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Catégorie : Transports urbains
L’actualité des transports urbains : métros, tramways, bus etc.
Ansaldo STS équipera la ligne 1 du métro de Hangzhou en Chine
Dans le cadre d’une d’alliance stratégique avec l’entreprise chinoise Insigma, la filiale américaine d’Ansaldo STS a signé un contrat pour la fourniture d’un système de contrôle des trains basé sur la communication en réseau et sur la transmission de données par radio (CBTC) pour la future ligne 1 du métro de Hangzhou. Longue de 53,6 km et desservant 34 stations avec 48 trains, cette ligne doit ouvrir en 2012. La part d’Ansaldo STS USA dans ce contrat est de 16,4 millions de dollars (11,9 millions d’euros). Si la ligne 1 de Hangzhou est la première à mettre en œuvre le système MicroLok® II CPU doté d’une architecture hardware sécurisée du type 2 sur 2, elle est la septième ligne de métro chinoise équipée par Ansaldo STS USA et la cinquième dans le cadre du partenariat avec Insigma.
Thales remporte la signalisation de la ligne dIncheon en Corée
Le groupe Thales vient de remporter un contrat d’un montant de 40 millions d’euros pour fournir la technologie SelTrac CBTC (Communications-Based Train Control), qui permettra le fonctionnement sans conducteur de la nouvelle ligne du métro d’Incheon, en Corée du Sud. La ligne longue d’une trentaine de km et ses 27 stations seront opérationnelles au début du mois d’août 2014 pour les Jeux olympiques asiatiques. Quarante trains automatisés sans conducteur circuleront à intervalles de 2 minutes. « Après les lignes de Bundang, de Busan-Gimhae et de Sin Bundang, il s’agit de notre quatrième contrat en Corée », souligne Jean-Pierre Forestier, directeur général de l’activité signalisation ferroviaire de Thales.
Surenchère du chinois Zelc pour le métro de Montréal
Nouveau rebondissement dans l’affaire du métro de Montréal, où le différend entre Bombardier et Alstom avait été réglé par l’octroi d’un marché de 342 voitures à un consortium regroupant les deux constructeurs. Le 8 février, l’industriel chinois Zhuzhou Electric Locomotive Company (Zelc) a surenchéri en proposant, avec son associé CPCS Technologies Canada, de créer 750 à 1 000 emplois à Montréal s’il remportait le marché de 3 milliards de dollars canadiens (2 milliards d’euros), montant pour lequel il fournirait en deux ans pas moins de 762 voitures ! Mais à une condition : l’abandon du roulement sur pneus au profit des classiques roues acier, les voies du réseau de Montréal étant également dotées de rails soudés. A cette fin, Zelc souhaite avoir accès aux voies du métro, ce que refuse toutefois la Société de transport de Montréal (STM).
La ligne 3 du tram de Montpellier se jettera dans la mer
Lancés en mars 2009 avec six mois d’avance sur le calendrier dans le cadre de la participation de l’agglomération au plan de relance, les travaux de la ligne 3 du tramway de Montpellier vont bon train. L’impact sur la ville est important, le tracé cumulant 22,4 km de Juvignac, au nord, à Lattes et à Pérols par deux antennes, au sud, soit une distance record en France. L’enveloppe est fixée à 530 millions d’euros, soit 23,6 millions d’euros/km. Comme la ligne 2, la L3 aura de longues sections terminales à voie unique, illustrant l’adaptabilité du tramway aux différentes densités de population. Les deux antennes sud (5 et 7,5 km) et la section nord Mosson – Juvignac (5 km) de la L3 seront exploitées à demi-fréquence, les rames étant alternées côté sud, et un terminus intermédiaire aménagé à Mosson côté nord. Une autre caractéristique de cette ligne est son intégration au réseau existant, permettant de substantielles économies. Les rames de la L3 emprunteront les voies de la L2 de Gare-Saint-Roch jusqu’aux abords de la station Saint-Cléophas, soit environ 1,2 km. La jonction à Gare-Saint-Roch sera, elle, proche de la jonction L1-L2. Le plan de voie présentera un double triangle à double voie, les deux jonctions de service se croisant. Toujours au chapitre de l’interconnexion, l’un des aspects les plus remarquables de la future ligne sera la station commune avec la L1 à Mosson. La première ligne sera en effet allongée de 500 m et son terminus actuel Mosson déplacé d’autant pour venir toucher la future L3. Cette station commune sera une véritable gare, comptant une quinzaine d’appareils de voie, les deux voies courantes de chaque ligne, prolongées pour la L1 par deux voies de tiroir, et pour la L3 par une voie de tiroir pour son terminus partiel. Sont aussi prévues deux jonctions de service de la L1 vers le nord et le sud de la L3. Les 23 rames de cette dernière seront hébergées au dépôt des Hirondelles de la L1 tout proche, dont le faisceau remisage sera augmenté de 4 voies, et deux voies en atelier seront allongées de 80 m. L’agglomération de Montpellier a par ailleurs dû s’engager à poursuivre la L3 du terminus de Pérols, à 1,8 km des plages, jusqu’à la mer pour bénéficier de l’aide complémentaire de l’Etat liée au plan de relance (au total 82,6 millions d’euros dont 30 du plan « espoir banlieue »). L’hypothèse la plus probable, selon Georges Subra, vice-président de l’agglomération chargé des transports, est une extension de 3 km jusqu’à Carnon-Petit-Travers, pour 80 millions d’euros moyennant la construction de deux ouvrages d’art sur le canal du Rhône à Sète et d’un grau. Il est entendu que l’Etat participera à cette extension. Contrairement aux L1 et L2, la construction de la L3 ne s’accompagne pas de gros travaux hydrauliques. Elle impose néanmoins deux ouvrages d’art notables. Au nord, un pont à voie unique et piste cyclable sur la Mosson accolé à celui de la route, nécessitant un tablier de 7 m de large et de 40 m de long entre deux culées creuses de 30 m chacune nécessitées par l’instabilité des berges. Point qui tient particulièrement à cœur à Georges Subra, « la L3 sera doublée sur quasiment toute sa longueur par une piste cyclable en site propre ». Au centre du tracé, le passage des voies RFF nécessite la dépose du tablier du pont des Payrolliers et son remplacement, sans interruption du trafic ferroviaire, par un tablier de 20 m de largeur par 20 m de longueur, d’axe biais. Moins visible, indique Laurent Carrère, directeur des projets tramway chez TAM, le réseau télécoms de l’exploitant TAM sera profondément modernisé pour 8 millions d’euros et « le système d’aide à l’exploitation renouvelé en totalité et doté d’un système expert d’aide à la décision ». Le système monétique central sera étendu pour permettre l’interopérabilité avec la tarification SNCF.
Michel Gabriel LÉON
Feu vert au projet de tramway à Aubagne
La communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile (101 000 habitants), à l’est de Marseille, a adopté la poursuite du projet de création d’un TCSP de 7 km à l’issue de la concertation préalable qui s’est déroulée durant le quatrième trimestre de 2009. Le mode qui devrait être retenu est le tramway. La faisabilité du projet et les données techniques et financières ont été validées par le bureau d’études Egis Rail. Le lancement des études et la mise en place des démarches administratives vont pouvoir démarrer dès les prochains mois et se poursuivre en 2011. La DUP est attendue pour 2012 et deux années de travaux devraient être nécessaires avant sa mise en service prévue en 2014. Le tracé, entre l’importante zone d’activités des Paluds et La Penne-sur-Huveaune, à la limite de l’agglomération et de la communauté urbaine de Marseille, emprunterait en grande partie l’ancienne ligne 40 de tramway qui reliait Marseille à Aubagne jusqu’en 1958. Il reste qu’une connexion avec le tramway marseillais ou même avec le métro, qui va être prolongé vers l’est cette année, est loin d’être à l’ordre du jour. Cette future ligne de tramway aubagnaise serait même en concurrence avec le TER dont la construction, lancée fin 2009, d’une troisième voie ferrée entre Marseille et Aubagne, est destinée à multiplier le nombre de liaisons quotidiennes ferroviaires entre les deux villes. Le coût de cette ligne de tramway est estimé à 16 millions d’euros le kilomètre. L’agglomération d’Aubagne envisage de la financer en partie avec les recettes du versement transport complémentaire lié à la mise en œuvre d’un TCSP, soit une recette annuelle complémentaire attendue de 4 millions d’euros. Le plan de financement prévoit 15 % d’autofinancement, 20 % de subventions diverses (Etat, région, département, Europe) et 65 % d’emprunts remboursés par le versement transport.
José SOTO
Pourquoi Valenciennes revient au tramway
Tout bien pesé, la ligne 2 du TCSP valenciennois sera un tramway. Le «Valway », trolleybus à guidage optique et plancher bas intégral qui était jusqu’alors envisagé pour rejoindre le Pays de Condé, est abandonné. Motif : « Ce sont des raisons industrielles qui en partie m’échappent, avoue Francis Decourrière, le président du Siturv, le syndicat intercommunal des transports urbains de Valenciennes. Mais le modèle Irisbus qui nous avait séduits disposait de moteurs-roues de fabrication Alstom, ce qui permettait le plancher bas. Or cet accord entre les deux industriels étant rompu, ils nous proposaient à la place un trolley avec passages de roues qui ne nous convenait pas du tout ! » Sitôt informé, en décembre, l’élu réagit au quart de tour. Il restait deux solutions, soit un site propre de type trolley – exit car jugé trop proche du bus articulé –, soit une solution avec guidage physique. « Plusieurs hypothèses ont été examinées qui font en définitive ressortir la solution tramway comme la plus intéressante », expose-t-on au Siturv. D’où le revirement. A ce motif principal, s’ajoute une raison secondaire : le pont à Anzin sur lequel le Valway devait circuler n’avait pas été remis en état par le conseil général. « On construira tout simplement un pont métallique entièrement destiné à la voie unique du tram », poursuit Francis Decourrière. Enfin, deux derniers arguments ont fait définitivement pencher la balance : « On s’est aperçu depuis la nouvelle DSP (le réseau est passé de Transdev à Veolia en 2009, ndlr) qu’en redistribuant le réseau on pouvait récupérer deux ou trois rames, autant de moins à acheter… Enfin, nous avons touché la subvention d’Etat de 20 % grâce au Grenelle, que nous n’avions pas comptée initialement. » Au final, le surcoût est là, mais amoindri au point que l’élu ne l’a plus en tête ! Moyennant une modification de tracé, le projet doit pouvoir reprendre rapidement. Objectif : débuter les travaux fin 2010 et mettre en service mi-2012, afin d’être totalement opérationnels à la rentrée scolaire. Il s’agit de construire une ligne de 15,5 km et 22 arrêts « à voie unique avec possibilité de croisement à chaque station ». Avec une fréquence aux dix minutes en heure de pointe, elle traversera 7 communes de Valenciennes à Vieux-Condé, et une phase ultérieure est déjà prévue qui la prolongera jusqu’à la frontière belge. Avantage pour les voyageurs : les deux lignes se croisant à Anzin, ils conserveront le même mode de transport de Denain à Vieux-Condé. Et puis, l’élu l’avoue aussi : il n’aimait pas tant que ça l’idée de servir de cobaye. « Ce guidage optique reste expérimental. Nous revenons à quelque chose de classique pour le bien de tout le monde. »
Cécile NANGERONI
Le débat public pour le prolongement dEole est lancé
La Commission nationale du débat public (CNDP) a décidé, le mercredi 3 février, l’organisation d’un débat public sur le projet de prolongement de la ligne E du RER vers l’ouest. Saisie le 18 décembre 2009 par RFF et le Stif, la CNDP a décidé que le projet Eole ferait l’objet d’un débat public dans le courant de l’année 2010 et que la commission particulière du débat public (CPDP) sera présidée par Michel Gaillard. Le projet Eole consiste à étendre le RER E actuel jusqu’à Mantes-la-Jolie, avec un tunnel entre la gare Haussmann-Saint-Lazare et La Défense, un raccordement à Nanterre et la modernisation de la ligne existante entre Nanterre et Mantes-la-Jolie. Il inclut l’aménagement des gares existantes et la création de gares nouvelles.
Ouverture prochaine de deux nouvelles phases de la Circle Line à Singapour
La Land Transport Authority de Singapour (LTA) vient d’annoncer que les phases 1 et 2 de la Circle Line (CCL) du métro de la cité-Etat, courant sur 11 km et 11 stations entre Bartley et Dhoby Ghaut, seront mises en service le 27 avril prochain. La phase 3 de cette ligne, 5 stations de Marymount à Bartley, a pour sa part été inaugurée en mai 2009. Les phases ultérieures (4, 5 et extension Marina Bay) devraient être prêtes en 2011 et 2012. Pour rappel, c’est à un consortium international mené par Alstom que la LTA a confié la réalisation de la CCL en 2001, dans le cadre d’un contrat clés en main. L’exploitation en est assurée par l’opérateur local SMRT. Une fois achevée, la CCL sera, avec plus de 33 km, la plus longue ligne entièrement automatisée du monde.
Mise en service de lextension de la ligne 5 du métro de Santiago
Michelle Bachelet, la Présidente du Chili, a inauguré le 12 janvier à Santiago la première phase du prolongement de la ligne 5 du métro. L’ensemble de ce prolongement, long de 14,2 km jusqu’à Maipú, comprendra 12 nouvelles stations dont neuf souterraines et trois en viaduc. Son ouverture est prévue d’ici la fin de l’année 2010. Quant au prolongement de la ligne 1 vers Los Dominicos (4 km), principalement en tunnel avec trois nouvelles stations, il doit avoir lieu en septembre. Dans un communiqué du 2 février portant sur les lignes 1 et 5, Thales rappelle qu’elle a « installé une solution complète incluant notamment les systèmes d’enclenchement électronique LockTrac PMI, la supervision et la régulation de trafic ».
Le prolongement dEole franchit une nouvelle étape
Nouvelle étape décisive, le 27 janvier, avec la signature d’un protocole de partenariat pour accompagner le prolongement du RER E jusqu’à Mantes-la-Jolie, via La Défense et Nanterre. Pour le parapher, RFF, l’Etablissement public d’aménagement de La Défense (Epad), l’Etablissement public d’aménagement Seine-Arche (Epasa) et l’Etablissement public d’aménagement du Mantois-Seine aval (Epamsa). Ce protocole de partenariat vise à renforcer la coopération des signataires, en vue d’harmoniser les projets de prolongement du RER E et d’aménagement urbain. Parmi les thèmes majeurs : le développement urbain des quartiers de La Défense et de Seine-Arche. Tout ceci sur fond de projet sur le « Grand Paris » et en cohérence avec le plan de mobilisation des transports mis en œuvre par la région Ile-de-France.