a reçu 50 000 candidatures, prévoit 930 salariés, dont 80 au siège. Ses 106 conducteurs sont en cours de formation. Salaire de départ ? 2 000 euros sur 14 mois et de 3 000 à 3 500 pour les plus anciens. Mais NTV mise sur les jeunes : la moyenne d’âge est de 25 ans…
Cécile NANGERONI
Naissance dun lobby pro-TGV Paris – Normandie
L’Association pour la promotion du TGV Paris – Normandie a été créée le jeudi 8 avril 2010 à Rouen et a tenu son assemblée générale constitutive à Paris le 3 mai. Sa présidence est assurée par Gérard Lissot, président du Conseil économique et social régional de Haute-Normandie. Ses membres fondateurs sont les Conseils économiques et sociaux et des organismes consulaires des régions Ile-de-France, Haute et Basse-Normandie. Selon le premier communiqué de l’association, « la réalisation d’un TGV Paris – Normandie revêt une importance capitale pour les deux Normandie et l’Ouest parisien, notamment La Défense, premier quartier d’affaires européen, en termes de notoriété, d’attractivité et donc de potentialités de développement des entreprises et d’emploi ».
Il y aura un débat public sur linterconnexion des LGV en Ile-de-France
La CNDP, qui avait été saisie par RFF fin mars, a décidé le 5 mai l’organisation d’un débat public sur le projet d’Interconnexion Sud des lignes à grande vitesse en Ile-de-France. La date du débat, qui pourrait débuter avant la fin de l’année, sera annoncée ultérieurement. Le projet consiste en la création d’une infrastructure ferroviaire nouvelle reliant la LGV-Atlantique aux autres lignes à grande vitesse desservant le sud-est, l’est et le nord de la France. Il comprend notamment la création d’une nouvelle gare TGV dans le secteur de la plate-forme aéroportuaire d’Orly. Selon les différents scénarios étudiés, la ligne nouvelle aurait une longueur comprise entre 16 et 32 km pour un coût d’investissement (hors matériel roulant) estimé entre 1,4 et 3,5 milliards d’euros aux conditions économiques de janvier 2008.
TGV Paris – Normandie : lappel du large
Si les trois maires ne s’entendent pas, « Rouen ne sera plus qu’une petite cité-dortoir de Paris, Le Havre un port de seconde zone, et Paris s’enfoncera dans le classement des villes mondiales ». Jacques Attali n’était pas là, mais il avait fait parvenir ce petit message pour aiguillonner les promoteurs du « colloque inaugural » Seine d’avenir, rassemblés le 4 mai au Havre dans le Volcan, la maison de la Culture due à Oscar Niemeyer, le grand architecte de l’autre côté de l’Atlantique. Un Volcan qui a accueilli dans son cratère, selon les organisateurs, un millier de personnes. Plus encore qu’on ne s’y attendait.
Les trois maires ont entendu le message. Paris, Rouen, Le Havre, unis le long de la Seine, on connaît la chanson, et la citation de Bonaparte qui devient la tarte à la crème de tout article ou tout colloque sur l’axe normand : « Paris – Rouen – Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue », a-t-il déclaré, en visite au Havre le 27 novembre 1802. A son tour, Nicolas Sarkozy, le 29 avril 2009, disait dans son discours du Trocadéro : « Faisons enfin le choix stratégique que nous dicte la géographie : Le Havre, c’est le port du Grand Paris, et la Seine est l’axe nourricier autour duquel la métropole a vocation à s’ordonner. » Moins concis, moins élégant, mais pas mal tout de même, et l’idée est bien là. Idée-force, peut-on croire, puisque ce même 29 avril, déjà, les maires des trois villes décidaient de travailler ensemble à un projet de développement.
Un an plus tard, le 4 mai, Antoine Rufenacht, maire du Havre, Laurent Fabius, président de la communauté d’agglomération de Rouen-Elbeuf-Austreberthe, et Bertrand Delanoë, maire de Paris, demandent donc le démarrage rapide des études sur le tracé de la LGV Paris – Normandie ; ils veulent que la future liaison à grande vitesse permette l’accès à l’aéroport de Roissy, qu’elle assure la réduction du temps de parcours avec Paris-Saint-Lazare et La Défense. Rouen ne serait plus qu’à 45 minutes de Paris et Le Havre à 1 heure 15, contre respectivement 1 heure 11 et 2 heures 15.
La déclaration répond aux vœux du président de la République. Mais, si tous les grands maires, si les présidents de région (Jean-Paul Huchon, Alain Le Vern, Laurent Beauvais) étaient présents, aucun représentant de l’Etat n’était venu au Havre. Antoine Rufenacht l’avait d’avance justifié dans un entretien aux Echos, publié le 3 mai : « Le gouvernement ne peut pas encore annoncer de décision concrète. Il n’en est qu’au stade d’un projet de loi qui ne concerne que la région parisienne et notamment le métro automatique. C’est pourquoi nous n’avons pas jugé indispensable d’inviter un ministre. » Il n’empêche que l’Etat va devoir répondre vite à l’appel qu’il a suscité.
Comme un petit croquis vaut mieux qu’un long discours, l’évidence napoléonienne s’appuie parfaitement sur une illustration aux allures d’image satellite, conçue par Antoine Grumbach. Le seul des dix architectes ayant planché sur le Grand Paris qui ait selon Antoine Rufenacht mis l’accent sur « la nécessité d’avoir une façade maritime ». Sur les images présentées l’an dernier, c’était du point de vue de la capitale que se déployait la perspective axonométrique. Au Havre, on l’a vue renversée, et c’est depuis la mer et le port qu’on découvrait au loin l’agglomération parisienne.
L’évident besoin d’une façade maritime, Jean-Christophe Victor, animateur et concepteur de l’émission « Le Dessous des cartes » sur Arte, le rappelle en présentant un rapide comparatif des efforts faits par Pékin (avec le port de Tianjin), São Paulo (avec Santos), Séoul (avec Incheon) pour faire fonctionner en couple métropoles et ports. Cependant, la réponse que doivent apporter les transports en France à ce besoin n’est pas assurée. Car il s’agit de fret, et la LGV ne suffit pas à y répondre.
La ligne nouvelle libère des capacités pour le fret. Mais ce n’est pas sa mission première. D’ailleurs, précise Jean-Pierre Duport, à la tête du comité de pilotage de la LGV, « le fret n’était pas dans ma lettre de mission : je l’y ai fait ajouter ». Et c’est au point 5 seulement de leur déclaration que les élus disent soutenir « les politiques de renforcement de la façade maritime métropolitaine ».
Certes, Laurent Fabius, rapporte l’AFP, a souligné que l’axe Seine avait « vocation à jouer dans la même cour que les grands pôles que sont Anvers, Rotterdam et Hambourg ». Mais cette « vocation » a été pour l’instant peu entendue. Peut-elle l’être encore ? Avec 2,5 millions d’EVP (conteneurs équivalent vingt pieds), Le Havre est très loin derrière ses concurrents. Comme nous le disait il y a une dizaine d’années un dirigeant de la SNCF : « Pour les ports français, malheureusement, c’est fini. On sauvera ce qu’on peut sauver, mais le décrochage avec les ports du Nord ne peut plus être rattrapé. » Dix ans plus tard, le verdict n’est pas infirmé.
La Chine a déboursé des milliards pour que Tianjin, en couple avec Pékin, devienne un des grands ports mondiaux (mise en service de la LGV, création d’une autoroute reliant le port de conteneurs à Pékin, objectif : 10 millions d’EVP en 2015). Le Brésil a fait de même avec Santos (premier port d’Amérique latine, relié à São Paulo par deux lignes ferroviaires, et qui vise 9 millions d’EVP). La Corée crée trois polders à Incheon, à 60 km de Séoul (objectif : 10 millions d’EVP). Et la France ? Il y a bien eu Port 2000. Et la « grande rue » de Napoléon voit passer de plus en plus de conteneurs. Un Conseil interportuaire de la Seine a été créé, que préside Claude Gressier. Mais où en est de la desserte ferroviaire ? Au Havre, on sent passer l’appel du large. Mais il y aura beaucoup à faire, au-delà des beaux discours, pour qu’un vaste programme ne s’enlise pas dans le train-train du quotidien.
François DUMONT
Réunion du comité de pilotage de la LGV Paris-Normandie
Le comité de pilotage de la ligne nouvelle Paris – Normandie s’est réuni le 18 mai autour de son président Jean-Pierre Duport et des représentants des collectivités concernées (les trois régions traversées, Haute-Normandie, Basse-Normandie, Ile-de-France, mais aussi les conseils généraux et RFF). Le comité de pilotage a demandé aux collectivités locales de remettre leurs propositions d’ici au 15 juin au sujet des fonctionnalités du projet. Une synthèse sera réalisée en juillet, qui permettra d’élaborer plusieurs scénarios pour la ligne nouvelle. Un comité fret doit aussi se réunir pour faire le point début juillet, en présence des opérateurs intéressés, les ports et Voies navigables de France. Le prochain comité de pilotage est programmé le 26 octobre.
Les nouveaux déboires des ICE
Il y a eu les toilettes défectueuses, la climatisation capricieuse et plus récemment les essieux fragiles. Les portes viennent désormais s’ajouter à la longue liste de déboires accumulés par les ICE, les trains à grande vitesse de la Deutsche Bahn.
Fin avril, la porte d’un ICE 3 se détache mystérieusement, alors que la rame est lancée à 300 km/h entre Cologne et Francfort. Le battant s’encastre alors dans la vitre d’un autre ICE circulant en sens inverse. Bilan : six voyageurs légèrement blessés par des éclats de verre. Plus de peur que de mal donc, mais un avertissement pris très au sérieux par la compagnie.
Après enquête, c’est une pièce défectueuse dans le dispositif de verrouillage qui est à l’origine de l’incident. Résultat : les 50 ICE de type 3 que possède la compagnie devront subir un contrôle approfondi. En attendant, la DB n’est pas autorisée à les faire circuler à vitesse maximale.
Un coup dur pour la compagnie : ces restrictions intervenaient au moment même où le nuage du volcan islandais paralysait l’espace aérien et où ses trains étaient pris d’assaut. Alors que le réseau à grande vitesse est déjà passablement désorganisé par les fréquents passages à l’atelier imposé par l’autorité ferroviaire pour vérifier la sécurité des essieux.
Seuls capables de circuler à plus de 300 km/h, les ICE 3 devaient être le fer de lance de la grande vitesse allemande. Mais depuis leur mise en service, en 2000, ils ont surtout donné du fil à retordre à l’opérateur et réussi à plomber durablement les relations entre la DB et Siemens.
La Bahn, qui a notamment dû se résoudre à changer plus de 3 000 essieux défectueux, s’apprête ainsi à rajeunir son parc : fin 2011, quinze ICE de dernière génération, dont les lignes s’inspirent du Velaro, circuleront à destination de la France et de la Belgique.
Cette commande à 500 millions d’euros s’accompagne de nouvelles obligations pour l’industrie. Actuellement, la « loi ferroviaire » allemande prévoit que la sécurité du trafic incombe uniquement aux opérateurs. Une disposition que le ministre des Transports, Peter Ramsauer, entend modifier : bientôt, les constructeurs devront également endosser une partie de cette responsabilité. En cas de défaillance technique, la DB pourra alors réclamer des dédommagements à ses fournisseurs.
Antoine HEULARD
Premier contrat pour le TGV Lisbonne – Madrid
Le gouvernement portugais devait signer le 15 mai le contrat pour la construction du premier tronçon du TGV Lisbonne – Madrid. Cette signature met fin à « de longs mois de procédures » depuis l’adjudication en décembre de l’appel d’offres, rappelle-t-on à Lisbonne. Elle intervient alors que plusieurs hauts responsables du pays, notamment le chef de l’Etat, Anibal Cavaco Silva, mais aussi le gouverneur de la Banque du Portugal, Vitor Constancio, ont appelé à un réexamen du dossier en raison de la crise budgétaire. Le TGV Lisbonne – Madrid doit mettre en 2013 les deux capitales ibériques à moins de trois heures l’une de l’autre et relier le Portugal au réseau ferroviaire à grande vitesse européen. L’appel d’offres a été attribué au consortium Elos, emmené par les portugais Brisa et Soares da Costa, qui intègre notamment l’espagnol ACS et l’américain Babcock Ltd et dont Systra est le consultant général.