Catégorie : Matériel

L’actualité du matériel ferroviaire en France et dans le monde : innovation, acquisition, exploitation etc.

  • Danemark : la 1000e Vectron sera pour les DSB

    Danemark : la 1000e Vectron sera pour les DSB

    Les chemins de fer danois, les DSB, ont commandé le 4 mai 2020 huit locomotives électriques Vectron AC supplémentaires, portant à 1 003 à cette date le nombre de Vectron vendues par le constructeur allemand Siemens Mobility. Les DSB avaient déjà commandé 26 Vectron en 2018 et huit autres en 2019. Les premiers exemplaires devraient être livrés fin 2020. Siemens a vendu des Vectron, dans différentes configurations AC, DC, MS (Multisystème), diesel, et bimode électrique-diesel, dans 16 pays à 49 opérateurs ou sociétés de location de matériel ferroviaire. Toutes ces Vectron, utilisées aussi bien en tête de trains de voyageurs que de trains de fret, sont construites sur le site Siemens de Munich Allach. Elles sont autorisées à circuler en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en Bulgarie, en Croatie, en Finlande, en Hongrie, en Italie, en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne, en République tchèque, en Roumanie, en Serbie, en Slovaquie, en Slovénie, en Suède, en Suisse et en Turquie. Siemens propose également des Smartron option low cost des Vectron.

  • Livraison de 10 Elf 2 à Koleje Wielkopolskie en Pologne

    Livraison de 10 Elf 2 à Koleje Wielkopolskie en Pologne

    L’opérateur régional de la voïvodie de Grande-Pologne Koleje Wielkopolskie (KW) avait commandé en août 2017, pour un montant d’environ 45 millions d’euros, au constructeur polonais Pesa 10 automotrices électriques Elf 2 à cinq caisses. Pesa, le moins cher, avait remporté l’appel d’offres face aux constructeurs Newag et Stadler Polska. Pesa a livré mi-mars 2020 avec un an de retard le dernier Elf 2 de la commande à KW. De type Bo’2’2’2’Bo’, les Elf 2 désignés 48 WE ont une puissance de 2000 kW, une vitesse maximale de 160 km/h et une capacité de 286 places assises et 290 debout. Ils sont équipés de l’ETCS niveau 3.4.0 et du système de sécurité polonais SHP. Homologués le 12 septembre 2019 pour circuler en Pologne, les Elf 2 de KW sont engagés sur les relations Kutno – Poznan Glowny – Zbaszynek, Poznan Glowny – Jarocin – Krotoszyn, Gniezno – Poznan Glowny – Zbaszynek et Pila Glowna – Poznan Glowny – Ostrow Wielkopolski – Kepno. Mi-février 2019, la voïvodie de Grande-Pologne avait également commandé au consortium Pesa-ZNTK Minsk Mazowiecki, pour un montant d’environ 29 millions d’euros, cinq autres Elf 2, qui devraient être livrés à Koleje Wielkopolskie pour décembre 2020. KW utilise déjà depuis août 2012, 22 Elf type 22 WEe désignés EN 76 à quatre caisses.

  • Un bilan 2019 positif pour BLS Cargo

    Un bilan 2019 positif pour BLS Cargo

    Alors que l’impact de la crise sanitaire liée au Covid-19 devrait signifier une baisse de 30 % de son activité au premier semestre 2020, BLS Cargo (350 collaborateurs dans quatre pays) a accru son chiffre d’affaires, pour l’année 2019, de 24,7 % (278 millions d’euros contre 223 millions d’euros). L’opérateur souligne que cet accroissement découle de la reprise de Crossrail et explique être désormais le seul à assurer l’interface commerciale, Crossrail se concentrant sur la seule production des trains en Belgique et en Allemagne. Les gains enregistrés en 2019 (5,3 millions d’euros) sont restés au même niveau que ceux en 2018. En revanche, le vo­­lume de trains produits s’est accru : 22 265 contre 17 051.

  • Des retards de livraison pour Abellio RBW en Allemagne

    Des retards de livraison pour Abellio RBW en Allemagne

    Bombardier Transportation de­­vait livrer à l’opérateur Abellio Rail Baden-Württemberg 52 automotrices électriques Talent 2 pour exploiter le lot 1 a « Vallée du Neckar » comprenant l’exploitation, à partir du 9 juin 2019 des relations régionales RB 17 a Stuttgart – Bad Willdbad/Singen, RE 17 b Stuttgart – Bretten – Heidelberg et RB 17 c Stuttgart – Bretten – Bruchsal, à partir du 15 décembre 2019 des relations RB 18 Stutt­gart – Osterburken, RE 10 a Tübingen – Stuttgart – Eberbach – Mannheim et RE 10 b Tü­bin­­- gen -Stuttgart – Meckes­heim – Mannheim, et à partir du 14 juin 2020 de la relation IRE 6 Stutt­­gart – Reutlingen – Tübingen. Début mars 2020, seuls 30 Talent 2 avaient été livrés, et les problèmes de charge de travail chez Bombardier ne permettaient pas de livrer les 22 manquants pour le 14 juin 2020. De plus l’homologation des Talent 2 en UM de trois rames ne devrait intervenir qu’en juin 2020. Afin d’honorer le contrat d’exploitation, Abellio RBW a annoncé le 25 mars 2020, qu’il allait sous-traiter à l’opérateur privé Wedler Franz Logistics (WFL) l’exploitation de la relation IRE 6 Stuttgart Hbf – Tübingen à partir du 15 juin et ce pour une durée de six mois, avec une option pour six mois supplémentaires, WFL fournissant le matériel et les conducteurs et Abellio RBW le personnel de bord. Suite au retard de livraison de Bombardier, Abellio RBW avait dû louer à DB Regio des automotrices électriques série 425 pour exploiter à partir du 15 décembre 2019 les relations RB 18 et RE 10. L’opérateur Go-Ahead avait déjà sous-traité du 15 décembre 2019 à fin avril 2020 à WFL l’exploitation de la relation RE 90 Stuttgart – Nuremberg en attendant la livraison par Stadler de ces Flirt 3 XL affectés à cette relation. WFL utilise deux rames réversibles de cinq voitures de type n, ex-DB, avec des Traxx louées.

  • La région Auvergne-Rhône-Alpes commande 19 Regio 2N

    La région Auvergne-Rhône-Alpes commande 19 Regio 2N

    La région Auvergne-Rhône-Alpes vient de passer une commande à Bombardier, via la SNCF, pour la fourniture de 19 rames Regio 2N supplémentaires pour un montant d’environ 176 millions d’euros.
    Le parc actuel comprend déjà 40 rames livrées entre octobre 2014 et janvier 2017 utilisées sur Mâcon – Valence, Saint-Étienne – Ambérieu et Lyon – Saint-André-le-Gaz. Dénommées Z 55500, elles seront toutes identiques : composition courte de 83 m à six caisses, aménagement périurbain en disposition 2+3 offrant 386 places dont 42 en 1re classe, six emplacements pour vélos, trois toilettes, elles seront équipées de la vidéosurveillance et du wifi. Construites sur le site Bombardier de Crespin, les 19 rames seront livrées en 2023 et 2024 pour renforcer l’axe Valence – Lyon – Mâcon.
    Avec cette nouvelle levée d’option, Bombardier enregistre à ce jour la commande de 337 Regio 2N et de 91 Omneo.

  • Allemagne : HLB commande 30 Lint 41 à Alstom

    Allemagne : HLB commande 30 Lint 41 à Alstom

    Après appel d’offres européen, l’autorité organisatrice de transports Rhin-Ruhr, le RMV, avait attribué le 11 février 2020 à HLB Hessenbahn GmbH Start, filiale de la compagnie Hessische Landesbahn (HLB), l’exploitation à compter du 11 décembre 2022 pour une durée de 10 ans, du réseau Wetterau Ouest-Est, qui comprend les relations RB 46 Giessen – Gelnhausen, RB 47 Francfort-sur-le-Main Hbf – Friedberg – Wölfersheim-Södel et RB 48 Francfort-sur-le-Main Hbf – Friedberg – Nidda. Le contrat prévoit également l’exploitation, en cas de réouverture, des lignes Horloftalbahn Wölfersheim-Södel – Hungen (12,2 km) et Lumdatalbahn Lollar – Rabenau-Londorf (13,6 km). Ces relations, qui représenteront en 2022 un volume annuel de 1,596 million de km-trains et 2,1 millions de km-trains en 2027, étaient jusqu’alors exploitées par HLB. Les automotrices diesels GTW 2/6 actuellement utilisées sur ces relations par HLB seront remplacées par 30 automotrices diesels Coradia Lint 41 à deux caisses d’une capacité de 120 places assises, qu’a commandées HLB à Alstom le 30 mars 2020 pour un montant d’environ 120 millions d’euros. Ces Lint 41, aptes à 140 km/h, seront accessibles aux personnes à mobilité réduite et équipés entre autres du wifi, de prises électriques, de la vidéosurveillance et d’écrans d’information en temps réel pour les passagers. Construits sur le site Alstom de Salzgiter, ils devraient être livrés en 2022. Ils seront les premiers Lint à satisfaire au critère Stage V en matière d’émissions. Dans le cadre du contrat, le gestionnaire du réseau DB Netz devra également moderniser la signalisation sur certains tronçons pour augmenter les capacités.

  • European Mobility Expo reporté

    European Mobility Expo reporté

    C’est à Paris en juin 2020 que devait se tenir European Mobility Expo, la nouvelle appellation du Salon des transports publics.
    En raison de la crise sanitaire, l’exposition prévue porte de Versailles n’est heureusement pas annulée mais simplement reportée du 15 au 17 décembre. Ce salon qui se tient dans la capitale tous les deux ans permet de découvrir les dernières nouveautés en matière de mobilité urbaine, tous modes confondus. Le dernier jour de cette manifestation professionnelle, le salon est traditionnellement ou­­vert au public.

  • Les 4000 MOB. Véritables icônes de la Suisse

    Les 4000 MOB. Véritables icônes de la Suisse

    Les quatre ABDe 8/8, alias 4000, de la compagnie privée du Montreux – Oberland – Bernois (MOB) ont connu une longue carrière (1968 à 2020) et peuvent être tenues pour de véritables icônes à part entière des chemins de fer suisses. Si la préservation d’un exemplaire s’avère problématique, la reproduction en modèle réduit des 4000 a connu un grand succès.

    Les 4000 n’ont pas été achetées « sur étagère » mais ont été acquises au terme d’une procédure d’analyse assez poussée, menée durant les années 60. Le parc moteur du MOB est encore à cette époque essentiellement constitué d’automotrices particulièrement anciennes : ABDe 4/4 4 de 1903, ABFe 4/4 5 de 1903, ABDe 4/4 7-20 de 1904-1920, ADZe 4/4 23-26 de 1912, BDZe 4/4 27-28 de 1924 Nonobstant l’arrivée des CFe 4/4 3001-3004 et 3005-3006 en 1944-1946, cette flotte (à laquelle s’ajoutent les DZe 6/6 2001-2002 de 1932) n’est pas vraiment à même de faire face à l’augmentation des charges remorquées et plus encore, de satisfaire aux attentes en matière de confort des voyageurs. Le MOB envisage un moment d’acquérir des véhicules de type ABe 4/4 aptes à l’UM et semblables aux 41-49 de la Bernina. Mais la nature du trafic et la nécessité de pouvoir bénéficier d’un fourgon conduisent finalement au choix d’un véhicule double de type 8/8. Le MOB se tourne alors vers les constructeurs SIG, BBC et SAAS, alias Société anonyme des ateliers de Sécheron (Genève), dont le chef de la division Traction électrique n’était autre que Roger Kaller, le « père » des 4000. Ces dernières dérivent mécaniquement des ABDeh 8/8 (1965) du BVZ mais sont conçues pour être plus confortables et plus esthétiques. Les 4000, qui constituèrent en leur temps un véritable bond technologique pour le MOB, seront toutes livrées par voie ferroviaire à Zweisimmen, puis acheminées en véhicules jusqu’aux ateliers de Chernex.
    D’une longueur de 33,4 m et d’une masse de 60 t, les 4000 sont dotées de réels raffinements, dont une électronique de commande assurant la surveillance des accélérations et décélérations ainsi que la vitesse imposée en freinage, tout en demeurant très représentatives de la technologie de leur époque. Chaque demi-élément est relié électriquement à sa contrepartie, afin d’assurer la continuité de l’alimentation en cas de décollement de l’un des deux pantographes, et est doté en propre d’une commande par contacteurs électropneumatiques et d’un rhéostat alimentant quatre moteurs de traction. En traction, il y a deux couplages (série et parallèle) avec 23 crans, plus quatre crans de shuntage, contre deux systèmes de freinages électriques (rhéostatique avec 26 crans et récupération avec 30 crans) qui feront l’objet en 1992 d’une mise à niveau (excitation séparée par hacheur) sur le modèle de l’ABeh 4/4 II du BOB. La transition série/parallèle s’effectue selon l’effort de traction, entre 18 et 26 km/h, le second couplage étant utilisé pour atteindre la vitesse maximale autorisée (70 km/h). Afin d’améliorer l’adhérence, les rames sont dotées d’origine de sablières et ont reçu, en 1992, des brosses frottant contre les rails. Sous 840 V, les 4000 sont capables de produire 883 kW en régime unihoraire (705 kW en continu) et produisent un effort maximum de 186 kN (72,5 kN à 33,5 km/h en régime continu) contre 157 kN en freinage rhéostatique ou 118 kN en récupération. La plage d’utilisation des deux systèmes est fonction de la tension en ligne et de la vitesse pratiquée, la récupération prévalant pour les allures les plus soutenues. Pour les efforts de retenue élevés, des sabots de frein ainsi que les patins du frein électromagnétique viennent en complément. Les 4000 sont en sus dotées d’un frein d’immobilisation à ressort. Le frein mécanique fonctionne selon le mode suivant. La commande du frein agit sur la conduite du frein pneumatique à vide (1), cette dernière actionnant le frein à vide du train et le frein pneumatique à air comprimé de l’automotrice. La configuration des aménagements intérieurs va évoluer au cours des années.

  • Pologne : SKM commande 21 automotrices Impuls 2 à Newag

    Pologne : SKM commande 21 automotrices Impuls 2 à Newag

    L’opérateur polonais SKM (Szybka Kolej Miejska Sp.z.o.o.), qui exploite des trains dans la banlieue de Varsovie, a commandé le 7 avril 2020 au constructeur polonais Newag 21 automotrices électriques Impuls 2, dont 15 à cinq caisses d’une capacité de 186 places assises et 652 debout et six à quatre caisses d’une capacité de 144 places assises et 536 debout, qui doivent être toutes livrées pour novembre 2022. Le contrat d’un montant d’environ 149 millions d’euros comprend également la formation du personnel et la maintenance de ces automotrices pendant sept ans. Ces Impuls 2 seront équipés de la climatisation, de la vidéosurveillance, d’un défibrillateur cardiaque, de prises électriques USB, du wifi, de distributeurs de titres de transport et d’écrans d’information en temps réel pour les passagers, et sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. SKM avait annulé le 17 octobre 2019 la commande de 13 automotrices Elf 2, qu’il avait passée au constructeur polonais Pesa en février 2018. SKM transportent environ 22 millions de passagers par an.

  • Matériel : POS, Réseau et… Atlantique

    Matériel : POS, Réseau et… Atlantique

    Les rames POS sont, depuis le SA 2020, redéployées. Elles ne relèvent plus de Lyria mais servent à SNCF Mobilités sur des missions concernant des radiales mais aussi sur des relations intersecteurs. Elles remplacent désormais les vénérables rames Sud-Est sur le Nord, avec notamment les dessertes Paris – Arras et Paris – Lens. Cinq d’entre elles sont aussi affectées à l’axe Est et sont déployées sur Paris – Strasbourg, Paris – Metz et Paris – Nancy. Elles viennent compléter la dotation en TGV Réseau et se retrouvent de fait aussi utilisées sur l’offre intersecteur de la SNCF avec des Lille – Nantes/Bordeaux/Montpellier ou encore Méditerranée – Grand Est (ex. Montpellier – Metz, Nice – Nancy) via la LGV Rhin-Rhône et Strasbourg. Elles ne poussent pas en direction du Luxembourg parce qu’elles ne sont pas autorisées à circuler dans ce pays mais aussi parce qu’elles ne sont pas homologuées ERTMS sur le RFN. Cette homologation n’était pas requise en France par leurs anciennes missions de et vers la Suisse – les motrices 4400 sont dotées d’un équipement bi-standard – et n’a pas été demandée. Elle pourrait en revanche l’être dans le cadre de leur équipement en ETCS Baseline 3. Les rames POS et leurs motrices 4400 figurent, avec les TGV A et les TGV Réseau, hors Thalys (PBA, PBKA) et Eurostar (e300, e320), parmi les derniers matériels à grande vitesse à un niveau déployés par la SNCF.
    Alors que l’âge de la réforme a sonné pour certains TGV avec cette configuration, celui des remises à niveau se poursuit pour d’autres. Ainsi, les TGV Réseau tricourant de SNCF Voyages Italia vont-ils bénéficier prochainement d’une adaptation en trois temps :
    – nouvelle livrée (de type carmillon-inOui), toilettes à eau claire et avec un nouveau pelliculage intérieur et wifi ;
    – installation du système détection extinction incendie sur les remorques ;
    – des remises en état des aménagements intérieurs, dans le design actuel.
    La première opération débutera en juin 2020 à Rennes, la seconde en novembre de la même année à Hellemmes. L’intervention doit être terminée dans son ensemble, pour avril 2021. Notons enfin que les TGV A encore en service pourraient être rénovés afin d’être exploitées jusqu’à leur fin de vie résiduelle.