Catégorie : Réseaux étrangers

L’actualité des réseaux ferroviaires étrangers.

  • Ukraine : Ukrzaliznytsya commande 55 Traxx Hauleur™ à Alstom

    Ukraine : Ukrzaliznytsya commande 55 Traxx Hauleur™ à Alstom

    Le constructeur Alstom et les chemins de fer ukrainiens Ukrzaliznytsya ont signé, le 17 novembre 2025, un contrat portant sur la fourniture de 55 locomotives Traxx Hauleur™. La commande, d’un montant d’environ 470 millions d’euros, sera financée à hauteur de 300 millions d’euros par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et à hauteur de 170 millions d’euros par la Banque mondiale.

    Bitension 3000 V cc – 25 kV 50 Hz, ces Traxx Hauleur™ double (Bo’Bo’ + Bo’Bo’) à écartement de 1520 mm auront une puissance variant de 7200 à 9400 kW et une vitesse maximale de 120 km/h. La commande comprend également la formation des conducteurs et du personnel de maintenance, ainsi que certaines pièces détachées. Elles seront conçues et fabriquées sur le site d’Alstom à Belfort. Leur livraison devrait débuter en 2027.

  • Suisse : Jusqu’à 200 rames automotrices de Siemens pour les CFF

    Suisse : Jusqu’à 200 rames automotrices de Siemens pour les CFF

    Les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) ont attribué, le 7 novembre 2025, au constructeur allemand Siemens Mobility un contrat-cadre pour la fourniture d’un maximum de 200 rames automotrices à deux niveaux et à six caisses. Une première commande de 116 rames a été passée pour un montant de 2,14 milliards d’euros : 95 destinées à remplacer les rames DPZ utilisées sur le réseau du S-Bahn zurichois, et 21 destinées au RER vaudois ainsi qu’à la ligne Martigny–Annemasse.

    Longues de 150 m, ces automotrices offriront 45 sièges et 30 % d’espace debout supplémentaires, portant leur capacité à 540 passagers. Assemblées sur le site Siemens de Krefeld et entretenues par les CFF, elles entreront en service à partir de 2031. La livraison des 116 rames s’étalera sur une période de six ans.

    Ce choix a suscité une vive réaction du constructeur suisse Stadler, qui avait répondu à l’appel d’offres, soulignant un écart de prix minime et regrettant que la production échappe à l’industrie nationale. Les CFF invoquent le respect strict du droit des marchés publics et la meilleure offre sur le cycle de vie de ce nouveau matériel.

  • La grande vitesse américaine enfin à l’heure de l’Acela NextGen

    La grande vitesse américaine enfin à l’heure de l’Acela NextGen

    Après plus d’une décennie de conception et cinq années de retard sur le calendrier initial, Amtrak a enfin lancé ce 28 août 2025 son nouveau train à grande vitesse, l’Acela NextGen. Construit par Alstom et assemblé aux États-Unis, ce train, de la gamme Avelia Liberty, symbolise à la fois l’ambition américaine en matière de mobilité durable et les difficultés liées à son infrastructure ferroviaire.

    Le programme NextGen d’Amtrak fête bientôt ses 10 ans. En 2016, l’opérateur américain a obtenu un prêt fédéral de 2,45 milliards de dollars (environ 2,1 milliards d’euros) auprès du département américain des Transports. Ce financement comprenait deux objectifs majeurs : moderniser l’axe ferroviaire le plus fréquenté du pays, le corridor nordest (Northeast Corridor) reliant Boston, New York, Philadelphie et Washington, et moderniser la flotte à grande vitesse qui l’emprunte : les rames Acela Express, mises en service en 2000 et devenues obsolètes.

    Amtrak passe alors commande auprès d’Alstom de 28 rames Avelia Liberty, versions adaptées aux spécificités américaines de la plateforme Avelia Horizon (base actuelle du TGV M français) développée en France. Les premières rames devaient entrer en service commercial en 2020, avec une livraison complète prévue pour 2023. Mais la pandémie de Covid-19, les problèmes de certification, les retards de production et surtout les limites de l’infrastructure de la

  • LES CHEMINS DE FER AU JAPON De la locomotive à vapeur au Shinkansen (1re partie)

    LES CHEMINS DE FER AU JAPON De la locomotive à vapeur au Shinkansen (1re partie)

    Depuis la mise en service en 1872 de la première ligne de chemin de fer, le rail n’a pas cessé d’accompagner le Japon dans sa modernisation. Devenu vitrine technologique avec le Shinkansen, symbole mondial de vitesse et de fiabilité, il allie tradition, innovation et qualité de service, et est profondément ancré dans la vie quotidienne des Japonais.

    L’histoire des chemins de fer au Japon reflète la transformation du pays d’une société féodale isolée en une puissance industrielle moderne. Cette aventure, qui commence à la fin de l’époque Edo et se poursuit jusqu’à la privatisation de la Japanese National Railways en 1987, est marquée par des innovations techniques, des défis politiques et une volonté déterminée de modernisation.

    Naissance du chemin de fer japonais

    Les premiers contacts du Japon avec le chemin de fer remontent à 1853-1854, lorsque le commodore Matthew Perry arrive dans la baie de Tokyo à Uraga avec ses « vaisseaux noirs » et offre au shogunat Tokugawa un modèle réduit de locomotive à vapeur, puis fait circuler à 32 km/h une locomotive à vapeur sur un circuit de 100 m de long, ce qui impressionne ses hôtes japonais.

    Peu après, en 1855, le clan Saga construit sa propre locomotive à vapeur fonctionnelle, montrant ainsi l’aptitude précoce des Japonais à s’approprier les technologies occidentales. Cependant, le véritable démarrage du chemin de fer nippon intervient après la restauration de Meiji (1868), lorsque le nouveau gouvernement fait de la modernisation du pays une priorité.

    Le vice-ministre Ōkuma Shigenobu, convaincu de l’importance des transports pour le développement économique, décide de construire une ligne entre Tokyo (alors Edo) et Yokohama, malgré l’opposition de certains conservateurs comme Saigō Takamori, qui privilégie les dépenses militaires et la modernisation de l’armée japonaise.

  • Catalogne : un Coradia Stream d’Alstom pour les FGC dévoilé

    Catalogne : un Coradia Stream d’Alstom pour les FGC dévoilé

    Le 24 octobre 2025, le constructeur Alstom et les FGC (Ferrocarrils de la Generalitat de Catalunya) ont présenté la première des dix rames automotrices électriques Coradia Stream, qui devraient être déployées entre fin 2026 et début 2027 sur la ligne en cours de construction reliant le centre de Barcelone à l’aéroport El Prat.

    D’une longueur de 22,7 km, à écartement ibérique (1668 mm) et électrifiée en 3 000 V cc, la future ligne desservira les gares Sant Andreu, Sagrera, El Clot, Passeig de Gràcia, Sants, Bellvitge, El Prat, Aéroport Terminal 2 et Aéroport Terminal 1, avec un cadencement de 15 minutes et une durée de trajet d’un peu plus de 20 minutes.

    Ces Coradia Stream série 311 à cinq caisses, construits sur le site Alstom de Santa Perpètua de Mogoda, près de Barcelone, offrent une capacité totale de 656 places, dont 202 assises. Ils disposent notamment de la vidéosurveillance, de la climatisation, d’espaces à bagages et d’un système d’information voyageurs comprenant 12 écrans extérieurs et 29 écrans intérieurs, dont neuf afficheront les horaires de départ et d’arrivée des vols.

    Entièrement accessibles, les rames comportent dix portes par côté, deux emplacements pour fauteuil roulant, des toilettes accessibles aux personnes à mobilité réduite, ainsi que deux espaces multifonctionnels pour les vélos et les poussettes. La zone PMR sera située dans la deuxième voiture, qui abritera également les toilettes accessibles.

    Les essais pour leur homologation sont en cours. Leur maintenance, assurée par Alstom pendant quinze ans, sera effectuée dans un nouvel atelier situé à Santa Perpètua de Mogoda, à proximité du site industriel d’Alstom. Cet atelier doit être mis en service au printemps 2026.

  • Danemark : le retour du tram à Copenhague

    Danemark : le retour du tram à Copenhague

    Après 54 ans d’absence, le tramway fait son retour à Copenhague.
    Lancé en 2018, le projet de construction d’une ligne de 28 km entre Lyngby-Taarbæk et Ishøj entre désormais dans sa phase opérationnelle. Les entreprises danoises MJ Erikkson, Per Aarsleff et CG Jensen avaient été retenues pour les lots de travaux de génie civil.

    En mars 2018, 29 rames Avenio (dont deux en option), à quatre caisses et à plancher bas, avaient été commandées au constructeur allemand Siemens Mobility. Ces rames mesurent 36,9 m de long, 2,65 m de large, atteignent une vitesse maximale de 70 km/h et offrent une capacité totale de 260 places, dont 64 assises.

    L’exploitation de la ligne a été confiée pour 15 ans à Metro Service, une filiale de Milan Transport (ATM), déjà en charge du métro de Copenhague. Le réseau de tram du Grand Copenhague (Hovedstadens Letbane) appartient à la ville et à onze autres communes.

    Une première étape a été franchie le 26 octobre 2025, avec la mise en service d’une section de 13 km, entre les stations Ishøj — interconnectée avec les lignes A et E du RER de Copenhague (S-tog) — et Rødovre Nord.
    Le reste de la ligne, qui comptera au total 29 stations, devrait ouvrir à l’été 2026.

    En raison de retards de construction, le coût du projet est passé de 570 millions d’euros en 2018 à 1,3 milliard d’euros en 2025.
    À partir de 2030, la ligne devrait transporter environ 14 millions de passagers par an.

  • États-Unis : 20 tramways Citylink supplémentaires pour Salt Lake City

    États-Unis : 20 tramways Citylink supplémentaires pour Salt Lake City

    Utah Transit Authority (UTA), l’opérateur de transports publics de Salt Lake City, a commandé le 28 octobre 2025 vingt tramways Citylink supplémentaires au constructeur suisse Stadler Rail.
    Cette commande fait suite au contrat signé à l’automne 2024, comprenant une première tranche ferme de 20 rames pour un montant d’environ 111 millions d’euros, ainsi qu’une option portant sur 60 véhicules supplémentaires.

    Les Citylink, conçus sur mesure pour le réseau de métro léger TRAX, s’inscrivent dans le projet « TRAX Forward » d’UTA. Cet investissement vise à remplacer les tramways mis en service en 1996, qui représentent encore 30 % du parc actuel, et à accompagner l’extension du réseau dans Salt Lake City et sa périphérie.

    Les nouvelles rames seront assemblées aux États-Unis, dans l’usine Stadler implantée à Salt Lake City.

    Le réseau TRAX en chiffres

    • Mise en service : 4 décembre 1999

    • Longueur : 72,1 km

    • Écartement : 1 435 mm

    • Alimentation : 750 V cc par caténaire

    • Nombre de lignes/stations : 3 lignes | 52 stations

    • Parc roulant actuel : 117 rames

      • 23 Siemens SD100

      • 17 Siemens SD-160

      • 77 Siemens S70 US

    • Fréquentation 2024 : près de 14 millions de voyageurs

  • Allemagne : La Rosco Railpool élargit sa gamme

    Allemagne : La Rosco Railpool élargit sa gamme

    Le 21 octobre 2025 marque une nouvelle étape dans l’évolution du transport ferroviaire européen. La société de location de matériel ferroviaire Railpool a annoncé qu’elle allait élargir son offre afin de soutenir plus activement les liaisons voyageurs transfrontalières.

    Railpool va proposer à la location des Vectrain du constructeur Siemens Mobility, composés d’une locomotive électrique Vectron et de voitures Vectouro. Déjà homologuées en Allemagne, Autriche, Danemark, Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie, ces rames peuvent circuler sans lourdes démarches techniques ni délais administratifs.

    Avec des solutions de location sur mesure, aptes à 230 km/h et dotées de l’ETCS, Railpool entend répondre à la demande croissante de matériel flexible et interopérable. Même si les Vectron 230 ne figurent pas encore dans son parc, leur acquisition à la demande des clients reste possible.

  • Royaume-Uni : l’opérateur Greater Anglia nationalisé

    Royaume-Uni : l’opérateur Greater Anglia nationalisé

    Dans le cadre de la renationalisation des chemins de fer, les activités ferroviaires et le personnel de l’opérateur voyageurs Greater Anglia, qui était détenu à 60 % par Transport UK Group et à 40 % par le groupe japonais Mitsui & Co, ont été transférées le dimanche 12 octobre 2025 à la société publique DfT Operator Limited (DFTO).

    Avec cette nationalisation, près de 50 % du trafic ferroviaire de voyageurs sont désormais assurés par des entreprises publiques. Les opérateurs privés c2c, Northern, TransPennine Express, Southeastern, LNER et South Western Railway ont déjà été transférés au DFTO, qui reprendra également West Midlands Trains le 1 février 2026 et Govia Thameslink Railway (GTR) le 31 mai 2026.

    Le transfert des opérations de la Great Western Railway (GWR) est ensuite prévu pour le second semestre 2026. D’ici la fin de l’année 2027, tous les opérateurs ferroviaires voyageurs, qui exploitent des trains dans le cadre de contrats avec le ministère des transports (DfT), doivent être nationalisés et intégrés à terme dans l’entreprise ferroviaire publique Great British Railways (GBR), qui est actuellement en cours de création.

    Le transfert des opérateurs restants aura lieu après l’expiration de la période de résiliation la plus proche des contrats de transport précédents afin de s’assurer que les contribuables n’encourent pas de coûts supplémentaires en raison d’une résiliation anticipée du contrat. Les opérateurs écossais Scotrail, et gallois Transport for Wales dépendent déjà de leurs gouvernements régionaux respectifs

  • Portugal : Les CP commandent finalement 117 rames automotrices électriques à Alstom

    Portugal : Les CP commandent finalement 117 rames automotrices électriques à Alstom

    Fin novembre 2023, l’opérateur ferroviaire historique Comboios de Portugal (CP) avait sélectionné Alstom à l’issue d’un appel d’offres pour la fourniture de 117 rames automotrices électriques. Les constructeurs CAF et Stadler Rail, également candidats, avaient alors contesté cette décision en justice. Ces recours ont finalement été rejetés, respectivement en juillet et septembre 2025, ouvrant la voie à la signature définitive du contrat.

    Le 15 octobre 2025, les CP ont pu officialiser la commande auprès d’un consortium formé par Alstom et son partenaire industriel portugais Domingos da Silva Teixeira (DST). Le marché, d’un montant total de 746 millions d’euros, est financé en partie par l’Union européenne et le Fonds pour l’environnement portugais.

    Sur les 117 rames,

    • 55 remplaceront les automotrices de la série 2240, actuellement engagées sur des relations régionales et Intercidades (IC) ;

    • 50 seront destinées aux services de banlieue de Lisbonne : 34 pour la ligne de Cascais et 16 pour les lignes Azumbera, Sado et Sintra ;

    • 12 circuleront sur la banlieue de Porto.

    Le contrat comprend également la construction d’un nouvel atelier de maintenance à Guifões, au nord de Porto, ainsi que la fourniture de pièces détachées pour la flotte.